Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֵין פּוֹדִין אֶת הַשְּׁבוּיִין יוֹתֵר עַל כְּדֵי דְמֵיהֶם, מִפְּנֵי תִּקּוּן הָעוֹלָם. הָא בִּכְדֵי דְמֵיהֶן פּוֹדִין, אַף עַל גַּב דְּפִרְקוֹנָהּ יוֹתֵר עַל כְּתוּבָּתָהּ.On ne rachète pas les captifs au-delà de leur valeur, pour le bien de la société, afin de ne pas encourager les ravisseurs à faire d'autres captifs. La Guemara déduit : ainsi, à leur valeur, on rachète, même si son rachat dépasse sa ketouba (contrat de mariage).
- וּרְמִינְהִי: נִשְׁבֵּית, וְהָיוּ מְבַקְּשִׁין מִמֶּנּוּ עַד עֲשָׂרָה בִּכְתוּבָּתָהּ, פַּעַם רִאשׁוֹנָה — פּוֹדָהּ. מִכָּאן וְאֵילָךְ: רָצָה פּוֹדָהּ, רָצָה אֵינוֹ פּוֹדָהּ. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: אִם הָיָה פִּרְקוֹנָהּ כְּנֶגֶד כְּתוּבָּתָהּ — פּוֹדָהּ, אִם לָאו אֵינוֹ פּוֹדָהּ!Et on oppose à cela une autre baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : si elle a été faite captive et qu'on exige de lui une rançon allant jusqu'à dix fois sa ketouba, la première fois, il la rachète. À partir de là : s'il le veut, il la rachète ; s'il ne le veut pas, il ne la rachète pas. Rabban Chimon ben Gamliel dit : si son rachat équivaut à sa ketouba, il la rachète ; sinon, il ne la rachète pas !
- רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל תְּרֵי קוּלֵּי אִית לֵיהּ.La Guemara répond : Rabban Chimon ben Gamliel admet deux indulgences : on ne paie pas au-delà de sa valeur, et le mari ne paie pas au-delà de sa ketouba.
- לָקְתָה חַיָּיב לְרַפְּאוֹתָהּ. תָּנוּ רַבָּנַן: אַלְמָנָה נִיזּוֹנֶת מִנִּכְסֵי יְתוֹמִין וּצְרִיכָה רְפוּאָה — הֲרֵי הִיא כִּמְזוֹנוֹת. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: רְפוּאָה שֶׁיֵּשׁ לָהּ קִצְבָה (נִתְרַפֵּאת) [תִּתְרַפֵּא] — מִכְּתוּבָּתָהּ, שֶׁאֵין לָהּ קִצְבָה — הֲרֵי הִיא כִּמְזוֹנוֹת.La Michna a enseigné : si elle est tombée malade, il est tenu de la soigner. Nos Maîtres ont enseigné : une veuve nourrie sur les biens des orphelins et qui a besoin de soins : ses soins sont comme sa nourriture, à la charge des orphelins. Rabban Chimon ben Gamliel dit : pour un soin à coût fixe, qu'elle se soigne sur sa ketouba ; pour un soin sans coût fixe, il est comme la nourriture.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: עָשׂוּ הַקָּזַת דָּם בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל כִּרְפוּאָה שֶׁאֵין לָהּ קִצְבָה. קָרִיבֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן הֲוָה לְהוּ אִיתַּת אַבָּא דַּהֲוָת צְרִיכָה רְפוּאָה כֹּל יוֹמָא. אֲתוֹ לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן, אֲמַר לְהוּ: אֵיזִילוּ קוּצוּ לֵיהּ מִידֵּי לְרוֹפֵא.Rabbi Yo'hanan a dit : les Sages ont assimilé la saignée, en terre d'Israël, à un soin sans coût fixe. Les proches de Rabbi Yo'hanan avaient à leur charge la femme de leur père, qui avait besoin de soins chaque jour. Ils vinrent devant Rabbi Yo'hanan ; il leur dit : allez fixer une somme forfaitaire avec le médecin, pour que le soin soit à coût fixe et imputé sur sa ketouba.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: עָשִׂינוּ עַצְמֵינוּ כְּעוֹרְכֵי הַדַּיָּינִין. מֵעִיקָּרָא מַאי סְבַר, וּלְבַסּוֹף מַאי סְבַר? מֵעִיקָּרָא סְבַר: ״וּמִבְּשָׂרְךָ לֹא תִתְעַלָּם״, וּלְבַסּוֹף סְבַר: אָדָם חָשׁוּב שָׁאנֵי.Rabbi Yo'hanan a dit ensuite avec regret : nous nous sommes comportés comme ceux qui plaident auprès des juges. Qu'avait-il pensé au début, et qu'a-t-il pensé à la fin ? Au début, il pensait au verset « Et ne te dérobe pas à ta propre chair » (Isaïe 58, 7). Et à la fin, il a pensé : un homme important, c'est différent : aider ainsi sa famille au détriment d'autrui donne l'impression d'un favoritisme.
