Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲבָל הַדַּיָּינִין חוֹתְמִים אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא קְרָאוּהוּ.mais les juges signent même s'ils ne l'ont pas lu, car ils ne font que valider les signatures.
- עֲשָׂאָהּ סִימָן לְאַחֵר. אָמַר אַבָּיֵי: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא לְאַחֵר, אֲבָל לְעַצְמוֹ — לֹא אִיבֵּד אֶת זְכוּתוֹ.S'il en a fait une borne pour un autre. Abayé a dit : on ne l'a enseigné que pour un autre ; mais pour lui-même, s'il a acheté le champ voisin à celui qui détient le champ contesté et que l'acte en fait une borne, il n'a pas perdu son droit.
- דְּאָמַר: אִי דְּלָא עֲבַדִי לֵיהּ הָכִי לָא הֲוָה מְזַבֵּין לַהּ נִיהֲלִי, מַאי אִית לָךְ לְמֵימַר? אִיבְּעִי לִי לְמִימְסַר מוֹדָעָא — חַבְרָךְ חַבְרָא אִית לֵיהּ, וְחַבְרָא דְחַבְרָךְ חַבְרָא אִית לֵיהּ.Car il dit : si je n'avais pas agi ainsi avec lui, il ne m'aurait pas vendu l'autre champ. Qu'as-tu à dire ? Qu'il me fallait déposer une protestation devant témoins ? Ton ami a un ami, et l'ami de ton ami a un ami : la chose se serait sue et il aurait renoncé à me vendre.
- הָהוּא דַּעֲשָׂאָהּ סִימָן לְאַחֵר, עַרְעַר, וּשְׁכֵיב, וְאוֹקֵים אַפּוֹטְרוֹפָּא. אֲתָא אַפּוֹטְרוֹפּוֹס לְקַמֵּיהּ דְּאַבָּיֵי. אֲמַר לֵיהּ: עֲשָׂאָהּ סִימָן לְאַחֵר אִיבֵּד אֶת זְכוּתוֹ.Un certain homme en avait fait une borne pour un autre, a contesté, est mort et a établi un apotropos (tuteur) pour ses orphelins. Le tuteur est venu devant Abayé, qui lui a dit : s'il en a fait une borne pour un autre, il a perdu son droit.
- אֲמַר: אִי הֲוָה אֲבוּהוֹן דְּיַתְמֵי קַיָּים, הֲוָה טָעֵין וְאָמַר: ״תֶּלֶם אֶחָד עָשִׂיתִי לָךְ״. אֲמַר לֵיהּ: שַׁפִּיר קָאָמְרַתְּ. דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, אִם טָעַן וְאָמַר ״תֶּלֶם אֶחָד עָשִׂיתִי לָךְ״ — נֶאֱמָן. זִיל הַב לֵיהּ מִיהַת תֶּלֶם אֶחָד.Le tuteur a dit : si le père de ces orphelins était vivant, il aurait plaidé et dit : « Je t'ai concédé un seul sillon », à la lisière du champ. Abayé lui a dit : tu parles bien, car Rabbi Yo'hanan a dit : s'il a plaidé et dit : « Je t'ai concédé un seul sillon », il est cru. Va, donne-lui au moins un sillon.
- הֲוָה עֲלַהּ רִיכְבָּא דְּדִיקְלֵי, אֲמַר לֵיהּ: אִי הֲוָה אֲבוּהוֹן דְּיַתְמֵי קַיָּים, הֲוָה טָעֵין וְאָמַר, חָזַרְתִּי וְלָקַחְתִּי מִמֶּנּוּ. אֲמַר לֵיהּ: שַׁפִּיר קָאָמְרַתְּ. דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אִם טָעַן וְאָמַר ״חָזַרְתִּי וּלְקַחְתִּיו מִמֶּנּוּ״ — נֶאֱמָן. אָמַר אַבָּיֵי: הַאי מַאן דְּמוֹקֵים אַפּוֹטְרוֹפָּא — נוֹקֵים כִּי הַאי דְּיָדַע לְאַפּוֹכֵי בִּזְכוּתָא דְיַתְמֵי.Il y avait sur ce sillon une rangée de palmiers. Le tuteur lui a dit : si le père de ces orphelins était vivant, il aurait plaidé et dit : « Je l'ai ensuite racheté de lui ». Il lui a dit : tu parles bien, car Rabbi Yo'hanan a dit : s'il a plaidé et dit : « Je l'ai ensuite racheté de lui », il est cru. Abayé a dit : celui qui établit un tuteur, qu'il établisse quelqu'un comme celui-ci, qui sait retourner les arguments en faveur des orphelins.
- מַתְנִי׳ מִי שֶׁהָלַךְ לִמְדִינַת הַיָּם וְאָבְדָה דֶּרֶךְ שָׂדֵהוּ. אַדְמוֹן אוֹמֵר: יֵלֵךְ לוֹ בִּקְצָרָה. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: יִקְנֶה לוֹ דֶּרֶךְ בְּמֵאָה מָנֶה, אוֹ יִפְרַח בָּאֲוִיר.Michna : Celui qui est parti outre-mer, et le chemin de son champ s'est perdu, les voisins s'en étant emparés. Admon dit : qu'il y aille par le plus court. Et les Sages disent : qu'il s'achète un chemin, fût-ce pour cent maneh (unité monétaire de cent zouz), ou qu'il vole dans les airs.
