Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֶלָּא לְרַבִּי יוֹחָנָן, קַשְׁיָא?Mais selon Rabbi Yo'hanan, pour qui un produit médiocre n'est pas consacré comme bikkourim (prémices des fruits), la première baraïta (enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) est difficile !
- תַּנָּאֵי הִיא, דְּתַנְיָא: שֶׁבְּגַג וְשֶׁבְּחוּרְבָּה – מֵבִיא וְקוֹרֵא, שֶׁבְּעָצִיץ וְשֶׁבִּסְפִינָה – אֵינוֹ מֵבִיא כׇּל עִיקָּר.La Guemara répond : C'est une divergence entre Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna), car il a été enseigné dans une baraïta : ce qui pousse sur un toit et dans une ruine, on l'apporte et on récite la déclaration ; ce qui pousse dans un pot et sur un bateau, on ne l'apporte pas du tout. Rabbi Yo'hanan suit cet avis.
- וְכוּלָּן אֵינָן בָּאוֹת אֶלָּא מִן הַמּוּבְחָר כּוּ׳. אָמְרִי לֵיהּ יוֹחָנָא וּמַמְרֵא לְמֹשֶׁה: תֶּבֶן אַתָּה מַכְנִיס לְעֶפְרַיִים! אֲמַר לְהוּ: אָמְרִי אִינָשֵׁי ״לְמָתָא יַרְקָא – יַרְקָא שְׁקוֹל״.« Et toutes ne viennent que de ce qui est de premier choix, etc. » Parmi ces lieux, la Michna cite Afourayim, réputée pour son abondance. Yo'hana et Mamré, chefs des magiciens d'Égypte, ont dit à Moché : tu apportes de la paille à Afrayim ! Il est vain d'apporter de la magie en Égypte, qui en est remplie. Il leur a répondu : les gens disent : « À la ville des légumes, porte des légumes. »
- מַתְנִי׳ אֵין מְבִיאִין לֹא מִבֵּית הַזְּבָלִים, וְלֹא מִבֵּית הַשְּׁלָחִים, וְלֹא מִבֵּית הָאִילָן, וְאִם הֵבִיא – כָּשֵׁר.Michna (enseignement des Tannaïm) : On n'apporte ni d'un champ fumé, ni d'un champ irrigué, ni d'un champ d'arbres ; mais si on en a apporté, c'est valable.
- כֵּיצַד הוּא עוֹשֶׂה? נָרָהּ שָׁנָה רִאשׁוֹנָה, וּבְשָׁנָה שְׁנִיָּה זוֹרְעָהּ קוֹדֶם לַפֶּסַח שִׁבְעִים יוֹם, וְהִוא עוֹשָׂה סוֹלֶת מְרוּבָּה.Comment procède-t-on ? On la laboure (la terre) la première année, et la deuxième année on la sème soixante-dix jours avant Pessa'h, et elle produit une fleur de farine abondante.
- כֵּיצַד בּוֹדֵק הַגִּזְבָּר? מַכְנִיס יָדוֹ לְתוֹכָהּ. עָלָה בָּהּ אָבָק – פְּסוּלָה, עַד שֶׁיְּנַפֶּנָּה.Comment le trésorier du Temple vérifie-t-il ? Il plonge sa main dedans. Si de la poussière de farine y monte, elle est invalide, jusqu'à ce qu'on la tamise.
- וְאִם הִתְלִיעָה – פְּסוּלָה.Et si elle est devenue véreuse, elle est invalide.
- גְּמָ׳ כֵּיצַד עוֹשֶׂה? נָרָהּ שָׁנָה רִאשׁוֹנָה. אִיבַּעְיָא לְהוּ: הֵיכִי קָאָמַר? נָרָהּ שָׁנָה רִאשׁוֹנָה וּשְׁנִיָּה נָרָהּ וְזוֹרְעָהּ, אוֹ דִלְמָא נָרָהּ שָׁנָה רִאשׁוֹנָה וּשְׁנִיָּה זוֹרְעָהּ בְּלֹא נָרָהּ?Guemara (discussion des Amoraïm) : « Comment procède-t-on ? On la laboure la première année. » Ils ont posé la question : que veut-il dire ? Qu'on la laboure la première année, et la deuxième on la laboure et on la sème ? Ou peut-être qu'on la laboure la première année, et la deuxième on la sème sans la labourer ?
