Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּלָא שְׁנָא כִּי מְחַשֵּׁב בִּלְשׁוֹן אֲכִילָה לְמִזְבֵּחַ, וְלָא שְׁנָא כִּי מְחַשֵּׁב בִּלְשׁוֹן הַקְטָרָה לַמִּזְבֵּחַ.enseigne qu'il n'y a pas de différence, qu'il ait une intention formulée en termes de consommation par l'autel, ou qu'il ait une intention formulée en termes de combustion sur l'autel : dans les deux cas, l'offrande est pigoul (disqualifiée par une intention hors du temps prescrit).
- אִי נָמֵי, מָה אֲכִילָה בִּכְזַיִת – אַף הַקְטָרָה בִּכְזַיִת, וּלְעוֹלָם אֲכִילָה דְּאוֹרְחָא מַשְׁמַע.Ou encore : le terme vient enseigner que de même que la consommation requiert la mesure d'une olive, de même la combustion requiert la mesure d'une olive. Et en réalité, le mot « consommation » désigne ce qui est conforme à l'usage : l'offrande n'est disqualifiée que si l'on a eu l'intention de manger ce qui se mange d'ordinaire, ou de brûler ce qui se brûle d'ordinaire.
- וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, אִם כֵּן, לִכְתּוֹב רַחֲמָנָא ״אִם הֵאָכֹל הֵאָכֹל״, אִי נָמֵי ״אִם יֵאָכֵל יֵאָכֵל״, מַאי ״הֵאָכֹל יֵאָכֵל״? שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ תַּרְתֵּי.Et Rabbi Eliézer répondrait : s'il en était ainsi, le Miséricordieux aurait écrit : « si héakhol héakhol », ou encore : « si yéakhel yéakhel ». Pourquoi « héakhol yéakhel » ? Déduis-en deux enseignements : celui des Rabbanan, et celui selon lequel une intention passe d'une consommation à l'autre.
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי זֵירָא לְרַב אַסִּי: וְאִי טַעְמָא דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר מִשּׁוּם הָכִי הוּא, כָּרֵת נָמֵי לִיחַיַּיב? וְכִי תֵּימָא הָכִי נָמֵי, וְהָא אַתְּ הוּא דְּאָמְרַתְּ מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: מוֹדֶה רַבִּי אֱלִיעֶזֶר שֶׁאֵין עָנוּשׁ כָּרֵת!Rabbi Zeira a dit à Rav Assi : si la raison de Rabbi Eliézer est celle-là, qu'on soit aussi passible de karèt (peine de retranchement) ! Et si tu dis : c'est effectivement le cas, mais c'est toi qui as dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Rabbi Eliézer reconnaît qu'il n'y a pas de punition de karèt !
- אֲמַר לֵיהּ: תַּנָּאֵי הִיא אַלִּיבָּא דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, אִיכָּא לְמַאן דְּאָמַר: פְּסוּלָה דְּאוֹרָיְיתָא, וְאִיכָּא לְמַאן דְּאָמַר: פְּסוּלָה דְּרַבָּנַן.Il lui a dit : c'est une divergence entre Tannaïm selon Rabbi Eliézer : il y a celui qui dit : elle est invalide de la Torah (et il y a karèt), et il y a celui qui dit : elle est invalide d'ordre rabbinique.
- דְּתַנְיָא: הַשּׁוֹחֵט אֶת הַזֶּבַח לִשְׁתּוֹת מִדָּמוֹ לְמָחָר, לְהַקְטִיר מִבְּשָׂרוֹ לְמָחָר, לֶאֱכוֹל מֵאֵימוּרָיו לְמָחָר – כָּשֵׁר, וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר פּוֹסֵל. לְהַנִּיחַ מִדָּמוֹ לְמָחָר – רַבִּי יְהוּדָה פּוֹסֵל. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: אַף בָּזוֹ רַבִּי אֱלִיעֶזֶר פּוֹסֵל וַחֲכָמִים מַכְשִׁירִין.Car il a été enseigné dans une baraïta : celui qui abat le sacrifice avec l'intention de boire de son sang le lendemain, de brûler de sa chair le lendemain, ou de manger de ses parties destinées à l'autel le lendemain : il est valide, et Rabbi Eliézer l'invalide. Avec l'intention de laisser de son sang pour le lendemain, Rabbi Yehouda l'invalide. Rabbi Elazar a dit : même en ce cas, Rabbi Eliézer l'invalide et les Sages le valident.
- רַבִּי יְהוּדָה, אַלִּיבָּא דְּמַאן? אִילֵימָא אַלִּיבָּא דְּרַבָּנַן – הַשְׁתָּא, וּמָה הָתָם דְּקָא מְחַשֵּׁב בִּלְשׁוֹן אֲכִילָה מַכְשְׁרִי רַבָּנַן, הָכָא לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?Rabbi Yehouda, selon l'opinion de qui parle-t-il ? Si l'on dit selon l'opinion des Rabbanan, alors : si là-bas, où il a une intention en termes de consommation, les Rabbanan valident, ici ne le feraient-ils pas à plus forte raison ?
- אֶלָּא, אַלִּיבָּא דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, וְאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: אַף בְּזוֹ רַבִּי אֱלִיעֶזֶר פּוֹסֵל וַחֲכָמִים מַכְשִׁירִין. רַבִּי אֶלְעָזָר הַיְינוּ רַבִּי יְהוּדָה!Mais plutôt : selon l'opinion de Rabbi Eliézer. Or Rabbi Elazar a dit : même en ce cas, Rabbi Eliézer l'invalide et les Sages le valident. Rabbi Elazar serait alors identique à Rabbi Yehouda !
- אֶלָּא לָאו כָּרֵת אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ, דְּרַבִּי יְהוּדָה (דְּתַנָּא קַמָּא) סָבַר: לְהַנִּיחַ – פְּסוּלָא בְּעָלְמָא, בְּהָנָךְ כָּרֵת נָמֵי מִיחַיַּיב, וַאֲתָא רַבִּי אֶלְעָזָר לְמֵימַר: אִידֵּי וְאִידֵּי פָּסוּל וְאֵין בּוֹ כָּרֵת!N'est-ce pas plutôt que le karèt est ce qui les sépare ? Car Rabbi Yehouda (le premier Tanna) pense : pour « laisser », c'est simplement une invalidation, alors que pour ceux-là, on est aussi passible de karèt. Et Rabbi Elazar est venu dire : dans un cas comme dans l'autre, c'est invalide et il n'y a pas de karèt !
- לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא כָּרֵת לֵיכָּא, וְהָכָא שָׁלֹשׁ מַחְלוֹקֶת בְּדָבָר: תַּנָּא קַמָּא סָבַר בְּהָנָךְ פְּלִיגִי, לְהַנִּיחַ – דִּבְרֵי הַכֹּל כָּשֵׁר,Non : de l'avis de tous, il n'y a pas de karèt ; et ici, il y a trois opinions divergentes sur le sujet. Le premier Tanna pense : c'est sur ceux-là qu'ils sont en désaccord, mais pour « laisser », de l'avis de tous, c'est valide,
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