Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהַיְינוּ דִּתְנַן: פְּתַחְיָה עַל הַקִּינִּין זֶה מָרְדֳּכַי, לָמָּה נִקְרָא שְׁמוֹ פְּתַחְיָה – שֶׁפּוֹתֵחַ דְּבָרִים וְדוֹרְשָׁן, וְיוֹדֵעַ בְּשִׁבְעִים לָשׁוֹן.Et c'est ce que nous avons appris (Chekalim 13b) : Peta'hia était préposé aux kinim (paires d'oiseaux offertes en sacrifice) ; c'est Mordekhaï. Pourquoi l'a-t-on appelé Peta'hia ? Parce qu'il ouvrait (poté'ah) les paroles et les interprétait, et qu'il connaissait les soixante-dix langues.
- כּוּלְּהוּ סַנְהֶדְרִין נָמֵי יָדְעִי שִׁבְעִים לָשׁוֹן! דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֵין מוֹשִׁיבִים בַּסַּנְהֶדְרִין אֶלָּא בַּעֲלֵי חׇכְמָה, בַּעֲלֵי מַרְאֶה, בַּעֲלֵי קוֹמָה, בַּעֲלֵי זִקְנָה, בַּעֲלֵי כְשָׁפִים, וְיוֹדְעִים שִׁבְעִים לָשׁוֹן, שֶׁלֹּא תְּהֵא סַנְהֶדְרִין שׁוֹמַעַת מִפִּי הַתּוּרְגְּמָן.La Guemara s'étonne : Tous les membres du Sanhédrin aussi connaissent les soixante-dix langues ! Car Rabbi Yo'hanan a dit : On ne fait siéger au Sanhédrin que des hommes de sagesse, de belle apparence, de haute stature, d'âge avancé, connaissant la sorcellerie, et sachant les soixante-dix langues, afin que le Sanhédrin n'ait pas à entendre de la bouche de l'interprète.
- אֶלָּא, דַּהֲוָה בָּיֵיל לִישָּׁנֵי וְדָרֵישׁ, וְהַיְינוּ דִּכְתִיב בְּמׇרְדֳּכַי ״בִּלְשָׁן״.Mais plutôt, sa particularité était qu'il mêlait les langues et les interprétait. Et c'est ce qui est écrit à propos de Mordekhaï : « Bilchan » (Néhémie 7, 7), nom formé de balil (mêlé) et de lachon (langue).
- מַתְנִי׳ כֵּיצַד הֵן עוֹשִׂין שְׁלוּחֵי בֵּית דִּין יוֹצְאִין מֵעֶרֶב יוֹם טוֹב, וְעוֹשִׂין אוֹתָן כְּרִיכוֹת בִּמְחוּבָּר לְקַרְקַע, כְּדֵי שֶׁיְּהֵא נוֹחַ לִקְצוֹר. כׇּל הָעֲיָירוֹת הַסְּמוּכוֹת לְשָׁם מִתְכַּנְּסוֹת לְשָׁם, כְּדֵי שֶׁיְּהֵא נִקְצָר בְּעֵסֶק גָּדוֹל.MICHNA : Comment procédaient-ils ? Les envoyés du tribunal sortaient la veille de Yom Tov (jour de fête) et formaient les tiges d'orge en gerbes, encore attachées au sol, afin qu'il soit commode de les moissonner. Toutes les villes voisines de cet endroit s'y rassemblaient, afin que la moisson se fasse à grand fracas.
- כֵּיוָן שֶׁהֶחְשִׁיכָה, אוֹמֵר לָהֶן: ״בָּא הַשֶּׁמֶשׁ?״ אוֹמֵר: ״הֵין״. ״בָּא הַשֶּׁמֶשׁ?״ אוֹמֵר: ״הֵין״. ״מַגָּל זוֹ?״ אוֹמֵר: ״הֵין״. ״מַגָּל זוֹ?״ אוֹמֵר: ״הֵין״. ״קוּפָּה זוֹ?״ אוֹמֵר: ״הֵין״. ״קוּפָּה זוֹ?״ אוֹמֵר: ״הֵין״.Dès qu'il faisait nuit, il leur disait : « Le soleil s'est-il couché ? » On disait : « Oui. » « Le soleil s'est-il couché ? » On disait : « Oui. » « Avec cette faucille ? » On disait : « Oui. » « Avec cette faucille ? » On disait : « Oui. » « Dans ce panier ? » On disait : « Oui. » « Dans ce panier ? » On disait : « Oui. »
- בַּשַּׁבָּת, אוֹמֵר לָהֶן: ״שַׁבָּת זוֹ?״ אֹמֵר: ״הֵין״. ״שַׁבָּת זוֹ?״ אֹמֵר: ״הֵין״. ״אֶקְצוֹר?״ וְהֵם אוֹמְרִים לוֹ: ״קְצוֹר״. ״אֶקְצוֹר?״ וְהֵם אוֹמְרִים לוֹ: ״קְצוֹר״.Le Chabbat, il leur disait : « Ce Chabbat ? » On disait : « Oui. » « Ce Chabbat ? » On disait : « Oui. » « Moissonnerai-je ? » Et ils lui disaient : « Moissonne. » « Moissonnerai-je ? » Et ils lui disaient : « Moissonne. »
- שָׁלֹשׁ פְּעָמִים עַל כׇּל דָּבָר וְדָבָר, וְהֵן אוֹמְרִים לוֹ: הֵין, הֵין, הֵין. כׇּל כָּךְ לָמָּה לִי? מִפְּנֵי הַבַּיְיתּוֹסִים, שֶׁהָיוּ אוֹמְרִים: אֵין קְצִירַת הָעוֹמֶר בְּמוֹצָאֵי יוֹם טוֹב.Trois fois pour chaque chose, et ils lui disaient : Oui, oui, oui. Pourquoi tout cela ? À cause des Baïtossim (Boéthusiens), qui disaient : La moisson du omer n'a pas lieu à l'issue de Yom Tov, mais à l'issue du Chabbat.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: אִלֵּין יוֹמַיָּא דְּלָא לְהִתְעַנָּאָה בְּהוֹן, וּמִקְצָתְהוֹן דְּלָא לְמִסְפַּד בְּהוֹן. מֵרֵישׁ יַרְחָא דְּנִיסָן עַד תְּמָנְיָא בֵּיהּ – אִיתּוֹקַם תְּמִידָא דְּלָא לְמִסְפַּד, וּמִתְּמָנְיָא בֵּיהּ וְעַד סוֹף מוֹעֲדָא – אִיתּוֹתַב חַגָּא דְשָׁבוּעַיָּא דְּלָא לְמִסְפַּד.GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : Voici les jours où l'on ne jeûne pas, et certains d'entre eux où l'on ne prononce pas d'oraison funèbre. Du début du mois de Nissan jusqu'au huit, le tamid (sacrifice perpétuel) a été établi : on n'y prononce pas d'oraison funèbre. Et du huit jusqu'à la fin de la fête de Pessa'h, la fête des Semaines a été rétablie : on n'y prononce pas d'oraison funèbre.
