Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- חוּמְרֵי פְּתַכְיָיתָא. אֲתַאי הָהִיא אִיתְּתָא, אֲמַרָה לֵיהּ: ״הַב לִי חַד שׂוֹכָא״. אֲמַר לַהּ: ״אִי יָהֲבִינָא לִיךְ מִיקַּדְּשַׁתְּ לִי״? אֲמַרָה לֵיהּ: ״הַבָה מֵיהֲבָה״. אָמַר רַב חָמָא: כֹּל ״הַבָה מֵיהֲבָה״ לָאו כְּלוּם הוּא.des perles de verre ('houmrei petakhyata). Une femme vint et lui dit : « Donne-moi un collier. » Il lui dit : « Si je te le donne, seras-tu consacrée à moi ? » Elle lui dit : « Donne, donne ! » Rav 'Hama a dit : tout « Donne, donne ! » n'est rien : elle se moquait de lui et n'acceptait pas la condition.
- הָהוּא גַּבְרָא דַּהֲוָה קָא שָׁתֵי חַמְרָא בְּחָנוּתָא. אֲתַאי הָהִיא אִיתְּתָא, אֲמַרָה לֵיהּ: ״הַב לִי חַד כָּסָא״. אֲמַר לַהּ: ״אִי יָהֵיבְנָא לִיךְ מִיקַּדְּשַׁתְּ לִי״? אֲמַרָה לֵיהּ: ״אַשְׁקוֹיֵי אַשְׁקְיַין״. אָמַר רַב חָמָא: כֹּל ״אַשְׁקוֹיֵי אַשְׁקְיַין״ לָאו כְּלוּם הוּא.Un certain homme buvait du vin dans une boutique. Une femme vint et lui dit : « Donne-moi une coupe. » Il lui dit : « Si je te la donne, seras-tu consacrée à moi ? » Elle lui dit : « Fais-moi boire, fais-moi boire ! » Rav 'Hama a dit : tout « Fais-moi boire, fais-moi boire ! » n'est rien.
- הָהוּא גַּבְרָא דַּהֲוָה קָא שָׁדֵי תַּמְרֵי מִדִּקְלָא. אֲתַאי הָהִיא אִיתְּתָא, אֲמַרָה לֵיהּ: ״שְׁדִי לִי תַּרְתֵּי״! אֲמַר לַהּ: ״אִי שָׁדֵינָא לִיךְ מִיקַּדְּשַׁתְּ לִי״? אֲמַרָה לֵיהּ: ״שְׁדִי מִישְׁדָּא״. אָמַר רַב זְבִיד: כֹּל ״שְׁדִי מִישְׁדָּא״ לָאו כְּלוּם הוּא.Un certain homme faisait tomber des dattes d'un palmier. Une femme vint et lui dit : « Jette-m'en deux ! » Il lui dit : « Si je te les jette, seras-tu consacrée à moi ? » Elle lui dit : « Jette, jette ! » Rav Zevid a dit : tout « Jette, jette ! » n'est rien.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: ״הַב״, ״אַשְׁקִי״, ״וּשְׁדִי״, מַהוּ? – אָמַר רָבִינָא: מְקוּדֶּשֶׁת. רַב סַמָּא בַּר רַקְתָּא אָמַר: תָּגָא דְמַלְכָּא! אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת. וְהִלְכְתָא: אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת.Ils ont posé la question : si elle a dit simplement « Donne », « Fais-moi boire » ou « Jette », sans répéter, qu'en est-il ? Ravina a dit : elle est consacrée. Rav Sama bar Rakta a dit : par la couronne du roi ! Elle n'est pas consacrée. Et la halakha (règle pratique) est : elle n'est pas consacrée.
- וְהִלְכְתָא: שִׁירָאֵי לָא צְרִיכִי שׁוּמָא. וְהִלְכְתָא כְּרַבִּי אֶלְעָזָר, וְהִלְכְתָא כְּרָבָא אָמַר רַב נַחְמָן.Et la halakha est : les soieries n'ont pas besoin d'estimation pour consacrer une femme. Et la halakha est conforme à Rabbi Elazar (qui a dit qu'avec un dinar donné sur un mané promis, elle est consacrée), et la halakha est conforme à ce que Rava a dit au nom de Rav Na'hman (qu'un gage ne consacre pas).
- תָּנוּ רַבָּנַן: בִּשְׁטָר כֵּיצַד? כָּתַב לוֹ עַל הַנְּיָיר אוֹ עַל הַחֶרֶס, אַף עַל פִּי שֶׁאֵין בּוֹ שָׁוֶה פְרוּטָה, ״בִּתְּךָ מְקוּדֶּשֶׁת לִי״, ״בִּתְּךָ מְאוֹרֶסֶת לִי״, ״בִּתְּךָ לִי לְאִינְתּוּ״ – הֲרֵי זוֹ מְקוּדֶּשֶׁת.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : les kiddouchin (consécration matrimoniale) par un document, comment ? S'il a écrit pour le père, sur du papier ou sur un tesson, même s'il n'a pas la valeur d'une prouta (la plus petite pièce) : « Ta fille m'est consacrée », « Ta fille m'est fiancée » ou « Ta fille est à moi pour épouse », elle est consacrée.
- מַתְקֵיף לַהּ רַבִּי זֵירָא בַּר מֶמֶל: הָא לָא דָּמֵי הַאי שְׁטָרָא לִשְׁטַר זְבִינֵי! הָתָם, מוֹכֵר כּוֹתֵב לוֹ ״שָׂדִי מְכוּרָה לָךְ״, הָכָא בַּעַל כּוֹתֵב ״בִּתְּךָ מְקוּדֶּשֶׁת לִי״!Rabbi Zeira bar Memel objecte : ce document n'est pas comparable à un acte de vente ! Là-bas, c'est le vendeur qui écrit à l'acheteur : « Mon champ t'est vendu » ; ici, c'est le mari, l'acquéreur, qui écrit : « Ta fille m'est consacrée » !
