Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מִי שָׁאנֵי?diffère-t-il ? Dans les deux cas, elle sort entièrement de l'autorité de son père selon la Torah, et il ne devrait donc plus pouvoir la vendre.
- וּלְרַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק דְּאָמַר: אֲפִילּוּ לְרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה מָעוֹת הָרִאשׁוֹנוֹת לְקִידּוּשִׁין נִיתְּנוּ, בְּמַאי מוֹקֵים לַהּ? מוֹקֵים לַהּ כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר דְּאָמַר: לְשִׁפְחוּת אַחַר שִׁפְחוּת הוּא דְּלָא מָצֵי מְזַבֵּין לַהּ, אֲבָל לְשִׁפְחוּת אַחַר אִישׁוּת – מָצֵי מְזַבֵּין לַהּ.La Guemara (discussion des Amoraïm) demande : et selon Rav Na'hman bar Yits'hak, qui dit : même selon Rabbi Yossé beRabbi Yehouda, le premier argent de la vente a été donné pour des kiddouchin (consécration matrimoniale), comment établit-il la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) qui permet de vendre la fille veuve ? Elle répond : il l'établit selon Rabbi Eliézer, qui dit : c'est pour la servitude après la servitude qu'il ne peut pas la vendre ; mais pour la servitude après le mariage, il peut la vendre.
- בָּעֵי רֵישׁ לָקִישׁ: מַהוּ שֶׁמְּיַיעֵד אָדָם לִבְנוֹ קָטָן? ״בְּנוֹ״ אָמַר רַחֲמָנָא, בְּנוֹ כָּל דְּהוּ, אוֹ דִילְמָא בְּנוֹ דּוּמְיָא דִידֵיהּ, מָה הוּא גָּדוֹל – אַף בְּנוֹ גָּדוֹל?Rech Lakich a posé la question : un homme peut-il désigner la servante hébreue pour son fils mineur ? Le verset dit : « Et s'il la désigne pour son fils » (Exode 21, 9) : le Miséricordieux a dit « son fils », c'est-à-dire son fils quel qu'il soit ; ou peut-être son fils semblable à lui : de même que lui est adulte, son fils aussi doit être adulte ?
- אָמַר רַבִּי זֵירָא: תָּא שְׁמַע: ״אִישׁ״ – פְּרָט לְקָטָן. ״אֲשֶׁר יִנְאַף אֶת אֵשֶׁת אִישׁ״ – פְּרָט לְאֵשֶׁת קָטָן. וְאִי אָמְרַתְּ מְיַיעֵד, אִם כֵּן מָצִינוּ אִישׁוּת לְקָטָן.Rabbi Zeira a dit : viens et entends une solution, à partir du verset « Et l'homme qui commet l'adultère avec la femme d'un homme… » (Lévitique 20, 10) : « l'homme » : à l'exclusion du mineur adultère ; « qui commet l'adultère avec la femme d'un homme » : à l'exclusion de la femme d'un mineur. Or, si tu dis qu'un père peut désigner une épouse pour son fils mineur, nous trouvons alors un mariage pour un mineur !
