Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲבָל לֹא מֵעִיר לִכְרַךְ, וְלֹא מִכְּרַךְ לְעִיר.Mais on ne contraint pas son conjoint à déménager, même à l'intérieur d'un même pays, d'un bourg à une grande ville, ni d'une grande ville à un bourg.
- מוֹצִיאִין מִנָּוֶה הָרַע(ה) לְנָוֶה הַיָּפֶה, אֲבָל לֹא מִנָּוֶה הַיָּפֶה לְנָוֶה הָרַע(ה). רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: אַף לֹא מִנָּוֶה רַע(ה) לְנָוֶה יָפֶה, מִפְּנֵי שֶׁהַנָּוֶה הַיָּפֶה בּוֹדֵק.On fait sortir son épouse d'une mauvaise demeure vers une belle demeure, même si elle se trouve dans un autre pays, mais pas d'une belle demeure vers une mauvaise demeure. Rabban Chimon ben Gamliel dit : pas même d'une mauvaise demeure vers une belle demeure, car la belle demeure éprouve le corps de celui qui n'y est pas habitué.
- גְּמָ׳ בִּשְׁלָמָא מִכְּרַךְ לָעִיר — דְּבִכְרַךְ שְׁכִיחִי כֹּל מִילֵּי, בְּעִיר לָא שְׁכִיחִי כֹּל מִילֵּי. אֶלָּא מֵעִיר לִכְרַךְ מַאי טַעְמָא?GUEMARA : La Michna (enseignement des Tannaïm, Sages de cette époque, compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) a enseigné qu'on ne contraint pas son conjoint à passer d'une grande ville à un bourg ni l'inverse. Certes, on comprend qu'on ne le puisse pas d'une grande ville à un bourg, car dans une grande ville tout se trouve facilement, tandis que dans un bourg tout ne se trouve pas. Mais d'un bourg à une grande ville, quelle en est la raison ?
- מְסַיַּיע לֵיהּ לְרַבִּי יוֹסֵי בַּר חֲנִינָא. דְּאָמַר רַבִּי יוֹסֵי בַּר חֲנִינָא: מִנַּיִן שֶׁיְּשִׁיבַת כְּרַכִּים קָשָׁה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיְבָרְכוּ הָעָם לְכֹל הָאֲנָשִׁים הַמִּתְנַדְּבִים לָשֶׁבֶת בִּירוּשָׁלִָים״.Cela vient à l'appui de l'opinion de Rabbi Yossé bar 'Hanina. Car Rabbi Yossé bar 'Hanina a dit : D'où sait-on que l'habitat des grandes villes est pénible ? Comme il est dit : « Et le peuple bénit tous les hommes qui se portèrent volontaires pour habiter à Jérusalem » (Néhémie 11, 2). S'il a fallu les bénir, c'est qu'habiter une grande ville est une épreuve.
- רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר כּוּ׳. מַאי ״בּוֹדֵק״? כְּדִשְׁמוּאֵל. דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: שִׁינּוּי וֶסֶת תְּחִלַּת חוֹלִי מֵעַיִם. כָּתוּב בְּסֵפֶר בֶּן סִירָא: ״כׇּל יְמֵי עָנִי רָעִים״. וְהָאִיכָּא שַׁבָּתוֹת וְיָמִים טוֹבִים? כְּדִשְׁמוּאֵל. דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: שִׁינּוּי וֶסֶת תְּחִלַּת חוֹלִי מֵעַיִם.La Michna a enseigné : Rabban Chimon ben Gamliel dit, etc. que la belle demeure éprouve. Que signifie « éprouve » ? C'est conforme à ce qu'a dit Chmouel, car Chmouel a dit : Le changement d'habitude est le début des maladies d'entrailles. De même, il est écrit dans le livre de Ben Sira : « Tous les jours du pauvre sont mauvais. » Mais il y a pourtant les Chabbatot et les jours de fête, où même le pauvre mange bien ! C'est conforme à ce qu'a dit Chmouel, car Chmouel a dit : Le changement d'habitude est le début des maladies d'entrailles. Le pauvre souffre donc même d'un changement en mieux.
