Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לְמָר – לְמַעוֹטֵי כְּסָפִים, לְמָר – לְמַעוֹטֵי פְּרָדוֹת.La Guemara (discussion des Amoraïm) répond : pour un Maître, Rabbi Chimon, le « pressoir » sert à exclure l'argent monnayé ; pour l'autre Maître, Rabbi Eliézer ben Yaakov, il sert à exclure les mulets.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״אֲשֶׁר בֵּרַכְךָ ה׳ אֱלֹהֶיךָ״, יָכוֹל נִתְבָּרֵךְ בַּיִת בִּגְלָלוֹ – מַעֲנִיקִים לוֹ, לֹא נִתְבָּרֵךְ בַּיִת בִּגְלָלוֹ – אֵין מַעֲנִיקִים לוֹ, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״הַעֲנֵק תַּעֲנִיק״ – מִכׇּל מָקוֹם. אִם כֵּן, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״אֲשֶׁר בֵּרַכְךָ״ – הַכֹּל לְפִי בְּרָכָה תֵּן לוֹ.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna), au sujet du verset « Tu lui feras des présents de ton menu bétail, de ton aire et de ton pressoir, selon ce dont Hachem ton D.ieu t'a béni » (Deutéronome 15, 14) : on aurait pu penser que si la maison a été bénie grâce à lui, le maître lui accorde le cadeau de départ (haanaka), et si la maison n'a pas été bénie grâce à lui, il ne lui accorde pas le cadeau. C'est pourquoi le verset dit : « tu lui feras assurément des présents » (haanek taanik), le verbe redoublé indiquant qu'on le lui accorde en tout cas. S'il en est ainsi, pourquoi le verset dit-il « selon ce dont Hachem ton D.ieu t'a béni » ? Pour enseigner que tout ce que tu lui donnes doit être à la mesure de la bénédiction.
- רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה אוֹמֵר: דְּבָרִים כִּכְתָבָן. נִתְבָּרֵךְ בַּיִת בִּגְלָלוֹ – מַעֲנִיקִים לוֹ, לֹא נִתְבָּרֵךְ בַּיִת בִּגְלָלוֹ – אֵין מַעֲנִיקִים לוֹ. אִם כֵּן מָה תַּלְמוּד לוֹמַר: ״הַעֲנֵיק תַּעֲנִיק״? דִּבְּרָה תוֹרָה כִלְשׁוֹן בְּנֵי אָדָם.Rabbi Elazar ben Azarya dit : les paroles de la Torah s'entendent comme elles sont écrites : si la maison a été bénie grâce à lui, on lui accorde le cadeau ; si la maison n'a pas été bénie grâce à lui, on ne lui accorde pas le cadeau. S'il en est ainsi, pourquoi le verset dit-il « tu lui feras assurément des présents », avec le verbe redoublé ? La Torah a parlé selon le langage des hommes : le redoublement n'est qu'une tournure de style, et non une source pour enseigner une loi nouvelle.
- תָּנוּ רַבָּנַן: עֶבֶד עִבְרִי עוֹבֵד אֶת הַבֵּן, וְאֵינוֹ עוֹבֵד אֶת הַבַּת. אָמָה עִבְרִיָּה אֵינָהּ עוֹבֶדֶת לֹא אֶת הַבֵּן וְלֹא אֶת הַבַּת. הַנִּרְצָע וְהַנִּמְכָּר לְנׇכְרִי אֵינוֹ עוֹבֵד לֹא אֶת הַבֵּן וְלֹא אֶת הַבַּת. אָמַר מָר: עֶבֶד עִבְרִי עוֹבֵד אֶת הַבֵּן, וְאֵינוֹ עוֹבֵד אֶת הַבַּת. מְנָהָנֵי מִילֵּי?Nos Maîtres ont enseigné : un esclave hébreu sert le fils de son maître défunt, mais ne sert pas la fille. Une servante hébreue ne sert ni le fils ni la fille, mais seulement le maître. Le serviteur percé à l'oreille et l'esclave hébreu vendu à un non-Juif ne servent ni le fils ni la fille. Le Maître a dit : un esclave hébreu sert le fils, mais ne sert pas la fille. D'où savons-nous cela ?
- דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״וַעֲבָדְךָ שֵׁשׁ שָׁנִים״ – לְךָ וְלֹא לַיּוֹרֵשׁ. אַתָּה אוֹמֵר: לְךָ וְלֹא לַיּוֹרֵשׁ, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא: לְךָ וְלֹא לַבֵּן? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר: שֵׁשׁ שָׁנִים יַעֲבֹד״, הֲרֵי לַבֵּן אָמוּר, הָא מָה אֲנִי מְקַיֵּים: ״וַעֲבָדְךָ שֵׁשׁ שָׁנִים״ לְךָ – וְלֹא לַיּוֹרֵשׁ.Car nos Maîtres ont enseigné : « Et il te servira six ans » (Deutéronome 15, 12) : toi, et non l'héritier. Tu dis : toi, et non l'héritier ; ou bien n'est-ce que : toi, et non le fils ? Lorsqu'il dit : « six ans il servira » (Exode 21, 2), sans aucune restriction, voici que le fils est mentionné et inclus. Comment donc j'accomplis « et il te servira six ans » ? Toi, et non l'héritier autre que le fils.
- מָה רָאִיתָ לְרַבּוֹת אֶת הַבֵּן, וּלְהוֹצִיא אֶת הָאָח? מְרַבֶּה אֲנִי אֶת הַבֵּן – שֶׁכֵּן קָם תַּחַת אָבִיו לִיעִדָה וְלִשְׂדֵה אֲחוּזָּה.La Guemara demande : qu'as-tu vu pour inclure le fils et exclure le frère ? Elle répond : j'inclus le fils, car il se tient à la place de son père pour la désigner : de même que le père peut désigner une servante hébreue comme épouse pour lui-même, son fils le peut aussi ; et pour le champ patrimonial consacré (Lévitique 27, 16-21) : si le fils le rachète, c'est comme si le père l'avait racheté, et le champ revient à la famille au Jubilé, ce qui n'est pas le cas d'un autre, fût-il un frère.
- אַדְּרַבָּה, מְרַבֶּה אֲנִי אֶת הָאָח שֶׁכֵּן קָם תַּחַת אָחִיו לְיִבּוּם! כְּלוּם יֵשׁ יִבּוּם אֶלָּא בְּמָקוֹם שֶׁאֵין בֵּן? הָא יֵשׁ בֵּן – אֵין יִבּוּם.La Guemara objecte : au contraire, j'inclus le frère, car il se tient à la place de son frère pour le lévirat (yiboum) ! Elle répond : y a-t-il un lévirat autrement que là où il n'y a pas de fils ? Donc, s'il y a un fils, il n'y a pas de lévirat : même pour le lévirat, le fils passe avant le frère.
- אֶלָּא טַעְמָא דְּאִיכָּא הָא פִּירְכָא, הָא לָאו הָכִי אָח עֲדִיף? וְתִיפּוֹק לִי דְּהָכָא תַּרְתֵּי, וְהָכָא חֲדָא!La Guemara demande : mais alors, la raison est uniquement qu'il y a cette réfutation ; donc sans cela, le frère serait préférable ? Mais je peux le déduire du fait qu'ici, pour le fils, il y a deux cas, la désignation de la servante hébreue et le champ patrimonial, et là, pour le frère, un seul, le lévirat !
- שְׂדֵה אֲחוּזָּה נָמֵי, מֵהַאי פִּירְכָא הוּא דְּקָא נָפְקָא לֵיהּ לְתַנָּא: כְּלוּם יֵשׁ יִבּוּם אֶלָּא בְּמָקוֹם שֶׁאֵין בֵּן?Elle répond : le champ patrimonial aussi, c'est de cette même réfutation que le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) le déduit : y a-t-il un lévirat autrement que là où il n'y a pas de fils ? Sans cette considération, il n'y aurait donc qu'un seul cas de chaque côté.
