Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְכָאן שֶׁהוֹרָתוֹ שֶׁלֹּא בִּקְדוּשָּׁה, וְלֵידָתוֹ בִּקְדוּשָּׁה.Et ici, il s'agit d'un cas où sa conception n'a pas eu lieu dans la sainteté – sa mère l'a conçu avant de se convertir – et seule sa naissance a eu lieu dans la sainteté, car elle s'est convertie enceinte. Il convient de rendre l'argent à un tel homme.
- רַב חִיָּיא בַּר אָבִין אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: נׇכְרִי יוֹרֵשׁ אֶת אָבִיו דְּבַר תּוֹרָה, דִּכְתִיב: ״כִּי יְרֻשָּׁה לְעֵשָׂו נָתַתִּי אֶת הַר שֵׂעִיר״. וְדִלְמָא יִשְׂרָאֵל מְשׁוּמָּד שָׁאנֵי? אֶלָּא מֵהָכָא: ״כִּי לִבְנֵי לוֹט נָתַתִּי אֶת עָר יְרֻשָּׁה״.Rav 'Hiya bar Avin dit au nom de Rabbi Yo'hanan : un non-Juif hérite de son père selon la Torah, comme il est écrit : « Car c'est à Essav que J'ai donné le mont Séïr en héritage » (Deutéronome 2, 5). La Guemara demande : Mais peut-être le cas d'un Israélite apostat est-il différent ? Essav, descendant des Patriarches, pourrait être considéré comme un Juif apostat. Plutôt, la preuve vient d'ici : « Car c'est aux enfants de Lot que J'ai donné Ar en héritage » (Deutéronome 2, 9), et les descendants de Lot étaient assurément des non-Juifs.
- וְרַב חִיָּיא בַּר אָבִין, מַאי טַעְמָא לָא אָמַר כְּרָבָא? מִי כְּתִיב ״וְחִשַּׁב עִם קֹנֵהוּ וְלֹא עִם יוֹרְשֵׁי קוֹנֵהוּ״?La Guemara demande : Et Rav 'Hiya bar Avin, pour quelle raison n'a-t-il pas parlé comme Rava, qui déduit l'héritage des non-Juifs du verset « Et il comptera avec son acquéreur » (Lévitique 25, 50) ? Elle répond : Est-il écrit explicitement : « Et il comptera avec son acquéreur », et non avec les héritiers de son acquéreur ? Ce n'est qu'une déduction, non une source explicite.
- וְרָבָא, מַאי טַעְמָא לָא אָמַר כְּרַב חִיָּיא בַּר אָבִין? מִשּׁוּם כְּבוֹדוֹ דְּאַבְרָהָם שָׁאנֵי.Et Rava, pour quelle raison n'a-t-il pas parlé comme Rav 'Hiya bar Avin ? Parce que peut-être, en raison de l'honneur d'Avraham, ce cas est différent : c'est par égard pour Avraham que les membres de sa famille ont reçu un héritage, ce qui ne vaut pas forcément pour tous les non-Juifs.
- תָּנוּ רַבָּנַן: יֵשׁ בָּעִבְרִי שֶׁאֵין בָּעִבְרִיָּה, וְיֵשׁ בָּעִבְרִיָּה שֶׁאֵין בָּעִבְרִי. יֵשׁ בָּעִבְרִי שֶׁהוּא יוֹצֵא בְּשָׁנִים, וּבַיּוֹבֵל, וּבְמִיתַת הָאָדוֹן – מַה שֶּׁאֵין כֵּן בָּעִבְרִיָּה, וְיֵשׁ בָּעִבְרִיָּה, שֶׁהֲרֵי עִבְרִיָּה יוֹצְאָה בְּסִימָנִין וְאֵינָהּ נִמְכֶּרֶת וְנִשְׁנֵית, וּמַפְדִּין אוֹתָהּ, בְּעַל כּוֹרְחוֹ, מַה שֶּׁאֵין כֵּן בָּעִבְרִי.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Il y a des règles pour l'esclave hébreu qui n'existent pas pour la servante hébreue, et il y a des règles pour la servante hébreue qui n'existent pas pour l'esclave hébreu. Il y a une particularité pour l'esclave hébreu : il sort libre au terme des six années, au Jubilé et à la mort du maître – ce qui n'est pas le cas pour la servante hébreue. Et il y a des particularités pour la servante hébreue : car la servante hébreue sort libre par les signes de la puberté, elle n'est pas vendue une seconde fois, et on la rachète contre son gré – comme la Guemara va l'expliquer –, ce qui n'est pas le cas pour l'esclave hébreu.
- אָמַר מָר: יֵשׁ בָּעִבְרִי שֶׁאֵין בָּעִבְרִיָּה. וּרְמִינְהִי: יְתֵירָה עָלָיו אָמָה הָעִבְרִיָּה, שֶׁקּוֹנָה עַצְמָהּ בְּסִימָנִין! אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: כְּגוֹן שֶׁיְּעָדָה.La Guemara analyse cette baraïta. Le Maître a dit : Il y a des règles pour l'esclave hébreu qui n'existent pas pour la servante hébreue. Mais on oppose à cela la Michna : la servante hébreue a un mode d'affranchissement de plus que lui, car elle s'acquiert elle-même par les signes de la puberté ! L'expression « de plus que lui » implique que tous les modes de sortie de l'esclave valent aussi pour elle. Rav Chéchèt a dit : la baraïta parle d'un cas où le maître l'a désignée pour l'épouser (yioud) ; elle est alors sa femme et ne sort plus par tous les modes de l'esclave.
