Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֵימָא לָךְ כְּרַבָּנַן סְבִירָא לֵיהּ.Je peux te dire qu'il est de l'avis des Sages (Rabbanan), selon lesquels on écorche la bête entière.
- אִי נָמֵי, עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָא הָתָם, אֶלָּא דְּאִיתְעֲבִיד לֵיהּ צוֹרֶךְ גָּבוֹהַּ, וְלָא צְרִיךְ אַחוֹלֵי שַׁבָּת, אֲבָל הָכָא, דְּלָא אִיתְעֲבִיד לֵיהּ צוֹרֶךְ גָּבוֹהַּ, וּצְרִיךְ לְאַחוֹלֵי שַׁבָּת – אֵימָא כְּרַבָּנַן סְבִירָא לֵיהּ.Ou bien encore : Rabbi Ichmaël, fils de Rabbi Yo'hanan ben Beroka, ne parle là-bas, à propos du sacrifice de Pessa'h, que parce que le besoin du Très-Haut, c'est-à-dire le service du Temple, a été accompli, et qu'il n'y a pas besoin de profaner le Chabbat davantage. Mais ici, où le besoin du Très-Haut n'a pas été accompli, puisque la communauté doit apporter un dixième d'épha de farine de choix, et où il faut profaner le Chabbat pour cela, dis qu'il est de l'avis des Sages, selon lesquels on moissonne la même quantité d'orge le Chabbat qu'en semaine.
- אֶלָּא אָמַר רַבָּה: רַבִּי יִשְׁמָעֵאל וְרַבִּי חֲנִינָא סְגַן הַכֹּהֲנִים אָמְרוּ דָּבָר אֶחָד, דִּתְנַן: רַבִּי חֲנִינָא סְגַן הַכֹּהֲנִים אוֹמֵר: בַּשַּׁבָּת נִקְצָר בְּיָחִיד, בְּמַגָּל אֶחָד וּבְקוּפָּה אַחַת, וּבַחוֹל – בִּשְׁלֹשָׁה, בְּשָׁלֹשׁ קוּפּוֹת וּבְשָׁלֹשׁ מַגָּלוֹת. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֶחָד שַׁבָּת וְאֶחָד חוֹל – בְּשָׁלֹשׁ קוּפּוֹת וּבְשָׁלֹשׁ מַגָּלוֹת.Mais alors, Rabba a dit : Rabbi Ichmaël et Rabbi 'Hanina, l'adjoint (Segan) des Cohanim (prêtres), ont dit la même chose, car nous avons appris (dans la Michna, le recueil des enseignements des Tannaïm) : Rabbi 'Hanina, l'adjoint des Cohanim, dit : Le Chabbat, on moissonnait l'orge du omer par un seul homme, avec une seule faucille et avec un seul panier ; et en semaine, par trois hommes, avec trois paniers et avec trois faucilles. Et les Sages disent : Que ce soit Chabbat ou que ce soit en semaine, on moissonnait par trois hommes, avec trois paniers et avec trois faucilles.
- מִי לָא קָאָמַר רַבִּי חֲנִינָא סְגַן הַכֹּהֲנִים הָתָם, כֵּיוָן דְּאֶפְשָׁר – לָא טָרְחִינַן, הָכָא נָמֵי, כֵּיוָן דְּאֶפְשָׁר – לָא טָרְחִינַן.Rabbi 'Hanina, l'adjoint des Cohanim, ne dit-il pas là-bas : Puisque c'est possible avec un seul homme, nous ne nous donnons pas de peine pour en mobiliser trois ? Ici aussi, Rabbi Ichmaël estime que, puisque c'est possible d'apporter le omer à partir de trois séa d'orge, nous ne nous donnons pas de peine le Chabbat pour en moissonner cinq.
- מִמַּאי? דִּלְמָא עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי יִשְׁמָעֵאל הָכָא, אֶלָּא דְּלֵיכָּא פַּרְסוֹמֵי מִילְּתָא, אֲבָל הָתָם, דְּאִיכָּא פַּרְסוֹמֵי מִילְּתָא – אֵימָא כְּרַבָּנַן סְבִירָא לֵיהּ.La Guemara rejette ce rapprochement : D'où le déduis-tu ? Peut-être Rabbi Ichmaël ne parle-t-il ici que parce qu'il n'y a pas de publicité de la chose à gagner en prenant cinq séa plutôt que trois ; mais là-bas, à propos de la moisson, où il y a une publicité de la chose du fait que plusieurs hommes y participent, dis qu'il est de l'avis des Sages.
