Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מָר זוּטְרָא בְּרֵיהּ דְּרַב מָרִי אָמַר: הַאי, הַיְינוּ דְּרָמִי בַּר חָמָא. דְּבָעֵי רָמֵי בַּר חָמָא: ״הֲרֵי עָלַי כִּבְשַׂר זֶבַח שְׁלָמִים״, מַהוּ?Mar Zoutra, fils de Rav Mari, a dit : cette question, celle de la femme qui s'est associée au vœu d'une autre dont le vœu a été annulé, c'est celle de Rami bar 'Hama. Car Rami bar 'Hama a demandé : si quelqu'un dit d'un objet « Que ceci me soit comme la chair d'un sacrifice de chelamim » (sacrifice de paix), qu'en est-il ?
- כִּי מַתְפֵּיס אִינִישׁ, בְּעִיקָּרָא מַתְפֵּיס, אוֹ דִּלְמָא בִּצְנָנָא מַתְפֵּיס?Lorsqu'un homme associe une chose à un interdit, l'associe-t-il à son état premier (be'ikara), avant l'aspersion du sang, lorsque la chair est interdite, de sorte que le vœu prend effet ? Ou bien l'associe-t-il à son état refroidi (betsinana), c'est-à-dire à son état final, après l'aspersion, lorsque la chair est permise, de sorte que le vœu est sans effet ? De même ici : la seconde femme s'associe-t-elle au vœu dans son état premier, avant l'annulation, ou dans son état final ?
- מִי דָּמֵי? הָתָם כֵּיוָן דְּאָמַר ״הֲרֵי עָלַי כִּבְשַׂר זֶבַח שְׁלָמִים״, אַף עַל גַּב דִּלְאַחַר שֶׁנִּזְרַק דָּמוֹ מָצֵי אָכֵיל לֵיהּ בַּחוּץ, מִיקְדָּשׁ קָדֵישׁ. אֲבָל הָכָא, אִי סָלְקָא דַעְתָּךְ בִּצְנָנָא קָא מַתְפֵּיס — הָא הֵפֵר לָהּ בַּעְלָהּ! אִיכָּא דְּאָמְרִי, הַיְינוּ דְּרָמֵי בַּר חָמָא וַדַּאי.Est-ce comparable ? Là-bas, puisqu'il a dit « Que ceci me soit comme la chair d'un sacrifice de chelamim », bien qu'après l'aspersion de son sang on puisse la manger à l'extérieur de la cour du Temple, elle reste consacrée, et il s'agit donc d'une chose interdite à certains égards. Mais ici, si tu penses qu'elle l'associe à l'état refroidi, son mari a bien annulé le vœu pour elle : il n'y a plus de vœu du tout, et sa parole n'aurait aucun sens ! Certains disent que cette distinction n'est pas retenue : c'est certainement la question de Rami bar 'Hama.
- אָמְרָה לָהּ, ״הֲרֵינִי נְזִירָה בְּעִיקְבֵיךְ״, מַהוּ? ״הֲרֵינִי בְּעִיקְבֵיךְ״ — בְּכוֹלָּא מִילְּתָא, וְשַׁרְיָא. אוֹ דִלְמָא כְּמִיקַּמֵּי דְּלֵיפַר לַהּ בַּעְלַהּ, וַאֲסִירָא?Si la seconde lui a dit « Me voici nazir sur tes talons » (le nazir s'abstenant de vin, de la coupe des cheveux et de l'impureté des morts), et que le vœu de la première a été annulé, qu'en est-il ? « Me voici sur tes talons » signifie-t-il en toute chose, et elle est donc déliée, puisque le vœu de la première a finalement été annulé ? Ou bien cela signifie-t-il comme avant que son mari n'annule pour elle, et elle reste liée ?
