Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהִיא שִׁפְחָה״ – לְחַלֵּק עַל כׇּל שִׁפְחָה וְשִׁפְחָה.« Et elle est une servante » désignée à un homme (Lévitique 19, 20) : ce verset aussi vient pour distinguer et imposer des offrandes séparées pour chaque servante fiancée.
- נָזִיר שֶׁנִּטְמָא טוּמְאוֹת הַרְבֵּה. מַאן תַּנָּא?La Michna (enseignement des Tannaïm) a enseigné : un nazir (celui qui a fait vœu de naziréat) qui s'est rendu impur de nombreuses impuretés n'apporte qu'une seule offrande. Quel Tanna (Sage de l'époque de la Michna) enseigne cela ?
- אָמַר רַב חִסְדָּא: רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה הִיא, דְּאָמַר: נְזִירוּת דְּטׇהֳרָה מִשְּׁבִיעִי הוּא דְּחָיְילָא עֲלֵיהּ. וּמַשְׁכַּחַת לַהּ כְּגוֹן שֶׁנִּטְמָא בַּשְּׁבִיעִי, וְחָזַר וְנִטְמָא בַּשְּׁבִיעִי, וְכֵיוָן דְּלֹא יָצָא שָׁעָה הָרְאוּיָה לְהַקְרִיב בָּהּ קׇרְבָּן – אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא קׇרְבָּן אֶחָד.Rav 'Hisda a dit : C'est l'opinion de Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda, qui dit : le naziréat de pureté, que doit recommencer un nazir devenu impur, prend effet sur lui à partir du septième jour de sa purification. Et tu trouves un cas d'offrande unique pour plusieurs impuretés par exemple lorsqu'il s'est rendu impur le septième jour, a compté de nouveau sept jours, et s'est de nouveau rendu impur le septième jour ; et puisque n'est pas encore arrivé le moment propre à apporter l'offrande, à savoir le huitième jour, il n'est astreint qu'à une seule offrande.
- דְּאִי רַבִּי, כֵּיוָן דְּאָמַר רַבִּי: נְזִירוּת דְּטׇהֳרָה עַד שְׁמִינִי לָא חָיְילָא עֲלֵיהּ, אִי דְּנִטְמָא בַּשְּׁבִיעִי וְחָזַר וְנִטְמָא בַּשְּׁבִיעִי – כּוּלַּהּ טוּמְאָה אֲרִיכְתָּא הִיא,Car si c'était l'opinion de Rabbi Yehouda HaNassi, puisque Rabbi dit : le naziréat de pureté ne prend pas effet sur lui avant le huitième jour, alors : s'il s'est rendu impur le septième jour et s'est de nouveau rendu impur le septième jour, c'est tout entier une seule longue impureté, car le nouveau naziréat n'a pas encore commencé, et il n'y a pas « de nombreuses impuretés » ;
- אִי דְּנִטְמָא בַּשְּׁמִינִי וְחָזַר וְנִטְמָא בַּשְּׁמִינִי, כֵּיוָן דְּיָצָאת שָׁעָה שֶׁרְאוּיָיה לְהַקְרִיב קׇרְבָּן – מְחַיֵּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת! אֶלָּא שְׁמַע מִינָּה רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה.et s'il s'est rendu impur le huitième jour et s'est de nouveau rendu impur le huitième jour, puisque le moment propre à apporter l'offrande est arrivé, il est astreint à une offrande pour chacune des impuretés ! Plutôt, déduis-en que la Michna suit Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda.
- וּמַאי דְּרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה? דְּתַנְיָא: ״וְקִדַּשׁ אֶת רֹאשׁוֹ בַּיּוֹם הַהוּא״ – בְּיוֹם הֲבָאַת קׇרְבְּנוֹתָיו, דִּבְרֵי רַבִּי.Et quelle est l'opinion de Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda ? Comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Et il sanctifiera sa tête en ce jour-là » (Nombres 6, 11) : c'est-à-dire le jour où il apporte ses offrandes, le huitième jour ; ce sont les paroles de Rabbi Yehouda HaNassi.
- רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בְּיוֹם תִּגְלַחְתּוֹ.Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda, dit : il s'agit du jour de son rasage, c'est-à-dire le septième jour.
- מַתְנִי׳ הַמְקַנֵּא לְאִשְׁתּוֹ עַל יְדֵי אֲנָשִׁים הַרְבֵּה וּמְצוֹרָע שֶׁנִּתְנַגַּע נְגָעִים הַרְבֵּה,MICHNA. Celui qui fait une mise en garde de jalousie à sa femme au sujet de nombreux hommes, lui interdisant de s'isoler avec eux, et elle s'est isolée avec chacun d'eux, n'apporte qu'une seule offrande de jalousie ; et le lépreux qui a été frappé de nombreuses plaies de lèpre successives avant d'apporter ses offrandes n'apporte qu'une seule série d'offrandes.