- אָמָה הָעִבְרִיָּה אֵינָהּ עוֹבֶדֶת לֹא אֶת הַבֵּן וְלֹא אֶת הַבַּת. מְנָהָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַבִּי פְּדָא: דְּאָמַר קְרָא ״וְאַף לַאֲמָתְךָ תַּעֲשֶׂה כֵּן״ – הִקִּישָׁהּ הַכָּתוּב לַנִּרְצָע, מָה נִרְצָע אֵינוֹ עוֹבֵד לֹא אֶת הַבֵּן וְלֹא אֶת הַבַּת – אַף אָמָה הָעִבְרִיָּה אֵינָהּ עוֹבֶדֶת לֹא אֶת הַבֵּן וְלֹא אֶת הַבַּת. וְהַאי ״לַאֲמָתְךָ תַּעֲשֶׂה כֵּן״ לְהָכִי הוּא דַּאֲתָא? הָא מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: ״וְאַף לַאֲמָתְךָ תַּעֲשֶׂה כֵּן״ – לְהֶעֱנֵיק.Une servante hébreue ne sert ni le fils ni la fille. D'où savons-nous cela ? Rabbi Pada a dit : car le verset dit au sujet de l'esclave percé : « Et aussi à ta servante tu feras ainsi » (Deutéronome 15, 17) : le verset l'a rapprochée par hékech (rapprochement de deux sujets dans un même verset) du percé : de même que le percé ne sert ni le fils ni la fille, de même la servante hébreue ne sert ni le fils ni la fille. La Guemara demande : et ce verset « à ta servante tu feras ainsi » vient-il pour cela ? Il est nécessaire pour ce qui a été enseigné dans une baraïta : « Et aussi à ta servante tu feras ainsi » : pour lui accorder le cadeau de départ.
- אַתָּה אוֹמֵר לְהֶעֱנֵיק, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא לִרְצִיעָה? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״וְאִם אָמֹר יֹאמַר הָעֶבֶד״ – ״[הָעֶבֶד]״ וְלֹא אָמָה הָעִבְרִיָּה. (הֲרֵי רְצִיעָה אָמוּר),Tu dis : pour accorder le cadeau ; ou bien n'est-ce que pour le percement de l'oreille, mentionné juste avant ? Lorsqu'il dit : « Mais si l'esclave dit » (Exode 21, 5), cela indique : « l'esclave », et non la servante hébreue ; (voici que le percement est mentionné et réglé),
- הָא מָה אֲנִי מְקַיֵּים ״וְאַף לַאֲמָתְךָ תַּעֲשֶׂה כֵּן״ – לְהֶעֱנֵיק! אִם כֵּן נִכְתּוֹב קְרָא: ״לַאֲמָתְךָ כֵּן״, מַאי ״תַּעֲשֶׂה״? שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ תַּרְתֵּי.comment donc j'accomplis « et aussi à ta servante tu feras ainsi » ? Pour accorder le cadeau ! On ne peut donc pas en déduire qu'elle ne sert pas le fils. La Guemara répond : s'il en était ainsi, que le verset ne vienne que pour le rapprochement, que le verset écrive seulement : « à ta servante ainsi » ; pourquoi « tu feras » ? Déduis-en deux choses : elle ne sert pas le fils, et on lui accorde le cadeau de départ.
- הַנִּרְצָע וְהַנִּמְכָּר לְנׇכְרִי אֵינוֹ עוֹבֵד לֹא אֶת הַבֵּן וְלֹא אֶת הַבַּת. נִרְצָע? דִּכְתִיב: ״וְרָצַע אֲדֹנָיו אֶת אׇזְנוֹ בַּמַּרְצֵעַ וַעֲבָדוֹ לְעֹלָם״ – וְלֹא אֶת הַבֵּן וְאֶת הַבַּת. נִמְכָּר לְנׇכְרִי מִנַּיִן? אָמַר חִזְקִיָּה: אָמַר קְרָא: ״וְחִשַּׁב עִם קֹנֵהוּ״ – וְלֹא עִם יוֹרְשֵׁי קוֹנֵהוּ.Le percé et celui qui est vendu à un non-Juif ne servent ni le fils ni la fille. Le percé, comme il est écrit : « Et son maître lui percera l'oreille avec le poinçon, et il le servira à jamais » (Exode 21, 6) : lui, et non le fils ni la fille. Celui qui est vendu à un non-Juif, d'où le savons-nous ? 'Hizkiya a dit : le verset dit : « Et il comptera avec son acquéreur » (Lévitique 25, 50) : et non avec les héritiers de son acquéreur.
- אָמַר רָבָא: דְּבַר תּוֹרָה נׇכְרִי יוֹרֵשׁ אֶת אָבִיו, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְחִשַּׁב עִם קֹנֵהוּ״ – וְלֹא עִם יוֹרְשֵׁי קוֹנֵהוּ. מִכְּלָל דְּאִית לֵיהּ יוֹרְשִׁים. גֵּר אֶת הַנׇּכְרִי – אֵינוֹ מִדִּבְרֵי תוֹרָה, אֶלָּא מִדִּבְרֵי סוֹפְרִים.Rava a dit : selon la Torah, un non-Juif hérite de son père, comme il est dit : « Et il comptera avec son acquéreur », et non avec les héritiers de son acquéreur ; on en déduit implicitement qu'il a normalement des héritiers. En revanche, qu'un converti hérite de son père non-Juif, ce n'est pas selon les paroles de la Torah, car le converti est considéré comme un être nouveau, sans lien avec sa famille d'origine, mais selon les paroles des Scribes, de rang rabbinique.