- תָּא שְׁמַע: הָאִשָּׁה שֶׁנָּדְרָה בְּנָזִיר, וְשָׁמַע בַּעְלָהּ וְאָמַר ״וַאֲנִי״ — אֵינוֹ יָכוֹל לְהָפֵר. וְאִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ כִּי אֲמַר לַהּ ״הֲרֵינִי בְּעִיקְבֵיךְ״ — בְּעִיקָּרָא קָא מַתְפֵּיס, לֵיפַר לַהּ לְדִידַהּ וְלוֹקֵים דִּידֵיהּ.Viens et entends de la Michna : une femme a fait vœu de nezirout (état de nazir), et son mari a entendu et a dit « Et moi » : il ne peut pas annuler. Or si tu penses que lorsqu'il lui dit « Me voici sur tes talons », il s'associe à l'état premier du vœu, qu'il annule le sien à elle et qu'il maintienne le sien à lui !
- אֶלָּא לָאו, שְׁמַע מִינַּהּ בְּכוֹלָּא דְּמִילְּתָא מַתְפֵּיס, וְהִלְכָּךְ הוּא דְּלָא מָצֵי מֵיפַר. הָא אִשָּׁה דְּאָמְרָה ״הֲרֵינִי בְּעִיקְבֵיךְ״, הִיא נָמֵי מוּתֶּרֶת!N'est-ce pas plutôt qu'on en déduit qu'il s'associe à la totalité de la chose, et c'est pourquoi lui ne peut pas annuler : il annulerait aussi le sien. Par conséquent, une femme qui a dit « Me voici sur tes talons » est elle aussi permise lorsque le vœu de la première est annulé !
- לָא, לְעוֹלָם בְּעִיקָּרָא מַתְפֵּיס, וְהָכָא כֵּיוָן דְּאָמַר לַהּ ״וַאֲנִי״ — כְּאוֹמֵר ״קַיָּים לִיכִי״ דָּמֵי. וְאִי מִתְּשִׁיל אַהֲקָמָתוֹ — מָצֵי מֵיפַר, וְאִי לָא — לָא.Non, en réalité il s'associe à l'état premier du vœu, et ici, pour le mari, la raison est autre : puisqu'il lui a dit « Et moi », c'est comme s'il disait « Il est confirmé pour toi ». S'il consulte un Sage au sujet de sa confirmation, il peut annuler ; sinon, il ne le peut pas.
- ״הֲרֵינִי נָזִיר וְאַתְּ״, וְאָמְרָה ״אָמֵן״ — מֵיפֵר אֶת שֶׁלָּהּ, וְשֶׁלּוֹ קַיָּים. וּרְמִינְהוּ: ״הֲרֵינִי נָזִיר וְאַתְּ״, וְאָמְרָה ״אָמֵן״ — שְׁנֵיהֶם אֲסוּרִין, וְאִם לָאו — שְׁנֵיהֶם מוּתָּרִין, מִפְּנֵי שֶׁתָּלָה נִדְרוֹ בְּנִדְרָהּ.La Michna a enseigné : si un mari a dit « Me voici nazir, et toi » et qu'elle a dit « Amen », il annule le sien à elle, et le sien à lui reste en vigueur. Et on a opposé à cela une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Me voici nazir, et toi », et elle a dit « Amen » : tous deux sont liés ; et sinon, tous deux sont permis, parce qu'il a fait dépendre son vœu du sien. Il semble donc qu'il ne puisse pas annuler le vœu de sa femme !
- אָמַר רַב יְהוּדָה, תְּנִי: ״מֵיפֵר אֶת שֶׁלָּהּ וְשֶׁלּוֹ קַיָּים״. אַבָּיֵי אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא כִּדְקָתָנֵי, בָּרַיְיתָא כְּגוֹן דְּקָאָמַר לַהּ: ״הֲרֵינִי נָזִיר וְאַתְּ״, דְּקָא תָּלֵי נִדְרוֹ בְּנִדְרָהּ.Rav Yehouda a dit : corrige et enseigne dans la baraïta : « il annule le sien à elle et le sien à lui reste en vigueur ». Abayé a dit : tu peux même dire que la baraïta est telle qu'elle l'enseigne : la baraïta parle d'un cas où il lui a dit « Me voici nazir, et toi », en une seule proposition, de sorte qu'il fait dépendre son vœu du sien.
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