- הֵבִיא צִיפֳּרִין וְנִתְנַגֵּעַ – לֹא עָלוּ לוֹ עַד שֶׁיָּבִיא חַטָּאתוֹ, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: עַד שֶׁיָּבִיא אֲשָׁמוֹ.S'il a apporté les oiseaux le premier jour de sa purification, et a été de nouveau frappé de lèpre avant le huitième jour, ces oiseaux ne lui comptent pas jusqu'à ce qu'il ait apporté son offrande expiatoire ('hatat). Rabbi Yehouda dit : jusqu'à ce qu'il ait apporté son offrande de culpabilité (acham).
- גְּמָ׳ מְנָלַן? דִּכְתִיב: ״זֹאת תּוֹרַת הַקְּנָאוֹת״ – תּוֹרָה אַחַת לְקִנּוּיִין הַרְבֵּה.GUEMARA. D'où le savons-nous ? De ce qu'il est écrit : « Telle est la loi des jalousies » (Nombres 5, 29) : le pluriel enseigne une seule loi, c'est-à-dire une seule offrande, pour de nombreuses mises en garde.
- מְצוֹרָע שֶׁנִּתְנַגֵּעַ נְגָעִים הַרְבֵּה כּוּ׳. מְנָלַן? דִּכְתִיב: ״זֹאת תּוֹרַת הַמְּצוֹרָע״ – תּוֹרָה אַחַת לִמְצוֹרָעִים הַרְבֵּה.Le lépreux qui a été frappé de nombreuses plaies, etc. D'où le savons-nous ? De ce qu'il est écrit : « Telle sera la loi du lépreux » (Lévitique 14, 2) : une seule loi pour de nombreuses lèpres.
- הֵבִיא צִיפֳּרִין וְנִתְנַגֵּעַ – לֹא עָלוּ לוֹ עַד שֶׁיָּבִיא חַטָּאתוֹ, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: עַד שֶׁיָּבִיא אֲשָׁמוֹ.La Michna a enseigné : s'il a apporté les oiseaux et a été de nouveau frappé de lèpre, ils ne lui comptent pas jusqu'à ce qu'il ait apporté son offrande expiatoire. Rabbi Yehouda dit : jusqu'à ce qu'il ait apporté son offrande de culpabilité. Cela semble signifier qu'il devra apporter de nouveaux oiseaux pour la première lèpre.
- וְהָאָמְרַתְּ: אֵין מֵבִיא אֶלָּא קׇרְבָּן אֶחָד! חַסּוֹרֵי מִחַסְּרָא וְהָכִי קָתָנֵי: הֵבִיא צִיפֳּרִין וְנִתְנַגֵּעַ – אֵין מֵבִיא אֶלָּא קׇרְבָּן אֶחָד. וּלְאַקְבּוֹעֵי בַּעֲנִיּוּת וּבַעֲשִׁירוּת – לָא מִיקְּבַע, עַד שֶׁיָּבִיא חַטָּאת. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: עַד שֶׁיָּבִיא אֲשָׁמוֹ.Mais tu as dit qu'il n'apporte qu'une seule offrande pour plusieurs lèpres ! La Michna est lacunaire, et voici ce qu'elle enseigne : s'il a apporté les oiseaux et a été de nouveau frappé de lèpre, il n'apporte qu'une seule offrande. Mais pour fixer son statut de pauvreté ou de richesse, qui détermine s'il apporte l'offrande du pauvre ou celle du riche, cela n'est pas fixé jusqu'à ce qu'il apporte son offrande expiatoire. Rabbi Yehouda dit : jusqu'à ce qu'il apporte son offrande de culpabilité.
