Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַאי לָאו בְּשֶׁעָמַד בַּדִּין! לָא, בְּשֶׁלֹּא עָמַד בַּדִּין.N'est-ce pas le cas où il a comparu en justice, et Rabbi Chimon l'exempte pourtant ? Rabba répond : Non, il s'agit du cas où il n'a pas comparu en justice.
- וְהָא מִדְּרֵישָׁא בְּשֶׁעָמַד בַּדִּין, סֵיפָא נָמֵי בְּשֶׁעָמַד בַּדִּין. דְּקָתָנֵי רֵישָׁא: אֵין לִי אֶלָּא דְּבָרִים שֶׁמְּשַׁלְּמִין עֲלֵיהֶם אֶת הַקֶּרֶן. תַּשְׁלוּמֵי כֶפֶל, תַּשְׁלוּמֵי אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה, וְהָאוֹנֵס וְהַמְפַתֶּה וּמוֹצִיא שֵׁם רַע, מִנַּיִן — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּמָעֲלָה מַעַל״, רִיבָּה.Abayé insiste : Mais puisque le début de la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) traite du cas où il a comparu en justice, la fin aussi traite du cas où il a comparu en justice. Car il est enseigné au début : Je ne le sais que pour les choses dont on paie le principal. Les paiements du double, les paiements du quadruple et du quintuple, le violeur, le séducteur et le calomniateur, d'où les inclut-on ? Le verset dit : « et qu'il commette une infidélité » (Lévitique 5, 21) – expression redoublée qui inclut tous ces cas.
- הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּלֹא עָמַד בַּדִּין, כְּפֵילָא מִי אִיכָּא? אֶלָּא פְּשִׁיטָא בְּשֶׁעָמַד בַּדִּין. וּמִדְּרֵישָׁא בְּשֶׁעָמַד בַּדִּין, סֵיפָא נָמֵי בְּשֶׁעָמַד בַּדִּין!Abayé analyse : De quoi s'agit-il ? Si c'est lorsqu'il n'a pas comparu en justice, y a-t-il un paiement du double ? Puisque celui qui avoue en est exempt, il n'en est rien. C'est donc évidemment lorsqu'il a comparu en justice et a été condamné. Et puisque le début traite du cas où il a comparu en justice, la fin aussi traite du cas où il a comparu en justice !
- אֲמַר לֵיהּ, יָכֵילְנָא לְשַׁנּוֹיֵי לָךְ: רֵישָׁא בְּשֶׁעָמַד בַּדִּין, וְסֵיפָא בְּשֶׁלֹּא עָמַד בַּדִּין, וְכוּלַּהּ רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא. וְשִׁינּוּיֵי דְּחִיקֵי לָא מְשַׁנֵּינַן לָךְ. דְּאִם כֵּן אָמְרַתְּ לִי: לִיתְנֵי רֵישָׁא ״רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר״, אוֹ לִיתְנֵי סֵיפָא ״דִּבְרֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן״.Rabba lui dit : Je pourrais te répondre : le début traite du cas où il a comparu en justice, la fin du cas où il n'a pas comparu en justice, et tout l'enseignement est de Rabbi Chimon. Mais je ne te répondrai pas par des réponses forcées ; car s'il en était ainsi, tu me dirais : Qu'il enseigne au début « Rabbi Chimon dit », ou qu'il enseigne à la fin « paroles de Rabbi Chimon ».
- אֶלָּא: כּוּלַּהּ בְּשֶׁעָמַד בַּדִּין, וְרֵישָׁא רַבָּנַן וְסֵיפָא רַבִּי שִׁמְעוֹן.Mais je dirai plutôt : tout traite du cas où il a comparu en justice ; le début est selon les Rabbanan (les Sages) et la fin selon Rabbi Chimon.
- וּמוֹדֵינָא לָךְ לְעִנְיַן קׇרְבַּן שְׁבוּעָה דְּרַחֲמָנָא פַּטְרֵיהּ, מִ״וְּכִחֵשׁ״.Et je te concède, quant au sacrifice pour serment, que le Miséricordieux l'exempte, d'après « et qu'il mente » (Lévitique 5, 21), qui n'oblige au sacrifice que pour ce qui est par essence une dette d'argent.
- וְכִי קָאָמֵינָא מָמוֹן הָוֵי — לְהוֹרִישׁוֹ לְבָנָיו.Et quand je dis que c'est de l'argent, c'est uniquement pour le léguer à ses fils : si le père meurt après le jugement sans avoir été payé, ses fils en héritent.
- אֵיתִיבֵיהּ, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אִם לֹא הִסְפִּיקָה לִגְבּוֹת עַד שֶׁמֵּת הָאָב — הֲרֵי הֵן שֶׁל עַצְמָהּ. וְאִי אָמְרַתְּ מָמוֹן הָוֵי לְהוֹרִישׁוֹ לְבָנָיו, לְעַצְמָהּ אַמַּאי? דְּאַחִין בָּעֵי מִיהְוֵי!Abayé lui objecta d'après la Michna : Rabbi Chimon dit : Si elle n'a pas eu le temps de percevoir ces paiements avant que le père ne meure, ils lui appartiennent à elle. Or si tu dis que c'est de l'argent pour le léguer à ses fils, pourquoi à elle-même ? Cela devrait être à ses frères !