- בֶּן סִירָא אוֹמֵר: ״אַף לֵילוֹת, בִּשְׁפַל גַּגִּים גַּגּוֹ, וּבִמְרוֹם הָרִים כַּרְמוֹ, מִמְּטַר גַּגִּים לְגַגּוֹ, וּמֵעֲפַר כַּרְמוֹ לִכְרָמִים״.Ben Sira dit encore : « Même les nuits du pauvre sont mauvaises : au plus bas des toits est son toit, et sur le sommet des montagnes sa vigne ; de la pluie des toits ruisselle sur son toit, et de la terre de sa vigne descend vers les autres vignes. »
- מַתְנִי׳ הַכֹּל מַעֲלִין לְאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל, וְאֵין הַכֹּל מוֹצִיאִין. הַכֹּל מַעֲלִין לִירוּשָׁלַיִם, וְאֵין הַכֹּל מוֹצִיאִין. אֶחָד הָאֲנָשִׁים וְאֶחָד הַנָּשִׁים.MICHNA : Tous font monter les membres de leur famille en Erets Israël (on peut les y contraindre), mais tous ne font pas sortir, c'est-à-dire que nul ne peut les contraindre à en sortir. Tous font monter à Jérusalem, mais tous ne font pas sortir. Cela vaut pour les hommes comme pour les femmes.
- נָשָׂא אִשָּׁה בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל וְגֵרְשָׁהּ בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל — נוֹתֵן לָהּ מִמְּעוֹת אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל. נָשָׂא אִשָּׁה בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל וְגֵרְשָׁהּ בְּקַפּוֹטְקְיָא — נוֹתֵן לָהּ מִמְּעוֹת אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל. נָשָׂא אִשָּׁה בְּקַפּוֹטְקְיָא וְגֵרְשָׁהּ בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל — נוֹתֵן לָהּ מִמְּעוֹת אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: נוֹתֵן לָהּ מִמְּעוֹת קַפּוֹטְקְיָא. נָשָׂא אִשָּׁה בְּקַפּוֹטְקְיָא וְגֵרְשָׁהּ בְּקַפּוֹטְקְיָא — נוֹתֵן לָהּ מִמְּעוֹת קַפּוֹטְקְיָא.Si quelqu'un a épousé une femme en Erets Israël et l'a répudiée en Erets Israël, il lui donne la somme de sa ketouba (contrat de mariage, qui fixe ce que le mari doit à sa femme en cas de divorce ou de veuvage) en monnaie d'Erets Israël. S'il a épousé une femme en Erets Israël et l'a répudiée en Cappadoce, où la monnaie vaut davantage, il lui donne de la monnaie d'Erets Israël. S'il a épousé une femme en Cappadoce et l'a répudiée en Erets Israël, il lui donne de la monnaie d'Erets Israël. Rabban Chimon ben Gamliel dit : il lui donne de la monnaie de Cappadoce. S'il a épousé une femme en Cappadoce et l'a répudiée en Cappadoce, il lui donne de la monnaie de Cappadoce.
- גְּמָ׳ ״הַכֹּל מַעֲלִין״ לְאֵתוֹיֵי מַאי? לְאֵתוֹיֵי עֲבָדִים.GUEMARA : La Michna a enseigné : « Tous font monter » : pour inclure quoi ? Que vient ajouter le mot « tous » ? Pour inclure les esclaves, c'est-à-dire que l'esclave hébreu doit suivre son maître contre son gré.
- וּלְמַאן דְּתָנֵי עֲבָדִים בְּהֶדְיָא, לְאֵתוֹיֵי מַאי? לְאֵתוֹיֵי מִנָּוֶה הַיָּפֶה לְנָוֶה הָרַע(ה).Et selon celui qui enseigne le cas des esclaves explicitement dans la Michna, pour inclure quoi ? Pour inclure le passage d'une belle demeure hors du pays à une mauvaise demeure en Erets Israël.
- ״וְאֵין הַכֹּל מוֹצִיאִין״ לְאֵתוֹיֵי מַאי? לְאֵתוֹיֵי עֶבֶד שֶׁבָּרַח מֵחוּצָה לָאָרֶץ לָאָרֶץ, דְּאָמְרִינַן לֵיהּ: זַבְּנֵיהּ הָכָא וְזִיל, מִשּׁוּם יְשִׁיבַת אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל.« Mais tous ne font pas sortir » : pour inclure quoi ? Pour inclure l'esclave cananéen qui s'est enfui de l'étranger vers Erets Israël, car nous disons à son maître : Vends-le ici et va-t'en, sans l'emmener hors du pays, à cause du peuplement d'Erets Israël.
