Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שֶׁאִם הוּזְקְקוּ זֶה לָזֶה שֶׁמְּעַכְּבִין זֶה אֶת זֶה. (וְאֵיזֶה הוּא) [וְאֵיזוֹ הִיא] זִיקָּה שֶׁלָּהֶן – שְׁחִיטָה.Que si les pains et les agneaux de Chavouot ont été liés l'un à l'autre, puis que l'un d'eux s'est perdu, ils s'empêchent l'un l'autre : ce qui reste est disqualifié et doit être brûlé. Et quel est l'acte qui constitue leur lien (zika) ? L'abattage des agneaux : si les pains existaient à ce moment, pains et agneaux forment une seule unité.
- אָמַר עוּלָּא: בָּעוּ בְּמַעְרְבָא – תְּנוּפָה עוֹשָׂה זִיקָּה, אוֹ אֵינוֹ עוֹשָׂה זִיקָּה?Oulla a dit : ils ont posé la question en Occident, c'est-à-dire en Erets Israël : le balancement (tenoufa), accompli sur les agneaux vivants avec les pains, crée-t-il un lien entre eux, ou ne crée-t-il pas de lien ?
- פְּשׁוֹט לֵיהּ מִדְּרַבִּי יוֹחָנָן, דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שְׁחִיטָה עוֹשָׂה זִיקָּה, מִכְּלָל דִּתְנוּפָה אֵינָהּ עוֹשָׂה זִיקָּה.Pourquoi cette question ? Résous-la à partir de la parole de Rabbi Yo'hanan, car Rabbi Yo'hanan a dit : l'abattage crée le lien. Tu peux en déduire que le balancement, qui le précède, ne crée pas de lien.
- דְּרַבִּי יוֹחָנָן גּוּפָא קָא מִיבַּעְיָא לֵיהּ: מִיפְשָׁט פְּשִׁיטָא לֵיהּ לְרַבִּי יוֹחָנָן דִּשְׁחִיטָה עוֹשָׂה זִיקָּה, וּתְנוּפָה אֵינוֹ עוֹשָׂה זִיקָּה? אוֹ דִלְמָא, שְׁחִיטָה פְּשִׁיטָא לֵיהּ, וּתְנוּפָה מְסַפְּקָא לֵיהּ? תֵּיקוּ.Réponse : c'est sur la parole de Rabbi Yo'hanan elle-même qu'il pose la question : est-il évident pour Rabbi Yo'hanan que l'abattage crée le lien et que le balancement ne crée pas de lien ? Ou peut-être l'abattage seul lui est-il évident, c'est pourquoi il l'a mentionné, tandis que le balancement est pour lui un doute ? Tékou : la question reste en suspens.
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי יְהוּדָה בַּר חֲנִינָא לְרַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: וְהָא כִּי כְּתִיב ״קֹדֶשׁ יִהְיוּ לַה׳ לַכֹּהֵן״ בָּתַר תְּנוּפָה כְּתִיב, וּפְלִיגִי בֶּן נַנָּס וְרַבִּי עֲקִיבָא.Rabbi Yehouda bar 'Hanina a dit à Rav Houna, fils de Rav Yehochoua : Mais lorsqu'il est écrit : « Ils seront saints pour Hachem, pour le Cohen » (Lévitique 23, 20), c'est écrit après le balancement, et pourtant Ben Nanas et Rabbi Akiva sont en désaccord à partir de cette expression sur la question de savoir si les pains et les agneaux s'empêchent mutuellement. Cela prouve que le balancement ne crée pas de lien.
- וְלִיטַעְמָיךְ, בָּתַר תְּנוּפָה וְלָא בָּתַר שְׁחִיטָה?!Rav Houna lui répond : Et selon ta logique, ce verset parlerait-il de ce qui se passe après le balancement, et non après l'abattage ?! Or la part du Cohen ne lui revient qu'après l'abattage.
- אֶלָּא מַאי אִית לָךְ לְמֵימְרָא, מֵעִיקָּרָא קָאֵי, וּמַאי ״קֹדֶשׁ יִהְיוּ לַה׳ לַכֹּהֵן״ – דָּבָר שֶׁסּוֹפוֹ לַכֹּהֵן. הָכָא נָמֵי, דָּבָר שֶׁסּוֹפוֹ לַכֹּהֵן.Mais alors, que peux-tu dire de ce verset ? Il se réfère au début, à l'état antérieur à l'abattage, et que signifie « ils seront saints pour Hachem, pour le Cohen » ? Une chose qui finira par revenir au Cohen. Ici aussi, on peut dire que le verset se réfère à l'état antérieur au balancement : une chose qui finira par revenir au Cohen. La question demeure donc ouverte.