- אִי נָמֵי, עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי חֲנִינָא סְגַן הַכֹּהֲנִים הָתָם, דְּאִי בְּחַד אִי בִּשְׁלֹשָׁה – צוֹרֶךְ גָּבוֹהַּ מִיתְעֲבִיד כְּהִלְכָתוֹ, אֲבָל הָכָא, דְּלָא אִיתְעֲבִיד כְּהִלְכָתוֹ צוֹרֶךְ גָּבוֹהַּ – אֵימָא כְּרַבָּנַן סְבִירָא לֵיהּ.Ou bien encore : Rabbi 'Hanina, l'adjoint des Cohanim, ne parle là-bas que parce que, que ce soit par un seul ou par trois moissonneurs, le besoin du Très-Haut est accompli selon sa règle ; mais ici, où le besoin du Très-Haut n'est pas accompli selon sa règle si l'on n'apporte que trois séa, puisqu'il en faut normalement cinq, dis qu'il est de l'avis des Sages, et que le Chabbat on agit comme en semaine.
- אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי: רַבִּי יִשְׁמָעֵאל וְרַבִּי יוֹסֵי אָמְרוּ דָּבָר אֶחָד, דִּתְנַן: בֵּין שֶׁנִּרְאָה בַּעֲלִיל וּבֵין שֶׁלֹּא נִרְאָה בַּעֲלִיל – מְחַלְּלִין עָלָיו אֶת הַשַּׁבָּת. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אִם נִרְאָה בַּעֲלִיל – אֵין מְחַלְּלִין עָלָיו אֶת הַשַּׁבָּת.Mais alors, Rav Achi a dit : Rabbi Ichmaël et Rabbi Yossé ont dit la même chose, car nous avons appris (Roch Hachana 21b) : Que la nouvelle lune ait été vue clairement (ba'alil) par tous ou qu'elle n'ait pas été vue clairement, on profane pour elle le Chabbat afin d'aller en témoigner. Rabbi Yossé dit : Si elle a été vue clairement, on ne profane pas pour elle le Chabbat, car le tribunal l'a certainement vue lui aussi.
- מִי לָא אָמַר רַבִּי יוֹסֵי הָתָם, כֵּיוָן דְּאֶפְשָׁר – לָא טָרְחִינַן, הָכָא נָמֵי, כֵּיוָן דְּאֶפְשָׁר – לָא טָרְחִינַן.Rabbi Yossé ne dit-il pas là-bas : Puisque c'est possible de fixer le mois sans ces témoins, nous ne nous donnons pas de peine en voyageant le Chabbat ? Ici aussi, Rabbi Ichmaël estime que, puisque c'est possible d'apporter le omer à partir de trois séa, nous ne nous donnons pas de peine pour en moissonner cinq.
- מִמַּאי? דִּלְמָא עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי יִשְׁמָעֵאל הָכָא, אֶלָּא דְּלֵיכָּא נִמְצֵאתָ אַתָּה מַכְשִׁילָן לֶעָתִיד לָבֹא, אֲבָל הָתָם, דְּנִמְצֵאתָ אַתָּה מַכְשִׁילָן לֶעָתִיד לָבֹא, אֵימָא כְּרַבָּנַן סְבִירָא לֵיהּ.La Guemara rejette ce rapprochement : D'où le déduis-tu ? Peut-être Rabbi Ichmaël ne parle-t-il ici que parce qu'il n'y a pas à craindre le principe : « Tu te trouverais à les faire trébucher à l'avenir » ; mais là-bas, où tu te trouverais à les faire trébucher à l'avenir, car des témoins pourraient ne plus se déplacer le jour où l'on aurait besoin d'eux, dis qu'il est de l'avis des Sages.
- אִי נָמֵי, עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי יוֹסֵי הָתָם, אֶלָּא דְּלֵיכָּא צוֹרֶךְ גָּבוֹהַּ, וְלֹא נִיתְּנָה שַׁבָּת לִדָּחוֹת, אֲבָל הָכָא, דְּאִיכָּא צוֹרֶךְ גָּבוֹהַּ, וְנִיתְּנָה שַׁבָּת לִדָּחוֹת – אֵימָא כְּרַבָּנַן סְבִירָא לֵיהּ.Ou bien encore : Rabbi Yossé ne parle là-bas que parce qu'il n'y a pas de besoin du Très-Haut, la fixation du mois n'étant pas un sacrifice, et que le Chabbat n'a pas été donné pour être repoussé ce jour-là ; mais ici, où il y a un besoin du Très-Haut et où le Chabbat a été donné pour être repoussé par le omer, dis qu'il est de l'avis des Sages.
