Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כֹּל שֶׁבַּקֹּדֶשׁ פָּסוּל – בָּא הַכָּתוּב לִיתֵּן לֹא תַעֲשֶׂה עַל אֲכִילָתוֹ! הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּקוֹדֶם פְּסוּלוֹ חֲזֵי, הָכָא דְּקוֹדֶם פְּסוּלוֹ נָמֵי לָא חֲזֵי.il ressort que tout ce qui, parmi les choses saintes, est invalide, le verset vient imposer un interdit sur sa consommation ! La Guemara répond : Cela ne vaut que là où, avant son invalidation, il convenait à la consommation ; ici, même avant son invalidation, il ne convenait pas.
- וְלִילְקֵי נָמֵי כְּאִידַּךְ דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר. דְּתַנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: כׇּל שֶׁהוּא בְּ״כָלִיל תִּהְיֶה״ – לִיתֵּן לֹא תַעֲשֶׂה עַל אֲכִילָתוֹ! אִין הָכִי נָמֵי, וְרָבָא – מֵהַאי קְרָא קָאָמַר.La Guemara demande : Qu'il soit aussi flagellé conformément à l'autre enseignement de Rabbi Eliézer ! Car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Eliézer dit : Tout ce qui relève de « Elle sera entièrement consumée » (Lévitique 6, 16), le verset vient imposer un interdit sur sa consommation ! Elle répond : En effet, il en est bien ainsi, mais Rava parle à partir de ce verset-ci, celui de Deutéronome 12, 17.
- אָמַר רַב גִּידֵּל אָמַר רַב: (סִימָן כּוּזָא) כֹּהֵן שֶׁאָכַל מֵחַטָּאת וְאָשָׁם לִפְנֵי זְרִיקָה – לוֹקֶה. מַאי טַעְמָא? דְּאָמַר קְרָא: ״וְאָכְלוּ אֹתָם אֲשֶׁר כֻּפַּר בָּהֶם״, לְאַחַר כַּפָּרָה – אִין, לִפְנֵי כַּפָּרָה – לָא. לָאו הַבָּא מִכְּלַל עֲשֵׂה, – לָאו הוּא.Rav Guidel a dit au nom de Rav : (moyen mnémotechnique : Kouza) Un Cohen qui a mangé d'un 'hatat (sacrifice expiatoire) ou d'un acham (sacrifice de culpabilité) avant l'aspersion du sang est flagellé. Quelle en est la raison ? Car le verset dit : « Et ils mangeront ce par quoi l'expiation a été faite » (Exode 29, 33) : après l'expiation, oui ; avant l'expiation, non. Et un interdit qui découle d'un commandement positif est un interdit, passible de flagellation.
- מֵתִיב רָבָא: ״וְכׇל בְּהֵמָה מַפְרֶסֶת פַּרְסָה וְשֹׁסַעַת שֶׁסַע שְׁתֵּי פְרָסוֹת מַעֲלַת גֵּרָה בַּבְּהֵמָה אֹתָהּ תֹּאכֵלוּ״, ״אֹתָהּ תֹּאכֵלוּ״ – וְאֵין בְּהֵמָה אַחֶרֶת תֹּאכֵלוּ. וְאִי כִּדְקָאָמְרַתְּ, ״אֶת זֶה לֹא תֹאכְלוּ״ לְמָה לִי?Rava a objecté : « Et toute bête qui a le sabot fendu et le pied divisé en deux ongles, et qui rumine, parmi les bêtes, celle-là vous la mangerez » (Deutéronome 14, 6) : « celle-là vous la mangerez », et vous ne mangerez aucune autre bête. Or, si c'est comme tu le dis, pourquoi ai-je besoin de « Mais ceux-ci, vous ne les mangerez pas » (Deutéronome 14, 7) ? Il en ressort qu'un interdit découlant d'un commandement positif a le statut d'un commandement positif.
