Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִידֵּי וְאִידֵּי כְּדַרְכָּהּ בָּעֵינַן! אֶלָּא שְׁלַח רַב כָּהֲנָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: אֵינוֹ חַיָּיב עַד שֶׁיִּבְעוֹל כְּדַרְכָּהּ, וְיוֹצִיא שֵׁם רַע בִּכְדַרְכָּהּ.aussi bien pour l'une que pour l'autre union, celle du mari et celle qu'il impute à sa femme, nous exigeons la voie naturelle ! Mais plutôt, Rav Kahana a envoyé dire au nom de Rabbi Yo'hanan : Il n'est passible que s'il a eu des rapports selon la voie naturelle et répand un mauvais renom à propos d'une union selon la voie naturelle.
- מַתְנִי׳ הָאָב זַכַּאי בְּבִתּוֹ בְּקִידּוּשֶׁיהָ בְּכֶסֶף, בִּשְׁטָר, וּבְבִיאָה. זַכַּאי בִּמְצִיאָתָהּ, וּבְמַעֲשֵׂה יָדֶיהָ, וּבַהֲפָרַת נְדָרֶיהָ, וּמְקַבֵּל אֶת גִּיטָּהּ. וְאֵינוֹ אוֹכֵל פֵּירוֹת בְּחַיֶּיהָ.MICHNA : Le père a autorité sur sa fille pour ses kiddouchin (consécration, première étape du mariage) par de l'argent, par un acte ou par l'union. Il a droit à ce qu'elle trouve, au produit de son travail et à l'annulation de ses vœux, et il reçoit son get (acte de divorce) en son nom. Mais il ne consomme pas les fruits de ses biens de son vivant.
- נִשֵּׂאת — יָתֵר עָלָיו הַבַּעַל, שֶׁאוֹכֵל פֵּירוֹת בְּחַיֶּיהָ, וְחַיָּיב בִּמְזוֹנוֹתֶיהָ, וּבְפִרְקוֹנָהּ, וּקְבוּרָתָהּ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֲפִילּוּ עָנִי שֶׁבְּיִשְׂרָאֵל לֹא יִפְחוֹת מִשְּׁנֵי חֲלִילִין וּמְקוֹנֶנֶת.Si elle s'est mariée, le mari a davantage que lui : il consomme les fruits de ses biens de son vivant, et il est tenu à sa subsistance, à son rachat si elle est captive et à sa sépulture. Rabbi Yehouda dit : Même le plus pauvre d'Israël ne fournira pas moins de deux flûtes et une pleureuse.
- גְּמָ׳ בְּכֶסֶף מְנָלַן? אָמַר רַב יְהוּדָה: אָמַר קְרָא: ״וְיָצְאָה חִנָּם אֵין כָּסֶף״, אֵין כֶּסֶף לְאָדוֹן זֶה, וְיֵשׁ כֶּסֶף לְאָדוֹן אַחֵר, וּמַנּוּ? אָבִיהָ.GUEMARA : L'argent des kiddouchin revient au père : d'où le savons-nous ? Rav Yehouda a dit : Le verset dit, à propos de la servante hébraïque : « Elle sortira gratuitement, sans argent » (Exode 21, 11) : il n'y a pas d'argent pour ce maître-ci, mais il y a de l'argent pour un autre maître, et qui est-ce ? Son père.
- וְאֵימָא לְדִידַהּ! הַשְׁתָּא אָבִיהָ מְקַבֵּל קִידּוּשֶׁיהָ, דִּכְתִיב: ״אֶת בִּתִּי נָתַתִּי לָאִישׁ הַזֶּה״, אִיהִי שָׁקְלָא כַּסְפָּא?!Mais dis plutôt que l'argent lui revient, à elle ! La Guemara répond : Alors que c'est son père qui reçoit ses kiddouchin, comme il est écrit : « J'ai donné ma fille à cet homme » (Deutéronome 22, 16), elle prendrait l'argent ?!
- וְאֵימָא הָנֵי מִילֵּי קְטַנָּה, דְּלֵית לַהּ יָד. אֲבָל נַעֲרָה, דְּאִית לַהּ יָד — אִיהִי תְּקַדֵּשׁ נַפְשַׁהּ וְאִיהִי תִּשְׁקוֹל כַּסְפָּא! אָמַר קְרָא: ״בִּנְעוּרֶיהָ בֵּית אָבִיהָ״ — כׇּל שֶׁבַח נְעוּרִים לְאָבִיהָ.Mais dis que cela ne vaut que pour une mineure, qui n'a pas de « main », c'est-à-dire de capacité juridique. Mais une naara (jeune fille de douze ans à douze ans et demi), qui a une « main », qu'elle se consacre elle-même et qu'elle prenne elle-même l'argent ! On répond : Le verset dit : « Dans sa jeunesse, en la maison de son père » (Nombres 30, 17) : tout profit de la jeunesse revient à son père.