- ״הַכֹּל מַעֲלִין לִירוּשָׁלַיִם״ לְאֵתוֹיֵי מַאי? לְאֵתוֹיֵי מִנָּוֶה הַיָּפֶה לְנָוֶה הָרַע(ה).« Tous font monter à Jérusalem » : pour inclure quoi ? Pour inclure le passage d'une belle demeure ailleurs dans le pays à une mauvaise demeure à Jérusalem.
- ״וְאֵין הַכֹּל מוֹצִיאִין״ לְאֵתוֹיֵי מַאי? לְאֵתוֹיֵי אֲפִילּוּ מִנָּוֶה הָרַע(ה) לְנָוֶה הַיָּפֶה. וְאַיְּידֵי דִּתְנָא רֵישָׁא ״אֵין מוֹצִיאִין״, תְּנָא סֵיפָא נָמֵי ״אֵין מוֹצִיאִין״.« Mais tous ne font pas sortir » : pour inclure quoi ? Pour inclure même le passage d'une mauvaise demeure à une belle demeure. On ne peut donc faire sortir personne de Jérusalem, même vers une meilleure demeure. Et comme le Tanna a enseigné dans la première partie « on ne fait pas sortir », il a enseigné aussi dans la dernière partie « on ne fait pas sortir », bien que cela se déduise de ce qui précède.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הוּא אוֹמֵר לַעֲלוֹת, וְהִיא אוֹמֶרֶת שֶׁלֹּא לַעֲלוֹת — כּוֹפִין אוֹתָהּ לַעֲלוֹת, וְאִם לָאו — תֵּצֵא בְּלֹא כְּתוּבָּה. הִיא אוֹמֶרֶת לַעֲלוֹת, וְהוּא אוֹמֵר שֶׁלֹּא לַעֲלוֹת — כּוֹפִין אוֹתוֹ לַעֲלוֹת, וְאִם לָאו — יוֹצִיא וְיִתֵּן כְּתוּבָּה.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Si lui dit vouloir monter en Erets Israël, et qu'elle dit ne pas vouloir monter, on la contraint à monter ; sinon, elle sera répudiée sans sa ketouba. Si elle dit vouloir monter et que lui dit ne pas vouloir monter, on le contraint à monter ; sinon, qu'il la répudie et donne la ketouba.
- הִיא אוֹמֶרֶת לָצֵאת, וְהוּא אוֹמֵר שֶׁלֹּא לָצֵאת — כּוֹפִין אוֹתָהּ שֶׁלֹּא לָצֵאת, וְאִם לָאו — תֵּצֵא בְּלֹא כְּתוּבָּה. הוּא אוֹמֵר לָצֵאת, וְהִיא אוֹמֶרֶת שֶׁלֹּא לָצֵאת — כּוֹפִין אוֹתוֹ שֶׁלֹּא לָצֵאת, וְאִם לָאו — יוֹצִיא וְיִתֵּן כְּתוּבָּה.Si elle dit vouloir sortir d'Erets Israël et que lui dit ne pas vouloir sortir, on la contraint à ne pas sortir ; sinon, elle sera répudiée sans ketouba. Si lui dit vouloir sortir et qu'elle dit ne pas vouloir sortir, on le contraint à ne pas sortir ; sinon, qu'il la répudie et donne la ketouba.