- מֵרֵישׁ יַרְחָא דְּנִיסָן וְעַד תְּמָנְיָא בֵּיהּ אִיתּוֹקַם תְּמִידָא, דְּלָא לְמִסְפַּד – שֶׁהָיוּ צַדּוּקִים אוֹמְרִים: יָחִיד מִתְנַדֵּב וּמֵבִיא תָּמִיד. מַאי דְּרוּשׁ? ״אֶת הַכֶּבֶשׂ הָאֶחָד תַּעֲשֶׂה בַבֹּקֶר וְאֵת הַכֶּבֶשׂ הַשֵּׁנִי תַּעֲשֶׂה בֵּין הָעַרְבָּיִם״.Du début du mois de Nissan jusqu'au huit, le tamid a été établi : on n'y prononce pas d'oraison funèbre – car les Tsedoukim (Sadducéens) disaient : Un particulier fait un don et apporte le tamid. Quel verset interprétaient-ils ? « Le premier agneau, tu l'offriras le matin, et le second agneau, tu l'offriras entre les deux soirs » (Nombres 28, 4), au singulier.
- מַאי אַהְדַּרוּ? ״אֶת קׇרְבָּנִי לַחְמִי לְאִשַּׁי תִּשְׁמְרוּ״, שֶׁיִּהְיוּ כּוּלָּן בָּאִין מִתְּרוּמַת הַלִּשְׁכָּה.Que leur ont répondu les Sages ? « Mon offrande, mon pain pour mes feux… vous aurez soin » (Nombres 28, 2), au pluriel : que tous viennent du prélèvement de la Chambre du trésor du Temple.
- מִתְּמָנְיָא בֵּיהּ, וְעַד סוֹף מוֹעֲדָא, אִיתּוֹתַב חַגָּא דְשָׁבוּעַיָּא, דְּלָא לְמִסְפַּד, שֶׁהָיוּ בַּיְיתּוֹסִין אוֹמְרִים: עֲצֶרֶת אַחַר הַשַּׁבָּת.Du huit jusqu'à la fin de la fête, la fête des Semaines a été rétablie : on n'y prononce pas d'oraison funèbre – car les Baïtossim disaient : Atséret (Chavouot) tombe après le Chabbat, toujours un dimanche.
- נִיטְפַּל לָהֶם רַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי, וְאָמַר לָהֶם: שׁוֹטִים, מִנַּיִן לָכֶם? וְלֹא הָיָה אָדָם אֶחָד שֶׁהָיָה מְשִׁיבוֹ, חוּץ מִזָּקֵן אֶחָד שֶׁהָיָה מְפַטְפֵּט כְּנֶגְדּוֹ, וְאָמַר: מֹשֶׁה רַבֵּינוּ אוֹהֵב יִשְׂרָאֵל הָיָה, וְיוֹדֵעַ שֶׁעֲצֶרֶת יוֹם אֶחָד הוּא, עָמַד וְתִקְּנָהּ אַחַר שַׁבָּת כְּדֵי שֶׁיְּהוּ יִשְׂרָאֵל מִתְעַנְּגִין שְׁנֵי יָמִים. קָרָא עָלָיו מִקְרָא זֶה: ״אַחַד עָשָׂר יוֹם מֵחוֹרֵב דֶּרֶךְ הַר שֵׂעִיר״.Rabban Yo'hanan ben Zakaï s'attaqua à eux et leur dit : Sots, d'où le tenez-vous ? Et il n'y eut personne pour lui répondre, sauf un vieillard qui bavardait face à lui et dit : Moché notre maître aimait Israël et savait qu'Atséret n'est qu'un seul jour. Il s'est levé et l'a institué après le Chabbat, afin qu'Israël se délecte deux jours. Il cita à son sujet ce verset : « Onze jours depuis 'Horev par la route du mont Séir » (Deutéronome 1, 2) jusqu'à Kadech-Barnéa.
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