Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת, שֶׁמֵּחֲמַת קִידּוּשִׁין הָרִאשׁוֹנִים שָׁלַח. וְכֵן קָטָן שֶׁקִּידֵּשׁ.elle n'est pas consacrée (liée par les kiddouchin, les fiançailles), car c'est à cause des premiers kiddouchin qu'il les a envoyés. Et de même pour un mineur qui a consacré une femme et qui lui a envoyé des présents une fois adulte.
- גְּמָ׳ וּצְרִיכָא, דְּאִי אַשְׁמְעִינַן שָׁוֶה פְּרוּטָה, אַיְּידֵי דְּקָא נָפֵיק מָמוֹנָא מִינֵּיהּ – טָעֵי, אֲבָל פָּחוֹת מִשָּׁוֶה פְּרוּטָה, אֵימָא יוֹדֵעַ שֶׁאֵין קִידּוּשִׁין תּוֹפְסִין בְּפָחוֹת מִשָּׁוֶה פְּרוּטָה וְכִי קָא מְשַׁדַּר סִבְלוֹנוֹת – אַדַּעְתָּא דְּקִידּוּשִׁין קָא מְשַׁדַּר.GUEMARA : Et c'est nécessaire d'enseigner tous ces cas. Car si l'on nous avait enseigné seulement le cas de deux femmes consacrées avec la valeur d'une perouta (la plus petite monnaie), on aurait dit : puisque de l'argent est sorti de chez lui, il se trompe et croit qu'elles sont consacrées ; mais pour moins que la valeur d'une perouta, dis : il sait que les kiddouchin ne prennent pas effet avec moins que la valeur d'une perouta, et quand il envoie des sivlonot (cadeaux du fiancé), c'est dans l'intention de kiddouchin qu'il les envoie.
- וְאִי אַשְׁמְעִינַן הָנֵי תַּרְתֵּי, מִשּׁוּם דְּבֵין פְּרוּטָה לְפָחוֹת מִשָּׁוֶה פְּרוּטָה לָא קִים לְהוּ לְאִינָשֵׁי. אֲבָל קָטָן שֶׁקִּידֵּשׁ – הַכֹּל יוֹדְעִין שֶׁאֵין קִידּוּשֵׁי קָטָן כְּלוּם, אֵימָא: כִּי קָא מְשַׁדַּר סִבְלוֹנוֹת אַדַּעְתָּא דְקִידּוּשֵׁי קָא מְשַׁדַּר, קָא מַשְׁמַע לַן.Et si l'on nous avait enseigné seulement ces deux cas, on aurait dit que c'est parce qu'entre une perouta et moins que la valeur d'une perouta, les gens ne sont pas fixés. Mais pour un mineur qui a consacré une femme, tout le monde sait que les kiddouchin d'un mineur ne sont rien ; dis donc : quand il envoie des sivlonot, c'est dans l'intention de kiddouchin qu'il les envoie. Cela nous enseigne que non.
- אִיתְּמַר: רַב הוּנָא אָמַר: חוֹשְׁשִׁין לְסִבְלוֹנוֹת. וְכֵן אָמַר רַבָּה: חוֹשְׁשִׁין לְסִבְלוֹנוֹת. אָמַר רַבָּה: וּמוֹתְבִינַן אַשְּׁמַעְתִּין: אַף עַל פִּי שֶׁשָּׁלַח סִבְלוֹנוֹת לְאַחַר מִכָּאן – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת! אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: הָתָם כִּדְקָתָנֵי טַעְמָא: שֶׁמֵּחֲמַת קִידּוּשִׁין הָרִאשׁוֹנִים שָׁלַח.Il a été dit (par les Amoraïm, Sages de l'époque de la Guemara) : Rav Houna a dit : on tient compte des sivlonot, de crainte qu'ils n'aient été envoyés pour des kiddouchin. Et de même, Rabba a dit : on tient compte des sivlonot. Rabba a dit : et nous objections à notre enseignement : Bien qu'il ait envoyé des sivlonot par la suite, elle n'est pas consacrée ! Abayé lui a dit : là-bas, c'est comme la raison qu'elle enseigne : car c'est à cause des premiers kiddouchin qu'il les a envoyés. Mais celui qui n'a pas consacré au préalable, on doit en tenir compte.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי: אָמַר רַבָּה: מְנָא אָמֵינָא לַהּ, כִּדְקָתָנֵי טַעְמָא: שֶׁמֵּחֲמַת קִידּוּשִׁין הָרִאשׁוֹנִים שָׁלַח. הָכָא הוּא דְּטָעֵי. הָא בְּעָלְמָא הָווּ קִידּוּשִׁין.Certains disent : Rabba a dit : d'où est-ce que je le dis ? De la raison qu'elle enseigne : car c'est à cause des premiers kiddouchin qu'il les a envoyés. C'est ici qu'il se trompe, en s'appuyant sur les premiers kiddouchin ; mais d'ordinaire, ce sont des kiddouchin.