- וְאֶלָּא מַאי, אֵינוֹ מְיַיעֵד? אַמַּאי קָא מְמַעֵט לֵיהּ קְרָא? תִּיפְשׁוֹט מִינַּהּ דִּמְיַיעֵד. אָמַר רַב אָשֵׁי: הָכָא בְּיָבָם בֶּן תֵּשַׁע שָׁנִים וְיוֹם אֶחָד הַבָּא עַל יְבִמְתּוֹ עָסְקִינַן,La Guemara rétorque : mais alors quoi ? Il ne peut pas désigner ? Pourquoi le verset l'exclut-il, si le mariage d'un mineur n'existe jamais ? Tranche plutôt de là qu'il peut désigner ! Rav Achi a dit : ici, nous traitons d'un yavam (beau-frère soumis au lévirat) âgé de neuf ans et un jour qui a eu une relation avec sa yevama (la veuve de son frère),
- דְּמִדְּאוֹרָיְיתָא חַזְיָא לֵיהּ, מַהוּ דְּתֵימָא: כֵּיוָן דְּמִדְּאוֹרָיְיתָא חַזְיָא לֵיהּ וּבִיאָתוֹ בִּיאָה, הַבָּא עָלֶיהָ מִתְחַיֵּיב בְּאֵשֶׁת אִישׁ, קָא מַשְׁמַע לַן.qui selon la Torah lui convient, car la Torah ne fixe pas d'âge minimal pour le lévirat. Tu aurais pu dire : puisque selon la Torah elle lui convient, et que sa relation est considérée comme une relation, elle est pleinement sa femme, et celui qui a une relation avec elle est passible de la peine pour la femme d'autrui ; le verset nous apprend qu'il n'en est rien.
- מַאי הָוֵי עֲלַהּ? תָּא שְׁמַע, אָמַר רַבִּי אַיְיבוּ אָמַר רַבִּי יַנַּאי: אֵין יִעוּד אֶלָּא בְּגָדוֹל, אֵין יִעוּד אֶלָּא מִדַּעַת. תַּרְתֵּי? ״מָה טַעַם״ קָאָמַר. מָה טַעַם אֵין יִעוּד אֶלָּא בְּגָדוֹל – לְפִי שֶׁאֵין יִעוּד אֶלָּא מִדַּעַת.Qu'en est-il finalement ? Viens et entends : Rabbi Aïvou a dit au nom de Rabbi Yannaï : la désignation n'existe que chez un adulte ; la désignation n'existe qu'avec consentement. La Guemara demande : deux règles ? La seconde implique la première, puisqu'un mineur n'a pas de consentement légal ! Elle répond : il dit « pour quelle raison » : pour quelle raison la désignation n'existe-t-elle que chez un adulte ? Parce que la désignation n'existe qu'avec consentement.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: מַאי מִדַּעַת – מִדַּעַת דִּידַהּ. דְּתָנֵי אַבָּיֵי בְּרֵיהּ דְּרַבִּי אֲבָהוּ: ״אֲשֶׁר לֹא יְעָדָהּ״ – מְלַמֵּד שֶׁצָּרִיךְ לְיַעֲדָהּ.Et si tu veux, dis : que signifie « avec consentement » ? Avec son consentement à elle. Car Abayé fils de Rabbi Abahou a enseigné : « qui ne l'a pas désignée (yeadah) » (Exode 21, 8) : cela enseigne qu'il doit l'informer (leyaadah).
- הוּא תָּנֵי לַהּ, וְהוּא אָמַר לַהּ: בְּקִידּוּשֵׁי יִעוּד, וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה דְּאָמַר: מָעוֹת הָרִאשׁוֹנוֹת לָאו לְקִידּוּשִׁין נִיתְּנוּ. רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא לְקִידּוּשִׁין נִיתְּנוּ, שָׁאנֵי הָכָא דְּאָמַר רַחֲמָנָא ״יְעָדָהּ״.Lui l'enseigne, et lui l'explique : il s'agit de kiddouchin de désignation, selon Rabbi Yossé beRabbi Yehouda, qui dit : le premier argent n'a pas été donné pour des kiddouchin ; c'est pourquoi un nouvel acte, avec son consentement, est nécessaire. Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : même si tu dis qu'il a été donné pour des kiddouchin, ici c'est différent, car le Miséricordieux a dit « yeadah », expression qui évoque la connaissance et donc son consentement.
- מַאי רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה? דְּתַנְיָא: ״יְעָדָהּ, וְהֶפְדָּהּ״ – צָרִיךְ שֶׁיְּהֵא שְׁהוּת בַּיּוֹם כְּדֵי פְדִיָּיה.La Guemara demande : quel est l'enseignement de Rabbi Yossé beRabbi Yehouda ? Car il a été enseigné dans une baraïta : « qui l'a désignée… il la laissera racheter » (Exode 21, 8) : la désignation n'a lieu que là où le rachat est possible ; il faut donc, s'il la désigne à la fin de son service, qu'il reste assez de temps dans la journée pour le rachat.
