Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְנִתּוֹתְרוּ – מֵבִיא בָּהֶן לֶחֶם. לְלַחְמֵי תוֹדָה וְנִתּוֹתְרוּ – אֵין מֵבִיא בָּהֶן תּוֹדָה.et qu'il en est resté, il apporte avec cela des pains ; s'il en a mis à part pour les pains de la toda (sacrifice d'action de grâce) et qu'il en est resté, il n'apporte pas avec cela une toda.
- מַאי טַעְמָא? אִילֵּימָא מִשּׁוּם דְּרַב כָּהֲנָא, דְּאָמַר רַב כָּהֲנָא: מִנַּיִן לְלַחְמֵי תוֹדָה שֶׁנִּקְרְאוּ ״תּוֹדָה״? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהִקְרִיב עַל זֶבַח הַתּוֹדָה חַלּוֹת מַצּוֹת״. אִי הָכִי, אִיפְּכָא נָמֵי! לֶחֶם אִיקְּרִי ״תּוֹדָה״, תּוֹדָה לָא אִיקְּרַי ״לֶחֶם״.Quelle est la raison ? Si l'on dit que c'est à cause de l'enseignement de Rav Kahana, car Rav Kahana a dit : d'où savons-nous que les pains de la toda sont appelés « toda » ? Car il est dit : « Il offrira, sur le sacrifice de la toda, des 'halot de matsa » (Lévitique 7, 12) ; s'il en est ainsi, l'inverse aussi devrait être vrai ! On répond : le pain est appelé « toda », mais la toda n'est pas appelée « pain ».
- וְאָמַר רָבָא: הִפְרִישׁ תּוֹדָתוֹ וְאָבְדָה, וְחָזַר וְהִפְרִישׁ אַחֶרֶת תַּחְתֶּיהָ, וְאָבְדָה, וְחָזַר וְהִפְרִישׁ אַחֶרֶת תַּחְתֶּיהָ, וְנִמְצְאוּ הָרִאשׁוֹנוֹת, וַהֲרֵי שְׁלׇשְׁתָּן עוֹמְדוֹת. נִתְכַּפֵּר בָּרִאשׁוֹנָה – שְׁנִיָּה אֵינָהּ טְעוּנָה לֶחֶם, שְׁלִישִׁית טְעוּנָה לֶחֶם.Et Rava a dit : s'il a mis à part sa toda et qu'elle s'est perdue, qu'il en a de nouveau mis à part une autre à sa place et qu'elle s'est perdue, qu'il en a de nouveau mis à part une autre à sa place, puis que les premières ont été retrouvées, et que voici que les trois se tiennent là : s'il a obtenu l'expiation par la première, la deuxième ne requiert pas de pains, étant la remplaçante de la première, mais la troisième requiert des pains.
- נִתְכַּפֵּר בַּשְּׁלִישִׁית – שְׁנִיָּה אֵינָהּ טְעוּנָה לֶחֶם, רִאשׁוֹנָה טְעוּנָה לֶחֶם; בָּאֶמְצָעִית – שְׁתֵּיהֶן אֵין טְעוּנוֹת לֶחֶם; אַבָּיֵי אָמַר: אֲפִילּוּ נִתְכַּפֵּר בְּאַחַת מֵהֶן – שְׁתֵּיהֶן אֵין טְעוּנוֹת לֶחֶם, כּוּלְּהוּ חֲלִיפִין דַּהֲדָדֵי נִינְהוּ.S'il a obtenu l'expiation par la troisième, la deuxième ne requiert pas de pains, la première requiert des pains ; s'il l'a obtenue par celle du milieu, toutes deux ne requièrent pas de pains. Abayé a dit : même s'il a obtenu l'expiation par l'une quelconque d'entre elles, les deux autres ne requièrent pas de pains, car elles sont toutes les remplaçantes les unes des autres.
