Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שֶׁפְּצָעָהּ בְּפָנֶיהָ. אָמַר רַב זֵירָא אָמַר רַב מַתְנָה אָמַר רַב, וְאָמְרִי לַהּ, אָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַב מַתְנָה אָמַר רַב: בַּת הַנִּיזּוֹנֶת מִן הָאַחִין מַעֲשֵׂה יָדֶיהָ לְעַצְמָהּ, דִּכְתִיב: ״וְהִתְנַחַלְתֶּם אוֹתָם לִבְנֵיכֶם אַחֲרֵיכֶם״. ״אוֹתָם לִבְנֵיכֶם״, וְלֹא בְּנוֹתֵיכֶם לִבְנֵיכֶם. מַגִּיד שֶׁאֵין אָדָם מוֹרִישׁ זְכוּת בִּתּוֹ לִבְנוֹ.Il s'agit du cas où il l'a blessée au visage : sa valeur en est diminuée, et cette perte revient au père. Rav Zeira a dit que Rav Matana a dit que Rav a dit, et certains disent que Rabbi Zeira a dit que Rav Matana a dit que Rav a dit : Une fille qui est nourrie par ses frères, le produit de son travail est à elle-même, comme il est écrit : « Vous les transmettrez en héritage à vos fils après vous » (Lévitique 25, 46). « Eux à vos fils » – les esclaves – et non vos filles à vos fils. Cela enseigne qu'un homme ne lègue pas à son fils son droit sur sa fille.
- אֲמַר לֵיהּ אֲבִימִי בַּר פַּפֵּי: שָׁקוּד אַמְרַהּ. שָׁקוּד מַנּוּ? שְׁמוּאֵל, הָא רַב אַמְרַהּ! אֵימָא: אַף שָׁקוּד אַמְרַהּ. אָמַר מָר בַּר אַמֵּימָר לְרַב אָשֵׁי: הָכִי אָמְרִי נְהַרְדָּעֵי: הִלְכְתָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב שֵׁשֶׁת. רַב אָשֵׁי אָמַר: הִלְכְתָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב, וְהִלְכְתָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב.Avimi bar Pappi lui dit : C'est Chakoud qui l'a dit. La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) demande : Qui est Chakoud ? C'est Chmouel. Elle objecte : Mais c'est Rav qui l'a dit ! Elle répond : Dis : Chakoud aussi l'a dit. Mar bar Amémar dit à Rav Achi : Ainsi disent les gens de Néhardéa : La halakha (règle pratique) est conforme à Rav Chéchet, et le produit de son travail va aux frères. Rav Achi dit : La halakha est conforme à Rav. La Guemara conclut : Et la halakha est conforme à Rav.
- מַתְנִי׳ הַמְאָרֵס אֶת בִּתּוֹ וְגֵרְשָׁהּ, אֵירְסָהּ וְנִתְאַרְמְלָה — כְּתוּבָּתָהּ שֶׁלּוֹ. הִשִּׂיאָהּ וְגֵרְשָׁהּ, הִשִּׂיאָהּ וְנִתְאַרְמְלָה — כְּתוּבָּתָהּ שֶׁלָּהּ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: הָרִאשׁוֹנָה שֶׁל אָב. אָמְרוּ לוֹ: אִם מִשֶּׁהִשִּׂיאָהּ, אֵין לְאָבִיהָ רְשׁוּת בָּהּ.MICHNA : Celui qui fiance sa fille mineure, et que le fiancé la divorce, puis qu'il la fiance à un autre et qu'elle devienne veuve, sa ketouba (contrat de mariage) lui appartient, à lui, le père. S'il la marie et que le mari la divorce, puis qu'il la marie à un autre et qu'elle devienne veuve, sa ketouba lui appartient à elle. Rabbi Yehouda dit : La première est au père. Ils lui dirent : Dès qu'il l'a mariée, son père n'a plus de pouvoir sur elle.
- גְּמָ׳ טַעְמָא דְּהִשִּׂיאָהּ וְגֵרְשָׁהּ, הִשִּׂיאָהּ וְנִתְאַרְמְלָה, אֲבָל נִתְאַרְמְלָה תְּרֵי זִמְנֵי — תּוּ לָא חַזְיָא לְאִינְּסוֹבֵי. וְאַגַּב אוֹרְחֵיהּ קָא סָתֵים לַן תַּנָּא כְּרַבִּי, דְּאָמַר: בִּתְרֵי זִמְנֵי הָוְיָא חֲזָקָה.GUEMARA : La Guemara déduit de la formulation : La raison est qu'il l'a mariée et qu'elle a été divorcée, puis qu'il l'a mariée et qu'elle est devenue veuve ; mais si elle était devenue veuve deux fois, elle ne serait plus apte à se marier, de crainte qu'elle ne cause la mort de ses maris. Et incidemment, le Tanna nous donne un enseignement anonyme conforme à Rabbi (Yehouda HaNassi), qui a dit : La présomption s'établit par deux fois.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: הָרִאשׁוֹנָה שֶׁל אָב. מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יְהוּדָה? רַבָּה וְרַב יוֹסֵף דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: הוֹאִיל וּמִשְּׁעַת אֵירוּסִין זָכָה בָּהֶן הָאָב.« Rabbi Yehouda dit : La première est au père. » Quelle est la raison de Rabbi Yehouda ? Rabba et Rav Yossef ont dit tous deux : Parce que, dès le moment des fiançailles, le père a acquis ces sommes.