- מִכָּאן אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה: אִם יֵשׁ שְׁהוּת בַּיּוֹם כְּדֵי לַעֲשׂוֹת עִמּוֹ שָׁוֶה פְּרוּטָה – מְקוּדֶּשֶׁת, וְאִם לָאו – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת. אַלְמָא קָסָבַר: מָעוֹת הָרִאשׁוֹנוֹת – לָאו לְקִידּוּשִׁין נִיתְּנוּ.D'ici, Rabbi Yossé beRabbi Yehouda a dit : s'il reste assez de temps dans la journée pour qu'elle fasse pour lui un travail valant une prouta (la plus petite pièce), elle est consacrée ; sinon, elle n'est pas consacrée. Il pense donc que le premier argent n'a pas été donné pour des kiddouchin, puisqu'il la consacre par la prouta qu'elle lui doit encore.
- רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא לְקִידּוּשִׁין נִיתְּנוּ, שָׁאנֵי הָכָא דְּאָמַר רַחֲמָנָא ״וְהֶפְדָּהּ״.Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : même si tu dis qu'il a été donné pour des kiddouchin, ici c'est différent, car le Miséricordieux a dit « qui l'a désignée… il la laissera racheter » : c'est un décret du verset que la désignation ait lieu tant que le rachat est possible.
- אָמַר רָבָא אָמַר רַב נַחְמָן: אוֹמֵר אָדָם לְבִתּוֹ קְטַנָּה ״צְאִי וְקַבְּלִי קִידּוּשַׁיִךְ״, מִדְּרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה.Rava a dit au nom de Rav Na'hman : un homme peut dire à sa fille mineure : « Va et reçois tes kiddouchin », et ils sont valables, bien qu'elle soit mineure ; on l'apprend de Rabbi Yossé beRabbi Yehouda.
- לָאו אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה מָעוֹת הָרִאשׁוֹנוֹת לָאו לְקִידּוּשִׁין נִיתְּנוּ, וְכִי מְשַׁיַּיר בַּהּ שָׁוֶה פְּרוּטָה – הָווּ קִידּוּשֵׁי, הָכָא נָמֵי לָא שְׁנָא.Rabbi Yossé beRabbi Yehouda n'a-t-il pas dit : le premier argent n'a pas été donné pour des kiddouchin, et lorsqu'il reste à sa charge un travail valant une prouta, ce sont des kiddouchin ? En la vendant, le père l'a en quelque sorte chargée de recevoir elle-même ses kiddouchin. Ici aussi, il n'y a pas de différence : une mineure peut recevoir ses kiddouchin avec l'accord de son père.
- וְאָמַר רָבָא אָמַר רַב נַחְמָן: הַמְקַדֵּשׁ בְּמִלְוָה שֶׁיֵּשׁ עָלֶיהָ מַשְׁכּוֹן – מְקוּדֶּשֶׁת, מִדְּרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה. לָאו אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה מָעוֹת הָרִאשׁוֹנוֹת לָאו לְקִידּוּשִׁין נִיתְּנוּ, הַאי הַלְוָאָה הִיא, וְהִיא גּוּפַהּ מַשְׁכּוֹן הִיא,Et Rava a dit au nom de Rav Na'hman : celui qui consacre une femme avec un prêt pour lequel il y a un gage, en lui remettant sa dette, elle est consacrée ; on l'apprend de Rabbi Yossé beRabbi Yehouda. Rabbi Yossé beRabbi Yehouda n'a-t-il pas dit : le premier argent n'a pas été donné pour des kiddouchin ? Il s'ensuit que ceci, le travail qu'elle doit encore, est un prêt, et elle-même est le gage,
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