- וְאַבָּיֵי: ״לָא מִיבַּעְיָא״ קָאָמַר. לָא מִיבַּעְיָא בְּעָלְמָא, דְּלָא נְחֵית לְתוֹרַת קִידּוּשִׁין כְּלָל, אֶלָּא אֲפִילּוּ הָכָא, דִּנְחֵית לְתוֹרַת קִידּוּשִׁין אֵימָא: הָווּ קִידּוּשִׁין, קָא מַשְׁמַע לַן.Et Abayé répond : elle dit sur le mode « il n'y a pas à se le demander » : il n'y a pas à se le demander d'ordinaire, là où il n'en est pas du tout venu à l'idée de kiddouchin ; mais même ici, où il en est venu à l'idée de kiddouchin et où l'on aurait dit que ce sont des kiddouchin, elle nous enseigne que non.
- מַאי הָוֵי עֲלַהּ? אָמַר רַב פָּפָּא: בְּאַתְרָא דִּמְקַדְּשִׁי וַהֲדַר מְסַבְּלִי – חָיְישִׁינַן, מְסַבְּלִי וַהֲדַר מְקַדְּשִׁי – לָא חָיְישִׁינַן.Quelle est la conclusion à ce sujet ? Rav Pappa a dit : dans un endroit où l'on consacre puis où l'on envoie les sivlonot, on en tient compte ; où l'on envoie les sivlonot puis où l'on consacre, on n'en tient pas compte.
- מִקׇּדְשֵׁי וַהֲדַר מְסַבְּלִי – פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, דְּרוּבָּא מְקַדְּשִׁי וַהֲדַר מְסַבְּלִי, וּמִיעוּטָא מְסַבְּלִי וַהֲדַר מְקַדְּשִׁי. מַהוּ דְּתֵימָא: נֵיחוּשׁ לְמִיעוּטָא, קָא מַשְׁמַע לַן.Là où l'on consacre puis où l'on envoie les sivlonot, c'est évident ! Ce n'est nécessaire que dans un endroit où la majorité consacre puis envoie les sivlonot, et où une minorité envoie les sivlonot puis consacre. On aurait pu dire : tenons compte de la minorité. Cela nous enseigne que non.
- בְּעָא מִינֵּיהּ רַב אַחָא בַּר רַב הוּנָא מֵרָבָא: הוּחְזַק שְׁטַר כְּתוּבָּה בַּשּׁוּק, מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: וְכִי מִפְּנֵי (שֶׁמַּחְזִיק) [שֶׁהוּחְזַק] שְׁטַר כְּתוּבָּה בַּשּׁוּק נַחְזִיק בָּהּ כְּאֵשֶׁת אִישׁ? מַאי הָוֵי עֲלַהּ? אָמַר רַב אָשֵׁי: בְּאַתְרָא דִּמְקַדְּשִׁי וַהֲדַר כָּתְבִי כְּתוּבָּה – חָיְישִׁינַן, כָּתְבִי וַהֲדַר מְקַדְּשִׁי – לָא חָיְישִׁינַן.Rav A'ha bar Rav Houna a demandé à Rava : si un acte de ketouba (contrat de mariage) a été constaté au marché, qu'en est-il ? Il lui a dit : est-ce parce qu'un acte de ketouba a été constaté au marché que nous la considérerons comme une femme mariée ? Quelle est la conclusion à ce sujet ? Rav Achi a dit : dans un endroit où l'on consacre puis où l'on écrit la ketouba, on en tient compte ; où l'on écrit puis où l'on consacre, on n'en tient pas compte.
- מְקַדְּשִׁי וַהֲדַר כָּתְבִי – פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, דְּלָא שְׁכִיחַ סָפְרָא. מַהוּ דְּתֵימָא סָפְרָא הוּא דְּאִתְרְמִי, קָא מַשְׁמַע לַן.Là où l'on consacre puis où l'on écrit, c'est évident ! Ce n'est nécessaire que là où le scribe n'est pas fréquent. On aurait pu dire : c'est le scribe qui s'est trouvé là par hasard, et l'on a écrit avant les kiddouchin. Cela nous enseigne que non.