- מַתְנִי׳ לֹא כָּתַב לָהּ ״בְּנִין דִּכְרִין דְּיִהְווֹ לִיכִי מִינַּאי אִינּוּן יִרְתוּן כֶּסֶף כְּתוּבְּתִיךְ יָתֵר עַל חוּלָקְהוֹן דְּעִם אֲחוּהוֹן״ — חַיָּיב, שֶׁהוּא תְּנַאי בֵּית דִּין. ״בְּנָן נוּקְבָן דְּיִהְוֹין לִיכִי מִינַּאי יֶהֶוְיָן יָתְבָן בְּבֵיתִי וּמִיתַּזְנָן מִנִּכְסַי עַד דְּתִלַּקְחָן לְגוּבְרִין״ — חַיָּיב, שֶׁהוּא תְּנַאי בֵּית דִּין.MICHNA : S'il ne lui a pas écrit : « Les fils que tu auras de moi hériteront de l'argent de ta ketouba, en plus de leur part avec leurs frères », il y est néanmoins tenu, car c'est une condition instituée par le tribunal. De même pour la clause « Les filles que tu auras de moi demeureront dans ma maison et seront nourries sur mes biens jusqu'à ce qu'elles soient prises par des maris » : il y est tenu, car c'est une condition instituée par le tribunal.
- ״אַתְּ תְּהֵא יָתְבָא בְּבֵיתִי וּמִיתַּזְנָא מִנִּכְסַי כֹּל יְמֵי מֵיגַר אַלְמְנוּתִיךְ בְּבֵיתִי״ — חַיָּיב, שֶׁהוּא תְּנַאי בֵּית דִּין. כָּךְ הָיוּ אַנְשֵׁי יְרוּשָׁלַיִם כּוֹתְבִין. אַנְשֵׁי גָלִיל הָיוּ כּוֹתְבִין כְּאַנְשֵׁי יְרוּשָׁלַיִם. אַנְשֵׁי יְהוּדָה הָיוּ כּוֹתְבִין: ״עַד שֶׁיִּרְצוּ הַיּוֹרְשִׁין לִיתֵּן לִךְ כְּתוּבְּתִיךְ״. לְפִיכָךְ אִם רָצוּ יוֹרְשִׁין — נוֹתְנִין לָהּ כְּתוּבָּתָהּ וּפוֹטְרִין אוֹתָהּ.De même pour la clause « Toi, tu demeureras dans ma maison et tu seras nourrie sur mes biens tout le temps de ton veuvage dans ma maison » : il y est tenu, car c'est une condition instituée par le tribunal. C'est ainsi qu'écrivaient les habitants de Jérusalem. Les habitants de Galilée écrivaient comme les habitants de Jérusalem. Les habitants de Judée écrivaient : « jusqu'à ce que les héritiers veuillent te donner ta ketouba ». C'est pourquoi, si les héritiers le veulent, ils lui donnent sa ketouba et la congédient.
- גְּמָ׳ אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַאי: מִפְּנֵי מָה הִתְקִינוּ כְּתוּבַּת בְּנִין דִּכְרִין — כְּדֵי שֶׁיִּקְפּוֹץ אָדָם וְיִכְתּוֹב לְבִתּוֹ כִּבְנוֹ.GUEMARA : Rabbi Yo'hanan a dit au nom de Rabbi Chimon ben Yo'haï : pour quelle raison a-t-on institué la ketouba des fils [ketoubat benin dikhrin] ? Pour qu'un homme s'empresse d'écrire pour sa fille une dot comme la part de son fils, sachant que ses petits-fils en hériteront même si le mari hérite de sa fille.
- וּמִי אִיכָּא מִידֵּי דְּרַחֲמָנָא אָמַר בְּרָא לֵירוֹת בְּרַתָּא לָא תֵּירוֹת, וַאֲתוֹ רַבָּנַן וּמְתַקְּנִי דְּתֵירוֹת בְּרַתָּא?La Guemara demande : y a-t-il donc une chose telle que le Miséricordieux ait dit que le fils hérite et que la fille n'hérite pas, et que nos Maîtres soient venus instituer que la fille hérite ?
- הָא נָמֵי דְּאוֹרָיְיתָא הוּא, דִּכְתִיב: ״קְחוּ נָשִׁים וְהוֹלִידוּ בָּנִים וּבָנוֹת וּקְחוּ לִבְנֵיכֶם נָשִׁים וְאֶת בְּנוֹתֵיכֶם תְּנוּ לַאֲנָשִׁים״. בִּשְׁלָמָא בָּנִים — בִּידֵיהּ קָיְימִי. אֶלָּא בְּנָתֵיהּ, מִי קָיְימָן בִּידֵיהּ?La Guemara répond : cela aussi est de la Torah, comme il est écrit : « Prenez des femmes et engendrez des fils et des filles ; prenez des femmes pour vos fils et donnez vos filles à des maris » (Jérémie 29, 6). Pour les fils, on comprend : c'est en son pouvoir de leur choisir une épouse. Mais ses filles, est-ce en son pouvoir ?