- אִיתְּמַר: שָׁחַט שְׁתֵּי חַטָּאוֹת שֶׁל צִיבּוּר, וְאֵינוֹ צָרִיךְ אֶלָּא אַחַת. אֲמַר רַבָּה, וְאִיתֵּימָא רַבִּי אַמֵּי: חַיָּיב עַל הַשְּׁנִיָּה, וּפָטוּר עַל הָרִאשׁוֹנָה. וַאֲפִילּוּ נִתְכַּפֵּר לוֹ בַּשְּׁנִיָּה, וַאֲפִילּוּ נִמְצֵאת רִאשׁוֹנָה כְּחוּשָׁה.Il a été dit (par les Amoraïm) : Si quelqu'un, par erreur, a abattu le Chabbat deux 'hatat (sacrifices expiatoires) de la communauté, alors qu'il n'en fallait qu'une : Rabba a dit, et certains disent que c'est Rabbi Ami qui l'a dit : Il est 'hayav (passible) pour la seconde et pétour (exempt) pour la première. Et cela même s'il a obtenu l'expiation par la seconde, par exemple si le sang de la première s'est répandu après l'abattage de la seconde ; et même si la première a été trouvée maigre, donc impropre.
- וּמִי אָמַר רַבָּה הָכִי? וְהָא אָמַר רַבָּה: הָיוּ לְפָנָיו שְׁתֵּי חַטָּאוֹת, אַחַת שְׁמֵינָה וְאַחַת כְּחוּשָׁה – שָׁחַט שְׁמֵינָה וְאַחַר כָּךְ שָׁחַט כְּחוּשָׁה – חַיָּיב, כְּחוּשָׁה וְאַחַר כָּךְ שְׁמֵינָה – פָּטוּר, וְלֹא עוֹד אֶלָּא שֶׁאוֹמְרִים לוֹ: הָבֵא שְׁמֵינָה לְכַתְּחִלָּה וּשְׁחוֹט!La Guemara s'étonne : Rabba a-t-il vraiment dit cela ? Mais voici que Rabba a dit : S'il y avait devant lui, le Chabbat, deux 'hatat, l'une grasse et l'autre maigre, et qu'il a abattu la grasse et ensuite abattu la maigre, il est 'hayav ; s'il a abattu la maigre et ensuite la grasse, il est pétour. Et non seulement cela, mais on lui dit même, après qu'il a abattu la maigre : Apporte la grasse et abats-la dès le départ !
- אִיבָּעֵית אֵימָא: סְמִי כְּחוּשָׁה מִקַּמָּיְיתָא, וְאִיבָּעֵית אֵימָא: הָהִיא – רַבִּי אַמֵּי אַמְרַהּ.Si tu veux, dis : Retire « maigre » de la première déclaration de Rabba, qui n'a parlé que du cas où l'on a obtenu l'expiation par la seconde ; et si tu veux, dis : Celle-là, c'est Rabbi Ami qui l'a dite, et non Rabba.
- אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: נִמְצֵאת הָרִאשׁוֹנָה כְּחוּשָׁה בִּבְנֵי מֵעַיִין, מַהוּ? בָּתַר מַחְשַׁבְתּוֹ אָזְלִינַן, וְגַבְרָא לְאִיסּוּרָא קָא מִיכַּוֵּין, אוֹ דִלְמָא בָּתַר מַעֲשָׂיו אָזְלִינַן?Ravina a dit à Rav Achi : Si la première bête a été trouvée maigre dans ses entrailles, après coup, qu'en est-il ? Allons-nous d'après son intention, et cet homme visait l'interdit en abattant la seconde alors que la maigreur de la première n'était pas connue ? Ou peut-être allons-nous d'après ses actes, et il s'avère rétroactivement qu'il a bien agi ?
- אֲמַר לֵיהּ: לָאו הַיְינוּ דְּרַבָּה וְרָבָא? דְּאִיתְּמַר: שָׁמַע שֶׁטָּבַע תִּינוֹק בַּיָּם, וּפָרַשׂ מְצוּדָה לְהַעֲלוֹת דָּגִים וְהֶעֱלָה דָּגִים – חַיָּיב. לְהַעֲלוֹת דָּגִים, וְהֶעֱלָה דָּגִים וְתִינוֹק – רָבָא אָמַר: חַיָּיב, וְרַבָּה אָמַר: פָּטוּר.Rav Achi lui a dit : N'est-ce pas le cas dont parlent Rabba et Rava, et selon les deux il serait 'hayav ? Car il a été dit : S'il a entendu qu'un enfant se noyait dans la mer et a tendu un filet pour remonter des poissons, et a remonté des poissons seulement, il est 'hayav. S'il l'a tendu pour remonter des poissons, et a remonté des poissons et l'enfant, Rava a dit : Il est 'hayav, et Rabba a dit : Il est pétour.
