Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אָמַר רַב יִצְחָק בַּר אַבְדִּימִי: ״תִּהְיֶינָה״ כְּתִיב. אֵימָא עֲשָׂרָה קְפִיזֵי? אָמַר רָבָא: בְּעֶשְׂרוֹנוֹת דִּבֵּר הַכָּתוּב.Rav Yits'hak bar Avdimi a dit : « Elles seront » (tihyéna) est écrit avec deux yod (Lévitique 23, 17) : le yod superflu, qui vaut dix, enseigne que les pains levés de la toda (sacrifice de reconnaissance) se préparent avec dix dixièmes d'éfa de farine. La Guemara objecte : Disons plutôt que ce yod indique dix kefizé (demi-kav), une mesure plus petite ? Rava a dit : C'est impossible, car le verset a parlé en dixièmes d'éfa, et non en d'autres mesures.
- לָמַדְנוּ עֲשָׂרָה לְחָמֵץ. עֲשָׂרָה לְמַצָּה מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר ״עַל חַלּוֹת לֶחֶם חָמֵץ״, כְּנֶגֶד חָמֵץ הָבֵא מַצָּה.La Guemara poursuit l'analyse de la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Nous avons appris qu'il y a dix dixièmes d'éfa pour les pains de 'hamets (pain levé) de la toda. Dix dixièmes pour les trente pains de matsa, d'où le savons-nous ? Le verset enseigne : « Avec des 'halot (pains ronds) de pain levé » (Lévitique 7, 13), ce qui signifie : en regard du 'hamets, apporte de la matsa dans la même mesure.
- וְכִי דָּבָר הַלָּמֵד בְּהֶיקֵּשׁ, חוֹזֵר וּמְלַמֵּד בְּהֶיקֵּשׁ? הֵימֶנּוּ וְדָבָר אַחֵר הוּא, וְכֹל הֵימֶנּוּ וְדָבָר אַחֵר – לָא הָוֵי הֶיקֵּשׁ.La Guemara demande : Mais une chose apprise par hékech (rapprochement de deux sujets dans un même verset) revient-elle enseigner à son tour par hékech, en matière de choses saintes ? Or la règle des dix dixièmes du 'hamets est elle-même apprise par comparaison avec les deux pains de Chavouot ; comment en déduire celle de la matsa ? La Guemara répond : La règle du 'hamets n'est pas tirée seulement des deux pains : elle est apprise d'elle-même, puisque le nombre de dix pains figure dans le verset de la toda, et d'une autre chose ; or tout ce qui est appris d'elle-même et d'une autre chose n'est pas considéré comme un hékech. On peut donc en déduire la règle de la matsa.
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר לָא הָוֵי הֶיקֵּשׁ, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר הָוֵי הֶיקֵּשׁ, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? ״תָּבִיאוּ״ רִבּוּיָא הִיא.La Guemara demande : Cela convient pour celui qui dit que ce qui est appris d'elle-même et d'une autre chose n'est pas un hékech ; mais pour celui qui dit que c'est un hékech, que peut-on dire ? La Guemara répond : Selon cet avis, la règle vient de l'expression employée pour les deux pains : « Vous apporterez » (Lévitique 23, 17) est une inclusion, qui englobe les pains de la toda : ils sont faits de dix dixièmes. Cette règle n'étant pas apprise par hékech mais par inclusion, on peut en déduire par hékech la règle de la matsa.
- מַתְנִי׳ הַמִּילּוּאִים הָיוּ בָּאִין כַּמַּצָּה שֶׁבַּתּוֹדָה – חַלּוֹת, וּרְקִיקִין, (וּרְבִיכָה) [וּרְבוּכָה].MICHNA : Les pains accompagnant le bélier des milouïm (inauguration du Tabernacle) venaient comme la matsa de la toda, en trois sortes : 'halot (pains ronds), rekikin (galettes minces) et revoukha (pâte ébouillantée dans l'eau, puis préparée à l'huile) (voir Lévitique 8, 26). Les pains levés de la toda n'y figuraient pas.
