Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וּמִדְיָנִים כִּבְרִיחַ אַרְמוֹן״? ״אָח נִפְשָׁע מִקִּרְיַת עֹז״ — זֶה לוֹט, שֶׁפֵּירַשׁ מֵאַבְרָהָם. ״וּמִדְיָנִים כִּבְרִיחַ אַרְמוֹן״ — שֶׁהֵטִיל מִדְיָנִים כִּבְרִיחִין וְאַרְמוֹן, ״לֹא יָבֹא עַמּוֹנִי וּמוֹאָבִי בִּקְהַל ה׳״.et les querelles sont comme le verrou d'un palais » (Proverbes 18, 19) ? « Un frère offensé » – c'est Lot, qui s'est séparé d'Avraham, appelé son frère, plus inaccessible qu'une ville forte. « Et les querelles sont comme le verrou d'un palais » – car il a jeté des querelles entre Israël et sa propre descendance, comme des verrous et les portes verrouillées d'un palais : de même que nul n'entre dans un palais fermé, ses descendants ne purent se joindre à Israël, comme il est dit : « L'Ammonite et le Moabite n'entreront pas dans l'assemblée de Hachem » (Deutéronome 23, 4).
- דָּרֵשׁ רָבָא וְאִיתֵּימָא רַבִּי יִצְחָק: מַאי דִּכְתִיב ״לְתַאֲוָה יְבַקֵּשׁ נִפְרָד וּבְכׇל תּוּשִׁיָּה יִתְגַּלָּע״? ״לְתַאֲוָה יְבַקֵּשׁ נִפְרָד״ — זֶה לוֹט, ״וּבְכָל תּוּשִׁיָּה יִתְגַּלָּע״ — שֶׁנִּתְגַּלָּה קְלוֹנוֹ בְּבָתֵּי כְנֵסִיּוֹת וּבְבָתֵּי מִדְרָשׁוֹת. דִּתְנַן: עַמּוֹנִי וּמוֹאָבִי אֲסוּרִין, וְאִיסּוּרָן אִיסּוּר עוֹלָם.Rava a enseigné par une drasha (interprétation d'un verset), et certains disent que c'est Rabbi Yits'hak : Que signifie ce qui est écrit : « C'est le désir que recherche celui qui se sépare, et dans toute sagesse il se dévoile [yitgala] » (Proverbes 18, 1) ? « C'est le désir que recherche celui qui se sépare » – c'est Lot, qui s'est séparé d'Avraham ; « et dans toute sagesse il se dévoile » – car sa honte s'est dévoilée [nitgala] dans les synagogues, où l'on lit dans la Torah ce qu'il a fait, et dans les maisons d'étude, où l'on étudie les lois de ses descendants. Comme nous avons appris dans la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : L'Ammonite et le Moabite sont interdits d'entrer dans l'assemblée en épousant une femme d'Israël, et leur interdit est un interdit perpétuel.
- אָמַר עוּלָּא: תָּמָר זִינְּתָה, זִמְרִי זִינָּה.À propos des filles de Lot, qui agirent ainsi pour une mitsva (commandement), Oulla a dit : Tamar a commis la débauche avec son beau-père Yehouda (Genèse 38), Zimri a commis la débauche avec la Midianite (Nombres 25).
- תָּמָר זִינְּתָה — יָצְאוּ מִמֶּנָּה מְלָכִים וּנְבִיאִים. זִמְרִי זִינָּה — נָפְלוּ עָלָיו כַּמָּה רְבָבוֹת מִיִּשְׂרָאֵל.Pourtant, Tamar a commis la débauche dans une intention de mitsva, et il est issu d'elle des rois et des prophètes. Zimri a commis la débauche pour la transgression elle-même, et il est tombé à cause de lui plusieurs myriades d'Israël, dans l'épidémie (Nombres 25, 9).
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: גְּדוֹלָה עֲבֵירָה לִשְׁמָהּ מִמִּצְוָה שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ. וְהָאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: לְעוֹלָם יַעֲסוֹק אָדָם בְּתוֹרָה וּבְמִצְוֹת אֲפִילּוּ שֶׁלֹּא לִשְׁמָן, שֶׁמִּתּוֹךְ שֶׁלֹּא לִשְׁמָן בָּא לִשְׁמָן?Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : Plus grande est une transgression accomplie pour elle-même, c'est-à-dire pour le Ciel, qu'une mitsva accomplie non pour elle-même. La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) objecte : Mais Rav Yehouda n'a-t-il pas dit que Rav a dit : Que l'homme s'occupe toujours de Torah et de mitsvot, même non pour elles-mêmes, car à partir de ce qui est fait non pour elles-mêmes, il en vient à les accomplir pour elles-mêmes ? Comment donc une transgression pourrait-elle être plus grande qu'une telle mitsva ?
- אֶלָּא אֵימָא: כְּמִצְוָה שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ. דִּכְתִיב: ״תְּבֹרַךְ מִנָּשִׁים יָעֵל אֵשֶׁת חֶבֶר הַקֵּינִי מִנָּשִׁים בָּאֹהֶל תְּבֹרָךְ״. מַאן נָשִׁים שֶׁבָּאֹהֶל — שָׂרָה רִבְקָה רָחֵל וְלֵאָה.Mais alors, corrige et dis : une transgression pour le Ciel est comme une mitsva accomplie non pour elle-même, comme il est écrit : « Bénie soit entre les femmes Yaël, l'épouse de 'Héver le Kénite, entre les femmes dans la tente, qu'elle soit bénie » (Juges 5, 24). Qui sont les femmes dans la tente ? Sarah, Rivka, Ra'hel et Léa. L'acte interdit de Yaël avec Sisséra, fait pour le Ciel, est ainsi comparé à l'union des Matriarches.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שֶׁבַע בְּעִילוֹת בָּעַל אוֹתוֹ רָשָׁע בְּאוֹתָהּ שָׁעָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בֵּין רַגְלֶיהָ כָּרַע נָפַל שָׁכָב וְגוֹ׳״.D'où sait-on que Yaël s'unit à Sisséra ? Rabbi Yo'hanan a dit : Sept unions, ce méchant les a consommées à ce moment-là, comme il est dit : « Entre ses pieds il s'est affaissé, il est tombé, il s'est couché, etc. » (Juges 5, 27) : chaque terme évoque une union.