- וְעַד כָּאן רַבָּה לָא קָא פָּטַר אֶלָּא כֵּיוָן דְּשָׁמַע, אָמְרִינַן נָמֵי דַּעְתֵּיהּ אַתִּינוֹק, אֲבָל לֹא שָׁמַע – לָא.Et Rabba n'exempte que parce qu'il a entendu que l'enfant se noyait : nous disons alors aussi que son esprit était tourné vers l'enfant. Mais s'il n'a pas entendu, non, il n'est pas exempté. De même ici, il ne pouvait savoir que la première bête était maigre, et il est donc 'hayav.
- וְאִיכָּא דְאָמְרִי, אֲמַר לֵיהּ: הַיְינוּ פְּלוּגְתַּיְיהוּ דְּרַבָּה וְרָבָא, דְּאִיתְּמַר: שָׁמַע שֶׁטָּבַע תִּינוֹק בַּיָּם, וּפָרַשׂ מְצוּדָה לְהַעֲלוֹת דָּגִים וְהֶעֱלָה דָּגִים – חַיָּיב, לְהַעֲלוֹת דָּגִים וְהֶעֱלָה תִּינוֹק וְדָגִים – רַבָּה אָמַר: פָּטוּר, וְרָבָא אָמַר: חַיָּיב. רַבָּה אָמַר פָּטוּר – זִיל בָּתַר מַעֲשָׂיו, וְרָבָא אָמַר חַיָּיב – זִיל בָּתַר מַחְשַׁבְתּוֹ.Et il y en a qui disent : Il lui a dit : C'est là la divergence entre Rabba et Rava, car il a été dit : S'il a entendu qu'un enfant se noyait dans la mer et a tendu un filet pour remonter des poissons, et a remonté des poissons seulement, il est 'hayav. S'il l'a tendu pour remonter des poissons, et a remonté l'enfant et des poissons, Rabba a dit : Il est pétour, et Rava a dit : Il est 'hayav. Rabba a dit : Il est pétour – va d'après ses actes ; et Rava a dit : Il est 'hayav – va d'après son intention.
- אָמַר רַבָּה: חוֹלֶה שֶׁאֲמָדוּהוּ לִגְרוֹגֶרֶת אַחַת, וְרָצוּ עֲשָׂרָה בְּנֵי אָדָם וְהֵבִיאוּ עֲשָׂרָה גְּרוֹגְרוֹת בְּבַת אַחַת – פְּטוּרִין, אֲפִילּוּ בְּזֶה אַחַר זֶה, אֲפִילּוּ קָדַם וְהִבְרִיא בָּרִאשׁוֹנָה.Rabba a dit : Un malade en danger, le Chabbat, pour lequel on a estimé qu'il avait besoin d'une figue, et dix hommes ont couru et ont apporté dix figues en même temps : ils sont pétour de l'interdit de moissonner. Et il en est ainsi même s'ils sont venus l'un après l'autre, et même si le malade a guéri dès la première.
- בָּעֵי רָבָא: חוֹלֶה שֶׁאֲמָדוּהוּ לִשְׁתֵּי גְּרוֹגְרוֹת, וְיֵשׁ שְׁתֵּי גְּרוֹגְרוֹת בִּשְׁתֵּי עוּקְצִין, וְשָׁלֹשׁ בְּעוֹקֶץ אַחַת – הֵי מִינַּיְיהוּ מַיְיתִינַן? שְׁתַּיִם מַיְיתִינַן, דְּחָזוּ לֵיהּ, אוֹ דִלְמָא שָׁלֹשׁ מַיְיתִינַן, דְּקָא מְמַעֲטָא קְצִירָה?Rava a posé une question : Un malade pour lequel on a estimé qu'il avait besoin de deux figues, et il y a sur l'arbre deux figues sur deux tiges et trois sur une seule tige : laquelle de ces possibilités choisissons-nous d'apporter ? Apportons-nous deux figues, qui lui conviennent, puisque c'est la quantité dont il a besoin ? Ou peut-être apportons-nous trois figues, ce qui réduit la moisson, car on n'arrache alors qu'une seule tige ?
- פְּשִׁיטָא, שָׁלֹשׁ מַיְיתִינַן,La Guemara répond : C'est évident, nous apportons trois figues,
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