Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְעוֹד, דְּקָתָנֵי סֵיפָא: לָן דָּמָהּ, אַף עַל פִּי שֶׁחָזַר וּזְרָקוֹ – מוֹעֲלִין בּוֹ.Et de plus, on peut prouver l'opinion de Rav Guidel à partir de cette baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna), car sa fin enseigne : si son sang a passé la nuit sans être aspergé sur l'autel le jour de l'abattage, bien que le Cohen l'ait ensuite aspergé le lendemain, celui qui en tire profit commet une me'ila (profanation d'un bien consacré) avec lui.
- אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא בְּחַטָּאת – שַׁפִּיר.La Guemara analyse cet enseignement : certes, si tu dis que la baraïta parle d'un 'hatat (sacrifice expiatoire), c'est bien : le sang ayant été disqualifié par la nuit, la viande ne devient pas permise aux Cohanim même après l'aspersion, et reste donc soumise à la me'ila ; alors que sans cela, l'aspersion l'aurait fait sortir de la me'ila.
- אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ בְּעוֹלָה – צְרִיכָא לְמֵימַר?Mais si tu dis qu'elle parle d'une ola (holocauste), est-il nécessaire de le dire ? Une ola reste soumise à la me'ila même si l'aspersion a été faite correctement, puisqu'elle n'est jamais permise aux Cohanim.
- סֵיפָא וַדַּאי מְסַיַּיע לֵיהּ. רֵישָׁא, מַאי? הוֹאִיל וּמְסַיַּיע לֵיהּ סֵיפָא, מְסַיַּיע לֵיהּ נָמֵי רֵישָׁא?La Guemara commente : la fin de la baraïta soutient certainement Rav Guidel, puisqu'elle montre qu'une aspersion disqualifiée ne fait pas sortir de la me'ila. Le début, qu'en est-il ? Dira-t-on que puisque la fin le soutient, le début, qui dit que le pigoul est toujours soumis à la me'ila, le soutient aussi ?
- סֵיפָא לָאו וַדַּאי מְסַיַּיע לֵיהּ: מַאי שְׁנָא הֲלָנָה – דְּקָעָבֵיד בְּיָדַיִם, לָא מַהְנֵי זְרִיקָה לְאַפּוֹקֵי מִידֵי מְעִילָה.La Guemara rejette : la fin elle-même ne le soutient pas certainement ; on peut distinguer. En quoi est-ce différent ? Dans le cas où l'on laisse le sang passer la nuit, où le Cohen agit en quelque sorte de ses mains en négligeant d'asperger, l'aspersion n'est pas efficace pour faire sortir l'offrande du statut de me'ila.
- מַחְשָׁבָה – לָא קָא עָבֵיד בְּיָדַיִם, מַהְנֵי לֵיהּ זְרִיקָה לְאַפּוֹקֵי מִידֵי מְעִילָה.Mais dans le cas du pigoul, où la disqualification vient de l'intention, le Cohen n'agit pas de ses mains ; peut-être l'aspersion est-elle efficace pour le faire sortir du statut de me'ila.
- לֵימָא הָא מְסַיַּיע לֵיהּ: הַפִּיגּוּל בְּקׇדְשֵׁי קָדָשִׁים – מוֹעֲלִין בּוֹ. לָאו אַף עַל גַּב דְּזָרַק וּמְסַיַּיע לֵיהּ! לָא, דְּלֹא זָרַק.La Guemara propose : disons que ceci le soutient : le pigoul (offrande disqualifiée par une intention de la consommer hors de son temps) parmi les kodchei kodachim (sacrifices très saints), on commet une me'ila avec lui. N'est-ce pas même si le Cohen a aspergé le sang, et cela le soutient ? On rejette : non, il s'agit du cas où il n'a pas encore aspergé.
- אֲבָל זָרַק, מַאי? הָכִי נָמֵי דְּאֵין מוֹעֲלִין בּוֹ? אַמַּאי קָתָנֵי סֵיפָא: בְּקָדָשִׁים קַלִּים – אֵין מוֹעֲלִין בּוֹ?La Guemara demande : mais s'il a aspergé, qu'en est-il ? Est-ce qu'effectivement on ne commet pas de me'ila avec lui ? Dans ce cas, pourquoi enseigne-t-on dans la fin : parmi les kodachim kalim (sacrifices de moindre sainteté), on ne commet pas de me'ila avec lui ?