- אָמַר רָבָא: הָתָם מֵעִנְיָינָא דִּקְרָא וְהָכָא מֵעִנְיָינָא דִּקְרָא. הָתָם כְּתִיב ״וּמָכַר מֵאֲחֻזָּתוֹ״ – בְּמוֹכֵר תְּלָה רַחֲמָנָא, הָכָא כְּתִיב ״כִּי יִקַּח״ – בְּבַעַל תְּלָה רַחֲמָנָא.Rava a dit : là-bas, la formulation vient du contexte du verset, et ici aussi, du contexte du verset. Là-bas, il est écrit : « et il vendra de sa propriété » (Lévitique 25, 25) : le Miséricordieux a fait dépendre l'acte du vendeur ; ici, il est écrit : « Quand un homme prendra » (Deutéronome 22, 13) : le Miséricordieux l'a fait dépendre du mari.
- הָתָם נָמֵי כְּתִיב ״שָׂדוֹת בַּכֶּסֶף יִקְנוּ״! קְרִי בֵּיהּ ״יַקְנוּ״. מַאי טַעְמָא קָרֵית בֵּיהּ ״יַקְנוּ״ – מִשּׁוּם דִּכְתִיב ״וּמָכַר״, הָכִי נָמֵי קְרִי בֵּיהּ ״כִּי יַקַּח״, דִּכְתִיב ״אֶת בִּתִּי נָתַתִּי לָאִישׁ הַזֶּה״.La Guemara objecte : là-bas aussi, il est écrit : « On achètera (yiknou) des champs avec de l'argent » (Jérémie 32, 44) ! On répond : lis-y « yaknou » (on fera acquérir). La Guemara réplique : pour quelle raison lis-tu « yaknou » ? Parce qu'il est écrit : « et il vendra » ? De même, lis-y ici « ki yakka'h » (quand on fera prendre), car il est écrit : « J'ai donné ma fille à cet homme » (Deutéronome 22, 16) !
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: הִלְכְתָא נִינְהוּ וְאַסְמְכִינְהוּ רַבָּנַן אַקְּרָאֵי. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: הָתָם נָמֵי כְּתִיב ״וָאֶקַּח אֶת סֵפֶר הַמִּקְנָה״.Plutôt, Rava a dit : ce sont des halakhot reçues par tradition, et nos Maîtres les ont appuyées sur des versets. Et si tu veux, dis : là-bas aussi il est écrit : « Et je pris l'acte d'acquisition » (Jérémie 32, 11) : c'est donc le vendeur qui écrit l'acte.
- וְאָמַר רָבָא אָמַר רַב נַחְמָן: כָּתַב לוֹ עַל הַנְּיָיר אוֹ עַל הַחֶרֶס, אַף עַל פִּי שֶׁאֵין בּוֹ שָׁוֶה פְרוּטָה, ״בִּתְּךָ מְקוּדֶּשֶׁת לִי״, ״בִּתְּךָ מְאוֹרֶסֶת לִי״, ״בִּתְּךָ לִי לְאִינְתּוּ״, בֵּין עַל יְדֵי אָבִיהָ בֵּין עַל יְדֵי עַצְמָהּ – מְקוּדֶּשֶׁת מִדַּעְתּוֹ, וְהוּא שֶׁלֹּא בָּגְרָה.Et Rava a dit au nom de Rav Na'hman : s'il a écrit pour le père, sur du papier ou sur un tesson, même s'il n'a pas la valeur d'une prouta : « Ta fille m'est consacrée », « Ta fille m'est fiancée » ou « Ta fille est à moi pour épouse », que ce soit remis à son père ou à elle-même, elle est consacrée avec son consentement à lui (le père), à condition qu'elle ne soit pas majeure.
- כָּתַב לָהּ עַל הַנְּיָיר אוֹ עַל הַחֶרֶס, אַף עַל פִּי שֶׁאֵין בּוֹ שָׁוֶה פְרוּטָה, ״הֲרֵי אַתְּ מְקוּדֶּשֶׁת לִי״, ״הֲרֵי אַתְּ לִי לְאִינְתּוּ״, ״הֲרֵי אַתְּ מְאוֹרֶסֶת לִי״ – מְקוּדֶּשֶׁת, בֵּין עַל יְדֵי אָבִיהָ, בֵּין עַל יְדֵי עַצְמָהּ, מִדַּעְתָּהּ, וְהוּא שֶׁבָּגְרָה.S'il a écrit pour elle, sur du papier ou sur un tesson, même s'il n'a pas la valeur d'une prouta : « Te voici consacrée à moi », « Te voici à moi pour épouse » ou « Te voici fiancée à moi », elle est consacrée, que ce soit remis à son père ou à elle-même, avec son consentement à elle, à condition qu'elle soit majeure.
- בָּעֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: שְׁטַר אֵירוּסִין שֶׁכְּתָבוֹ שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ, מַהוּ? הֲוָיוֹת לִיצִיאוֹת מַקְּשִׁינַן, מָהRabbi Chimon ben Lakich demanda : un document de fiançailles qu'on a écrit non pas en son nom (à l'intention de cette femme), qu'en est-il ? Comparons-nous les modes d'entrée dans le mariage aux modes de sortie (le divorce) ? Alors, de même que
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