Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ כׇּל הַמְּנָחוֹת טְעוּנוֹת שְׁלֹשׁ מֵאוֹת שִׁיפָה וַחֲמֵשׁ מֵאוֹת בְּעִיטָה, שִׁיפָה וּבְעִיטָה בַּחִיטִּין. וְרַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: בַּבָּצֵק. כׇּל הַמְּנָחוֹת בָּאוֹת עֶשֶׂר עֶשֶׂר, חוּץ מִלֶּחֶם הַפָּנִים וַחֲבִיתֵּי כֹּהֵן גָּדוֹל שֶׁהֵם בָּאוֹת שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: כּוּלָּם בָּאוֹת שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה, חוּץ מֵחַלּוֹת תּוֹדָה וּנְזִירוּת שֶׁהֵן בָּאוֹת עֶשֶׂר עֶשֶׂר.MICHNA : Toutes les min'hot (offrandes de farine) requièrent trois cents frottements et cinq cents battements : on frotte de la paume et on frappe du poing. Le frottement et le battement se font sur les grains de blé, pour en détacher l'enveloppe. Et Rabbi Yossé dit : ils se font sur la pâte. Toutes les min'hot viennent par dix, dix pains ou galettes pour chaque offrande, à l'exception du lé'hem hapanim (les pains de proposition, disposés sur la Table du Temple) et des 'havitim du Cohen Gadol (l'offrande quotidienne de galettes du grand prêtre), qui viennent par douze : ce sont les paroles de Rabbi Yehouda. Rabbi Méïr dit : toutes viennent par douze, à l'exception des pains de la toda (le sacrifice de reconnaissance) et de ceux du nazirat (le sacrifice de paix du nazir), qui viennent par dix, dix.
- גְּמָ׳ תָּנָא: שָׁף אַחַת, בּוֹעֵט שְׁתַּיִם. שָׁף שְׁתַּיִם, בּוֹעֵט שָׁלֹשׁ. בָּעֵי רַבִּי יִרְמְיָה: אַמְטוֹיֵי וְאֵתוֹיֵי חַד, אוֹ דִלְמָא אַמְטוֹיֵי וְאֵתוֹיֵי תְּרֵי? מַאי? תֵּיקוּ.GUEMARA : Il a été enseigné dans une baraïta : il frotte une fois, il frappe deux fois ; il frotte deux fois, il frappe trois fois ; et il recommence ainsi jusqu'à trois cents frottements et cinq cents battements. Rabbi Yirmeya a demandé : le mouvement de l'aller et du retour de la main compte-t-il pour un seul frottement, ou peut-être l'aller et le retour comptent-ils pour deux ? Qu'en est-il ? Tékou : la question reste en suspens.
- שִׁיפָה וּבְעִיטָה בַּחִיטִּין, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: בַּבָּצֵק. אִיבַּעְיָא לְהוּ: בַּבָּצֵק וְלֹא בַּחִיטִּין, אוֹ דִלְמָא אַף בַּבָּצֵק? תָּא שְׁמַע, דְּתַנְיָא: שִׁיפָה וּבְעִיטָה בַּחִיטִּין, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: שִׁיפָה וּבְעִיטָה בַּבָּצֵק.La Michna enseigne : le frottement et le battement se font sur les grains de blé ; Rabbi Yossé dit : sur la pâte. Ils ont posé la question : Rabbi Yossé veut-il dire sur la pâte et non sur les grains, ou peut-être aussi sur la pâte, en plus des grains ? Viens et entends une preuve, car il a été enseigné dans une baraïta : le frottement et le battement se font sur les grains de blé ; Rabbi Yossé dit : le frottement et le battement se font sur la pâte : il entend donc sur la pâte seule.
- כׇּל הַמְּנָחוֹת בָּאוֹת כּוּ׳. שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה לֶחֶם הַפָּנִים – בְּהֶדְיָא כְּתִיב בֵּיהּ.La Michna enseigne : toutes les min'hot viennent, etc. Que le lé'hem hapanim vienne par douze, c'est écrit explicitement à son sujet : « Tu prendras de la fleur de farine et tu en cuiras douze 'halot » (Lévitique 24, 5).
- חֲבִיתֵּי כֹּהֵן גָּדוֹל – אָתְיָא ״חֻקָּה״ ״חֻקָּה״ מִלֶּחֶם הַפָּנִים.Que les 'havitim du Cohen Gadol viennent par douze, cela se déduit par guezéra chava (analogie textuelle) du mot « 'hok » (statut) écrit à leur sujet et du mot « 'hok » écrit à propos du lé'hem hapanim.
