Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאֶקַּדֵּשׁ לָךְ״ – מְקוּדֶּשֶׁת, מִדִּין עָרֵב. עָרֵב, לָאו אַף עַל גַּב דְּלָא מָטֵי הֲנָאָה לִידֵיהּ – קָא מְשַׁעְבֵּיד נַפְשֵׁיהּ, הַאי אִיתְּתָא נָמֵי, אַף עַל גַּב דְּלָא מָטֵי הֲנָאָה לִידַהּ – קָא מְשַׁעְבְּדָא וּמַקְנְיָא נַפְשַׁהּ.et je serai consacrée à toi » par ces cent dinars que tu donnes à cette personne – elle est consacrée, en vertu de la loi du garant. Le garant, n'est-ce pas que, bien qu'aucun bénéfice ne lui parvienne (l'argent du prêt va à l'emprunteur), il s'engage lui-même ? Cette femme aussi, bien qu'aucun bénéfice ne lui parvienne (l'argent va à un autre), elle s'engage et se transfère elle-même à l'homme qui paie.
- ״הֵילָךְ מָנֶה וְהִתְקַדְּשִׁי לִפְלוֹנִי״ – מְקוּדֶּשֶׁת, מִדִּין עֶבֶד כְּנַעֲנִי. עֶבֶד כְּנַעֲנִי, לָאו אַף עַל גַּב דְּלָא קָא חָסֵר וְלָא מִידֵּי – קָא קָנֵי נַפְשֵׁיהּ, הַאי גַּבְרָא נָמֵי, אַף עַל גַּב דְּלָא קָא חָסֵר וְלָא מִידֵּי – קָא קָנֵי לַהּ לְהַאי אִיתְּתָא.S'il dit à une femme : « Voici pour toi un manè (cent dinars), et sois consacrée à Untel » – elle est consacrée, en vertu de la loi de l'esclave cananéen. L'esclave cananéen, n'est-ce pas que, bien qu'il ne perde rien de son argent, il s'acquiert lui-même lorsqu'un autre paie son maître pour l'affranchir ? Cet homme aussi (le tiers), bien qu'il ne perde rien, il acquiert cette femme par l'argent d'un autre.
- ״תֵּן מָנֶה לִפְלוֹנִי וְאֶקַּדֵּשׁ אֲנִי לוֹ״ – מְקוּדֶּשֶׁת, מִדִּין שְׁנֵיהֶם. עָרֵב, לָאו אַף עַל גַּב דְּלָא קָא מָטֵי הֲנָאָה לִידֵיהּ – קָא מְשַׁעְבֵּד נַפְשֵׁיהּ, הַאי אִיתְּתָא נָמֵי, אַף עַל גַּב דְּלָא קָא מָטֵי הֲנָאָה לִידַהּ – קָא מַקְנְיָא נַפְשַׁהּ.Si une femme dit : « Donne un manè à Untel et je serai consacrée à lui » – elle est consacrée, en vertu de la combinaison des deux lois. Le garant, n'est-ce pas que, bien qu'aucun bénéfice ne lui parvienne, il s'engage lui-même ? Cette femme aussi, bien qu'aucun bénéfice ne lui parvienne, elle se transfère elle-même.
- מִי דָּמֵי? עָרֵב, הַאי דְּקָא קָנֵי לֵיהּ קָא חָסַר מָמוֹנָא, הַאי גַּבְרָא קָא קָנֵי לַהּ לְהַאי אִיתְּתָא וְלָא קָא חָסַר וְלָא מִידֵּי! עֶבֶד כְּנַעֲנִי יוֹכִיחַ, דְּלָא קָא חָסַר מָמוֹנָא וְקָא קָנֵי נַפְשֵׁיהּ.Mais est-ce comparable ? Pour le garant, celui qui acquiert son engagement (le prêteur) perd de l'argent ; or ici, cet homme acquiert cette femme et ne perd rien ! Réponse : L'esclave cananéen le prouvera, car celui qui s'acquiert ne perd pas d'argent et pourtant il s'acquiert lui-même.
- מִי דָּמֵי? הָתָם הָךְ דְּקָא מַקְנֵי קָא קָנֵי, הָכָא הַאי אִיתְּתָא קָא מַקְנְיָא נַפְשַׁהּ וְלָא קָא קָנְיָא וְלָא מִידֵּי! עָרֵב יוֹכִיחַ, אַף עַל גַּב דְּלָא קָא מָטֵי הֲנָאָה לִידֵיהּ מְשַׁעְבֵּד נַפְשֵׁיהּ.Mais est-ce comparable ? Là-bas, pour l'esclave, celui qui transfère (le maître) acquiert l'argent ; ici, cette femme se transfère elle-même et n'acquiert rien ! Réponse : Le garant le prouvera : bien qu'aucun bénéfice ne lui parvienne, il s'engage lui-même. On apprend donc de la combinaison des deux lois.
