Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאִם עַד שֶׁלֹּא כִּיפְּרוּ הַבְּעָלִים – תִּרְעֶה עַד שֶׁתִּסְתָּאֵב, וְתִמָּכֵר וְיִקְחוּ בְּדָמֶיהָ אַחֶרֶת. וְעוֹשֶׂה תְּמוּרָה, וּמוֹעֲלִין בָּהּ.Et si la bête a été retrouvée avant que les propriétaires aient obtenu l'expiation, celle dont l'année est passée paîtra jusqu'à ce qu'elle contracte un défaut, puis elle sera vendue et l'on en achètera une autre avec son prix ; celle retrouvée avec un défaut est vendue aussitôt. Et dans ces cas, elle produit un substitut, et l'on commet une méïla (usage profane d'un bien consacré) avec elle.
- גְּמָ׳ מַאי שְׁנָא רֵישָׁא דְּלָא קָא מִיפַּלְגִי, וּמַאי שְׁנָא סֵיפָא דְּקָא מִיפַּלְגִי?GUEMARA – En quoi est différente la première partie de la Michna, où l'on ne distingue pas selon que les propriétaires ont obtenu l'expiation ou non, et en quoi est différente la dernière partie, où l'on distingue ?
- רֵישָׁא – פְּסִיקָא לֵיהּ, סֵיפָא – לָא פְּסִיקָא לֵיהּ.La première partie est tranchée pour lui – la règle est la même dans tous les cas ; la dernière partie n'est pas tranchée pour lui, puisqu'elle dépend de l'expiation par un autre animal.
- הָא תְּנָא לֵיהּ גַּבֵּי תְּמוּרָה! תְּנָא הָתָם מִשּׁוּם תְּמוּרָה, תְּנָא הָכָא מִשּׁוּם מְעִילָה.Mais la Michna l'a déjà enseigné à propos de la temoura (substitution), dans le traité Temoura (21b) ! Elle l'a enseigné là-bas en raison de la temoura, elle l'enseigne ici en raison de la méïla.
- מַתְנִי׳ הַמַּפְרִישׁ מָעוֹת לִנְזִירוּתוֹ – לֹא נֶהֱנִין וְלֹא מוֹעֲלִין, מִפְּנֵי שֶׁהֵן רְאוּיִן לָבֹא כּוּלָּן שְׁלָמִים.MICHNA – Celui qui met de côté de l'argent pour son naziréat, c'est-à-dire pour les trois sacrifices qu'il doit apporter à son terme ('hatat, ola et chelamim), sans préciser quelle somme est destinée à quel sacrifice : on n'en tire pas profit a priori, mais on ne commet pas de méïla si l'on en a profité, parce que chaque partie de l'argent peut servir à acheter le sacrifice de chelamim (sacrifice de paix), qui n'est pas soumis à la méïla avant l'aspersion du sang.
- מֵת וְהָיוּ לוֹ מָעוֹת סְתוּמִין – יִפְּלוּ לִנְדָבָה. מָעוֹת מְפוֹרָשִׁים, דְּמֵי חַטָּאת – יֵלְכוּ לְיָם הַמֶּלַח, לֹא נֶהֱנִין וְלֹא מוֹעֲלִין.S'il est mort et qu'il avait de l'argent non spécifié, celui-ci tombera dans la caisse des offrandes volontaires de la communauté. S'il avait de l'argent spécifié, l'argent de la 'hatat ira à la mer Morte pour y être détruit : on n'en tire pas profit, mais on ne commet pas de méïla.
- דְּמֵי עוֹלָה – יָבִיאוּ עוֹלָה, וּמוֹעֲלִין בָּהֶן. דְּמֵי שְׁלָמִים – יָבִיאוּ שְׁלָמִים, וְנֶאֱכָלִין לְיוֹם אֶחָד. וְאֵין טְעוּנִין לֶחֶם.Avec l'argent de l'ola (holocauste), on apportera une ola, et l'on commet une méïla avec lui. Avec l'argent des chelamim, on apportera des chelamim, et ils sont consommés pendant un seul jour (et la nuit suivante), comme les chelamim du naziréat ; et ils ne nécessitent pas les pains qui accompagnent les chelamim du nazir, puisque le nazir est mort.
- גְּמָ׳ מַתְקֵיף לַהּ רֵישׁ לָקִישׁ: וְלִיתְנֵי נָמֵי: הַמַּפְרִישׁ מָעוֹת לְקִינִּים –GUEMARA – Rech Lakich a objecté : que le Tanna enseigne aussi ce cas : celui qui met de côté de l'argent pour des « nids » (paires d'oiseaux offertes en sacrifice), sans préciser quelle part va à l'ola et quelle part à la 'hatat –
- לֹא נֶהֱנִין וְלֹא מוֹעֲלִין, מִפְּנֵי שֶׁהֵן רְאוּיִן לְהָבִיא תּוֹרִין שֶׁלֹּא הִגִּיעַ זְמַנָּן וּבְנֵי יוֹנָה שֶׁעָבַר זְמַנָּן!on n'en tire pas profit, mais on ne commet pas de méïla, parce que cet argent peut servir à apporter des tourterelles dont le temps n'est pas encore arrivé (trop jeunes pour être offertes) ou des jeunes pigeons dont le temps est passé (trop âgés) ; ces oiseaux étant inaptes, on ne devrait pas commettre de méïla !