- וּשְׁחִיטָה עוֹשָׂה זִיקָּה? ורְמִינְהִי: עַד שֶׁלֹּא שְׁחָטָהּ נִפְרַס לַחְמָהּ – יָבִיא לֶחֶם אַחֵר וְשׁוֹחֵט.Mais l'abattage crée-t-il vraiment un lien ? Une contradiction est soulevée à partir de cette baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) sur l'offrande de reconnaissance (toda), accompagnée de quarante pains : si avant qu'il ne l'ait abattue, son pain s'est rompu, il apportera un autre pain et abattra l'offrande.
- מִשֶּׁשְּׁחָטָהּ נִפְרַס לַחְמָהּ – הַדָּם יִזָּרֵק, וְהַבָּשָׂר יֵאָכֵל, וִידֵי נִדְרוֹ לֹא יָצָא, וְהַלֶּחֶם פָּסוּל.Si, après qu'il l'a abattue, son pain s'est rompu, le sang sera aspergé sur l'autel, et la viande sera mangée, mais il ne s'est pas acquitté de son vœu, et le pain, tout entier, est disqualifié.
- נִזְרַק הַדָּם, תּוֹרֵם מִן הַשָּׁלֵם עַל הַפָּרוּס.Si le sang a été aspergé avant que le pain ne se rompe, l'offrande est valable et il prélève la part du Cohen sur les pains entiers pour le pain rompu.
- עַד שֶׁלֹּא שְׁחָטָהּ יָצָא לַחְמָהּ – מַכְנִיסָהּ וְשׁוֹחֵט.Si, avant qu'il ne l'ait abattue, son pain est sorti des murailles de Jérusalem, il le fait rentrer et abat l'offrande.
- מִשֶּׁשְּׁחָטָהּ יָצָא לַחְמָהּ – הַדָּם יִזָּרֵק, וְהַבָּשָׂר יֵאָכֵל, וִידֵי נִדְרוֹ לֹא יָצָא, וְהַלֶּחֶם פָּסוּל. נִזְרַק הַדָּם – תּוֹרֵם מִמַּה שֶּׁבִּפְנִים עַל שֶׁבַּחוּץ.Si, après qu'il l'a abattue, son pain est sorti, le sang sera aspergé, et la viande sera mangée, mais il ne s'est pas acquitté de son vœu, et le pain est disqualifié. Si le sang a été aspergé avant que le pain ne sorte, il prélève sur ce qui est à l'intérieur pour ce qui est à l'extérieur.
- עַד שֶׁלֹּא שְׁחָטָהּ נִטְמָא לַחְמָהּ – מֵבִיא לֶחֶם אַחֵר וְשׁוֹחֵט; מִשֶּׁשְּׁחָטָהּ נִטְמָא לַחְמָהּ – הַדָּם יִזָּרֵק, וְהַבָּשָׂר יֵאָכֵל, וִידֵי נִדְרוֹ יָצָא, שֶׁהַצִּיץ מְרַצֶּה עַל הַטָּמֵא, וְהַלֶּחֶם פָּסוּל.Si, avant qu'il ne l'ait abattue, son pain est devenu tamé (rituellement impur), il apporte un autre pain et abat l'offrande. Si, après qu'il l'a abattue, son pain est devenu tamé, le sang sera aspergé, et la viande sera mangée, et il s'est acquitté de son vœu, car le tsits (le frontal d'or du Grand Prêtre) fait agréer ce qui est tamé, mais le pain est disqualifié.
- נִזְרַק הַדָּם – תּוֹרֵם מִן הַטָּהוֹר עַל הַטָּמֵא.Si le sang a été aspergé avant que le pain ne devienne impur, il prélève sur le pur pour l'impur.
- וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ שְׁחִיטָה עוֹשָׂה זִיקָּה, כֵּיוָן דְּהוּזְקְקוּ זֶה לָזֶה בִּשְׁחִיטָה, אִיפְּסִיל לֵיהּ לֶחֶם – תִּיפְּסֵל נָמֵי תּוֹדָה.Or, s'il te venait à l'esprit que l'abattage crée un lien, puisqu'ils ont été liés l'un à l'autre par l'abattage, dès lors que le pain a été disqualifié, que la toda soit aussi disqualifiée ! Or la baraïta enseigne que le sang est aspergé et que la viande est mangée.
- שָׁאנֵי תּוֹדָה, דְּרַחֲמָנָא קַרְיַיהּ ״שְׁלָמִים״, מָה שְׁלָמִים קְרֵבִים בְּלֹא לֶחֶם, אַף תּוֹדָה קְרֵבָה בְּלֹא לֶחֶם.La toda est différente, car le Miséricordieux l'a appelée chelamim (sacrifice de paix), comme il est écrit : « le sacrifice de reconnaissance de ses chelamim » (Lévitique 7, 13) : de même que les chelamim sont offerts sans pain, de même la toda peut être offerte sans pain.
- אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: אִם תִּמְצָא לוֹמַר תְּנוּפָה עוֹשָׂה זִיקָּה, אָבַד הַלֶּחֶם –Rabbi Yirmeya a dit : Si tu en viens à dire que le balancement crée un lien, alors, si le pain s'est perdu après le balancement,
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