Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שֶׁזָּרַע כַּרְמוֹ שֶׁל חֲבֵירוֹ סְמָדַר, וּבָא מַעֲשֶׂה לִפְנֵי חֲכָמִים, וְאָסְרוּ אֶת הַזְּרָעִים וְהִתִּירוּ אֶת הַגְּפָנִים. וְאַמַּאי? לֵימָא קַל וָחוֹמֶר הוּא: וּמָה הָאוֹסֵר אֵינוֹ נֶאֱסָר, הַבָּא לֶאֱסוֹר וְלֹא אָסַר – אֵינוֹ דִּין שֶׁלֹּא יִתְאַסֵּר?qui avait ensemencé la vigne de son prochain alors que les grappes étaient en bouton, et l'affaire vint devant les Sages, et ils interdirent les graines et permirent les ceps. Mais pourquoi ? Disons que c'est un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : si ce qui interdit (le cep, qui rend les graines interdites) n'est pas interdit, ce qui vient interdire (les graines) et n'a pas interdit, n'est-il pas logique que cela ne soit pas interdit ?
- הָכִי הַשְׁתָּא? הָתָם קַנְבּוֹס וְלוּף אָסְרָה תּוֹרָה, דִּתְנַן: הָיְתָה שָׂדֵהוּ זְרוּעָה קַנְבּוֹס וְלוֹף לֹא יְהֵא זוֹרֵעַ עַל גַּבֵּיהֶם, שֶׁהֵן עוֹשׂוֹת לְשָׁלֹשׁ שָׁנִים – שְׁאָר זְרָעִים מִדְּרַבָּנַן הוּא דַּאֲסִירִי. הַאי דְּעָבֵיד אִיסּוּרָא – קַנְסוּהּ רַבָּנַן, הַאי דְּלָא עָבֵיד אִיסּוּרָא – לָא קַנְסוּהּ רַבָּנַן. אֲבָל הָכָא, לֵימָא קַל וָחוֹמֶר!Est-ce comparable ? Là-bas, ce sont le chanvre et l'arum que la Torah a interdits, comme nous l'avons appris dans une Michna (Kilayim 2, 5) : Si son champ était ensemencé de chanvre et d'arum, il ne sèmera pas par-dessus, car ils produisent pendant trois ans. Les autres graines ne sont interdites que d'ordre rabbinique. Celui qui a commis un interdit, les Sages l'ont sanctionné ; celui qui n'a pas commis d'interdit (le propriétaire de la vigne), les Sages ne l'ont pas sanctionné. Mais ici, pour le piggoul (offrande invalidée par une intention illicite), interdit de la Torah, disons un kal va'homer !
- וְאִיכָּא דְּמַתְנֵי לַהּ אַכְּבָשִׂים, בְּעָא מִינֵּיהּ רַבִּי אֶלְעָזָר מֵרַב: הַשּׁוֹחֵט אֶת הַכְּבָשִׂים לֶאֱכוֹל כְּזַיִת מֵהֶן וּמִלַּחְמָן, מַהוּ?Et certains l'enseignent à propos des agneaux et des deux pains de Chavouot : Rabbi Elazar a demandé à Rav : Celui qui abat les agneaux avec l'intention de consommer un kazayit (volume d'une olive) d'eux et de leur pain le lendemain, qu'en est-il ?
- לְאִיפַּגּוֹלֵי כְּבָשִׂים לָא קָא מִיבַּעְיָא לִי, הַשְׁתָּא כּוּלּוֹ מִלֶּחֶם לָא מִפַּגְּלִי, מֵהֶן וּמִלַּחְמָן מִיבַּעְיָא? כִּי קָא מִיבַּעְיָא לִי לְאִיפַּגּוֹלֵי לֶחֶם, מִי מִצְטָרְפִי כְּבָשִׂים לְאִיפַּגּוֹלֵי לְלֶחֶם אוֹ לָא?Pour rendre piggoul les agneaux, je ne pose pas la question : maintenant que si tout le kazayit vient du pain ils ne deviennent pas piggoul, pour un kazayit d'eux et de leur pain, y a-t-il à se le demander ? Là où je me pose la question, c'est pour rendre piggoul le pain : les agneaux se combinent-ils pour rendre piggoul le pain, ou non ?
- אֲמַר לֵיהּ: אַף בְּזוֹ, הַלֶּחֶם מְפוּגָּל וְהַכְּבָשִׂים אֵינָן מְפוּגָּלִין. וְאַמַּאי? לֵימָא קַל וָחוֹמֶר: וּמָה הַמְפַגֵּל אֵינוֹ מִתְפַּגֵּל, הַבָּא לְפַגֵּל וְלֹא פִּיגֵּל – אֵינוֹ דִּין שֶׁלֹּא יִתְפַּגֵּל?Rav lui a dit : même dans ce cas, le pain est piggoul et les agneaux ne sont pas piggoul. Mais pourquoi ? Disons un kal va'homer : si ce qui rend piggoul (les agneaux) ne devient pas piggoul, ce qui vient rendre piggoul (le pain) et n'a pas rendu piggoul, n'est-il pas logique que cela ne devienne pas piggoul ?