- יְעָדָה, פְּשִׁיטָא! גִּיטָּא בָּעֲיָא! מַהוּ דְּתֵימָא לָא (לִיבְטְלָה) [לִיבְטְלָן] הִילְכָתָא מִינַּהּ, קָא מַשְׁמַע לַן. אִי הָכִי, אַמַּאי יוֹצְאָה בְּסִימָנִין? הָכִי קָאָמַר: אִם לֹא יְעָדָה, יוֹצְאָה אַף בְּסִימָנִין.La Guemara demande : S'il l'a désignée, c'est évident qu'elle ne sort pas comme une servante : elle a besoin d'un get (acte de divorce), puisqu'elle est sa femme ! Elle répond : Tu aurais pu dire que les règles de la servante ne sont pas annulées pour elle, et qu'elle peut encore sortir comme une servante sans get ; elle nous enseigne que non. La Guemara demande : S'il en est ainsi, qu'il s'agit d'un cas de désignation, pourquoi sort-elle par les signes de la puberté ? Si elle est sa femme, la puberté ne devrait rien changer ! Elle répond : Voici ce qu'elle veut dire : s'il ne l'a pas désignée, elle sort aussi par les signes de la puberté.
- וְאֵינָהּ נִמְכֶּרֶת וְנִשְׁנֵית. מִכְּלַל דְּעֶבֶד עִבְרִי נִמְכָּר וְנִשְׁנֶה? וְהָתַנְיָא: ״בִּגְנֵבָתוֹ״ – וְלֹא בִּכְפֵילוֹ. ״בִּגְנֵיבָתוֹ״ – וְלֹא בִּזְמָמוֹ. ״בִּגְנֵיבָתוֹ״ – כֵּיוָן שֶׁנִּמְכַּר פַּעַם אַחַת שׁוּב אִי אַתָּה רַשַּׁאי לְמוֹכְרוֹ.La baraïta enseigne : « Et elle n'est pas vendue une seconde fois. » La Guemara remarque : Il en ressort que l'esclave hébreu est vendu une seconde fois ? Mais n'a-t-il pas été enseigné (dans une baraïta) : « Il sera vendu pour son vol » (Exode 22, 2) – pour rembourser l'objet volé, et non pour son double paiement (l'amende) ; « pour son vol » – et non pour son témoignage réfuté (zomem) ; « pour son vol » – une fois qu'il a été vendu une fois, tu n'as plus le droit de le vendre à nouveau.
- אָמַר רָבָא: לָא קַשְׁיָא, כָּאן בִּגְנֵיבָה אַחַת, כָּאן בִּשְׁתֵּי גְּנֵיבוֹת.Rava a dit : ce n'est pas difficile. Ici, dans la seconde baraïta, il s'agit d'un seul vol : il a volé une grosse somme mais sa valeur comme esclave ne suffit pas à tout rembourser ; il n'est alors pas revendu. Là, dans la première, il s'agit de deux vols : il peut être vendu une seconde fois.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: ״בִּגְנֵיבָתוֹ״ – טוּבָא מַשְׁמַע! אֶלָּא אָמַר אַבָּיֵי: לָא קַשְׁיָא, כָּאן בְּאָדָם אֶחָד, כָּאן בִּשְׁנֵי בְּנֵי אָדָם.Abayé lui dit : « pour son vol » implique aussi beaucoup de vols ! Plutôt, Abayé a dit : ce n'est pas difficile. Ici, il s'agit de vols commis envers une seule personne : il n'est pas revendu, même pour plusieurs vols ; là, envers deux personnes.
- תָּנוּ רַבָּנַן: גְּנֵיבוֹ אֶלֶף, וְשָׁוֶה חֲמֵשׁ מֵאוֹת – נִמְכָּר וְחוֹזֵר וְנִמְכָּר. גְּנֵיבוֹ חֲמֵשׁ מֵאוֹת, וְשָׁוֶה אֶלֶף – אֵינוֹ נִמְכָּר כְּלָל. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: אִם הָיָה גְּנֵיבוֹ כְּנֶגֶד מִמְכָּרוֹ – נִמְכָּר, וְאִם לָאו – אֵינוֹ נִמְכָּר.Nos Maîtres ont enseigné : si la valeur de son vol était de mille, et qu'il vaut comme esclave cinq cents, il est vendu puis vendu à nouveau. Si son vol était de cinq cents et qu'il vaut mille, il n'est pas vendu du tout. Rabbi Eliézer dit : si son vol correspondait exactement à son prix de vente, il est vendu ; sinon, il n'est pas vendu.