- אָמַר רָבָא: אָמְרָה תּוֹרָה בְּמָעוֹת סְתוּמִין: הָבֵא שְׁלָמִים, אָמְרָה תּוֹרָה: הָבֵא תּוֹרִין שֶׁלֹּא הִגִּיעַ זְמַנָּן? אֵינָן רְאוּיִין לַמִּזְבֵּחַ!Rava a dit : les deux cas ne sont pas comparables. Pour l'argent non spécifié du nazir, la Torah a dit : « Apporte des chelamim » ; c'est pourquoi chaque part peut leur être attribuée. Mais ici, la Torah a-t-elle dit : « Apporte des tourterelles dont le temps n'est pas arrivé » ? Elles ne sont pas aptes à l'autel !
- מַתְנִי׳ רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: הַדָּם – קַל בַּתְּחִלָּה וְחָמוּר בְּסוֹפוֹ. נְסָכִין – חוֹמֶר בִּתְחִלָּתָן וְקַל בְּסוֹפָן.MICHNA – Rabbi Chimon dit : le sang des sacrifices est léger au début et grave à la fin ; les libations de vin sont graves au début et légères à la fin.
- דָּם, בִּתְחִלָּתוֹ – אֵין מוֹעֲלִין. יָצָא לְנַחַל קִדְרוֹן – מוֹעֲלִין בּוֹ. נְסָכִין בִּתְחִלָּתָן – מוֹעֲלִין בָּהֶן. יָרְדוּ לַשִּׁיתִין – אֵין מוֹעֲלִין בָּהֶן.Le sang, au début, avant l'aspersion sur l'autel, on ne commet pas de méïla avec lui ; une fois qu'il est sorti par le canal du Temple vers la vallée du Kidron, on commet une méïla avec lui. Les libations, au début, dès leur consécration, on commet une méïla avec elles ; une fois qu'elles sont descendues dans les chitin (conduits creusés sous l'autel), on ne commet plus de méïla avec elles, car leur mitsva a été accomplie.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: מוֹעֲלִין בְּדָמִים, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר וְרַבִּי שִׁמְעוֹן. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין מוֹעֲלִין.GUEMARA – Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : on commet une méïla avec le sang sorti vers la vallée du Kidron ; telles sont les paroles de Rabbi Méïr et de Rabbi Chimon. Mais les Sages disent : on ne commet pas de méïla.
- מַאי טַעְמָא דְּמַאן דְּאָמַר אֵין מוֹעֲלִין? אָמַר עוּלָּא: אָמַר קְרָא: ״וַאֲנִי נְתַתִּיו לָכֶם״ – שֶׁלָּכֶם הוּא. דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל תָּנָא: ״לְכַפֵּר״ – לְכַפָּרָה נְתַתִּיו, וְלֹא לִמְעִילָה.Quelle est la raison de celui qui dit qu'on ne commet pas de méïla ? Oula a dit : le verset dit : « Car l'âme de la chair est dans le sang, et Je vous l'ai donné sur l'autel pour faire expiation pour vos âmes » (Lévitique 17, 11) – « à vous » : il est à vous, et non au Sanctuaire. Dans l'école de Rabbi Ichmaël, on a enseigné : « pour faire expiation » – Je l'ai donné pour l'expiation, et non pour la méïla.
- רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר, אָמַר קְרָא: ״כִּי הַדָּם הוּא בַּנֶּפֶשׁ יְכַפֵּר״ – לִפְנֵי כַפָּרָה כִּלְאַחַר כַּפָּרָה הוּא. מָה לְאַחַר כַּפָּרָה אֵין בּוֹ מְעִילָה, אַף לִפְנֵי כַפָּרָה אֵין בּוֹ מְעִילָה.Rabbi Yo'hanan a dit : le verset dit : « Car le sang, c'est par l'âme qu'il fait expiation » (Lévitique 17, 11) – « c'est » (hou) enseigne qu'il reste tel quel : avant l'expiation, il est comme après l'expiation. De même qu'après l'expiation il n'est pas soumis à la méïla, puisque sa mitsva a été accomplie, de même avant l'expiation il n'est pas soumis à la méïla.
- וְאֵימָא: מַה לִפְנֵי כַפָּרָה – יֵשׁ בּוֹ מְעִילָה, אַף לְאַחַר כַּפָּרָה – יֵשׁ בּוֹ מְעִילָה!La Guemara objecte : Mais dis plutôt l'inverse : de même qu'avant l'expiation il est soumis à la méïla, de même après l'expiation il est soumis à la méïla !
- וְכִי יֵשׁ לְךָ דָּבָר שֶׁנַּעֲשֵׂית מִצְוָתוֹ וְיֵשׁ בּוֹ מְעִילָה? אַמַּאי לָא?!Rabbi Yo'hanan répondrait : Mais y a-t-il une chose dont la mitsva a été accomplie et qui reste soumise à la méïla ? La Guemara rétorque : Pourquoi pas ?!
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