- מֵתִיב רָבָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: הָרִאשׁוֹנָה שֶׁל אָב. וּמוֹדֶה רַבִּי יְהוּדָה בִּמְאָרֵס אֶת בִּתּוֹ כְּשֶׁהִיא קְטַנָּה וּבָגְרָה, וְאַחַר כָּךְ נִשֵּׂאת, שֶׁאֵין לְאָבִיהָ רְשׁוּת בָּהּ. אַמַּאי? הָכָא נָמֵי לֵימָא: הוֹאִיל וּמִשְּׁעַת אֵירוּסִין זָכָה בָּהֶן הָאָב.Rava objecta d'après une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Yehouda dit : La première est au père. Et Rabbi Yehouda admet que celui qui fiance sa fille alors qu'elle est mineure, qu'elle devient majeure et qu'ensuite elle se marie, son père n'a plus de pouvoir sur elle. Pourquoi ? Ici aussi, disons : Parce que, dès le moment des fiançailles, le père a acquis ces sommes !
- אֶלָּא, אִי אִתְּמַר, הָכִי אִתְּמַר: רַבָּה וְרַב יוֹסֵף דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: הוֹאִיל וּבִרְשׁוּתוֹ נִכְתָּבִין.Mais si cela a été dit, voici ce qui a été dit : Rabba et Rav Yossef ont dit tous deux : Parce qu'elles sont écrites sous son autorité. Si elle est majeure avant le mariage, elles ne sont pas écrites sous son autorité, et le père n'y a pas droit.
- וּמִיגְבָּא, מֵאֵימַת גָּבְיָא?Et la perception, à partir de quand se fait-elle ? À partir de quand les biens du mari sont-ils hypothéqués pour le paiement de la ketouba : des fiançailles ou du mariage ?
- אָמַר רַב הוּנָא: מָנֶה מָאתַיִם מִן הָאֵירוּסִין, וְתוֹסֶפֶת מִן הַנִּשּׂוּאִין. וְרַב אַסִּי אָמַר: אֶחָד זֶה וְאֶחָד זֶה מִן הַנִּשּׂוּאִין.Rav Houna dit : Le mané et les deux cents (zouz, somme de base de la ketouba) à partir des fiançailles, et le supplément à partir du mariage. Et Rav Assi dit : L'un et l'autre à partir du mariage.
- וּמִי אָמַר רַב הוּנָא הָכִי? וְהָאִתְּמַר: הוֹצִיאָה עָלָיו שְׁתֵּי כְּתוּבּוֹת, אַחַת שֶׁל מָאתַיִם, וְאַחַת שֶׁל שְׁלֹשׁ מֵאוֹת. וְאָמַר רַב הוּנָא: בָּאתָה לִגְבּוֹת מָאתַיִם — גּוֹבָה מִזְּמַן רִאשׁוֹן, שְׁלֹשׁ מֵאוֹת — גּוֹבָה מִזְּמַן שֵׁנִי.La Guemara demande : Rav Houna a-t-il vraiment dit cela ? Or il a été dit : Si elle a produit contre lui deux ketoubot, l'une de deux cents et l'autre de trois cents, Rav Houna a dit : Si elle vient percevoir deux cents, elle perçoit à partir de la première date ; trois cents, elle perçoit à partir de la seconde date.
- וְאִם אִיתָא, תִּיגְבֵּי מָאתַיִם מִזְּמַן רִאשׁוֹן, וּמֵאָה מִזְּמַן שֵׁנִי.Or s'il en était comme Rav Houna l'a dit, qu'elle perçoive deux cents à partir de la première date, et cent à partir de la seconde date !
- וּלְטַעְמָיךְ, תִּיגְבֵּי חֲמֵשׁ מֵאוֹת כּוּלָּם? מָאתַיִם מִזְּמַן רִאשׁוֹן, תְּלָת מְאָה מִזְּמַן שֵׁנִי!La Guemara réfute : Et selon ta logique, qu'elle perçoive les cinq cents en entier : deux cents à partir de la première date, trois cents à partir de la seconde date !
- אֶלָּא חֲמֵשׁ מֵאוֹת מַאי טַעְמָא לָא גָּבְיָא? כֵּיוָן דְּלָא כָּתַב לָהּ: ״צְבֵיתִי וְאוֹסֵיפִית לָךְ תְּלָת מְאָה אַמָּאתַיִם״. הָכִי קָאָמַר לַהּ: אִי מִזְּמַן רִאשׁוֹן גָּבְיַאתְּ — גְּבַאי מָאתַיִם, אִי מִזְּמַן שֵׁנִי גָּבְיַאתְּ — גְּבַאי תְּלָת מְאָהMais pourquoi ne perçoit-elle pas cinq cents ? Parce qu'il ne lui a pas écrit : « J'ai voulu t'ajouter trois cents aux deux cents. » Voici donc ce qu'il lui dit : Si tu perçois à partir de la première date, perçois deux cents ; si tu perçois à partir de la seconde date, perçois trois cents.
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