Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דִּסְתַם יְהוּדָה וּגְלִיל כִּשְׁעַת חֵירוּם דָּמוּ.La Guemara répond : si le Tanna a précisé le cas où chacun se trouve dans une région différente, c'est que, ordinairement, la Judée et la Galilée sont comme en temps de crise, car la guerre y était fréquente et un territoire samaritain séparait les deux régions.
- וְלִיתְנֵי: מוֹדֶה רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בְּאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ ״מָנֶה לָוִיתִי מִמְּךָ וּפְרַעְתִּיו לָךְ״, שֶׁהוּא נֶאֱמָן! מִשּׁוּם דְּקָא בָּעֵי לְמִיתְנֵי סֵיפָא: אִם יֵשׁ עֵדִים שֶׁהוּא לָוָה מִמֶּנּוּ, וְהוּא אוֹמֵר: פְּרַעְתִּיו — אֵינוֹ נֶאֱמָן, וְהָא קַיְימָא לַן הַמַּלְוֶה אֶת חֲבֵירוֹ בְּעֵדִים — אֵינוֹ צָרִיךְ לְפׇרְעוֹ בְּעֵדִים.La Guemara demande : Et que le Tanna enseigne plutôt dans la Michna : Rabbi Yehochoua admet, dans le cas de celui qui dit à son prochain : « J'ai emprunté de toi un mané (cent dinars) et je te l'ai remboursé », qu'il est cru ! La Guemara répond : Le Tanna ne l'a pas enseigné ainsi parce qu'il voulait enseigner dans la fin de la Michna : S'il y a des témoins qu'il a emprunté de lui, et qu'il dit : « Je l'ai remboursé », il n'est pas cru. Or, voici qu'il est établi pour nous que celui qui prête à son prochain devant témoins n'a pas besoin de se faire rembourser devant témoins ! Même avec des témoins du prêt, l'emprunteur serait donc cru, et le Tanna n'aurait pas pu distinguer les deux cas.
- וְלִיתְנֵי: מוֹדֶה רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בְּאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ: מָנֶה לְאָבִיךְ בְּיָדִי, וְהֶאֱכַלְתִּיו פְּרָס — שֶׁהוּא נֶאֱמָן!La Guemara demande : Et que le Tanna enseigne alors : Rabbi Yehochoua admet, dans le cas de celui qui dit à son prochain : « Ton père a un mané entre mes mains à titre de prêt, et je lui en ai fourni la moitié » en remboursement, qu'il est cru !
- אַלִּיבָּא דְמַאן? אִי אַלִּיבָּא דְרַבָּנַן — הָא אָמְרִי מֵשִׁיב אֲבֵידָה הָוֵי. אִי אַלִּיבָּא דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב — הָא אָמַר שְׁבוּעָה בָּעֵי.La Guemara répond : Selon qui enseignerait-il cela ? Si c'est selon les Rabbanan, voici qu'ils disent qu'il est comme celui qui rapporte un objet perdu, puisque le fils ignore la dette et que le débiteur la révèle de lui-même ; il est donc cru sans serment, même dans d'autres cas. Si c'est selon Rabbi Eliézer ben Ya'akov, voici qu'il dit que le débiteur a besoin d'un serment, et il ne serait donc pas cru sans cela.
- דְּתַנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: פְּעָמִים שֶׁאָדָם נִשְׁבָּע עַל טַעֲנַת עַצְמוֹ. כֵּיצַד? ״מָנֶה לְאָבִיךְ בְּיָדִי וְהֶאֱכַלְתִּיו פְּרָס״ — הֲרֵי זֶה נִשְׁבָּע, וְזֶהוּ שֶׁנִּשְׁבָּע עַל טַעֲנַת עַצְמוֹ. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵינוֹ אֶלָּא כְּמֵשִׁיב אֲבֵידָה, וּפָטוּר.Car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Eliézer ben Ya'akov dit : Il arrive qu'un homme prête serment sur sa propre déclaration. Comment cela ? S'il dit : « Ton père a un mané entre mes mains et je lui en ai fourni la moitié », celui-ci prête serment qu'il a remboursé la moitié, et c'est le cas de celui qui prête serment sur sa propre déclaration. Et les Sages disent : Il n'est que comme celui qui rapporte un objet perdu, et il est pétour (exempt) du serment.
- וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב לֵית לֵיהּ מֵשִׁיב אֲבֵידָה פָּטוּר? אָמַר רַב: בְּטוֹעֲנוֹ קָטָן. וְהָאָמַר מָר: אֵין נִשְׁבָּעִין עַל טַעֲנַת חֵרֵשׁ שׁוֹטֶה וְקָטָן!La Guemara demande : Et Rabbi Eliézer ben Ya'akov n'admet-il pas que celui qui rapporte un objet perdu est exempt du serment ? Rav a dit : Il s'agit d'un cas où un mineur lui réclame la dette ; son aveu répond donc à une réclamation et n'est pas comparable à la restitution d'un objet perdu. La Guemara demande : Mais le Maître n'a-t-il pas dit : On ne prête pas serment sur la réclamation d'un sourd-muet, d'un dément ou d'un mineur, car ils n'ont pas la capacité juridique de l'imposer ?
- מַאי קָטָן — גָּדוֹל. וְאַמַּאי קָרֵי לֵיהּ קָטָן — דִּלְגַבֵּי מִילֵּי דְאָבִיו, קָטָן הוּא. אִי הָכִי: טַעֲנַת עַצְמוֹ? טַעֲנַת אֲחֵרִים הִיא! טַעֲנַת אֲחֵרִים, וְהוֹדָאַת עַצְמוֹ.La Guemara répond : Qu'est-ce que ce « mineur » ? C'est un majeur. Et pourquoi Rav l'appelle-t-il « mineur » ? Parce qu'à l'égard des affaires de son père, il est comme un mineur, ne les connaissant pas avec certitude. La Guemara demande : S'il en est ainsi, pourquoi la baraïta parle-t-elle de sa propre déclaration ? C'est la réclamation d'autrui ! La Guemara répond : C'est la réclamation d'autrui, et son propre aveu, et c'est sur cet aveu qu'il prête serment.
- כּוּלְּהִי טַעֲנָתָא, טַעֲנַת אֲחֵרִים וְהוֹדָאַת עַצְמוֹ נִינְהוּ!La Guemara demande : Toutes les réclamations donnant lieu à un serment sont la réclamation d'autrui et l'aveu de l'intéressé ! Or, Rabbi Eliézer ben Ya'akov dit « il arrive », ce qui indique un cas particulier.
- אֶלָּא הָכָא בִּדְרַבָּה קָמִיפַּלְגִי. דְּאָמַר רַבָּה: מִפְּנֵי מָה אָמְרָה תּוֹרָה מוֹדֶה מִקְצָת הַטַּעֲנָה יִשָּׁבַע — חֲזָקָה אֵין אָדָם מֵעִיז פָּנָיו בִּפְנֵי בַּעַל חוֹבוֹ. וְהַאי בְּכוּלַּהּ בָּעֵי דְּלִכְפְּרֵיהּ, וְהַאי דְּלָא כְּפַר לֵיהּ — מִשּׁוּם דְּאֵין אָדָם מֵעִיז פָּנָיו הוּא.Plutôt, la Guemara propose une autre explication : ici, ils divergent sur la position de Rabba. Car Rabba a dit : Pourquoi la Torah a-t-elle dit que celui qui admet une partie de la réclamation doit prêter serment ? Parce qu'il y a une présomption : un homme n'a pas l'audace de nier en face de son créancier. Et celui-ci voudrait tout nier du prêt, et s'il ne nie pas entièrement, c'est parce qu'un homme n'a pas cette audace.
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