Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּעוֹרֵר. אֲבָל בְּעוֹמֵד, מִגּוּפָהּ שֶׁל קַרְקַע קָנוּ מִיָּדוֹ.dans le cas de celui qui conteste aussitôt, lorsque l'autre vient prendre possession de la part promise ; mais dans le cas de celui qui attend avant de contester, c'est du corps même de la terre qu'ils ont acquis de sa main, et il ne peut plus se rétracter.
- אָמַר אַמֵּימָר: הִלְכְתָא, מִגּוּפָהּ שֶׁל קַרְקַע קָנוּ מִיָּדוֹ. אֲמַר לֵיהּ רַב אָשֵׁי לְאַמֵּימָר: בְּעוֹרֵר אוֹ בְּעוֹמֵד? לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ, לְכִדְרַב יוֹסֵף. אֲמַר לֵיהּ: לָא שְׁמִיעַ לִי. כְּלוֹמַר: לָא סְבִירָא לִי.Amémar a dit : La halakha (loi pratique) est que c'est du corps même de la terre qu'ils ont acquis de sa main. Rav Achi a dit à Amémar : Est-ce pour celui qui conteste ou pour celui qui attend ? La Guemara demande : Quelle différence pratique cela fait-il ? Celle qu'on trouve selon ce qu'a dit Abayé pour expliquer Rav Yossef. Amémar lui a dit : Je ne l'ai pas entendu, c'est-à-dire : je ne le pense pas, et je ne fais pas cette distinction.
- אִם כֵּן לָמָּה כָּתַב לָהּ וְכוּ׳. וְתֵימָא לֵיהּ: מִכׇּל מִילֵּי סַלֵּיקְתְּ נַפְשָׁךְ! אָמַר אַבָּיֵי: יַד בַּעַל הַשְּׁטָר עַל הַתַּחְתּוֹנָה.La Michna a enseigné : S'il en est ainsi, pourquoi lui a-t-il écrit, etc. La Guemara demande : Et qu'elle lui dise : Tu t'es retiré de toute chose ! Abayé a dit : La main du détenteur de l'acte est en bas : un acte imprécis s'interprète de la façon la moins favorable à celui qui s'en prévaut.
- וְאֵימָא מִפֵּירֵי? אָמַר אַבָּיֵי: ״בּוּצִינָא טָב מִקָּרָא״.La Guemara demande : Et dis qu'il ne s'est retiré que des fruits, le moindre de ses droits ! Abayé a dit : Selon le proverbe : « Un concombre vaut mieux qu'une citrouille » : le mari tient davantage à la jouissance immédiate des fruits qu'au droit futur d'annuler une vente.
- וְאֵימָא מִיְּרוּשָּׁה! אָמַר אַבָּיֵי: מִיתָה שְׁכִיחָא, מְכִירָה לָא שְׁכִיחָא. וְכִי מְסַלֵּיק אִינִישׁ נַפְשֵׁיהּ מִמִּילְּתָא דְּלָא שְׁכִיחָא, מִמִּילְּתָא דִּשְׁכִיחָא לָא מְסַלֵּיק אִינִישׁ נַפְשֵׁיהּ. רַב אָשֵׁי אָמַר, ״בִּנְכָסַיִיךְ״ — וְלֹא בְּפֵירוֹתֵיהֶן, ״בִּנְכָסַיִיךְ״ — וְלֹא לְאַחַר מִיתָה.La Guemara demande : Et dis qu'il ne s'est retiré que de l'héritage ! Abayé a dit : La mort est fréquente, la vente n'est pas fréquente. Et lorsqu'un homme se retire, c'est d'une chose peu fréquente ; d'une chose fréquente, un homme ne se retire pas. Rav Achi a dit une autre raison : Il a écrit « de tes biens », et non « de leurs fruits » ; « de tes biens », et non après ta mort, lorsqu'ils ne portent plus ton nom.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: לְעוֹלָם הוּא אוֹכֵל פֵּירֵי פֵירוֹת. תָּנוּ רַבָּנַן: אֵלּוּ הֵן פֵּירוֹת וְאֵלּוּ הֵן פֵּירֵי פֵירוֹת? הִכְנִיסָה לוֹ קַרְקַע וְעָשְׂתָה פֵּירוֹת — הֲרֵי הֵן פֵּירוֹת. מָכַר פֵּירוֹת וְלָקַח מֵהֶן קַרְקַע וְעָשְׂתָה פֵּירוֹת — הֲרֵי הֵן פֵּירֵי פֵירוֹת.La Michna a enseigné : Rabbi Yehouda dit : Il consomme toujours les fruits des fruits. Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Que sont les fruits, et que sont les fruits des fruits ? Si elle lui a apporté une terre et qu'elle a produit des fruits, ce sont des fruits. S'il a vendu les fruits, en a acheté une terre et qu'elle a produit des fruits, ce sont des fruits des fruits.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: לְרַבִּי יְהוּדָה ״פֵּירֵי פֵירוֹת״ דַּוְקָא, אוֹ דִלְמָא ״עַד עוֹלָם״ דַּוְקָא, אוֹ דִלְמָא תַּרְוַיְיהוּ דַּוְקָא?Ils ont posé la question : Selon Rabbi Yehouda, est-ce « les fruits des fruits » qui est précisément requis, ou peut-être « à tout jamais » qui est précisément requis, ou peut-être tous les deux sont-ils précisément requis ?
