Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- פִּיחֵת עֲשָׂרָה אוֹ הוֹסִיף עֲשָׂרָה – תְּרוּמָתוֹ תְּרוּמָה. מְנָלַן? וְכִי תֵּימָא דְּיָלֵיף מִגֵּירוּשִׁין – מָה לְגֵירוּשִׁין, שֶׁכֵּן יֶשְׁנָן חוֹל! אָמַר קְרָא: ״אַתֶּם״, ״גַּם אַתֶּם״ – לְרַבּוֹת אֶת הַשָּׁלִיחַ.S'il a diminué de dix ou ajouté dix au diviseur, prélevant ainsi un quarantième ou un soixantième, sa terouma (prélèvement donné au Cohen) est terouma. Que le mandat vaille pour la terouma, d'où le tirons-nous ? Et si tu dis qu'on l'apprend du divorce, on objectera : Qu'en est-il du divorce ? Il a la particularité d'être profane, alors que la terouma est sainte ! Le verset dit : « Vous », « vous aussi » (Nombres 18, 28) : le mot « aussi » vient pour inclure le mandataire.
- וְנִכְתּוֹב רַחֲמָנָא בִּתְרוּמָה, וְנֵיתוֹ הָנָךְ וְנִגְמְרוּ מִינֵּיהּ! מִשּׁוּם דְּאִיכָּא לְמִפְרַךְ: שֶׁכֵּן יֶשְׁנָהּ בְּמַחְשָׁבָה.La Guemara demande : Que le Miséricordieux l'écrive donc pour la terouma, et que ceux-là (le divorce et les kiddouchin, la consécration matrimoniale) viennent l'apprendre d'elle ! La Guemara répond : Non, car on peut réfuter cette déduction : la terouma a la particularité de pouvoir se faire par la pensée.
- וְהָא דִּתְנַן: חֲבוּרָה שֶׁאָבַד פִּסְחָהּ, וְאָמְרוּ לְאֶחָד: ״צֵא וּבַקֵּשׁ וּשְׁחוֹט עָלֵינוּ״, וְהָלַךְ וּמָצָא וְשָׁחַט, וְהֵן לָקְחוּ וְשָׁחֲטוּ, אִם שֶׁלּוֹ נִשְׁחַט רִאשׁוֹן – הוּא אוֹכֵל מִשֶּׁלּוֹ, וְהֵם אוֹכְלִים וְשׁוֹתִים עִמּוֹ.Et ce que nous avons appris dans la Michna (Pessa'him 9, 9) : Un groupe qui a perdu son Pessa'h (agneau pascal) et qui a dit à l'un de ses membres : « Va, cherche et égorge pour nous » ; et il est allé, a trouvé et a égorgé, tandis qu'eux ont pris un autre animal et l'ont égorgé : si le sien a été égorgé en premier, il mange du sien et eux mangent et boivent avec lui. C'est donc qu'il était leur mandataire.
- מְנָלַן? וְכִי תֵּימָא דְּיָלֵיף מֵהָנָךְ – מָה לְהָנָךְ, שֶׁכֵּן יֶשְׁנָן חוֹל אֵצֶל קָדָשִׁים!Cela, d'où le tirons-nous ? Et si tu dis qu'on l'apprend de ceux-là (le divorce et la terouma), on objectera : Qu'en est-il de ceux-là ? Ils ont la particularité d'être profanes par rapport aux offrandes !
- נָפְקָא לֵיהּ מִדְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קׇרְחָה, דְּאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קׇרְחָה: מִנַּיִן שֶׁשְּׁלוּחוֹ שֶׁל אָדָם כְּמוֹתוֹ? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְשָׁחֲטוּ אֹתוֹ כֹּל קְהַל עֲדַת יִשְׂרָאֵל בֵּין הָעַרְבָּיִם״, וְכִי כָּל הַקָּהָל כּוּלָּן שׁוֹחֲטִין? וַהֲלֹא אֵינוֹ שׁוֹחֵט אֶלָּא אֶחָד! אֶלָּא מִכָּאן שֶׁשְּׁלוּחוֹ שֶׁל אָדָם כְּמוֹתוֹ.La Guemara répond : Il le tire de l'enseignement de Rabbi Yehochoua ben Kor'ha, car Rabbi Yehochoua ben Kor'ha a dit : D'où savons-nous que le mandataire d'un homme est comme lui-même ? Comme il est dit : « Et toute l'assemblée de la communauté d'Israël l'égorgera entre les deux soirs » (Exode 12, 6). Toute l'assemblée égorge-t-elle donc ? N'est-ce pas un seul qui égorge ! Mais de là nous apprenons que le mandataire d'un homme est comme lui-même.