- לִיפְלוֹג בְּרֵישָׁא, וְלִיתְנֵי: לִפְנֵי זְרִיקָה – מוֹעֲלִין בּוֹ, לְאַחַר זְרִיקָה – אֵין מוֹעֲלִין בּוֹ! הָהוּא וַדַּאי מְסַיַּיע לֵיהּ.Qu'il distingue plutôt dans le début même, à propos des kodchei kodachim, et qu'il enseigne : avant l'aspersion, on commet une me'ila avec lui ; après l'aspersion, on ne commet pas de me'ila avec lui ! La Guemara conclut : cela, l'enseignement de la fin, le soutient certainement.
- לֵימָא הוֹאִיל וּמְסַיַּיע לֵיהּ סֵיפָא מְסַיַּיע לֵיהּ נָמֵי רֵישָׁא? קָדָשִׁים קַלִּים – פְּסִיקָא לֵיהּ, הָכָא – לָא פְּסִיקָא לֵיהּ.Dira-t-on que, puisque la fin le soutient, le début le soutient aussi ? Non : la baraïta distingue entre kodchei kodachim et kodachim kalim plutôt qu'au sein des kodchei kodachim, car pour les kodachim kalim, la règle est tranchée (le pigoul n'y est jamais soumis à la me'ila), alors qu'ici, pour les kodchei kodachim, elle n'est pas tranchée, puisqu'elle dépend de l'aspersion.
- כְּלָל אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: כֹּל שֶׁהָיְתָה לָהּ שְׁעַת הֶיתֵּר לַכֹּהֲנִים – אֵין מוֹעֲלִין בָּהּ, וְכֹל שֶׁלֹּא הָיְתָה לָהּ שְׁעַת הֶיתֵּר לַכֹּהֲנִים – מוֹעֲלִין בָּהּ.La Michna enseigne : Rabbi Yehochoua a énoncé une règle générale : toute offrande qui a eu un moment de permission pour les Cohanim avant d'être disqualifiée, on ne commet pas de me'ila avec elle, car elle n'est plus un bien réservé à D.ieu ; et toute offrande qui n'a pas eu de moment de permission pour les Cohanim, on commet une me'ila avec elle.
- אֵיזוֹהִי שֶׁהָיְתָה לָהּ שְׁעַת הֶיתֵּר לַכֹּהֲנִים? שֶׁלָּנָה, וְשֶׁנִּטְמֵאת, וְשֶׁיָּצָאת.Laquelle est celle qui a eu un moment de permission pour les Cohanim ? Celle qui a passé la nuit après avoir été offerte correctement (devenant notar, reste), celle qui est devenue temé'a (impure), et celle qui est sortie de la cour du Temple.
- וְאֵיזוֹהִי שֶׁלֹּא הָיְתָה לָהּ שְׁעַת הֶיתֵּר לַכֹּהֲנִים? שֶׁנִּשְׁחֲטָה חוּץ לִזְמַנָּהּ, וְחוּץ לִמְקוֹמָהּ, וְשֶׁקִּבְּלוּ פְּסוּלִין וְזָרְקוּ אֶת דָּמָהּ.Et laquelle est celle qui n'a pas eu de moment de permission pour les Cohanim ? Celle qui a été abattue avec l'intention de la consommer ou d'en asperger le sang hors de son temps prescrit, ou hors de son lieu prescrit, ou celle dont des personnes inaptes au service ont recueilli et aspergé le sang.
- אֲמַר לֵיהּ בַּר קַפָּרָא לְבַר פְּדָת: בֶּן אֲחוֹתִי, רְאֵה מָה אַתָּה שׁוֹאֲלֵנִי לְמָחָר בְּבֵית הַמִּדְרָשׁ: הֶיתֵּר שְׁחִיטָה שָׁנִינוּ,À ce propos, Bar Kappara dit à Bar Pedat : fils de ma sœur, vois (prépare-toi sur) ce que tu me demanderas demain à la maison d'étude : est-ce la permission de l'abattage que nous avons apprise ? C'est-à-dire : dès lors que l'offrande a été abattue correctement, même si elle a été disqualifiée ensuite, elle sort de la me'ila.
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