- נְזִירוּת הָיְתָה בָּאָה שְׁתֵּי יָדוֹת כְּמַצָּה שֶׁל תּוֹדָה, חַלּוֹת וּרְקִיקִין, וְאֵין בָּהּ רְבוּכָה, נִמְצָא עֲשָׂרָה קַבִּין יְרוּשַׁלְמִית, שֶׁהֵן שִׁשָּׁה עֶשְׂרוֹנוֹת וְעוֹדְיִין.Les pains du naziréat, apportés par le nazir à la fin de sa période d'abstinence, venaient en deux parts, comme la matsa de la toda : 'halot et rekikin, mais il n'y a pas de revoukha (voir Nombres 6, 15). Il se trouve ainsi que ces pains représentent dix kavim de mesure de Jérusalem, chacune des sortes de matsa venant de cinq kavim, ce qui fait six dixièmes d'éfa de mesure du désert et un surplus de deux tiers de dixième.
- גְּמָ׳ מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַב חִסְדָּא, אָמַר רַב חָמָא בַּר גּוּרְיָא: דְּאָמַר קְרָא ״וּמִסַּל הַמַּצּוֹת אֲשֶׁר לִפְנֵי ה׳ לָקַח חַלַּת מַצָּה אַחַת וְחַלַּת לֶחֶם שֶׁמֶן אַחַת וְרָקִיק אֶחָד״. בִּשְׁלָמָא ״חַלּוֹת״ – חַלּוֹת, ״רָקִיק״ – רָקִיק, ״שֶׁמֶן״ מַאי נִינְהוּ? לָאו רְבוּכָה.GUEMARA : La Michna enseigne que les pains du bélier des milouïm comportaient les trois sortes de matsa de la toda. D'où savons-nous cela ? Rav 'Hisda a dit au nom de ce que Rav 'Hama bar Gourya a dit : C'est que le verset dit : « Et de la corbeille des matsot qui était devant Hachem, il prit une 'hala de matsa, une 'hala de pain à l'huile et une galette » (Lévitique 8, 26). Certes, les « 'halot » sont les 'halot et la « galette » est la galette ; mais le pain à « l'huile », qu'est-ce donc ? N'est-ce pas la revoukha ?
- מַתְקֵיף לַהּ רַב אַוְיָא: אֵימָא אַנְתָּא דְּמִשְׁחָא! אֶלָּא, כִּדְדָרֵשׁ רַב נַחְמָן בַּר רַב חִסְדָּא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי טַבְלָא: ״זֶה קׇרְבַּן אַהֲרֹן וּבָנָיו אֲשֶׁר יַקְרִיבוּ לַה׳ בְּיוֹם הִמָּשַׁח אֹתוֹ״.Rav Avya objecte à cela : Dis plutôt qu'il s'agit d'un gâteau à l'huile ! Mais il faut l'apprendre comme l'a enseigné Rav Na'hman bar Rav 'Hisda au nom de Rabbi Tavla, du verset : « Voici l'offrande d'Aharon et de ses fils, qu'ils offriront à Hachem le jour où il sera oint » (Lévitique 6, 13) : un dixième d'éfa de farine, offert sur une poêle à l'huile, ébouillanté (Lévitique 6, 14).
- וְכִי מָה לָמַדְנוּ לְבָנָיו בְּיוֹם הִמָּשְׁחוֹ? אֶלָּא מַקִּישׁ חִינּוּכוֹ לְהִמָּשְׁחוֹ: מָה הִמָּשְׁחוֹ רְבוּכָה, אַף חִינּוּכוֹ רְבוּכָה.On peut demander : Mais qu'avons-nous à apprendre pour ses fils, les simples Cohanim, du jour de son onction, qui ne concerne que le Cohen Gadol ? En réalité, le verset rapproche son inauguration de son onction : il compare l'offrande du simple Cohen le jour de son inauguration à celle du Cohen Gadol oint. De même que l'offrande de son onction est de la revoukha, de même celle de son inauguration est de la revoukha. Ainsi, les pains des milouïm comportaient de la revoukha.