- כׇּל הַמְּנָחוֹת דְּבָאוֹת עֶשֶׂר עֶשֶׂר, מְנָלַן? גָּמַר מִלַּחְמֵי תוֹדָה – מָה לְהַלָּן עֶשֶׂר, אַף כָּאן עֶשֶׂר. וְלֵילַף מִלֶּחֶם הַפָּנִים – מָה לְהַלָּן שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה, אַף כָּאן שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה!Selon Rabbi Yehouda, toutes les min'hot qui viennent par dix, dix, d'où le savons-nous ? Il le déduit des pains de la toda : de même que là-bas ils viennent par dix, de même ici par dix. Mais qu'on le déduise donc du lé'hem hapanim : de même que là-bas ils viennent par douze, de même ici par douze !
- מִסְתַּבְּרָא מִלַּחְמֵי תוֹדָה הֲוָה לֵיהּ לְמֵילַף, שֶׁכֵּן יָחִיד, הַמִּתְנַדֵּב, שֶׁמֶן, נִפְסָל, שֶׁלֹּא בְּשַׁבָּת, וְשֶׁלֹּא בְּטוּמְאָה.Il est raisonnable qu'il doive le déduire des pains de la toda, puisque ceux-ci, comme les autres min'hot, sont apportés par un particulier, par celui qui fait un don volontaire, comportent de l'huile, sont disqualifiés par le passage de la nuit, ne sont pas offerts pendant Chabbat et pas non plus en état d'impureté ; le lé'hem hapanim, lui, diffère sur tous ces points.
- אַדְּרַבָּה, מִלֶּחֶם הַפָּנִים הֲוָה לֵיהּ לְמֵילַף, שֶׁכֵּן הֶקְדֵּשׁ, וּלְבוֹנָה, מַצָּה, וָעֶצֶם!Au contraire, c'est du lé'hem hapanim qu'il doit le déduire, puisque celui-ci, comme les autres min'hot, est de sainteté supérieure, s'accompagne d'encens, est de la matsa (pain azyme) et vient pour lui-même, et non en accompagnement d'un sacrifice animal, à la différence des pains de la toda !
- הָנָךְ נְפִישָׁן.Ceux-là (les points communs avec la toda) sont plus nombreux.
- וְאִי סְבִירָא לַן דָּבָר הַלָּמֵד בִּגְזֵירָה שָׁוָה חוֹזֵר וּמְלַמֵּד בְּבִנְיַן אָב, נֵילַף מֵחֲבִיתֵּי כֹּהֵן גָּדוֹל: מָה לְהַלָּן – שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה, אַף כָּאן – שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה?Et si nous tenons qu'un sujet appris par guezéra chava peut à son tour enseigner par binyan av (déduction d'une règle générale à partir d'un cas modèle), déduisons la règle des 'havitim du Cohen Gadol : de même que là-bas ils viennent par douze, de même ici par douze !
- מִסְתַּבְּרָא מִלַּחְמֵי תוֹדָה הֲוָה לֵיהּ לְמֵילַף, שֶׁכֵּן הֶדְיוֹט שֶׁהִתְנַדֵּב חֲצָאִין;Il est raisonnable qu'il doive le déduire des pains de la toda, puisque ceux-ci, comme les autres min'hot, sont l'offrande d'une personne ordinaire, qui fait un don volontaire, et ils ne viennent pas par moitiés, à la différence des 'havitim,
- לְפִיגּוּל, שֶׁלֹּא בְּשַׁבָּת, וְשֶׁלֹּא בְּטוּמְאָה.ils sont soumis au pigoul (disqualification par une intention illicite au sujet du temps de consommation), ils ne sont pas offerts pendant Chabbat et pas non plus en état d'impureté.
- אַדְּרַבָּה, מֵחֲבִיתֵּי כֹּהֵן גָּדוֹל הֲוָה לֵיהּ לְמֵילַף, שֶׁכֵּן עִשָּׂרוֹן, כְּלִי הֶקְדֵּשׁ, וּלְבוֹנָה;Au contraire, c'est des 'havitim du Cohen Gadol qu'il doit le déduire, puisque ceux-ci, comme les autres min'hot, sont d'un seul issaron (dixième d'épha), sont consacrés par un ustensile sacré, sont de sainteté supérieure, s'accompagnent d'encens,
- מַצָּה וָעֶצֶם, הַגָּשָׁה וְאִישִּׁים, וְהָנֵי נְפִישָׁן.sont de la matsa et viennent pour eux-mêmes, requièrent la hagacha (présentation à l'angle de l'autel) et vont aux feux de l'autel ; et ceux-ci sont plus nombreux !
- הֶדְיוֹט מֵהֶדְיוֹט עֲדִיף לֵיהּ.Rabbi Yehouda préfère déduire une offrande de personne ordinaire d'une offrande de personne ordinaire.
- רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: כּוּלָּן בָּאוֹת שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה. מַאי קָסָבַר? אִי סְבִירָא לֵיהּ דְּדָבָר הַלָּמֵד בִּגְזֵירָה שָׁוָה חוֹזֵר וּמְלַמֵּד בְּבִנְיַן אָב – יָלֵיף מֵחֲבִיתֵּי (דכהן) [כֹהֵן] גָּדוֹל, דְּהָנֵי נְפִישָׁן.Rabbi Méïr dit : toutes viennent par douze. Que pense-t-il ? S'il tient qu'un sujet appris par guezéra chava peut à son tour enseigner par binyan av, il le déduit des 'havitim du Cohen Gadol, car ces points communs sont plus nombreux.
- אִי סְבִירָא לֵיהּ דְּדָבָר הַלָּמֵד בִּגְזֵירָה שָׁוָה אֵינוֹ חוֹזֵר וּמְלַמֵּד בְּבִנְיַן אָב – יָלֵיף מִלֶּחֶם הַפָּנִים, הֶקְדֵּשׁ מֵהֶקְדֵּשׁ עֲדִיף לֵיהּ.S'il tient qu'un sujet appris par guezéra chava ne peut pas à son tour enseigner par binyan av, il le déduit du lé'hem hapanim : il préfère déduire une offrande de sainteté supérieure d'une offrande de sainteté supérieure.
- חוּץ מִלַּחְמֵי תוֹדָה וּנְזִירוּת, שֶׁהֵן בָּאוֹת עֶשֶׂר עֶשֶׂר. לַחְמֵי תוֹדָה – בְּהֶדְיָא כְּתִיב בְּהוּ.La Michna enseigne : à l'exception des pains de la toda et de ceux du nazirat, qui viennent par dix, dix. Pour les pains de la toda, c'est écrit explicitement à leur sujet, comme on l'expliquera plus loin (77b).
- נְזִירוּת – דְּאָמַר מָר: ״שְׁלָמָיו״ – לְרַבּוֹת שַׁלְמֵי נָזִיר.Pour ceux du nazirat, c'est comme l'a dit le Maître : le mot « ses sacrifices de paix » (Lévitique 7, 13) vient inclure le sacrifice de paix du nazir : ses pains viennent donc par dix, comme ceux de la toda.
- אָמַר רַב טוֹבִי בַּר קִיסְנָא, אָמַר שְׁמוּאֵל: לַחְמֵי תוֹדָה שֶׁאֲפָאָן אַרְבַּע חַלּוֹת – יָצָא. וְהָא בָּעֵינַן אַרְבָּעִים לְמִצְוָה!Rav Tovi bar Kisna a dit au nom de Chmouel : pour les pains de la toda qu'on a cuits en quatre 'halot seulement, une par espèce, on est quitte. Mais il nous en faut quarante ! C'est pour la mitsva (l'accomplissement idéal) qu'il en faut quarante, mais cela n'est pas indispensable.
- וְהָא בָּעֵי אַפְרוֹשֵׁי תְּרוּמָה מִינַּיְיהוּ! וְכִי תֵּימָא דְּמַפְרֵישׁ מִכֹּל חֲדָא וַחֲדָא – ״אֶחָד״ אָמַר רַחֲמָנָא, שֶׁלֹּא יִטּוֹל פָּרוּס, דְּאַפְרְשִׁינְהוּ בְּלֵישָׁה.Mais il faut prélever d'eux une terouma pour le Cohen ! Et si tu dis qu'il prélève de chacune un morceau, « une » a dit le Miséricordieux (Lévitique 7, 14), pour qu'on ne prenne pas un morceau tranché ! Il s'agit du cas où il l'a prélevée au moment du pétrissage, alors que tout n'était encore que pâte.
- מֵיתִיבִי: כׇּל הַמְּנָחוֹת שֶׁרִיבָּה בְּמִדַּת חַלָּתָן, אוֹ שֶׁמִּיעֵט בְּמִדַּת חַלָּתָן – כְּשֵׁרוֹת, חוּץ מִלֶּחֶם הַפָּנִים, וַחֲבִיתֵּי כֹּהֵן גָּדוֹל, וְלַחְמֵי תוֹדָה וּנְזִירוּת! הוּאOn a objecté à Chmouel : toutes les min'hot où l'on a augmenté la mesure de leurs 'halot, ou diminué la mesure de leurs 'halot, sont valables, à l'exception du lé'hem hapanim, des 'havitim du Cohen Gadol, des pains de la toda et de ceux du nazirat ; il en ressort que quatre 'halot ne suffisent pas pour la toda ! Lui (Chmouel)
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