- בָּעֵי רָבָא: ״הֵילָךְ מָנֶה וְאֶקַּדֵּשׁ אֲנִי לָךְ״ מַהוּ? אָמַר מָר זוּטְרָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב פָּפָּא: מְקוּדֶּשֶׁת. אֲמַר לֵיהּ רַב אָשֵׁי לְמָר זוּטְרָא: אִם כֵּן, הָוֵה לֵיהּ נְכָסִים שֶׁיֵּשׁ לָהֶם אַחְרָיוּת נִקְנִין עִם נְכָסִים שֶׁאֵין לָהֶם אַחְרָיוּת,Rava a demandé : si une femme dit à un homme : « Voici pour toi un manè, et je serai consacrée à toi », qu'en est-il ? Mar Zoutra a dit au nom de Rav Pappa : elle est consacrée. Rav Achi a dit à Mar Zoutra : S'il en est ainsi, ce sont des biens qui ont une garantie (des biens immeubles – or l'être humain est assimilé aux terres) qui sont acquis avec des biens qui n'ont pas de garantie (des meubles, ici l'argent) !
- וַאֲנַן אִיפְּכָא תְּנַן: נְכָסִים שֶׁאֵין לָהֶם אַחְרָיוּת נִקְנִין עִם נְכָסִים שֶׁיֵּשׁ לָהֶם אַחְרָיוּת בְּכֶסֶף בִּשְׁטָר וּבַחֲזָקָה! אֲמַר לֵיהּ: מִי סָבְרַתְּ דְּאָמְרָה לֵיהּ ״אַגַּב״? הָכָא בְּאָדָם חָשׁוּב עָסְקִינַן, דִּבְהָהִיא הֲנָאָה דְּקָא מְקַבֵּל מַתָּנָה מִינַּהּ גָּמְרָה וּמַקְנְיָא לֵיהּ נַפְשַׁהּ.Or nous avons appris l'inverse (dans une Michna, plus loin 26a) : des biens qui n'ont pas de garantie s'acquièrent avec des biens qui ont une garantie, par l'argent, par un acte écrit et par la prise de possession ('hazaka) ! Il lui a répondu : Penses-tu qu'elle lui dit qu'il l'acquiert « en accessoire » (agav) de l'argent ? Ici, nous traitons d'un homme important : par ce bénéfice qu'elle retire du fait qu'il accepte un cadeau d'elle, elle se décide et se transfère à lui.
- אִיתְּמַר נָמֵי מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא: וְכֵן לְעִנְיַן מָמוֹנָא. וּצְרִיכָא,Il a aussi été dit au nom de Rava : et de même en matière d'argent, on peut acquérir selon les modes tirés du garant et de l'esclave cananéen. Et c'est nécessaire de dire les deux,
- דְּאִי אַשְׁמוֹעִינַן קִידּוּשִׁין, מִשּׁוּם דְּהָא אִיתְּתָא נִיחָא לַהּ בְּכׇל דְּהוּ כִּדְרֵישׁ לָקִישׁ, דְּאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: ״טָב לְמֵיתַב טַן דּוּ מִלְּמֵיתַב אַרְמְלוּ.״ אֲבָל מָמוֹנָא – אֵימָא לָא.car s'il nous avait enseigné seulement les kiddouchin (consécration), on aurait dit que c'est parce que la femme se contente de n'importe quoi pour être consacrée, selon Rech Lakich, car Rech Lakich a dit (un adage des femmes) : « Mieux vaut demeurer à deux corps que demeurer veuve » ; mais en matière d'argent, dis que non.
- וְאִי אַשְׁמוֹעִינַן מָמוֹנָא, מִשּׁוּם דְּאִיתְיְהִיב לִמְחִילָּה, אֲבָל קִידּוּשִׁין, אֵימָא לָא, צְרִיכָא.Et s'il nous avait enseigné seulement l'argent, on aurait dit que c'est parce qu'il peut faire l'objet d'une renonciation ; mais les kiddouchin, dis que non. C'est donc nécessaire.