- נִכְתּוֹב רַחֲמָנָא בְּקָדָשִׁים, וְנֵיתֵי הָנָךְ וְנִיגְמְרוּ מִינֵּיהּ! מִשּׁוּם דְּאִיכָּא לְמִפְרַךְ: מָה לְקָדָשִׁים, שֶׁכֵּן רוֹב מַעֲשֵׂיהֶן עַל יְדֵי שָׁלִיחַ.La Guemara demande : Que le Miséricordieux l'écrive donc pour les offrandes, et que ceux-là viennent l'apprendre d'elles ! La Guemara répond : Non, car on peut réfuter : Qu'en est-il des offrandes ? Elles ont la particularité que la plupart de leurs actes se font par un mandataire, à savoir les Cohanim, les prêtres.
- חֲדָא מֵחֲדָא לָא אָתְיָא, תֵּיתֵי חֲדָא מִתַּרְתֵּי? – הֵי תֵּיתֵי?La Guemara poursuit : L'un ne peut venir de l'autre ; que l'un vienne donc des deux autres ! Lequel viendra des autres ?
- לָא נִכְתּוֹב רַחֲמָנָא בְּקָדָשִׁים וְתֵיתֵי מֵהָנָךְ – מָה לְהָנָךְ, שֶׁכֵּן יֶשְׁנָן חוֹל אֵצֶל קֳדָשִׁים. לָא נִכְתּוֹב רַחֲמָנָא בְּגֵירוּשִׁין וְתֵיתֵי מֵהָנָךְ – מָה לְהָנָךְ, שֶׁכֵּן יֶשְׁנָן בְּמַחְשָׁבָה.Que le Miséricordieux ne l'écrive pas pour les offrandes, et que cela vienne de ceux-là (le divorce et la terouma) ? On objectera : Qu'en est-il de ceux-là ? Ils ont la particularité d'être profanes par rapport aux offrandes. Que le Miséricordieux ne l'écrive pas pour le divorce, et que cela vienne de ceux-là (la terouma et les offrandes) ? On objectera : Qu'en est-il de ceux-là ? Ils ont la particularité de pouvoir se faire par la pensée.
- אֶלָּא: לָא לִכְתּוֹב רַחֲמָנָא בִּתְרוּמָה, וְתֵיתֵי מֵהָנָךְ! הָכִי נָמֵי.Mais alors, que le Miséricordieux ne l'écrive pas pour la terouma, et que cela vienne de ceux-là (les offrandes et le divorce) ! La Guemara admet : En effet, il en est ainsi.
- וְאֶלָּא ״אַתֶּם״ ״גַּם אַתֶּם״ לְמָה לִי? מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְרַבִּי יַנַּאי. דְּאָמַר רַבִּי יַנַּאי ״גַּם אַתֶּם״ – מָה אַתֶּם בְּנֵי בְּרִית, אַף שְׁלוּחֲכֶם בְּנֵי בְּרִית.Mais alors, « vous », « vous aussi », pourquoi en ai-je besoin ? La Guemara répond : Il en a besoin pour l'enseignement de Rabbi Yanaï, car Rabbi Yanaï a dit : « Vous aussi » : de même que vous êtes des membres de l'alliance, de même vos mandataires doivent être des membres de l'alliance. Un non-Juif ne peut donc pas prélever la terouma en tant que mandataire.
- הָא לְמָה לִי קְרָא? מִדְּרַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן נָפְקָא! דְּאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֵין הָעֶבֶד נַעֲשֶׂה שָׁלִיחַ לְקַבֵּל גֵּט מִיַּד בַּעְלָהּ שֶׁל אִשָּׁה, לְפִי שֶׁאֵינוֹ בְּתוֹרַת גִּיטִּין וְקִידּוּשִׁין.La Guemara demande : Cela, pourquoi ai-je besoin d'un verset ? Cela découle de l'enseignement de Rabbi 'Hiya bar Abba au nom de Rabbi Yo'hanan, car Rabbi 'Hiya bar Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Un esclave ne devient pas mandataire pour recevoir un get (acte de divorce) de la main du mari d'une femme, car il n'est pas dans la loi du divorce et des kiddouchin. Il en ressort que celui qui n'est pas concerné par une chose ne peut y être mandataire.
- אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: עֶבֶד, דְּלָאו בַּר הֶיתֵּירָא הוּא כְּלָל. אֲבָל נׇכְרִי, הוֹאִיל וְאִיתֵיהּ בִּתְרוּמָה דְּנַפְשֵׁיהּ, דִּתְנַן: הַנׇּכְרִי וְהַכּוּתִי שֶׁתָּרְמוּ – תְּרוּמָתָן תְּרוּמָה, אֵימָא שָׁלִיחַ נָמֵי עָבֵיד, קָמַשְׁמַע לַן.La Guemara répond : Il a fallu le verset ; il aurait pu te venir à l'esprit de dire : c'est un esclave, qui ne peut être mandataire, car il n'a aucunement le pouvoir de rendre une femme permise en la divorçant ; mais un non-Juif, puisqu'il est concerné par sa propre terouma, comme nous avons appris (Teroumot 3, 9) : « Le non-Juif et le Couthéen qui ont prélevé sur leurs propres produits, leur terouma est terouma », dis qu'il peut aussi être mandataire. Il nous enseigne donc qu'il n'en est rien.
- וּלְרַבִּי שִׁמְעוֹן, דְּפָטַר, דִּתְנַן: תְּרוּמַת נׇכְרִי מְדַמַּעַת וְחַיָּיבִין עָלֶיהָ חוֹמֶשׁ וְרַבִּי שִׁמְעוֹן פּוֹטֵר, ״אַתֶּם״ ״גַּם אַתֶּם״ לְמָה לִי?La Guemara demande : Et selon Rabbi Chimon, qui exempte, comme nous avons appris (Teroumot 3, 9) : « La terouma d'un non-Juif rend le mélange medouma (mélange de terouma et de profane, interdit aux non-Cohanim), et l'on doit pour elle le cinquième en sus ; et Rabbi Chimon exempte » : si la terouma d'un non-Juif n'en est pas une, il va de soi qu'il ne peut être mandataire ; « vous », « vous aussi », pourquoi en ai-je besoin ?
- אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וְאָמַר מָר: ״אַתֶּם״ – וְלֹא אֲרִיסִין, ״אַתֶּם״ – וְלֹא שׁוּתָּפִין, ״אַתֶּם״ – וְלֹא אַפּוֹטְרוֹפּוֹס, ״אַתֶּם״ – וְלֹא הַתּוֹרֵם אֶת שֶׁאֵינוֹ שֶׁלּוֹ, אֵימָא: ״אַתֶּם״ – וְלֹא שְׁלוּחֲכֶם נָמֵי, קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara répond : Il a fallu le verset ; il aurait pu te venir à l'esprit de dire : puisque le Maître a dit : « Vous », et non des métayers ; « vous », et non des associés ; « vous », et non un apotropos (administrateur des biens d'autrui) ; « vous », et non celui qui prélève ce qui n'est pas à lui ; dis aussi : « vous », et non votre mandataire. Il nous enseigne donc qu'il n'en est rien : « vous aussi » inclut le mandataire.
- הָנִיחָא לְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קׇרְחָה. אֶלָּא לְרַבִּי יוֹנָתָן, דְּמַפֵּיק לֵיהּ לְהַאי קְרָא לִדְרָשָׁא אַחֲרִינָא, מְנָא לַן? דְּתַנְיָא, רַבִּי יוֹנָתָן אוֹמֵר: מִנַּיִן שֶׁכׇּל יִשְׂרָאֵל כּוּלָּן יוֹצְאִיםLa Guemara demande : Cela convient selon Rabbi Yehochoua ben Kor'ha, qui tire le mandat pour les offrandes du verset « et toute l'assemblée l'égorgera ». Mais selon Rabbi Yonatan, qui emploie ce verset pour une autre drasha (interprétation), d'où le tirons-nous ? Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Yonatan dit : D'où savons-nous que tout Israël s'acquitte
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