- אָמַר רַבִּי זֵירָא: וְכֵן לְעִנְיַן חַטָּאוֹת, הִפְרִישׁ חַטָּאתוֹ וְאָבְדָה, וְהִפְרִישׁ אַחֶרֶת תַּחְתֶּיהָ וְאָבְדָה, וְהִפְרִישׁ אַחֶרֶת תַּחְתֶּיהָ, וְנִמְצְאוּ הָרִאשׁוֹנוֹת, וַהֲרֵי שְׁלׇשְׁתָּן עוֹמְדוֹת. נִתְכַּפֵּר בָּרִאשׁוֹנָה – שְׁנִיָּה תָּמוּת, שְׁלִישִׁית תִּרְעֶה.Rabbi Zeira a dit : et de même pour les 'hatat (sacrifices expiatoires) : s'il a mis à part sa 'hatat et qu'elle s'est perdue, qu'il en a mis à part une autre à sa place et qu'elle s'est perdue, qu'il en a mis à part une autre à sa place, puis que les premières ont été retrouvées, et que voici que les trois se tiennent là : s'il a obtenu l'expiation par la première, la deuxième mourra, la troisième paîtra jusqu'à ce qu'elle contracte un défaut.
- נִתְכַּפֵּר בַּשְּׁלִישִׁית – שְׁנִיָּה תָּמוּת, וְרִאשׁוֹנָה תִּרְעֶה. נִתְכַּפֵּר בָּאֶמְצָעִית – שְׁתֵּיהֶן יָמוּתוּ. אַבָּיֵי אָמַר: אֲפִילּוּ נִתְכַּפֵּר בְּאַחַת מֵהֶן – שְׁתֵּיהֶן יָמוּתוּ, כּוּלְּהוּ חֲלִיפִין דַּהֲדָדֵי נִינְהוּ.S'il a obtenu l'expiation par la troisième, la deuxième mourra et la première paîtra. S'il a obtenu l'expiation par celle du milieu, toutes deux mourront. Abayé a dit : même s'il a obtenu l'expiation par l'une quelconque d'entre elles, les deux autres mourront, car elles sont toutes les remplaçantes les unes des autres.
- מַאי ״וְכֵן״? מַהוּ דְּתֵימָא: הָתָם הוּא דְּאִיכָּא לְמֵימַר ״מַרְבֶּה בְּתוֹדוֹת הוּא״, אֲבָל הָכָא, דְּלֵיכָּא לְמֵימַר ״מַרְבֶּה בְּחַטָּאוֹת הוּא״, אֵימָא לָא. קָא מַשְׁמַע לַן.Que veut dire « et de même » ? Pourquoi Rabbi Zeira a-t-il dû le préciser ? Tu aurais pu dire : c'est là-bas pour la toda qu'on peut dire : « Il est celui qui multiplie les todot » ; mais ici, où l'on ne peut pas dire : « Il est celui qui multiplie les 'hatat », dis que non, et que la troisième meurt. Il nous enseigne donc que la règle est la même.
- תָּנֵי רַבִּי חִיָּיא: תּוֹדָה שֶׁנִּתְעָרְבָה בִּתְמוּרָתָהּ, וּמֵתָה אַחַת מֵהֶן – חֲבֶירְתָּהּ אֵין לָהּ תַּקָּנָה. הֵיכִי נַעֲבֵיד? נַקְרֵיב לֶחֶם בַּהֲדַהּ – דִּלְמָא תְּמוּרָה הִיא, לָא נַקְרֵיב לֶחֶם בַּהֲדַהּ – דִּלְמָא תּוֹדָה הִיא.Rabbi 'Hiya a enseigné : une toda qui s'est mêlée à son substitut, et l'une d'elles est morte : sa compagne n'a pas de remède. Comment ferions-nous ? Si nous offrons du pain avec elle, peut-être est-ce le substitut, qui n'en requiert pas ; si nous n'offrons pas de pain avec elle, peut-être est-ce la toda, qui en requiert.
- הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּאָמַר ״עָלַי״, לָא סַגִּיא דְּלָא מַיְיתֵי לֵיהּ בְּהֵמָה אַחֲרִינָא וְלֶחֶם, וְלֵימָא: אִי הָךְ דְּקָיְימָא תְּמוּרָה הִיא – הָא תּוֹדָה וְהָא לַחְמָהּ, אִי הָךְ דְּקָיְימָא תּוֹדָה הִיא – הָא לַחְמָהּ וְהָא תֶּיהְוֵי אַחְרָיוּת!De quel cas s'agit-il ? S'il a dit : « À ma charge », il n'a qu'à apporter une autre bête et des pains, et à dire : si celle qui reste est le substitut, voici la toda et voici son pain ; si celle qui reste est la toda, voici son pain, et que celle-ci serve de garantie ! Il y aurait donc un remède.
