Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- קָרֵי עֲלֵיהּ: ״וְשָׂם דֶּרֶךְ אַרְאֶנּוּ בְּיֵשַׁע אֱלֹהִים״.Rabbi Yanaï lut à son sujet : « Et à celui qui dispose le chemin, Je montrerai le salut de D.ieu » (Psaumes 50, 23), car cet élève pesait quand il convenait de poser des objections à son maître.
- תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין מְצַיְּנִין לֹא עַל כַּזַּיִת מִן הַמֵּת, וְלֹא עַל עֶצֶם כִּשְׂעוֹרָה, וְלֹא עַל דָּבָר שֶׁאֵינוֹ מְטַמֵּא בְּאֹהֶל. אֲבָל מְצַיְּנִין עַל הַשִּׁדְרָה, וְעַל הַגּוּלְגּוֹלֶת, עַל רוֹב בִּנְיַן, וְעַל רוֹב מִנְיַן הַמֵּת.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : On ne signale ni un volume d'olive d'un mort, ni un os de la taille d'un grain d'orge, ni ce qui ne rend pas tamé (rituellement impur) par le ohel (le fait de se trouver sous un même toit ou d'être surplombé). Mais on signale la colonne vertébrale, le crâne, la majeure partie de la structure du squelette et la majeure partie du nombre des os du mort.
- וְאֵין מְצַיְּנִין עַל הַוַּודָּאוֹת, אֲבָל מְצַיְּנִין עַל הַסְּפֵיקוֹת. וְאֵלּוּ הֵן הַסְּפֵיקוֹת: סְכָכוֹת וּפְרָעוֹת וּבֵית הַפְּרָס. וְאֵין מַעֲמִידִין צִיּוּן בִּמְקוֹם טוּמְאָה, שֶׁלֹּא לְהַפְסִיד אֶת הַטְּהָרוֹת. וְאֵין מַרְחִיקִין צִיּוּן מִמְּקוֹם טוּמְאָה, שֶׁלֹּא לְהַפְסִיד אֶת אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל.Et on ne signale pas les lieux d'impureté certains, connus de tous, mais on signale les lieux douteux. Et voici les lieux douteux : les sekhakhot, les peraot et le beit haperas. Ces termes seront expliqués plus loin. Et on ne dresse pas le signal à l'endroit même de l'impureté, afin de ne pas faire perdre les aliments purs, car celui qui les porte ne le verrait qu'une fois arrivé sur place. Et on n'éloigne pas le signal de l'endroit de l'impureté, afin de ne pas faire perdre du terrain à la terre d'Israël.
- וּכְזַיִת מִן הַמֵּת אֵינוֹ מְטַמֵּא בְּאֹהֶל? וְהָא תְּנַן: אֵלּוּ שֶׁמְּטַמְּאִין בְּאֹהֶל — כְּזַיִת מִן הַמֵּת!La Guemara s'étonne : Et un volume d'olive d'un mort ne rend-il pas tamé par le ohel ? Mais voici que nous avons appris dans une Michna (Ohalot 2, 1) : Voici ce qui rend tamé par le ohel : un volume d'olive d'un mort !
- אָמַר רַב פָּפָּא: הָכָא בִּכְזַיִת מְצוּמְצָם עָסְקִינַן, דְּסוֹף סוֹף מִיחְסָר חָסַר. מוּטָב יִשָּׂרְפוּ עָלָיו תְּרוּמָה וְקׇדָשִׁים לְפִי שָׁעָה, וְאַל יִשָּׂרְפוּ עָלָיו לְעוֹלָם.Rav Pappa a dit : Ici, nous traitons d'un volume d'olive exact, qui finira tôt ou tard par diminuer. Dès lors, il vaut mieux que l'on brûle à cause de lui de la terouma (prélèvement donné au Cohen) et des offrandes pour un temps, faute de signal, plutôt que de les brûler à cause de lui à jamais, car un signal ferait continuer de les brûler, alors que le morceau aurait diminué.