- גְּמָ׳ מַאי טַעְמָא דְרַבָּנַן, שַׁפִּיר קָאָמַר אַדְמוֹן! אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: כְּגוֹן שֶׁהִקִּיפוּהָ אַרְבָּעָה בְּנֵי אָדָם מֵאַרְבַּע רוּחוֹתֶיהָ — אִי הָכִי, מַאי טַעְמָא דְאַדְמוֹן?Guemara : Quelle est la raison des Sages ? Admon parle bien ! Il avait un chemin. Rav Yehouda a dit au nom de Rav : par exemple, quand quatre personnes l'ont entouré de ses quatre côtés ; chacune peut nier que le chemin passait chez elle. Question : s'il en est ainsi, quelle est la raison d'Admon ?
- אָמַר רָבָא: בְּאַרְבְּעָה דְּאָתוּ מִכֹּחַ אַרְבְּעָה, וְאַרְבְּעָה דְּאָתוּ מִכֹּחַ חַד — כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּמָצֵי מְדַחֵי לֵיהּ. כִּי פְּלִיגִי בְּחַד דְּאָתֵי מִכֹּחַ אַרְבְּעָה.Rava a dit : quatre qui viennent du droit de quatre anciens propriétaires, et quatre qui viennent du droit d'un seul, tous s'accordent qu'ils peuvent l'éconduire : chacun dit que le chemin n'était pas chez lui. Lorsqu'ils divergent, c'est pour un seul qui vient du droit de quatre : il a acheté les quatre champs à quatre vendeurs.
- אַדְמוֹן סָבַר: מִכׇּל מָקוֹם דַּרְכָּא אִית לִי גַּבָּךְ. וְרַבָּנַן סָבְרִי: אִי שָׁתְקַתְּ — שָׁתְקַתְּ, וְאִי לָא — מַהְדַּרְנָא שְׁטָרָא לְמָרַיְיהוּ וְלָא מָצֵית לְאִשְׁתַּעוֹיֵי דִּינָא בַּהֲדַיְיהוּ.Admon pense : celui-ci peut dire : de toute façon, j'ai un chemin chez toi. Et les Sages pensent : l'acheteur peut répondre : si tu te tais, tais-toi, et je te ferai un bon prix ; sinon, je rends les actes à leurs propriétaires, et tu ne pourras pas plaider contre eux, chacun t'éconduisant.
- הָהוּא דַּאֲמַר לְהוּ: דִּיקְלָא לִבְרַת. אֲזוּל יַתְמֵי פְּלוּג לְנִכְסֵי, לָא יְהַבוּ לַהּ דִּיקְלָא. סְבַר רַב יוֹסֵף לְמֵימַר: הַיְינוּ מַתְנִיתִין.Un certain homme leur a dit en mourant : un palmier pour ma fille. Les orphelins sont allés partager les biens et ne lui ont pas donné de palmier. Rav Yossef a voulu dire : c'est le cas de notre Michna.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: מִי דָּמֵי? הָתָם כֹּל חַד וְחַד מָצֵי מְדַחֵי לֵיהּ, הָכָא דִּיקְלָא גַּבַּיְיהוּ הוּא. מַאי תַּקַּנְתַּיְיהוּ? לִיתְּבוּ לַהּ דִּיקְלָא וְלֶיהְדְּרוּ וְלִיפַּלְגוּ מֵרֵישָׁא.Abayé lui a dit : est-ce comparable ? Là-bas, chacun peut l'éconduire, le chemin n'étant peut-être pas chez lui ; ici, le palmier est entre leurs mains à tous. Quel est leur remède ? Qu'ils lui donnent un palmier, et qu'ils recommencent à partager depuis le début.
- הָהוּא דַּאֲמַר לְהוּ: דִּיקְלָא לִבְרַת. שְׁכֵיב וּשְׁבַיק תְּרֵי פַּלְגֵי דְּדִיקְלָא.Un certain homme leur a dit : un palmier pour ma fille. Il est mort et a laissé, entre autres, deux moitiés de palmier, possédées en association, que les héritiers voulaient lui donner.
- יָתֵיב רַב אָשֵׁי וְקָא קַשְׁיָא לֵיהּ: מִי קָרוּ אִינָשֵׁי לִתְרֵי פַּלְגֵי דִּיקְלֵי דִּיקְלָא, אוֹ לָא? אֲמַר לֵיהּ רַב מָרְדֳּכַי לְרַב אָשֵׁי: הָכִי אָמַר אֲבִימִי מֵהַגְרוֹנְיָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא: קָרוּ אִינָשֵׁי לִתְרֵי פַּלְגֵי דִּיקְלֵי דִּיקְלָא.Rav Achi était assis et cela lui faisait difficulté : les gens appellent-ils deux moitiés de palmiers « un palmier », ou non ? Rav Mordekhaï a dit à Rav Achi : voici ce qu'a dit Avimi de Hagronya au nom de Rava : les gens appellent deux moitiés de palmiers « un palmier ».
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