- אָמַר רָבָא: הַאי מִילְּתָא קְשַׁאי בַּהּ רַבָּה וְרַב יוֹסֵף עֶשְׂרִין וְתַרְתֵּין שְׁנִין וְלָא אִיפְּרַק, עַד דִּיתֵיב רַב יוֹסֵף בְּרֵישָׁא וּפָירְקַהּ: שָׁאנֵי הָתָם, דְּאָמַר קְרָא: ״וְנָתַן הָאִישׁ הַשּׁוֹכֵב עִמָּהּ לַאֲבִי הַנַּעֲרָה חֲמִשִּׁים כֶּסֶף״, לֹא זִיכְּתָה תּוֹרָה לָאָב אֶלָּא מִשְּׁעַת נְתִינָה.Rava dit : Cette question a été difficile pour Rabba et Rav Yossef vingt-deux ans sans être résolue, jusqu'à ce que Rav Yossef siège à la tête de l'académie et la résolve : C'est différent là-bas, dans le cas du viol, car le verset dit : « L'homme qui a couché avec elle donnera au père de la jeune fille cinquante sicles d'argent » (Deutéronome 22, 29) : la Torah n'a accordé ce droit au père qu'à partir du moment du don. S'il meurt avant, il ne le transmet donc pas à ses fils.
- וְכִי קָאָמַר רַבָּה מָמוֹנָא הָוֵי לְהוֹרִישׁוֹ לְבָנָיו — בִּשְׁאָר קְנָסוֹת.Et quand Rabba a dit que c'est de l'argent pour le léguer à ses fils, il parlait des autres amendes, non de celles du violeur et du séducteur.
- אֶלָּא מֵעַתָּה גַּבֵּי עֶבֶד, דִּכְתִיב: ״כֶּסֶף שְׁלֹשִׁים שְׁקָלִים יִתֵּן לַאדוֹנָיו״, הָכִי נָמֵי לֹא זִיכְּתָה תּוֹרָה לָאָדוֹן אֶלָּא מִשְּׁעַת נְתִינָה?! ״יִתֵּן״ לְחוּד, ״וְנָתַן״ לְחוּד.La Guemara demande : Mais alors, pour l'esclave, à propos duquel il est écrit : « Il donnera à son maître trente sicles d'argent » (Exode 21, 32), dira-t-on de même que la Torah n'a accordé ce droit au maître qu'à partir du moment du don ?! La Guemara répond : « Il donnera » (yitèn) est une chose, « et il donnera » (venatan) en est une autre.
- אִי הָכִי, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְכִחֵשׁ״? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְנָתַן״ מִיבְּעֵי לֵיהּ!La Guemara objecte : S'il en est ainsi, pourquoi la baraïta dit-elle à propos du violeur et du séducteur : « Le verset dit “et qu'il mente” » ? C'est « le verset dit “et il donnera” » qu'il aurait fallu dire !
- אָמַר רָבָא: כִּי אִיצְטְרִיךְ ״וְכִחֵשׁ״ — כְּגוֹן שֶׁעָמְדָה בַּדִּין, וּבָגְרָה וּמֵתָה. דְּהָתָם, כִּי קָא יָרֵית אָבִיהָ — מִינַּהּ דִּידַהּ קָא יָרֵית.Rava dit : Si « et qu'il mente » était nécessaire, c'est pour le cas où elle s'est présentée en justice, puis est devenue majeure et est morte avant le paiement. Car là, lorsque son père hérite, c'est d'elle qu'il hérite ; et il ne peut être question de « et il donnera ».
- אִי הָכִי, ״יָצְאוּ אֵלּוּ שֶׁהֵן קְנָס״, מָמוֹן הוּא! אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: יָצְאוּ אֵלּוּ שֶׁעִיקָּרָן קְנָס.La Guemara objecte : S'il en est ainsi, « sont exclus ceux-ci, qui sont une amende » ? C'est de l'argent ! Rav Na'hman bar Its'hak dit : Il faut comprendre : Sont exclus ceux-ci, qui sont par essence une amende.
- אֵיתִיבֵיהּ: רַבִּי שִׁמְעוֹן פּוֹטֵר, שֶׁאֵינוֹ מְשַׁלֵּם קְנָס עַל פִּי עַצְמוֹ. טַעְמָא דְּלֹא עָמַד בַּדִּין, הָא עָמַד בַּדִּין, דִּמְשַׁלֵּם עַל פִּי עַצְמוֹ, קׇרְבַּן שְׁבוּעָה נָמֵי מִיחַיַּיב!Abayé lui objecta d'après la Michna de Chevouot : « Rabbi Chimon exempte, car on ne paie pas d'amende sur son propre aveu. » La raison est qu'il n'a pas comparu en justice ; mais s'il a comparu en justice, puisqu'il paie sur son propre aveu, il serait aussi passible du sacrifice pour serment !
- רַבִּי שִׁמְעוֹן לְדִבְרֵיהֶם דְּרַבָּנַן קָאָמַר לְהוּ: לְדִידִי, אַף עַל גַּב דְּעָמַד בַּדִּין — רַחֲמָנָא פַּטְרֵיהּ מִ״וְּכִחֵשׁ״. אֶלָּא לְדִידְכוּ, אוֹדוֹ לִי מִיהַת הֵיכָא דְּלֹא עָמַד בַּדִּין, דְּכִי קָא תָּבַע, קְנָסָא קָא תָּבַע,La Guemara répond : Rabbi Chimon leur parlait selon les propos des Rabbanan eux-mêmes : Selon moi, même s'il a comparu en justice, le Miséricordieux l'exempte d'après « et qu'il mente ». Mais selon vous, admettez-moi au moins que lorsqu'il n'a pas comparu en justice, quand il réclame, c'est une amende qu'il réclame,
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