- אִם תִּמְצֵי לוֹמַר ״פֵּירֵי פֵירוֹת״ דַּוְקָא, ״עַד עוֹלָם״ לְמָה לִי? הָא קָא מַשְׁמַע לַן: כֵּיוָן דִּכְתַב לַהּ ״פֵּירֵי פֵירוֹת״, כְּמַאן דִּכְתַב לַהּ ״עַד עוֹלָם״ דָּמֵי.Si tu en viens à dire que c'est précisément « les fruits des fruits », pourquoi ai-je besoin de « à tout jamais » ? La Guemara répond : Ceci nous enseigne que, dès lors qu'il lui a écrit « les fruits des fruits », c'est comme s'il lui avait écrit « à tout jamais ».
- וְאִם תִּמְצֵי לוֹמַר ״עַד עוֹלָם״ דַּוְקָא, ״פֵּירֵי פֵירוֹת״ לְמָה לִי? הָא קָא מַשְׁמַע לַן: אַף עַל גַּב דִּכְתַב לַהּ ״פֵּירֵי פֵירוֹת״, אִי כְּתַב לַהּ ״עַד עוֹלָם״ — אִין, אִי לָא — לָא.Et si tu en viens à dire que c'est précisément « à tout jamais », pourquoi ai-je besoin de « les fruits des fruits » ? La Guemara répond : Ceci nous enseigne que, bien qu'il lui ait écrit « les fruits des fruits », s'il lui a écrit « à tout jamais », oui, il s'est retiré ; sinon, non.
- וְאִם תִּמְצֵי לוֹמַר תַּרְוַיְיהוּ דַּוְקָא, תַּרְתֵּי לְמָה לִי? צְרִיכָא, דְּאִי כְּתַב לַהּ ״פֵּירֵי פֵירוֹת״, וְלֹא כְּתַב לָהּ ״עַד עוֹלָם״, הֲוָה אָמֵינָא: פֵּירֵי פֵירוֹת הוּא דְּלָא אָכֵיל, אֲבָל פֵּירָא דְּפֵירֵי פֵירוֹת — אָכֵיל, לְהָכִי אִיצְטְרִיךְ ״עַד עוֹלָם״. וְאִי כְּתַב לַהּ ״עַד עוֹלָם״, וְלָא כְּתַב לָהּ ״פֵּירֵי פֵירוֹת״, הֲוָה אָמֵינָא: לְעוֹלָם אַפֵּירוֹת קָאֵי, לְהָכִי אִיצְטְרִיךְ ״פֵּירֵי פֵירוֹת״.Et si tu en viens à dire que tous les deux sont précisément requis, pourquoi ai-je besoin des deux ? La Guemara répond : C'est nécessaire, car s'il lui avait écrit « les fruits des fruits » et ne lui avait pas écrit « à tout jamais », j'aurais dit : Ce sont les fruits des fruits qu'il ne consomme pas, mais le fruit des fruits des fruits, il le consomme. C'est pourquoi « à tout jamais » est nécessaire. Et s'il lui avait écrit « à tout jamais » et ne lui avait pas écrit « les fruits des fruits », j'aurais dit : « à tout jamais » se rapporte aux fruits, et il garde son droit aux fruits des fruits. C'est pourquoi « les fruits des fruits » est nécessaire.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ, כָּתַב לָהּ: ״דִּין וּדְבָרִים אֵין לִי בִּנְכָסַיִיךְ וּבְפֵירֵי פֵירוֹת״, מַהוּ שֶׁיֹּאכַל פֵּירוֹת? מִפֵּירֵי פֵירוֹת סַלֵּיק נַפְשֵׁיהּ, מִפֵּירֵי לָא סַלֵּיק נַפְשֵׁיהּ, אוֹ דִלְמָא: מִכֹּל מִילֵּי סַלֵּיק נַפְשֵׁיהּ?Ils ont posé la question : S'il lui a écrit : « Je n'ai ni procès ni affaire avec tes biens et avec les fruits des fruits », peut-il consommer les fruits ? Des fruits des fruits il s'est retiré, mais des fruits il ne s'est pas retiré ? Ou peut-être de toute chose il s'est retiré ?
