Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – שֶׁנָּתַן לוֹ דְּמֵי כוּלָּן, אֲבָל לֹא נָתַן לוֹ דְּמֵי כוּלָּן – לֹא קָנָה אֶלָּא כְּנֶגֶד מְעוֹתָיו. מְסַיַּיע לֵיהּ לִשְׁמוּאֵל, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: מָכַר לוֹ עֶשֶׂר שָׂדוֹת בְּעֶשֶׂר מְדִינוֹת, כֵּיוָן שֶׁהֶחְזִיק בְּאַחַת מֵהֶן – קָנָה אֶת כּוּלָּן.En quel cas ces paroles sont-elles dites ? Lorsqu'il lui a donné le prix de tous les champs ; mais s'il ne lui a pas donné le prix de tous, il n'acquiert que l'équivalent de son argent, conformément à Rava. La Guemara remarque : la baraïta soutient Chmouel, car Chmouel a dit : S'il lui a vendu dix champs dans dix provinces, dès qu'il a pris possession de l'un d'eux, il les a tous acquis.
- אָמַר רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב אִיקָא: תֵּדַע, שֶׁאִילּוּ מָסַר לוֹ עֶשֶׂר בְּהֵמוֹת בְּאַפְסָר אֶחָד וַאֲמַר לֵיהּ ״קְנֵי״ – מִי לָא קָנֵי? אֲמַר לֵיהּ: מִי דָּמֵי? הָתָם אִיגּוּדוֹ בְּיָדוֹ, הָכָא אֵין אִיגּוּדוֹ בְּיָדוֹ.Rav A'ha, fils de Rav Ika, a dit : Sache que c'est vrai : si le vendeur lui avait remis dix bêtes attachées à un seul licol (afsar) et lui avait dit : « Acquiers », n'acquerrait-il pas toutes les bêtes ? De même ici, les champs sont considérés comme un seul. Un Sage lui a dit : Est-ce comparable ? Là-bas, leur lien, le licol qui les réunit, est dans sa main ; ici, pour dix champs, leur lien n'est pas dans sa main.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי: אָמַר רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב אִיקָא: תֵּדַע דְּלָא קָנֵי, אִילּוּ מָסַר לוֹ עֶשֶׂר בְּהֵמוֹת בְּאַפְסָר אֶחָד וְאָמַר לוֹ ״זוֹ קְנֵי״ – מִי קָנֵי?Certains disent que Rav A'ha, fils de Rav Ika, a dit : Sache qu'il n'acquiert pas tous les champs en prenant possession d'un seul : si le vendeur lui avait remis dix bêtes à un seul licol et lui avait dit : « Acquiers celle-ci », acquerrait-il les autres ? De même ici, prendre possession d'un seul champ revient à lui dire : « Acquiers celui-ci. »
- מִי דָּמֵי? הָתָם גּוּפִים מוּחְלָקִים, הָכָא סַדָּנָא דְאַרְעָא חַד הוּא.La Guemara rejette : Est-ce comparable ? Là-bas, ce sont des corps séparés, et lorsqu'il dit « acquiers celle-ci », il n'y a pas de raison que les autres soient acquises ; ici, le bloc de la terre est un, et en acquérant une parcelle, il acquiert les autres avec elle.
- וְזוֹקְקִים אֶת הַנְּכָסִים וְכוּ׳. אָמַר עוּלָּא: מִנַּיִן לְגִלְגּוּל שְׁבוּעָה מִן הַתּוֹרָה?Nous avons appris dans la Michna : « Et les biens meubles lient les biens immeubles, etc. » : dans un litige portant à la fois sur des meubles et sur des terres, celui qui doit prêter serment pour les meubles peut être contraint de jurer aussi au sujet des terres, bien qu'on ne jure pas, en principe, pour une réclamation portant sur une terre. Oulla a dit : D'où savons-nous que l'extension du serment (guilgoul chevoua) est de la Torah ?
- שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאָמְרָה הָאִשָּׁה אָמֵן אָמֵן״, וּתְנַן: עַל מָה הִיא אוֹמֶרֶת ״אָמֵן אָמֵן״? ״אָמֵן״ עַל הָאָלָה, ״אָמֵן״ עַל ״הַשְּׁבוּעָה״. ״אָמֵן״ אִם מֵאִישׁ זֶה, ״אָמֵן״ אִם מֵאִישׁ אַחֵר. ״אָמֵן״ שֶׁלֹּא סָטִיתִי אֲרוּסָה וּנְשׂוּאָה וְשׁוֹמֶרֶת יָבָם וּכְנוּסָה.Comme il est dit au sujet de la sota (femme soupçonnée d'adultère) : « Et la femme dira : Amen, amen » (Nombres 5, 22). Et nous avons appris dans une Michna (Sota 18a) : Sur quoi dit-elle « amen, amen » ? « Amen » sur la malédiction, « amen » sur le serment ; « amen » si j'ai fauté avec cet homme, « amen » si j'ai fauté avec un autre homme ; « amen » que je ne me suis pas égarée étant fiancée (aroussa), mariée, en attente du yavam (beau-frère tenu au lévirat), ou épousée par lui.
- הַאי אֲרוּסָה הֵיכִי דָּמֵי? אִילֵּימָא דְּקַנִּי לַהּ כְּשֶׁהִיא אֲרוּסָה, וְקָא מַשְׁקֵי לַהּ כְּשֶׁהִיא אֲרוּסָה, וְהָתְנַן אֲרוּסָה וְשׁוֹמֶרֶת יָבָם לֹא שׁוֹתוֹת וְלֹא נוֹטְלוֹת כְּתוּבָּה, מַאי טַעְמָא – ״תַּחַת אִישֵׁךְ״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְלֵיכָּא.La Guemara analyse : Cette fiancée, de quel cas s'agit-il ? Si l'on dit qu'il l'a mise en garde (kinouï) contre un homme lorsqu'elle était fiancée, et qu'il lui fait boire l'eau amère lorsqu'elle est fiancée, n'avons-nous pas appris (Sota 23b) : La fiancée et celle qui attend le yavam ne boivent pas et ne perçoivent pas leur ketouba (contrat de mariage) ? Quelle en est la raison ? « Sous ton mari » (Nombres 5, 20), a dit le Miséricordieux, et ce n'est pas le cas ici.
- אֶלָּא דְּקַנִּי לַהּ כְּשֶׁהִיא אֲרוּסָה, וְנִסְתְּרָה כְּשֶׁהִיא אֲרוּסָה, וְקָא מַשְׁקֵי לַהּ כְּשֶׁהִיא נְשׂוּאָה,Mais plutôt, il s'agit du cas où il l'a mise en garde lorsqu'elle était fiancée, qu'elle s'est isolée avec cet homme lorsqu'elle était fiancée, et qu'il lui fait boire l'eau lorsqu'elle est mariée.
- מִי בָּדְקִי לַהּ מַיָּא? ״וְנִקָּה הָאִישׁ מֵעָוֹן״ אָמַר רַחֲמָנָא, בִּזְמַן שֶׁהָאִישׁ מְנוּקֶּה מֵעָוֹן – מַיִם בּוֹדְקִים אֶת אִשְׁתּוֹ, אֵין אִישׁ מְנוּקֶּה מֵעָוֹן – אֵין הַמַּיִם בּוֹדְקִים אֶת אִשְׁתּוֹ.La Guemara demande : Mais l'eau l'éprouve-t-elle dans ce cas ? « Et l'homme sera net de faute » (Nombres 5, 31), a dit le Miséricordieux : lorsque l'homme est net de faute, l'eau éprouve sa femme ; lorsque l'homme n'est pas net de faute, l'eau n'éprouve pas sa femme. Or, après qu'elle s'est isolée malgré sa mise en garde, elle lui était interdite ; s'il a eu des relations avec elle, il est lui-même fautif, et l'eau n'agit pas.
- אֶלָּא עַל יְדֵי גִלְגּוּל!Mais plutôt, ce serment s'applique par extension : il lui fait jurer sur sa conduite durant le mariage, et il étend le serment à la période des fiançailles.
- אַשְׁכְּחַן סוֹטָה, דְּאִיסּוּרָא, מָמוֹנָא מְנָלַן? תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: קַל וָחוֹמֶר: וּמָה סוֹטָהLa Guemara remarque : Nous avons trouvé l'extension pour la sota, qui relève de l'interdit (issour) ; pour les questions d'argent, d'où le savons-nous ? L'école de Rabbi Ichmaël a enseigné : c'est un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : si, dans le cas de la sota,
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