- תָּא שְׁמַע, דְּתַנְיָא: אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: אַף חִיטֵּי כָּרָזִיִּים וּכְפַר אַחִים, אִלְמָלֵא סְמוּכוֹת לִירוּשָׁלַיִם – הָיוּ מְבִיאִין מֵהֶן, לְפִי שֶׁאֵין מְבִיאִין אֶת הָעוֹמֶר אֶלָּא מִן הַשָּׂדוֹת הַמּוּדְרָמוֹת וְהַמְנוֹנָרוֹת לְכָךְ, שֶׁבָּהֶן חַמָּה זוֹרַחַת, וּמֵהֶן חַמָּה שׁוֹקַעַת.Viens et entends une preuve, car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yossé a dit : même le blé de Korazaïm et de Kefar A'him, n'était qu'elles sont proches de Jérusalem, on en apporterait, car on n'apporte l'omer que des champs situés au sud et labourés pour cela, sur lesquels le soleil se lève et desquels le soleil se couche, c'est-à-dire exposés toute la journée.
- כֵּיצַד עוֹשֶׂה? נָרָהּ שָׁנָה רִאשׁוֹנָה, וּשְׁנִיָּה חוֹרֵשׁ וְשׁוֹנֶה, וְזוֹרְעָהּ קוֹדֶם לַפֶּסַח שִׁבְעִים יוֹם, כְּדֵי שֶׁתְּהֵא סְמוּכָה לַחַמָּה, וְעוֹשָׂה קָנֶה זֶרֶת וְשִׁיבּוֹלֶת זִרְתַּיִים.Comment procède-t-on ? On la laboure la première année, et la deuxième on laboure et on recommence, et on la sème soixante-dix jours avant Pessa'h, afin qu'elle soit proche du soleil ; et elle produit une tige d'un empan et un épi de deux empans.
- וְקוֹצֵר וּמְעַמֵּר, וְדָשׁ, וְזוֹרֶה, וּבוֹרֵר, וְטוֹחֵן, וּמְרַקֵּד, וּמֵבִיא אֵצֶל גִּזְבָּר, וְגִזְבָּר מַכְנִיס יָדוֹ לְתוֹכָהּ. אִם עָלְתָה בָּהּ אָבָק – אוֹמֵר לוֹ: ״חֲזוֹר וְנַפֵּה אוֹתָהּ שְׁנִיָּה״. מִשּׁוּם רַבִּי נָתָן אָמְרוּ: גִּזְבָּר סָךְ יָדוֹ שֶׁמֶן, וּמַכְנִיס לְתוֹכָהּ עַד שֶׁמַּעֲלֶה כׇּל אֲבָקָהּ.Puis on moissonne, on met en gerbes, on bat, on vanne, on trie, on moud, on tamise et on apporte au trésorier, et le trésorier plonge sa main dedans. Si de la poussière de farine y monte, il lui dit : « Retourne et tamise-la une seconde fois. » On a dit au nom de Rabbi Nathan : le trésorier enduit sa main d'huile et la plonge dedans jusqu'à faire monter toute sa poussière.
- קָתָנֵי מִיהַת חוֹרֵשׁ וְשׁוֹנֶה.Il est en tout cas enseigné : on laboure et on recommence la deuxième année.
- וּלְטַעְמָיךְ, מַתְנִיתִין לָא קָתָנֵי ״שׁוֹנֶה״,La Guemara rejette : Et selon ton raisonnement, la Michna n'enseigne pas « on recommence » !
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.