- וְאֵלּוּ הֵן הַסְּפֵיקוֹת: סְכָכוֹת וּפְרָעוֹת.Et voici les lieux douteux : les sekhakhot et les peraot.
- סְכָכוֹת — אִילָן הַמֵּיסֵךְ עַל הָאָרֶץ.Sekhakhot : un arbre qui recouvre le sol près d'un cimetière, dont une branche peut surplomber un mort.
- פְּרָעוֹת — אֲבָנִים פְּרוּעוֹת הַיּוֹצְאוֹת מִן הַגָּדֵר.Peraot : des pierres en saillie qui dépassent d'un mur, sous lesquelles il peut y avoir un mort.
- בֵּית הַפְּרָס, כְּדִתְנַן: הַחוֹרֵשׁ אֶת הַקֶּבֶר הֲרֵי הוּא עוֹשֶׂה בֵּית הַפְּרָס, וְכַמָּה הוּא עוֹשֶׂה — מְלֹא מַעֲנֶה מֵאָה אַמָּה.Le beit haperas est défini comme nous avons appris dans une Michna (Ohalot 17, 1) : Celui qui laboure une tombe en fait un beit haperas (champ suspect d'ossements épars). Et combien en fait-il ? La longueur d'un sillon de cent coudées.
- וּבֵית הַפְּרָס מִי מְטַמֵּא בְּאֹהֶל? וְהָאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: מְנַפֵּחַ אָדָם בֵּית הַפְּרָס וְהוֹלֵךְ.La Guemara demande : Et un beit haperas rend-il tamé par le ohel ? Mais voici que Rav Yehouda a dit que Chmouel a dit : Un homme souffle sur le beit haperas et avance, écartant ainsi les petits os devant lui ; s'il y avait une impureté par le ohel, cela ne servirait à rien.
- וְרַב יְהוּדָה בַּר אַמֵּי מִשְּׁמֵיהּ דְּעוּלָּא אָמַר: בֵּית הַפְּרָס שֶׁנִּידַּשׁ — טָהוֹר!Et Rav Yehouda bar Ami a dit au nom de Oula : Un beit haperas qui a été foulé est tahor (rituellement pur), car les passants ont certainement écarté les os avec leurs pieds !
- אָמַר רַב פָּפָּא, לָא קַשְׁיָא: כָּאן בְּשָׂדֶה שֶׁאָבַד בָּהּ קֶבֶר, כָּאן בְּשָׂדֶה שֶׁנֶּחְרַשׁ בָּהּ קֶבֶר.Rav Pappa a dit : Ce n'est pas difficile. Ici, où l'on signale, il s'agit d'un champ où une tombe a été perdue et qui rend tamé par le ohel ; là, il s'agit d'un champ où une tombe a été labourée, qui ne rend pas tamé par le ohel et n'a pas besoin de signal.
- וְשָׂדֶה שֶׁנֶּחְרַשׁ בָּהּ קֶבֶר, בֵּית הַפְּרָס קָרֵי לֵיהּ? אִין, וְהָתְנַן: שְׁלֹשָׁה בֵּית הַפְּרָס הֵן: שָׂדֶה שֶׁנֶּאֱבַד בָּהּ קֶבֶר, וְשָׂדֶה שֶׁנֶּחְרַשׁ בָּהּ קֶבֶר, וּשְׂדֵה בוֹכִין.La Guemara demande : Et un champ où une tombe a été labourée, l'appelle-t-on beit haperas ? Elle répond : Oui, car nous avons appris dans une Michna (Ohalot 18, 2-4) : Il y a trois sortes de beit haperas : un champ où une tombe a été perdue, un champ où une tombe a été labourée et le champ des pleureurs.