- פְּשִׁיטָא דְּמִכֹּל מִילֵּי סַלֵּיק נַפְשֵׁיהּ. דְּאִי אָמְרַתְּ מִפֵּירֵי פֵירוֹת סַלֵּיק נַפְשֵׁיהּ, מִפֵּירֵי לָא סַלֵּיק נַפְשֵׁיהּ: כֵּיוָן דְּאַכְלִינְהוּ לְפֵירוֹת — פֵּירֵי פֵירוֹת מֵהֵיכָא?La Guemara répond : Il est évident que de toute chose il s'est retiré. Car si tu dis : Des fruits des fruits il s'est retiré, mais des fruits il ne s'est pas retiré, dès lors qu'il consomme les fruits, d'où viendraient les fruits des fruits ?
- וְלִיטַעְמָיךְ — הָא דִּתְנַן, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: לְעוֹלָם הוּא אוֹכֵל פֵּירֵי פֵירוֹת כּוּ׳. כֵּיוָן דְּאַכְלִינְהוּ לְפֵירֵי, פֵּירֵי פֵירוֹת מֵהֵיכָא? אֶלָּא בִּדְשַׁיַּירָא, הָכָא נָמֵי בִּדְשַׁיַּיר.La Guemara réfute : Et selon ton raisonnement, ce que nous avons appris : Rabbi Yehouda dit : Il consomme toujours les fruits des fruits, etc., où il aurait droit aux fruits sans mention expresse : dès lors qu'il consomme les fruits, d'où viendraient les fruits des fruits ? Mais il s'agit donc d'une part qu'il en a laissée ; ici aussi, il s'agit d'une part qu'il en a laissée. La question reste ainsi sans réponse.
- רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר כּוּ׳. אָמַר רַב: הֲלָכָה כְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל, וְלָא מִטַּעְמֵיהּ.La Michna a enseigné : Rabban Chimon ben Gamliel dit, etc. Rav a dit : La halakha est conforme à Rabban Chimon ben Gamliel, mais non pour sa raison.
- מַאי הֲלָכָה כְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל וְלָא מִטַּעְמֵיהּ? אִילֵּימָא הֲלָכָה כְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל, דְּאָמַר: אִם מֵתָה יִירָשֶׁנָּה, וְלָאו מִטַּעְמֵיהּ, דְּאִילּוּ רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל סָבַר: מַתְנֶה עַל מַה שֶּׁכָּתוּב בַּתּוֹרָה — תְּנָאוֹ בָּטֵל, וְרַב סָבַר: תְּנָאוֹ קַיָּים, וְקָסָבַר: יְרוּשַּׁת הַבַּעַל דְּרַבָּנַן, וַחֲכָמִים עָשׂוּ חִיזּוּק לְדִבְרֵיהֶם יוֹתֵר מִשֶּׁל תּוֹרָה.La Guemara demande : Que signifie : La halakha est conforme à Rabban Chimon ben Gamliel, mais non pour sa raison ? Si l'on dit : La halakha est conforme à Rabban Chimon ben Gamliel, qui dit : Si elle meurt, il héritera d'elle, mais non pour sa raison, car Rabban Chimon ben Gamliel pense : Celui qui pose une condition contraire à ce qui est écrit dans la Torah, sa condition est nulle, tandis que Rav pense : Sa condition est valable, et il pense que l'héritage du mari est d'ordre rabbinique, et les Sages ont renforcé leurs paroles plus que celles de la Torah, de sorte qu'ici la condition tombe.
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