- אֶלָּא אִי אִיתְּמַר הָכִי אִיתְּמַר, אָמַר רַב גִּידֵּל אָמַר רַב: זָר שֶׁאָכַל מֵחַטָּאת וְאָשָׁם לִפְנֵי זְרִיקָה – פָּטוּר, מַאי טַעְמָא – דְּאָמַר קְרָא: ״וְאָכְלוּ אֹתָם אֲשֶׁר כֻּפַּר בָּהֶם״, כֹּל הֵיכָא דְּקָרֵינַן בֵּיהּ ״וְאָכְלוּ אוֹתָם אֲשֶׁר כֻּפַּר בָּהֶם״ – קָרֵינַן בֵּיהּ ״וְזָר לֹא יֹאכַל קֹדֶשׁ״, וְכֹל הֵיכָא דְּלָא קָרֵינַן בֵּיהּ ״וְאָכְלוּ אֹתָם אֲשֶׁר כֻּפַּר בָּהֶם״ – לָא קָרֵינַן בֵּיהּ ״וְזָר לֹא יֹאכַל״.Mais si cela a été dit, voici ce qui a été dit : Rav Guidel a dit au nom de Rav : Un zar (non-Cohen) qui a mangé d'un 'hatat ou d'un acham avant l'aspersion est pétour (exempt). Quelle en est la raison ? Car le verset dit : « Et ils mangeront ce par quoi l'expiation a été faite », suivi de « et un zar n'en mangera pas » : partout où nous lisons « Et ils mangeront ce par quoi l'expiation a été faite », nous lisons « Et un zar ne mangera pas de chose sainte » ; et partout où nous ne lisons pas « Et ils mangeront ce par quoi l'expiation a été faite », nous ne lisons pas « Et un zar ne mangera pas ».
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רַבִּי הוֹשַׁעְיָה: בִּכּוּרִים, הַנָּחָה מְעַכֶּבֶת בָּהֶן, קְרִיָּיה אֵין מְעַכֶּבֶת בָּהֶן.Rabbi Elazar a dit au nom de Rabbi Hochaya : Pour les bikourim (prémices), le dépôt près de l'autel est indispensable, la récitation n'est pas indispensable.
- וּמִי אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר הָכִי? וְהָא אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רַבִּי הוֹשַׁעְיָא: הִפְרִישׁ בִּכּוּרִים קוֹדֶם לֶחָג, וְעָבַר עֲלֵיהֶן הֶחָג – יֵרָקְבוּ. מַאי לָאו מִשּׁוּם דְּלָא מָצֵי לְמִיקְרֵי עֲלֵיהֶן? וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ קְרִיָּיה אֵין מְעַכֶּבֶת בָּהֶן, אַמַּאי יֵרָקְבוּ?La Guemara demande : Rabbi Elazar a-t-il vraiment dit cela ? Rabbi Elazar n'a-t-il pas dit au nom de Rabbi Hochaya : S'il a mis de côté des bikourim avant la fête de Souccot et que la fête a passé sur eux, qu'ils pourrissent. N'est-ce pas parce qu'il ne peut plus réciter sur eux ? Et s'il te venait à l'esprit que la récitation n'est pas indispensable, pourquoi qu'ils pourrissent ?
- כִּדְרַבִּי זֵירָא. דְּאָמַר רַבִּי זֵירָא: כׇּל הָרָאוּי לְבִילָּה – אֵין בִּילָּה מְעַכֶּבֶת בּוֹ, וְכֹל שֶׁאֵינוֹ רָאוּי לְבִילָּה – בִּילָּה מְעַכֶּבֶת בּוֹ.La Guemara répond : Il s'agit de ce qui est conforme à Rabbi Zeira, car Rabbi Zeira a dit : Tout ce qui est apte au mélange de farine et d'huile dans une offrande, le mélange n'y est pas indispensable ; et tout ce qui n'est pas apte au mélange, le mélange y est indispensable. De même ici : quand la récitation est impossible, son absence invalide.
- רַבִּי אַחָא בַּר יַעֲקֹב מַתְנֵי לַהּ כִּדְרַבִּי אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, וְקַשְׁיָא לֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן אַדְּרַבִּי יוֹחָנָן. וּמִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן בִּכּוּרִים הַנָּחָה מְעַכֶּבֶת בָּהֶן קְרִיָּיה אֵין מְעַכֶּבֶת בָּהֶן? וְהָא בְּעָא מִינֵּיהּ רַבִּי אַסִּי מֵרַבִּי יוֹחָנָן: בִּכּוּרִים מֵאֵימָתַי מוּתָּרִין לְכֹהֲנִים? וַאֲמַר לֵיהּ: הָרְאוּיִן לִקְרִיָּיה – מִשֶּׁקָּרָא עֲלֵיהֶן, וְשֶׁאֵין רְאוּיִן לִקְרִיָּיה – מִשֶּׁרָאוּ פְּנֵי הַבַּיִת.Rabbi A'ha bar Yaakov enseigne cela comme une parole de Rabbi Assi au nom de Rabbi Yo'hanan, et cela lui pose une contradiction entre un propos de Rabbi Yo'hanan et un autre de Rabbi Yo'hanan : Rabbi Yo'hanan a-t-il vraiment dit : Pour les bikourim, le dépôt est indispensable, la récitation n'est pas indispensable ? Rabbi Assi n'a-t-il pas demandé à Rabbi Yo'hanan : À partir de quand les bikourim sont-ils permis aux Cohanim ? Et il lui a répondu : Ceux qui sont aptes à la récitation, dès qu'on a récité sur eux ; et ceux qui ne sont pas aptes à la récitation, dès qu'ils ont vu la face de la Maison (dès leur entrée au Temple).