- דִּתְנַן: גֵּר וְנׇכְרִי שֶׁיָּרְשׁוּ אֶת אֲבִיהֶם נׇכְרִי, גֵּר יָכוֹל לוֹמַר לְנׇכְרִי טוֹל אַתָּה עֲבוֹדָה זָרָה וַאֲנִי מָעוֹת, טוֹל אַתָּה יַיִן נֶסֶךְ וַאֲנִי פֵּירוֹת. מִשֶּׁבָּאוּ לִרְשׁוּת גֵּר – אָסוּר.Car nous avons appris dans une Michna (Demaï 6, 10) : un converti et un non-Juif qui ont hérité de leur père non-Juif : le converti peut dire au non-Juif : « Prends, toi, l'idolâtrie (avoda zara), et moi l'argent ; prends, toi, le vin de libation (yayin nessekh), et moi les fruits. » Une fois que ces objets sont entrés en la possession du converti, cet échange est interdit, car il tirerait profit de l'idolâtrie.
- וְאִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ דְּאוֹרָיְיתָא, כִּי לֹא בָאוּ לִרְשׁוּתוֹ נָמֵי – כִּי שָׁקֵיל חִילּוּפֵי עֲבוֹדָה זָרָה הוּא דְּקָא שָׁקֵיל!Or, s'il te venait à l'esprit que le converti hérite selon la Torah, même lorsqu'ils ne sont pas entrés en sa possession, ce devrait être interdit, car lorsqu'il prend l'argent ou les fruits, c'est l'échange de l'idolâtrie qu'il prend, puisqu'il a acquis la moitié de l'héritage dès la mort de son père !
- אֶלָּא: מִדְּרַבָּנַן, גְּזֵירָה הוּא דַּעֲבוּד רַבָּנַן שֶׁמָּא יַחְזוֹר לְסוֹרוֹ. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – כְּשֶׁיָּרְשׁוּ, אֲבָל כְּשֶׁנִּשְׁתַּתְּפוּ – אָסוּר.Plutôt, il hérite de rang rabbinique : c'est un décret qu'ont institué les Sages, de peur qu'il ne retourne à sa mauvaise voie, par crainte de perdre son héritage. Il a été enseigné aussi ainsi dans une baraïta : dans quel cas cela a-t-il été dit ? Lorsqu'ils ont hérité ; mais lorsqu'ils se sont associés, c'est interdit de partager ainsi.
- נׇכְרִי אֶת הַגֵּר, וְגֵר אֶת הַגֵּר – אֵינוֹ לֹא מִדִּבְרֵי תוֹרָה וְלֹא מִדִּבְרֵי סוֹפְרִים. דִּתְנַן: לָוָה מָעוֹת מִן הַגֵּר שֶׁנִּתְגַּיְּירוּ בָּנָיו עִמּוֹ – לֹא יַחֲזִיר לְבָנָיו. וְאִם הֶחֱזִיר – אֵין רוּחַ חֲכָמִים נוֹחָה הֵימֶנּוּ.Qu'un non-Juif hérite de son père converti, ou un converti de son père converti, ce n'est ni selon les paroles de la Torah, ni selon les paroles des Scribes. Car nous avons appris dans une Michna (Chevi'it 10, 9) : celui qui a emprunté de l'argent à un converti dont les fils se sont convertis avec lui, puis le converti est mort, ne le rendra pas à ses fils, qui ne sont pas considérés comme ses héritiers ; et s'il le rend, l'esprit des Sages n'est pas satisfait de lui.
- וְהָתַנְיָא רוּחַ חֲכָמִים נוֹחָה הֵימֶנּוּ! לָא קַשְׁיָא, כָּאן שֶׁהוֹרָתוֹ וְלֵידָתוֹ שֶׁלֹּא בִּקְדוּשָּׁה,La Guemara demande : mais voici qu'il a été enseigné dans une baraïta : l'esprit des Sages est satisfait de lui ! Elle répond : ce n'est pas difficile : ici, il s'agit d'un converti dont la conception et la naissance n'ont pas eu lieu dans la sainteté d'Israël, c'est-à-dire que son père n'était pas encore converti à sa naissance ;
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