- וּמִי אָמְרִינַן קַל וָחוֹמֶר כִּי הַאי גַּוְנָא? וְהָתַנְיָא: מַעֲשֶׂה בְּאֶחָד שֶׁזָּרַע כַּרְמוֹ שֶׁל חֲבֵירוֹ סְמָדַר וְכוּ׳. וְאַמַּאי? לֵימָא קַל וָחוֹמֶר: מָה הָאוֹסֵר אֵינוֹ נֶאֱסָר, הַבָּא לֶאֱסוֹר וְלָא אָסַר – אֵינוֹ דִּין שֶׁלֹּא יִתְאַסֵּר?Mais disons-nous un kal va'homer de ce genre ? Voici qu'il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique hors de la Michna) : Il arriva à quelqu'un qui avait ensemencé la vigne de son prochain en bouton, etc. Mais pourquoi ? Disons un kal va'homer : si ce qui interdit n'est pas interdit, ce qui vient interdire et n'a pas interdit, n'est-il pas logique que cela ne soit pas interdit ?
- הָכִי הַשְׁתָּא? הָתָם קַנְבּוֹס וָלוּף אָסְרָה תּוֹרָה, שְׁאָר זְרָעִים מִדְּרַבָּנַן הוּא דַּאֲסִירִי, הַאי דְּעָבֵד אִיסּוּרָא – קַנְסוּהּ רַבָּנַן, דְּלָא עָבֵד אִיסּוּרָא – לָא קַנְסוּהּ רַבָּנַן, אֲבָל הָכָא לֵימָא קַל וָחוֹמֶר!Est-ce comparable ? Là-bas, ce sont le chanvre et l'arum que la Torah a interdits ; les autres graines ne sont interdites que d'ordre rabbinique. Celui qui a commis un interdit, les Sages l'ont sanctionné ; celui qui n'a pas commis d'interdit, les Sages ne l'ont pas sanctionné. Mais ici, disons un kal va'homer !
- מַאן דְּמַתְנֵי לַהּ אַתּוֹדָה – כׇּל שֶׁכֵּן אַכְּבָשִׂים, וּמַאן דְּמַתְנֵי לַהּ אַכְּבָשִׂים – כְּבָשִׂים הוּא דְּהוּזְקְקוּ זֶה לָזֶה לִתְנוּפָה, אֲבָל תּוֹדָה דְּלֹא הוּזְקְקָה זֶה לָזֶה בִּתְנוּפָה – לָא.Celui qui l'enseigne à propos de la toda (sacrifice d'action de grâce), à plus forte raison la posera-t-il à propos des agneaux ; et celui qui l'enseigne à propos des agneaux dira que ce sont les agneaux qui ont été liés l'un à l'autre pour le balancement ; mais la toda, qui n'a pas été liée à son pain par le balancement, non : la réponse y est évidente.
- רַבִּי אַבָּא זוּטֵי בָּעֵי לַהּ הָכִי, בְּעָא מִינֵּיהּ רַבִּי אֶלְעָזָר מֵרַב: הַשּׁוֹחֵט אֶת הַכֶּבֶשׂ לֶאֱכוֹל כְּזַיִת מֵחֲבֵירוֹ לְמָחָר, מַהוּ? ״חֲבֵירוֹ״ כֶּבֶשׂ מַשְׁמַע, וְלָא מְפַגֵּל, אוֹ דִלְמָא ״לֶחֶם״ מַשְׁמַע, וּמְפַגֵּל לֵיהּ.Rabbi Abba Zouté posait la question ainsi : Rabbi Elazar a demandé à Rav : Celui qui abat l'agneau avec l'intention de consommer un kazayit de son compagnon le lendemain, qu'en est-il ? « Son compagnon » signifie-t-il l'agneau, et il ne rend pas piggoul ; ou bien « le pain » est-il signifié, et il le rend piggoul ?
- אֲמַר לֵיהּ: תְּנֵיתוּהָ, שָׁחַט אֶחָד מִן הַכְּבָשִׂים לֶאֱכוֹל מִמֶּנּוּ לְמָחָר – הוּא פִּיגּוּל וַחֲבֵירוֹ כָּשֵׁר, לֶאֱכוֹל מֵחֲבֵירוֹ לְמָחָר – שְׁנֵיהֶם כְּשֵׁרִים, אַלְמָא ״חֲבֵירוֹ״ כֶּבֶשׂ מַשְׁמַע! דִּלְמָא דְּפָרֵישׁ וְאָמַר ״חֲבֵירוֹ כֶּבֶשׂ״.Rav lui a dit : vous l'avez appris dans la Michna (16a) : S'il a abattu l'un des agneaux avec l'intention d'en consommer le lendemain, il est piggoul et son compagnon est valable ; avec l'intention de consommer de son compagnon le lendemain, tous deux sont valables. Il en ressort que « son compagnon » signifie l'agneau ! Peut-être s'agit-il du cas où il a précisé et dit : « son compagnon l'agneau ».