- קַשְׁיָא קְרִיָּיה אַקְּרִיָּיה, קַשְׁיָא הַנָּחָה אַהַנָּחָה!Il y a une difficulté entre récitation et récitation, il y a une difficulté entre dépôt et dépôt !
- קְרִיָּיה אַקְּרִיָּה לָא קַשְׁיָא: הָא רַבִּי שִׁמְעוֹן, הָא רַבָּנַן. הַנָּחָה אַהַנָּחָה נָמֵי לָא קַשְׁיָא: הָא רַבִּי יְהוּדָה, וְהָא רַבָּנַן.La Guemara répond : Récitation contre récitation n'est pas difficile : l'un est selon Rabbi Chimon, l'autre selon les Sages. Dépôt contre dépôt n'est pas difficile non plus : l'un est selon Rabbi Yehouda, l'autre selon les Sages.
- מַאי רַבִּי יְהוּדָה? דְּתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: ״וְהִנַּחְתּוֹ״ – זוֹ תְּנוּפָה. אַתָּה אוֹמֵר זוֹ תְּנוּפָה, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא הַנָּחָה מַמָּשׁ? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״וְהִנִּיחוֹ״ – הֲרֵי הַנָּחָה אָמוּר, הָא מָה אֲנִי מְקַיֵּים ״וְהִנַּחְתּוֹ״ – זוֹ תְּנוּפָה.Quel est l'avis de Rabbi Yehouda ? Car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda dit : « Et tu le déposeras » (Deutéronome 26, 10) : c'est le balancement. Tu dis que c'est le balancement ; ou bien n'est-ce qu'un véritable dépôt ? Lorsqu'il dit « Et il le déposera » (Deutéronome 26, 4), le dépôt est déjà énoncé ; comment donc réaliser « Et tu le déposeras » ? C'est le balancement.
- וּמַאן תַּנָּא דִּפְלִיג עֲלֵיהּ דְּרַבִּי יְהוּדָה? רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב הִיא, דְּתַנְיָא: ״וְלָקַח הַכֹּהֵן הַטֶּנֶא מִיָּדֶךָ״ – לִימֵּד עַל הַבִּכּוּרִים שֶׁטְּעוּנִין תְּנוּפָה, דִּבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב. מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב?Et quel est le Tanna qui diverge de Rabbi Yehouda ? C'est Rabbi Eliézer ben Yaakov, car il a été enseigné dans une baraïta : « Et le Cohen prendra la corbeille de ta main » (Deutéronome 26, 4) : cela enseigne au sujet des bikourim qu'ils requièrent le balancement ; telles sont les paroles de Rabbi Eliézer ben Yaakov. Quelle est la raison de Rabbi Eliézer ben Yaakov ?
- אָתְיָא ״יָד״ ״יָד״ מִשְּׁלָמִים: כְּתִיב הָכָא ״וְלָקַח הַכֹּהֵן הַטֶּנֶא מִיָּדֶךָ״, וּכְתִיב ״יָדָיו תְּבִיאֶינָה אֵת אִשֵּׁי ה׳״, מָה כָּאן כֹּהֵן – אַף לְהַלָּן כֹּהֵן, מָה לְהַלָּן בְּעָלִים – אַף כָּאן בְּעָלִים. הָא כֵּיצַד? מַנִּיחַ כֹּהֵן יָדָיו תַּחַת יְדֵי בְּעָלִים וּמֵנִיף.On le déduit par guezéra chava (analogie textuelle) du mot « main », « main », des chelamim (offrandes de paix) : il est écrit ici : « Et le Cohen prendra la corbeille de ta main », et il est écrit : « Ses mains apporteront les offrandes de feu de Hachem » (Lévitique 7, 30). De même qu'ici c'est le Cohen, là-bas aussi c'est le Cohen ; de même que là-bas ce sont les propriétaires, ici aussi ce sont les propriétaires. Comment cela ? Le Cohen place ses mains sous les mains du propriétaire et balance.
- אָמַר רָבָא בַּר אַדָּא אָמַר רַבִּי יִצְחָק: בִּכּוּרִיםRava bar Adda a dit au nom de Rabbi Its'hak : Les bikourim
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