- אָמַר רָבָא: ״הִתְקַדְּשִׁי לִי לְחֶצְיִי״ – מְקוּדֶּשֶׁת. ״חֶצְיֵיךְ מְקוּדֶּשֶׁת לִי״ – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרָבָא: מַאי שְׁנָא ״חֶצְיֵיךְ מְקוּדֶּשֶׁת לִי״ דְּאֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת – ״אִשָּׁה״ אָמַר רַחֲמָנָא וְלֹא חֲצִי אִשָּׁה, הָכִי נָמֵי – ״אִישׁ״ אָמַר רַחֲמָנָא וְלֹא חֲצִי אִישׁ!Rava a dit : s'il dit à une femme : « Sois consacrée à la moitié de moi » – elle est consacrée. « La moitié de toi m'est consacrée » – elle n'est pas consacrée. Abayé a dit à Rava : En quoi est-ce différent que « La moitié de toi m'est consacrée », elle n'est pas consacrée ? Parce que le Miséricordieux a dit « une femme » (« Quand un homme prend une femme », Deutéronome 24, 1), et non une demi-femme ? De même, le Miséricordieux a dit « un homme », et non un demi-homme !
- אֲמַר לֵיהּ: הָכִי הַשְׁתָּא?! הָתָם, אִיתְּתָא לְבֵי תְרֵי לָא חַזְיָא, אֶלָּא גַּבְרָא מִי לָא חֲזֵי לְבֵי תְרֵי? וְהָכִי קָאָמַר לַהּ – דְּאִי בָּעֵינָא לְמִינְסַב אַחֲרִיתִי – נָסֵיבְנָא.Il lui a répondu : Comment comparer ? Là, une femme ne convient pas à deux hommes : en consacrant la moitié, il laisserait l'autre moitié à un autre, ce qui est impossible. Mais un homme ne convient-il pas à deux femmes ? Et voici ce qu'il lui dit : « Si je veux épouser une autre femme, je l'épouserai ».
- אֲמַר לֵיהּ מָר זוּטְרָא בְּרֵיהּ דְּרַב מָרִי לְרָבִינָא: וְנִיפְשְׁטוּ לַהּ קִידּוּשֵׁי בְּכוּלַּהּ! מִי לָא תַּנְיָא: הָאוֹמֵר: ״רַגְלָהּ שֶׁל זוֹ עוֹלָה״ – תְּהֵא כּוּלָּהּ עוֹלָה?Mar Zoutra, fils de Rav Mari, a dit à Ravina : Mais que les kiddouchin se propagent à elle tout entière ! N'a-t-il pas été enseigné (dans une baraïta) : celui qui dit : « La patte de cette bête est un holocauste » – elle sera tout entière un holocauste ?
- וַאֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר אֵין כּוּלָּהּ עוֹלָה, הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּמַקְדִּישׁ דָּבָר שֶׁאֵין הַנְּשָׁמָה תְּלוּיָה בּוֹ, אֲבָל מַקְדִּישׁ דָּבָר שֶׁהַנְּשָׁמָה תְּלוּיָה בּוֹ – הָוְיָא כּוּלָּהּ עוֹלָה.Et même selon celui qui dit qu'elle n'est pas tout entière un holocauste, ces paroles valent seulement lorsqu'il consacre une partie dont la vie ne dépend pas ; mais s'il consacre une partie dont la vie dépend, elle est tout entière un holocauste.
- מִי דָּמֵי? הָתָם – בְּהֵמָה, הָכָא – דַּעַת אַחֶרֶת.Réponse : Est-ce comparable ? Là, c'est une bête ; ici, il y a une autre volonté, celle de la femme, qui doit consentir.
- הָא לָא דָּמְיָא אֶלָּא לְהָא דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בְּהֵמָה שֶׁל שְׁנֵי שׁוּתָּפִין, הִקְדִּישׁ חֶצְיָהּ וְחָזַר וּלְקָחָהּ וְהִקְדִּישָׁהּ – קְדוֹשָׁה, וְאֵינָהּ קְרֵיבָה,Ce cas n'est comparable qu'à ce qu'a dit Rabbi Yo'hanan : une bête appartenant à deux associés – si l'un d'eux en a consacré la moitié, puis a acheté l'autre moitié et l'a consacrée – elle est consacrée, mais elle n'est pas offerte sur l'autel, car au départ elle n'était pas apte ;
- וְעוֹשָׂה תְּמוּרָה, וּתְמוּרָתָהּ כַּיּוֹצֵא בָּהּ.et elle produit une substitution (temoura : si on l'échange contre une autre bête, celle-ci devient consacrée), et sa substitution est comme elle (consacrée mais non offerte).
- שְׁמַע מִינַּהּ תְּלָת:Déduis-en trois règles :
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