- וְאֶלָּא הָא דְּאָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: מִנַּיִן שֶׁמַּעֲשֵׂה הַבַּת לְאָבִיהָ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְכִי יִמְכּוֹר אִישׁ אֶת בִּתּוֹ לְאָמָה״, מָה אָמָה מַעֲשֵׂה יָדֶיהָ לְרַבָּהּ — אַף בַּת מַעֲשֵׂה יָדֶיהָ לְאָבִיהָ. לְמָה לִי? תִּיפּוֹק לֵיהּ מִ״בִּנְעוּרֶיהָ בֵּית אָבִיהָ״! אֶלָּא: הָהוּא בַּהֲפָרַת נְדָרִים הוּא דִּכְתִיב.Mais alors, ce qu'a dit Rav Houna au nom de Rav : D'où sait-on que le travail de la fille revient à son père ? Comme il est dit : « Si un homme vend sa fille comme servante » (Exode 21, 7) : de même que le travail de la servante revient à son maître, de même le travail de la fille revient à son père : pourquoi en aurais-je besoin ? Qu'il le déduise de « Dans sa jeunesse, en la maison de son père » ! Mais plutôt : ce verset est écrit à propos de l'annulation des vœux, et non des questions d'argent.
- וְכִי תֵּימָא נֵילַף מִינַּהּ — מָמוֹנָא מֵאִיסּוּרָא לָא יָלְפִינַן. וְכִי תֵּימָא נֵילַף מִקְּנָסָא — מָמוֹנָא מִקְּנָסָא לָא יָלְפִינַן.Et si tu dis : Apprenons-en la règle pour l'argent : nous n'apprenons pas l'argent de l'interdit. Et si tu dis : Apprenons-le de l'amende, que la Torah attribue au père : nous n'apprenons pas l'argent de l'amende.
- וְכִי תֵּימָא נֵילַף מִבּוֹשֶׁת וּפְגָם — שָׁאנֵי בּוֹשֶׁת וּפְגָם דְּאָבִיהָ נָמֵי שָׁיֵיךְ בֵּיהּ.Et si tu dis : Apprenons-le de la compensation pour la honte et la dépréciation, qui revient au père : la honte et la dépréciation sont différentes, car son père aussi y a part.
- אֶלָּא, מִסְתַּבְּרָא דְּכִי מְמַעֵט רַחֲמָנָא — יְצִיאָה דִּכְווֹתַהּ קָא מְמַעֵט.Mais plutôt, revenons au verset de la servante : il est logique que, lorsque le Miséricordieux restreint par ce verset, c'est une sortie semblable à la sienne qu'il restreint.
- וְהָא לָא דָּמְיָא הָא יְצִיאָה לְהָא יְצִיאָה: הָתָם, גַּבֵּי אָדוֹן, נָפְקָא לַהּ מֵרְשׁוּתֵיהּ לִגְמָרֵי, יְצִיאָה דְּאָב — אַכַּתִּי מְחַסְּרָא מְסִירָה לְחוּפָּה!La Guemara objecte : Mais cette sortie-ci ne ressemble pas à cette sortie-là : là-bas, pour le maître, elle sort entièrement de son autorité, tandis que pour la sortie de chez le père, il manque encore la remise à la 'houpa (dais nuptial) !
- מֵהֲפָרַת נְדָרִים מִיהָא נָפְקָא לַהּ מֵרְשׁוּתֵיהּ, דִּתְנַן: נַעֲרָה הַמְאוֹרָסָה אָבִיהָ וּבַעְלָהּ מְפִירִין לָהּ נְדָרֶיהָ.On répond : Pour l'annulation des vœux, du moins, elle sort de son autorité, car nous avons appris (dans la Michna) : Pour une naara fiancée, son père et son mari annulent ensemble ses vœux.
- שְׁטָר וּבִיאָה מְנָא לַן? אָמַר קְרָא: ״וְהָיְתָה לְאִישׁ אַחֵר״, אִיתַּקּוּשׁ הֲווֹיוֹת לַהֲדָדֵי.L'acte et l'union, d'où le savons-nous ? Que le père en a aussi l'autorité ? Le verset dit : « Et elle sera à un autre homme » (Deutéronome 24, 2) : les différentes manières de devenir sa femme sont mises en parallèle les unes avec les autres.
- זַכַּאי בִּמְצִיאָתָהּ —Il a droit à ce qu'elle trouve —
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