- אָמַר רָבָא: בְּהָא זְכָנְהוּ רַבִּי אֱלִיעֶזֶר לְרַבָּנַן, דְּמַאי שְׁנָא גְּנֵיבוֹ חֲמֵשׁ מֵאוֹת וְשָׁוֶה אֶלֶף דְּאֵין נִמְכָּר, דְּנִמְכַּר כּוּלּוֹ אָמַר רַחֲמָנָא, וְלֹא חֶצְיוֹ, הָכִי נָמֵי: נִמְכַּר בִּגְנֵיבָתוֹ אָמַר רַחֲמָנָא וְלֹא נִמְכַּר בַּחֲצִי גְנֵיבָתוֹ.Rava a dit : sur ce point, Rabbi Eliézer l'a emporté sur les Rabbanan. Car en quoi est différent le cas où son vol est de cinq cents et qu'il vaut mille, où ils admettent qu'il n'est pas vendu ? C'est que le Miséricordieux a dit qu'il est vendu en entier, et non à moitié. De même : le Miséricordieux a dit « il sera vendu pour son vol », et non vendu pour la moitié de son vol.
- וּמַפְדִּין אוֹתָהּ בְּעַל כׇּרְחוֹ. סְבַר רָבָא לְמֵימַר בְּעַל כֻּרְחֵיהּ דְּאָדוֹן. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: מַאי נִיהוּ – דְּכָתֵבְנָא לֵיהּ שְׁטָרָא אַדְּמֶיהָ? אַמַּאי? נָקֵיט מַרְגָּנִיתָא בִּידֵיהּ, יָהֵיבְנָא לֵיהּ חַסְפָּא?La baraïta enseigne : « Et on la rachète contre son gré. » Rava pensait dire que cela signifie contre le gré du maître. Abayé lui dit : En quoi cela consisterait-il – qu'on lui écrit un acte de dette pour sa valeur, qu'elle remboursera quand elle aura l'argent ? Pourquoi le maître l'accepterait-il ? Il tient une perle (marganita) dans sa main, et on lui donnerait un tesson ?
- אֶלָּא אָמַר אַבָּיֵי: בְּעַל כֻּרְחֵיהּ דְּאָב, מִשּׁוּם פְּגַם מִשְׁפָּחָה. אִי הָכִי, עֶבֶד עִבְרִי נָמֵי, נִכְפִּינְהוּ לִבְנֵי מִשְׁפָּחָה מִשּׁוּם פְּגַם מִשְׁפָּחָה! הָדַר אָזֵיל וּמְזַבֵּין נַפְשֵׁיהּ.Plutôt, Abayé a dit : on la rachète contre le gré du père, à cause de l'atteinte portée à la famille : le tribunal fait pression sur le père, car il est honteux pour une famille qu'une de ses filles soit servante. La Guemara demande : S'il en est ainsi, pour l'esclave hébreu aussi, contraignons les membres de la famille à le racheter, à cause de l'atteinte à la famille ! Elle répond : Il irait de nouveau se vendre lui-même, s'enrichissant ainsi aux dépens de sa famille.
- הָכָא נָמֵי הָדַר אָזֵיל וּמְזַבֵּין לַהּ! הָא קָתָנֵי: אֵינָהּ נִמְכֶּרֶת וְנִשְׁנֵית. וּמַנִּי – רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא. דְּתַנְיָא: מוֹכֵר אָדָם אֶת בִּתּוֹ לְאִישׁוּת וְשׁוֹנֶה, לְשִׁפְחוּת וְשׁוֹנֶה, לְאִישׁוּת אַחַר שִׁפְחוּת, אֲבָל לֹא לְשִׁפְחוּת אַחַר אִישׁוּת. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: כְּשֵׁם שֶׁאֵין אָדָם מוֹכֵר אֶת בִּתּוֹ לְשִׁפְחוּת אַחַר אִישׁוּת כָּךְ אֵין אָדָם מוֹכֵר אֶת בִּתּוֹ לְשִׁפְחוּת אַחַר שִׁפְחוּת.La Guemara demande : Ici aussi, le père irait de nouveau la vendre ! Elle répond : Il est enseigné justement : « elle n'est pas vendue une seconde fois ». Et de qui est cet avis ? C'est Rabbi Chimon, comme il a été enseigné (dans une baraïta) : Un homme peut vendre, c'est-à-dire donner, sa fille en mariage puis le faire à nouveau ; en servitude puis à nouveau ; en mariage après la servitude ; mais pas en servitude après le mariage. Rabbi Chimon dit : De même qu'un homme ne peut pas vendre sa fille en servitude après le mariage, de même un homme ne peut pas vendre sa fille en servitude après la servitude.
- וּבִפְלוּגְתָּא דְּהָנֵי תַּנָּאֵי דְּתַנְיָא: ״בְּבִגְדוֹ בָּהּ״ –Et cette question dépend de la controverse de ces Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna), comme il a été enseigné (dans une baraïta) au sujet du verset : « Il n'aura pas le pouvoir de la vendre à un peuple étranger, puisqu'il l'a trahie (bevigdo vah) » (Exode 21, 8) :
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