- מַאי ״שְׂדֵה בוֹכִין״? רַב יְהוֹשֻׁעַ בַּר אַבָּא מִשְּׁמֵיהּ דְּעוּלָּא אָמַר: שָׂדֶה שֶׁמַּפְטִירִין בָּהּ מֵתִים.Qu'est-ce que le champ des pleureurs ? Rav Yehochoua bar Abba a dit au nom de Oula : Un champ où l'on prend congé des morts, où ceux qui les ont amenés les confient à d'autres pour l'enterrement.
- וְטַעְמָא מַאי, אָמַר אֲבִימִי: מִשּׁוּם יֵאוּשׁ בְּעָלִים נָגְעוּ בָּהּ.Et quelle est la raison pour laquelle on craint une impureté dans ce champ ? Avimi a dit : C'est à cause du renoncement des propriétaires que les Sages l'ont touché, car un membre a pu tomber d'un mort amené de loin et y être abandonné.
- וּשְׂדֵה שֶׁנֶּחְרַשׁ בָּהּ קֶבֶר לָא בָּעֵי צִיּוּן? וְהָא תַּנְיָא: מָצָא שָׂדֶה מְצוּיֶּנֶת וְאֵין יָדוּעַ מָה טִיבָהּ, יֵשׁ בָּהּ אִילָנוֹת — בְּיָדוּעַ שֶׁנֶּחְרַשׁ בָּהּ קֶבֶר. אֵין בָּהּ אִילָנוֹת — בְּיָדוּעַ שֶׁאָבַד בָּהּ קֶבֶר.La Guemara demande : Et un champ où une tombe a été labourée n'a-t-il pas besoin de signal ? Mais voici qu'il a été enseigné dans une baraïta : Si l'on a trouvé un champ signalé et que l'on ne sait pas quelle est sa nature : s'il y a des arbres, il est connu qu'une tombe y a été labourée ; s'il n'y a pas d'arbres, il est connu qu'une tombe y a été perdue.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: עַד שֶׁיְּהֵא שָׁם זָקֵן אוֹ תַּלְמִיד, לְפִי שֶׁאֵין הַכֹּל בְּקִיאִין בַּדָּבָר!Rabbi Yehouda dit : On ne se fie pas à ces signes, à moins qu'il n'y ait là un Sage âgé ou un disciple qui puisse en témoigner, car tous ne sont pas experts en la matière ! Il en ressort qu'un champ où une tombe a été labourée est signalé.
- אָמַר רַב פָּפָּא: כִּי תַּנְיָא הָהִיא, בְּשָׂדֶה שֶׁאָבַד בָּהּ קֶבֶר דְּצַיְּינוּהָ. יֵשׁ בָּהּ אִילָנוֹת — בְּיָדוּעַ שֶׁנֶּחְרַשׁ בָּהּ קֶבֶר, אֵין בָּהּ אִילָנוֹת — בְּיָדוּעַ שֶׁאָבַד בָּהּ קֶבֶר.Rav Pappa a dit : Lorsque cela a été enseigné, il s'agissait d'un champ où une tombe a été perdue et qu'on a signalé. Le sens est : s'il y a des arbres, il est connu qu'une tombe y a été labourée par la suite ; s'il n'y a pas d'arbres, il est connu qu'une tombe y a été perdue et que le champ n'a pas été labouré.
- וְלֵיחוּשׁ דִּלְמָא אִילָנוֹת מִגַּוַּאי וְקֶבֶר מִבָּרַאי?La Guemara objecte : Mais craignons que les arbres ne soient à l'intérieur et la tombe à l'extérieur, de sorte que l'endroit de la tombe n'a jamais été labouré !
- כִּדְאָמַר עוּלָּא: בְּעוֹמְדִין עַל הַגְּבוּלִין, הָכָא נָמֵי: בְּעוֹמְדִין עַל הַגְּבוּלִין.Elle répond : C'est comme Oula a dit : il s'agit du cas où les arbres se dressent sur les limites du champ, le long du domaine public, où l'on n'enterre pas. Ici aussi, il s'agit du cas où les arbres se dressent sur les limites.
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