- מַתְנִי׳ הַזֶּבַח מְפַגֵּל אֶת הַנְּסָכִים, מִשֶּׁקָּדְשׁוּ בִּכְלִי, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. הַנְּסָכִים אֵינָן מְפַגְּלִים אֶת הַזֶּבַח. כֵּיצַד? הַשּׁוֹחֵט אֶת הַזֶּבַח לֶאֱכוֹל מִמֶּנּוּ לְמָחָר – הוּא וּנְסָכָיו מְפוּגָּלִין, לְהַקְרִיב נְסָכָיו לְמָחָר – הַנְּסָכִים מְפוּגָּלִין, הַזֶּבַח אֵינוֹ מְפוּגָּל.MICHNA : Le sacrifice rend piggoul les libations, dès qu'elles ont été sanctifiées dans l'ustensile, telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Les libations ne rendent pas piggoul le sacrifice. Comment ? Celui qui abat le sacrifice avec l'intention d'en consommer le lendemain, lui et ses libations sont piggoul ; avec l'intention d'offrir ses libations le lendemain, les libations sont piggoul et le sacrifice n'est pas piggoul.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: נִסְכֵי בְּהֵמָה חַיָּיבִין עֲלֵיהֶן מִשּׁוּם פִּיגּוּל, מִפְּנֵי שֶׁדַּם הַזֶּבַח מַתִּירָן לִקְרַב, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné : Pour les libations d'un sacrifice animal, on est passible à leur sujet pour transgression de piggoul, car le sang du sacrifice leur permet d'être offertes, et tout ce qui a un élément rendant permis peut devenir piggoul ; telles sont les paroles de Rabbi Méïr.
- אָמְרוּ לוֹ לְרַבִּי מֵאִיר: וַהֲלֹא אָדָם מֵבִיא זִבְחוֹ הַיּוֹם וּנְסָכָיו עַד עֲשָׂרָה יָמִים! אָמַר לָהֶן: אַף אֲנִי לֹא אָמַרְתִּי אֶלָּא בְּבָאִין עִם הַזֶּבַח. אָמְרוּ לוֹ: אֶפְשָׁר לְשַׁנּוֹתוֹ לְזֶבַח אַחֵר!Ils ont dit à Rabbi Méïr : Mais un homme peut apporter son sacrifice aujourd'hui, et ses libations jusqu'à dix jours plus tard ! Il leur a dit : moi non plus, je n'ai parlé que de celles qui viennent avec le sacrifice. Ils lui ont dit : il est possible de les changer pour un autre sacrifice !
- אָמַר רָבָא: קָסָבַר רַבִּי מֵאִיר, הוּקְבְּעוּ בִּשְׁחִיטָה, כְּלַחְמֵי תוֹדָה.Rava a dit : Rabbi Méïr pense qu'elles ont été fixées par l'abattage, à ce sacrifice précis, comme les pains de la toda.
- תָּנוּ רַבָּנַן: לוֹג שֶׁמֶן שֶׁל מְצוֹרָע חַיָּיבִין עָלָיו מִשּׁוּם פִּיגּוּל, מִפְּנֵי שֶׁדַּם אָשָׁם מַתִּירוֹ לַבְּהוֹנוֹת, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. אָמְרוּ לוֹ לְרַבִּי מֵאִיר: וַהֲלֹא אָדָם מֵבִיא אֲשָׁמוֹ הַיּוֹם, וְלוּגּוֹ מִיכָּן וְעַד עֲשָׂרָה יָמִים.Nos Maîtres ont enseigné : Pour le log (mesure) d'huile du metsora (lépreux ; Lévitique 14), on est passible à son sujet pour piggoul, car le sang de l'acham (sacrifice de culpabilité) le permet pour les pouces, le pouce de la main et l'orteil ; telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Ils ont dit à Rabbi Méïr : Mais un homme peut apporter son acham aujourd'hui, et son log d'ici à dix jours !
- אָמַר לָהֶן: אַף אֲנִי לֹא אָמַרְתִּי אֶלָּא בְּבָא עִם הָאָשָׁם. אֶפְשָׁר לְשַׁנּוֹתוֹ לְאָשָׁם אַחֵר. אָמַר רָבָא: קָסָבַר רַבִּי מֵאִיר הוּקְבְּעוּ בִּשְׁחִיטָה, כְּלַחְמֵי תוֹדָה.Il leur a dit : moi non plus, je n'ai parlé que de celui qui vient avec l'acham. Ils lui ont dit : il est possible de le changer pour un autre acham. Rava a dit : Rabbi Méïr pense qu'ils ont été fixés par l'abattage, comme les pains de la toda.
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