- וְהָא קָא מִתְהַנְיָא מִבְּעִילָה דִילֵיהּ? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל טוֹבָתָן שֶׁל רְשָׁעִים — אֵינָהּ אֶלָּא רָעָה אֵצֶל צַדִּיקִים,La Guemara demande : Mais voici qu'elle a tiré plaisir de son union avec lui ; pourquoi la louer tant ? Rabbi Yo'hanan a dit : Tout le bien des méchants n'est que mal pour les justes, et elle n'en a donc tiré aucun plaisir,
- שֶׁנֶּאֱמַר: ״הִשָּׁמֶר לְךָ מִדַּבֵּר עִם יַעֲקֹב מִטּוֹב וְעַד רָע״. בִּשְׁלָמָא רַע — שַׁפִּיר, אֶלָּא טוֹב אַמַּאי לָא? אֶלָּא, לָאו שְׁמַע מִינַּהּ: טוֹבָתוֹ — רָעָה הִיא. שְׁמַע מִינַּהּ.comme il est dit dans l'avertissement à Lavan : « Garde-toi de parler à Yaakov, du bien jusqu'au mal » (Genèse 31, 24). D'accord pour le mal, c'est compréhensible ; mais le bien, pourquoi non ? Mais alors, ne déduis-tu pas de là que son bien est un mal ? Déduis-en qu'il en est bien ainsi.
- גּוּפָא, אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: לְעוֹלָם יַעֲסוֹק אָדָם בְּתוֹרָה וּבְמִצְוֹת אֲפִילּוּ שֶׁלֹּא לִשְׁמָן, שֶׁמִּתּוֹךְ שֶׁלֹּא לִשְׁמָן בָּא לִשְׁמָן. שֶׁבִּשְׂכַר אַרְבָּעִים וּשְׁנַיִם קׇרְבָּנוֹת שֶׁהִקְרִיב בָּלָק הָרָשָׁע — זָכָה וְיָצְאָה מִמֶּנּוּ רוּת. וְאָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: רוּת, בַּת בְּנוֹ שֶׁל עֶגְלוֹן מֶלֶךְ מוֹאָב הָיְתָה.Revenons au sujet lui-même. Rav Yehouda a dit que Rav a dit : Que l'homme s'occupe toujours de Torah et de mitsvot, même non pour elles-mêmes, car à partir de ce qui est fait non pour elles-mêmes, il en vient à les accomplir pour elles-mêmes. Car pour salaire des quarante-deux sacrifices qu'a offerts Balak le méchant (Nombres 23), bien qu'il les ait offerts pour maudire Israël, il a mérité que Routh soit issue de lui. Et Rabbi Yossé, fils de Rabbi 'Hanina, a dit : Routh était la fille du fils d'Églon, roi de Moav, lui-même descendant de Balak.
- אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מִנַּיִן שֶׁאֵין הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מְקַפֵּחַ אֲפִילּוּ שְׂכַר שִׂיחָה נָאָה, דְּאִילּוּ בְּכִירָה דִּקְרָיתֵיהּ מוֹאָב, אֲמַר לֵיהּ רַחֲמָנָא ״אַל תָּצַר אֶת מוֹאָב וְאַל תִּתְגָּר בָם מִלְחָמָה״. מִלְחָמָה הוּא דְּלָא, אֲבָל צַעוֹרֵי צַעֲרִינֻּן.Rabbi 'Hiya bar Abba a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : D'où sait-on que le Saint, béni soit-Il, ne prive pas l'homme même du salaire d'une parole convenable ? Car tandis que l'aînée des filles de Lot, qui a appelé son fils Moav (« du père »), évoquant ainsi crûment son origine, – le Miséricordieux a dit à Moché à son sujet : « N'attaque pas Moav et ne lui livre pas de guerre » (Deutéronome 2, 9), ce qui signifie : c'est la guerre qui est interdite, mais les harceler, harcèle-les.
- וְאִילּוּ צְעִירָה דִּקְרָיתֵיהּ בֶּן עַמִּי. אֲמַר לֵיהּ: ״אַל תְּצֻרֵם וְאַל תִּתְגָּר בָם״. אֲפִילּוּ צַעוֹרֵי, לָא תְּצַעֲרִינֻּן כְּלָל.Tandis que la cadette, qui a appelé son fils Ben Ami (« fils de mon peuple »), sans mentionner son père, – Il a dit à Moché : « Ne les harcèle pas et ne les provoque pas » (Deutéronome 2, 19) : même les harceler, ne les harcèle pas du tout.
- אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אָבִין, אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קׇרְחָה: לְעוֹלָם יַקְדִּים אָדָם לִדְבַר מִצְוָה, שֶׁבִּשְׂכַר לַיְלָה אַחַת שֶׁקְּדָמַתָּה בְּכִירָה לִצְעִירָה,Rabbi 'Hiya bar Avin a dit que Rabbi Yehochoua ben Kor'ha a dit : Que l'homme devance toujours pour une chose de mitsva, car pour salaire d'une seule nuit où l'aînée a devancé la cadette,
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