- אָמַר רַב חִסְדָּא: כֹּהֵן גָּדוֹל הַמִּתְקָרֵב לַעֲבוֹדָה צָרִיךְ שְׁתֵּי עֶשְׂרוֹנוֹת הָאֵיפָה, אַחַת לְהִמָּשְׁחוֹ, וְאַחַת לְחִינּוּכוֹ. מָר בַּר רַב אָשֵׁי אָמַר: שָׁלֹשׁ.À propos de l'offrande du Cohen Gadol, Rav 'Hisda a dit : Le Cohen Gadol qui s'approche du service pour la première fois doit apporter deux dixièmes d'éfa : un pour son onction, soit l'offrande quotidienne du Cohen Gadol, et un pour son inauguration. Mar bar Rav Achi a dit : Il doit en apporter trois.
- וְלָא פְּלִיגִי, הָא – דַּעֲבַד עֲבוֹדָה כְּשֶׁהוּא כֹּהֵן הֶדְיוֹט, הָא – דְּלָא עֲבַד עֲבוֹדָה כְּשֶׁהוּא כֹּהֵן הֶדְיוֹט.Et ils ne sont pas en désaccord : celui-ci, Rav 'Hisda, parle du cas où il a déjà accompli le service alors qu'il était simple Cohen et a donc déjà apporté l'offrande de son inauguration comme tel ; celui-là, Mar bar Rav Achi, parle du cas où il n'a pas accompli le service alors qu'il était simple Cohen : il doit donc y ajouter un troisième dixième, pour son inauguration comme simple Cohen.
- נְזִירוּת הָיְתָה בָּאָה שְׁתֵּי יָדוֹת, כַּמַּצָּה שֶׁבַּתּוֹדָה.La Michna enseigne : Les pains du naziréat venaient en deux parts, comme la matsa de la toda, c'est-à-dire des 'halot et des rekikin, sans revoukha.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״שְׁלָמָיו״ – לְרַבּוֹת שַׁלְמֵי נָזִיר, לַעֲשֶׂרֶת קַבִּין יְרוּשַׁלְמִיּוֹת וְלִרְבִיעִית שֶׁמֶן.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta, à propos des pains de la toda (Lévitique 7, 12-13) : L'expression « ses chelamim » (ses sacrifices de paix) vient inclure les chelamim du nazir, pour qu'ils aient droit aux dix kavim de mesure de Jérusalem et au quart de log d'huile, à l'image des 'halot et des rekikin de la toda.
- יָכוֹל לְכׇל מָה שֶׁאָמוּר בָּעִנְיָן, תַּלְמוּד לוֹמַר ״מַצּוֹת״.La baraïta poursuit : On pourrait penser que les chelamim du nazir sont comparés aux pains de la toda pour tout ce qui est dit dans ce passage, et qu'il y faut les trois sortes de matsa ; le verset enseigne donc, à propos du nazir : « matsot » (Nombres 6, 15), pour indiquer qu'on n'apporte que des 'halot et des rekikin, sans revoukha.
- מַאי תַּלְמוּדָא? אָמַר רַב פָּפָּא: דָּבָר שֶׁנֶּאֱמַר בּוֹ ״מַצּוֹת״, לְאַפּוֹקֵי רְבוּכָה דְּלֹא נֶאֱמַר בּוֹ ״מַצּוֹת״. דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל תָּנָא: ״מַצּוֹת״ – כָּלַל, ״חַלּוֹת וּרְקִיקִין״ – פָּרַט, כְּלָל וּפְרָט אֵין בַּכְּלָל אֶלָּא מָה שֶׁבַּפְּרָט, חַלּוֹת וּרְקִיקִין – אִין, מִידֵּי אַחֲרִינָא – לָא.Quelle est la déduction du mot « matsot » ? Rav Pappa a dit : Le nazir apporte seulement ce à propos de quoi il a été dit « matsot », ce qui exclut la revoukha, à propos de laquelle il n'a pas été dit « matsot ». L'école de Rabbi Ichmaël a enseigné : « Matsot » est une généralité ; « 'halot et rekikin » est un détail. Une généralité suivie d'un détail : la généralité ne comprend que ce qui est dans le détail. 'Halot et rekikin, oui ; autre chose, non.
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