- הָא קָא מַשְׁמַע לַן, דְּנַלְבְּשַׁהּ וְנִיכַסְּיַהּ וְנִיתֵּיב לַהּ מִידֵּי, כִּי הֵיכִי דְּקָפְצִי עֲלַהּ וְאָתוּ נָסְבִי לַהּ. וְעַד כַּמָּה? אַבָּיֵי וְרָבָא דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: עַד לְעִישּׂוּר נִכְסֵי.Voici ce que le verset nous enseigne : qu'il l'habille, la couvre et lui donne quelque chose, pour qu'on s'empresse auprès d'elle et qu'on vienne l'épouser. Et jusqu'à combien doit-il donner ? Abayé et Rava ont dit tous deux : jusqu'au dixième de ses biens.
- וְאֵימָא: דְּאָב לֵירוֹת, דְּבַעַל לָא לֵירוֹת! אִם כֵּן, אָב נָמֵי מִימְּנַע וְלָא כָּתֵב.Mais dis alors : ce qui vient du père de la mariée, que les fils d'elle en héritent ; ce qui vient du mari, qu'ils n'en héritent pas ! La Guemara répond : s'il en était ainsi, le père aussi s'abstiendrait et n'écrirait pas de dot importante.
- וְאֵימָא: הֵיכָא דִּכְתַב אָב — לִכְתּוֹב בַּעַל, הֵיכָא דְּלָא כְּתַב אָב — לָא לִכְתּוֹב בַּעַל! לָא פְּלוּג רַבָּנַן.Mais dis alors : là où le père a écrit une dot, que le mari écrive la clause ; là où le père n'a pas écrit de dot, que le mari n'écrive pas la clause ! La Guemara répond : nos Maîtres n'ont pas fait de distinction.
- בַּת בֵּין הַבָּנִים נָמֵי תֵּירוֹת? כְּנַחֲלָה שַׁוְּיוּהָ רַבָּנַן.Une fille parmi les fils – une fille née d'une épouse, parmi les fils nés d'une autre – devrait aussi hériter de la dot de sa mère ! La Guemara répond : nos Maîtres l'ont rendue semblable à l'héritage, où la fille n'hérite pas en présence de fils.
- בַּת בֵּין הַבָּנוֹת תֵּירוֹת! לָא פְּלוּג רַבָּנַן. וְתִיגְבֵּי מִמִּטַּלְטְלִי? כִּכְתוּבָּה שַׁוְּיוּהָ רַבָּנַן.Une fille parmi les filles devrait hériter ! La Guemara répond : nos Maîtres n'ont pas fait de distinction. La Guemara demande : qu'elle soit donc perçue sur les biens meubles ! Elle répond : nos Maîtres l'ont rendue semblable à la ketouba, qui ne se perçoit que sur les biens immobiliers.
- תִּטְרוֹף מִמְּשַׁעְבְּדִי! ״יִרְתוּן״ תְּנַן. וְאֵימָא אַף עַל גַּב דְּלֵיכָּא מוֹתַר דִּינָר! בְּמָקוֹם דְּקָא מִיעַקְרָא נַחֲלָה דְּאוֹרָיְיתָא, לָא תַּקִּינוּ רַבָּנַן.Qu'elle soit saisie sur les biens grevés, vendus par le père après la rédaction de la ketouba ! La Guemara répond : nous avons appris dans la Michna : « hériteront », et on n'hérite pas de ce qui a été vendu. La Guemara demande : mais dis alors que la règle s'applique même s'il ne reste pas un dinar d'excédent ! Elle répond : là où l'héritage prescrit par la Torah serait déraciné, nos Maîtres n'ont pas institué leur règle.
- רַב פָּפָּא אִיעֲסַק לֵיהּ לִבְרֵיהּ בֵּי אַבָּא סוּרָאָה. אָזֵיל לְמִיכְתַּב לַהּ כְּתוּבְּתַהּ. שְׁמַע יְהוּדָה בַּר מָרִימָר, נְפַק אֲתָא אִיתְחֲזִי לֵיהּ. כִּי מְטוֹ לְפִיתְחָא, הֲוָה קָא מִפְּטַר מִינֵּיהּ. אֲמַר לֵיהּ: נֵיעוּל מָר בַּהֲדַאי!Rav Pappa avait arrangé le mariage de son fils dans la maison d'Abba de Soura. Il alla faire écrire sa ketouba. Yehouda bar Marimar l'apprit, sortit et vint se présenter à lui. Lorsqu'ils arrivèrent à l'entrée, Yehouda prit congé de lui. Il lui dit : que le Maître entre avec moi !
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