- נָשָׂא אִשָּׁה כּוּ׳. הָא גּוּפַהּ קַשְׁיָא:La Michna a enseigné : Si quelqu'un a épousé une femme, etc. La Guemara (discussion des Amoraïm, Sages de cette époque) relève : Cet enseignement lui-même présente une difficulté :
- קָתָנֵי: נָשָׂא אִשָּׁה בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל וְגֵרְשָׁהּ בְּקַפּוֹטְקְיָא, נוֹתֵן לָהּ מִמְּעוֹת אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל — אַלְמָא בָּתַר שִׁיעְבּוּדָא אָזְלִינַן. אֵימָא סֵיפָא: נָשָׂא אִשָּׁה בְּקַפּוֹטְקְיָא וְגֵרְשָׁהּ בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל, נוֹתֵן לָהּ מִמְּעוֹת אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל — אַלְמָא בָּתַר גּוּבְיָינָא אָזְלִינַן!Il est enseigné : S'il a épousé une femme en Erets Israël et l'a répudiée en Cappadoce, il lui donne de la monnaie d'Erets Israël. Il en ressort que nous suivons le lieu où est née l'obligation (le mariage). Dis alors la dernière partie : S'il a épousé une femme en Cappadoce et l'a répudiée en Erets Israël, il lui donne de la monnaie d'Erets Israël. Il en ressort que nous suivons le lieu du recouvrement !
- אָמַר רַבָּה: מִקּוּלֵּי כְתוּבָּה שָׁנוּ כָּאן. קָסָבַר כְּתוּבָּה דְּרַבָּנַן.Rabba a dit : Les Sages ont enseigné ici l'un des allègements de la ketouba : le mari paie dans les deux cas dans la monnaie la moins forte. Il estime en effet que la ketouba est d'ordre rabbinique.
- רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: נוֹתֵן לָהּ מִמְּעוֹת קַפּוֹטְקְיָא. קָסָבַר כְּתוּבָּה דְּאוֹרָיְיתָא.Rabban Chimon ben Gamliel dit : il lui donne de la monnaie de Cappadoce. Il estime que la ketouba est d'ordre toranique, et l'on suit donc, comme pour toute créance, le lieu où l'obligation est née.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הַמּוֹצִיא שְׁטַר חוֹב עַל חֲבֵירוֹ, כָּתוּב בּוֹ בָּבֶל — מַגְבֵּהוּ מִמְּעוֹת בָּבֶל, כָּתוּב בּוֹ אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל — מַגְבֵּהוּ מִמְּעוֹת אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל. כָּתוּב בּוֹ סְתָם, הוֹצִיאוֹ בְּבָבֶל — מַגְבֵּהוּ מִמְּעוֹת בָּבֶל, הוֹצִיאוֹ בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל — מַגְבֵּהוּ מִמְּעוֹת אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל. כָּתוּב בּוֹ כֶּסֶף סְתָם — מַה שֶּׁיִּרְצֶה לֹוֶה מַגְבֵּהוּ. מַה שֶּׁאֵין כֵּן בִּכְתוּבָּה.Nos Maîtres ont enseigné : Celui qui produit une reconnaissance de dette contre son prochain : s'il y est écrit Babylonie, il la recouvre en monnaie de Babylonie ; s'il y est écrit Erets Israël, il la recouvre en monnaie d'Erets Israël. S'il y est écrit sans précision, sans mention de lieu : s'il l'a produite en Babylonie, il la recouvre en monnaie de Babylonie ; s'il l'a produite en Erets Israël, il la recouvre en monnaie d'Erets Israël. S'il y est écrit « argent » sans précision, l'emprunteur s'acquitte de ce qu'il veut, même de la plus petite pièce. Ce qui n'est pas le cas pour la ketouba.
- אַהֵיָיא? אָמַר רַב מְשַׁרְשְׁיָא: אַרֵישָׁא, לְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל, דְּאָמַר כְּתוּבָּה דְּאוֹרָיְיתָא.À quoi cette dernière phrase se rapporte-t-elle ? Rav Mécharchia a dit : À la première partie, où l'on suit le lieu mentionné dans l'acte, alors que pour la ketouba on ne le suit que lorsque cela allège. Cela vient exclure l'opinion de Rabban Chimon ben Gamliel, qui a dit que la ketouba est d'ordre toranique.