- מַתְנִי׳ הַמְקַדֵּשׁ אִשָּׁה וּבִתָּהּ אוֹ אִשָּׁה וַאֲחוֹתָהּ כְּאַחַת – אֵינָן מְקוּדָּשׁוֹת. וּמַעֲשֶׂה בְּחָמֵשׁ נָשִׁים וּבָהֶן שְׁתֵּי אֲחָיוֹת, וְלִיקֵּט אָדָם אֶחָד כַּלְכַּלָּה שֶׁל תְּאֵנִים. וְשֶׁלָּהֶן הָיְתָה, וְשֶׁל שְׁבִיעִית הָיְתָה, וְאָמַר: ״הֲרֵי כּוּלְּכֶם מְקוּדָּשׁוֹת לִי בְּכַלְכַּלָּה זוֹ״, וְקִיבְּלָה אַחַת מֵהֶן עַל יְדֵי כּוּלָּן. וְאָמְרוּ חֲכָמִים: אֵין אֲחָיוֹת מְקוּדָּשׁוֹת.MICHNA : Celui qui consacre une femme et sa fille, ou une femme et sa sœur, en une seule fois, elles ne sont pas consacrées. Et il est arrivé un fait avec cinq femmes, parmi lesquelles deux sœurs : un homme a ramassé une corbeille de figues, qui leur appartenait et qui était de la septième année, et il a dit : « Vous voici toutes consacrées à moi par cette corbeille » ; et l'une d'elles l'a reçue au nom de toutes. Et les Sages ont dit : les sœurs ne sont pas consacrées.
- גְּמָ׳ מְנָהָנֵי מִילֵּי? אָמַר רָמֵי בַּר חָמָא: דְּאָמַר קְרָא: ״אִשָּׁה אֶל אֲחֹתָהּ לֹא תִקָּח לִצְרֹר״, הַתּוֹרָה אָמְרָה: בְּשָׁעָה שֶׁנַּעֲשׂוּ צָרוֹת זוֹ לָזוֹ, לֹא יְהֵא לוֹ לִיקּוּחִים אֲפִילּוּ בְּאַחַת מֵהֶם. אֲמַר לֵיהּ רָבָא: אִי הָכִי, הַיְינוּ דִּכְתִיב ״וְנִכְרְתוּ הַנְּפָשׁוֹת הָעֹשֹׂת מִקֶּרֶב עַמָּם״ – אִי קִידּוּשִׁין לָא תָּפְסִי בַּהּ, כָּרֵת מִי מִחַיַּיב?GUEMARA : D'où savons-nous cela ? Rami bar 'Hama a dit : car le verset dit : « Tu ne prendras pas une femme avec sa sœur pour en faire une rivale » (Lévitique 18, 18). La Torah a dit : au moment où elles sont faites rivales l'une de l'autre, il n'aura pas de prise de mariage même sur l'une d'elles. Rava lui a dit : s'il en est ainsi, est-ce bien ce qui est écrit : « Les âmes qui feront cela seront retranchées du milieu de leur peuple » (Lévitique 18, 29) ? Si les kiddouchin ne prennent pas sur elle, est-il passible du karèt (retranchement) ?
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: קְרָא בְּזֶה אַחַר זֶה, וּמַתְנִיתִין כִּדְרַבָּה. דְּאָמַר רַבָּה: כֹּל שֶׁאֵינוֹ בְּזֶה אַחַר זֶה אֲפִילּוּ בְּבַת אַחַת אֵינוֹ.Mais Rava a dit : le verset parle de femmes consacrées l'une après l'autre, et la Michna est conforme à Rabba, car Rabba a dit : tout ce qui ne peut se faire l'un après l'autre ne peut se faire même en une seule fois.
- גּוּפָא. אָמַר רַבָּה: כֹּל שֶׁאֵינוֹ בְּזֶה אַחַר זֶה אֲפִילּוּ בְּבַת אַחַת אֵינוֹ. אֵיתִיבֵיהּ אַבָּיֵי:Reprenons le texte même. Rabba a dit : tout ce qui ne peut se faire l'un après l'autre ne peut se faire même en une seule fois. Abayé lui a objecté :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.