- לָא צְרִיכָא, דְּאָמַר ״הֲרֵי זוֹ״.On répond : ce n'est nécessaire que dans le cas où il a dit : « Celle-ci » est une toda ; il n'a alors pas la charge de la remplacer, et l'on ne peut pas parler de garantie.
- (סִימָן: לְמוּדִים, מִידַּת, עִלָּה, שֶׁיֵּשׁ, שֶׁכֵּן, דְּדָמָהּ, דְּאִי, חֲלַשׁ, מוֹתַר, תְּמוּרָה, בַּחוּץ, חִזְקִיָּה, הִפְרִישׁ חַטָּאת, לְאַחַר יוֹתֵר).(Moyen mnémotechnique : Lemoudim, Midat, Ila, Chéyèch, Chékèn, Dedamah, De-i, 'Halach, Motar, Temoura, Ba'houts, 'Hizkiya, Hifrich 'Hatat, Leaher Yoter.) Ce sont des mots-repères pour les noms des Sages et les sujets des questions qui suivent sur l'enseignement de Rabbi 'Hiya.
- אָמְרוּ לְמֵדִין לִפְנֵי רַבִּי: וְלַיְתֵי לֶחֶם, וְלֵימָא: אִי הָךְ דְּקָיְימָא תּוֹדָה הִיא – הָא לַחְמָהּ, אִי לָא – לִיפּוֹק לְחוּלִּין. אֲמַר לְהוּ: וְכִי מַכְנִיסִין חוּלִּין לָעֲזָרָה?Les « Lemedin devant Rabbi » ont dit : qu'il apporte donc des pains et qu'il dise : si celle qui reste est la toda, voici son pain ; sinon, qu'ils redeviennent profanes ! Rabbi leur a dit : fait-on donc entrer du profane dans la Azara (parvis du Temple) ?
- וְלַיְתֵי בְּהֵמָה וְלֶחֶם, וְלֵימָא: אִי הָךְ דְּקָיְימָא תְּמוּרָה הִיא – הָא תּוֹדָה וְהָא לַחְמָהּ, אִי הָךְ דְּקָיְימָא תּוֹדָה הִיא – הָא לַחְמָהּ וְהָא תִּיהְוֵי שְׁלָמִים! אֲמַר לְהוּ: מִשּׁוּם דְּקָא מְמַעֵט בַּאֲכִילָה דִּשְׁלָמִים.Qu'il apporte donc une bête et des pains, et qu'il dise : si celle qui reste est le substitut, voici la toda et voici son pain ; si celle qui reste est la toda, voici son pain, et que celle-ci soit des chelamim (sacrifices de paix) ! Il leur a dit : c'est impossible, parce qu'il réduit le temps de consommation des chelamim : on consomme ceux-ci pendant deux jours et une nuit, alors que la toda ne se mange qu'un jour et une nuit.
- אָמַר לֵוִי לְרַבִּי: וְלַיְתֵי בְּהֵמָה וְלֶחֶם, וְלֵימָא: אִי הָךְ דְּקָיְימָא תְּמוּרָה הִיא – הָא תּוֹדָה וְהָא לַחְמָהּ, וְאִי הַאי דְּקָיְימָא תּוֹדָה הִיא – הָא לַחְמָהּ וְהָא תֶּיהְוֵי מוֹתַר דְּתוֹדָה! אֲמַר לֵיהּ: כִּמְדוּמֶּה אֲנִי שֶׁאֵין לוֹ מוֹחַ בְּקׇדְקֳדוֹ,Lévi a dit à Rabbi : qu'il apporte donc une bête et des pains, et qu'il dise : si celle qui reste est le substitut, voici la toda et voici son pain ; et si celle-ci qui reste est la toda, voici son pain, et que celle-là soit un surplus de la toda ! Rabbi lui a dit : il me semble qu'il n'a pas de cervelle dans le crâne,
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