- כָּתוּב בּוֹ כֶּסֶף סְתָם — מַה שֶּׁיִּרְצֶה לֹוֶה מַגְבֵּהוּ. וְאֵימָא נְסָכָא? אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: דִּכְתִיב בֵּיהּ מַטְבֵּעַ. וְאֵימָא פְּרִיטֵי? אָמַר רַב פָּפָּא: פְּרִיטֵי דְכַסְפָּא לָא עָבְדִי אִינָשֵׁי.S'il y est écrit « argent » sans précision, l'emprunteur s'acquitte de ce qu'il veut. Mais dis plutôt qu'il s'agit d'un lingot d'argent, et non de pièces ! Rabbi Elazar a dit : Il s'agit d'un acte où il est écrit « pièce ». Mais dis alors qu'il pourrait payer en petites pièces (peroutot) ! Rav Pappa a dit : Les gens ne fabriquent pas de petites pièces d'argent.
- תָּנוּ רַבָּנַן: לְעוֹלָם יָדוּר אָדָם בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל אֲפִילּוּ בְּעִיר שֶׁרוּבָּהּ גּוֹיִם, וְאַל יָדוּר בְּחוּצָה לָאָרֶץ וַאֲפִילּוּ בְּעִיר שֶׁרוּבָּהּ יִשְׂרָאֵל, שֶׁכׇּל הַדָּר בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל דּוֹמֶה כְּמִי שֶׁיֵּשׁ לוֹ אֱלוֹהַּ, וְכׇל הַדָּר בְּחוּצָה לָאָרֶץ דּוֹמֶה כְּמִי שֶׁאֵין לוֹ אֱלוֹהַּ. שֶׁנֶּאֱמַר: ״לָתֵת לָכֶם אֶת אֶרֶץ כְּנַעַן לִהְיוֹת לָכֶם לֵאלֹהִים״.Nos Maîtres ont enseigné : Que l'homme réside toujours en Erets Israël, même dans une ville dont la majorité est non juive, et qu'il ne réside pas hors du pays, même dans une ville dont la majorité est juive. Car quiconque réside en Erets Israël est semblable à celui qui a un D.ieu, et quiconque réside hors du pays est semblable à celui qui n'a pas de D.ieu. Comme il est dit : « Pour vous donner le pays de Canaan, pour être pour vous D.ieu » (Lévitique 25, 38).
- וְכֹל שֶׁאֵינוֹ דָּר בָּאָרֶץ אֵין לוֹ אֱלוֹהַּ? אֶלָּא לוֹמַר לָךְ: כׇּל הַדָּר בְּחוּצָה לָאָרֶץ כְּאִילּוּ עוֹבֵד עֲבוֹדָה זָרָה. וְכֵן בְּדָוִד הוּא אוֹמֵר: ״כִּי גֵרְשׁוּנִי הַיּוֹם מֵהִסְתַּפֵּחַ בְּנַחֲלַת ה׳ לֵאמֹר לֵךְ עֲבוֹד אֱלֹהִים אֲחֵרִים״, וְכִי מִי אָמַר לוֹ לְדָוִד לֵךְ עֲבוֹד אֱלֹהִים אֲחֵרִים? אֶלָּא לוֹמַר לָךְ: כׇּל הַדָּר בְּחוּצָה לָאָרֶץ — כְּאִילּוּ עוֹבֵד עֲבוֹדָה זָרָה.Mais quiconque ne réside pas dans le pays n'a-t-il donc pas de D.ieu ? C'est plutôt pour te dire que quiconque réside hors du pays est considéré comme s'il servait l'idolâtrie. Et de même, à propos de David, il est dit : « Car ils m'ont chassé aujourd'hui, m'empêchant de me joindre à l'héritage de Hachem, en disant : Va, sers d'autres dieux » (I Samuel 26, 19). Or qui a dit à David : Va, sers d'autres dieux ? C'est plutôt pour te dire que quiconque réside hors du pays est considéré comme s'il servait l'idolâtrie.
- רַבִּי זֵירָא הֲוָה קָמִשְׁתְּמִיט מִינֵּיהּ דְּרַב יְהוּדָה דִּבְעָא לְמִיסַּק לְאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל, דְּאָמַר רַב יְהוּדָה: כׇּל הָעוֹלֶה מִבָּבֶל לְאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל עוֹבֵר בַּעֲשֵׂה, שֶׁנֶּאֱמַר:Rabbi Zeira se dérobait à la vue de Rav Yehouda, son maître, car il voulait monter en Erets Israël. Car Rav Yehouda a dit : Quiconque monte de Babylonie en Erets Israël transgresse un commandement positif, comme il est dit :
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