- תְּנַן הָתָם: מְצוֹרָע שֶׁהֵבִיא אֲשָׁמוֹ וְהֶעֱשִׁיר – הַכֹּל הוֹלֵךְ אַחַר חַטָּאת, דִּבְרֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: הַכֹּל הוֹלֵךְ אַחַר אָשָׁם. תַּנְיָא רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן, יַעֲקֹב אוֹמֵר: הַכֹּל הוֹלֵךְ אַחַר צִיפֳּרִין.Nous avons appris là-bas, dans une Michna (Négaïm 14, 11) : un lépreux qui a apporté son offrande de culpabilité alors qu'il était pauvre, puis s'est enrichi : tout suit son statut au moment de l'offrande expiatoire ; ce sont les paroles de Rabbi Chimon. Rabbi Yehouda dit : tout suit l'offrande de culpabilité. Il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Eliézer ben Yaakov dit : tout suit les oiseaux.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: שְׁלָשְׁתָּן מִקְרָא אֶחָד דָּרְשׁוּ – ״אֲשֶׁר לֹא תַשִּׂיג יָדוֹ בְּטׇהֳרָתוֹ״, רַבִּי שִׁמְעוֹן סָבַר: דָּבָר הַמְכַפְּרוֹ, רַבִּי יְהוּדָה סָבַר: דָּבָר הַמַּכְשִׁירוֹ, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: דָּבָר הַגּוֹרֵם לוֹ טׇהֳרָה, וּמַאי נִינְהוּ? צִיפֳּרִין.Rav Yehouda a dit au nom de Rav : tous trois ont interprété un même verset : « dont les moyens ne suffisent pas pour sa purification » (Lévitique 14, 32). Rabbi Chimon pense que « sa purification » désigne ce qui lui procure l'expiation, l'offrande expiatoire ; Rabbi Yehouda pense : ce qui le rend apte à consommer les choses saintes, l'offrande de culpabilité ; Rabbi Eliézer ben Yaakov dit : ce qui lui procure la pureté. Et de quoi s'agit-il ? Des oiseaux.
- מַתְנִי׳ הָאִשָּׁה שֶׁיָּלְדָה וְלָדוֹת הַרְבֵּה, וְהִפִּילָה בְּתוֹךְ שְׁמוֹנִים נְקֵבָה, חָזְרָה וְהִפִּילָה בְּתוֹךְ שְׁמוֹנִים נְקֵבָה,MICHNA. La femme qui a enfanté de nombreux enfants n'apporte qu'une seule offrande : par exemple si elle a fait une fausse couche d'une fille dans les quatre-vingts jours qui suivent la naissance d'une fille, puis a de nouveau fait une fausse couche d'une fille dans les quatre-vingts jours suivants,
- וְהַמַּפֶּלֶת תְּאוֹמִים,ou la femme qui fait une fausse couche de jumeaux, expulsés à des moments différents, chacun avant la fin de la période de purification du précédent : elle n'apporte qu'une seule offrande pour tous.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: מְבִיאָה עַל הָרִאשׁוֹן וְאֵינָהּ מְבִיאָה עַל הַשֵּׁנִי. מְבִיאָה עַל הַשְּׁלִישִׁי וְאֵינָהּ מְבִיאָה עַל הָרְבִיעִי.Rabbi Yehouda dit : elle apporte une offrande pour le premier et n'en apporte pas pour le deuxième, né dans la période de purification du premier ; elle en apporte pour le troisième, né après la fin de la période du premier, et n'en apporte pas pour le quatrième.
- גְּמָ׳ מְנָלַן? דְּתָנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרַב שֵׁשֶׁת: ״זֹאת תּוֹרַת הַיּוֹלֶדֶת לַזָּכָר וְלַנְּקֵבָה״ – מְלַמֵּד שֶׁמְּבִיאָה קׇרְבָּן אֶחָד עַל וְלָדוֹת הַרְבֵּה. יָכוֹל אַף עַל הַלֵּידָה וְעַל הַזִּיבָה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״זֹאת״.GUEMARA. D'où le savons-nous ? De ce qu'un Tanna (récitant de baraïtot) a enseigné devant Rav Chéchet : « Telle est la loi de celle qui enfante un garçon ou une fille » (Lévitique 12, 7) : cela enseigne qu'elle apporte une seule offrande pour de nombreux enfants. On pourrait penser qu'il en va ainsi même pour l'accouchement et pour l'écoulement (ziva, écoulement de sang hors période) qui se terminent ensemble ; le verset dit donc : « Telle », pour l'exclure.
- קָתָנֵי: יָכוֹל עַל הַלֵּידָה וְעַל הַזִּיבָה אֵינָהּ מְבִיאָה אֶלָּא קׇרְבָּן אֶחָד. אֶלָּא מֵעַתָּה, אָכְלָה דָּם וְיָלְדָה, הָכִי נָמֵי דְּאֵין מְבִיאָה אֶלָּא קׇרְבָּן אֶחָד?La baraïta enseigne : on pourrait penser que pour l'accouchement et pour l'écoulement elle n'apporte qu'une seule offrande. Mais à ce compte, si elle a mangé du sang et a enfanté, dirait-on aussi qu'elle n'apporte qu'une seule offrande ? Ce sont deux obligations sans rapport : comment aurait-on pu le penser ?
- אֵימָא הָכִי: יָכוֹל עַל הַלֵּידָה שֶׁלִּפְנֵי מְלֹאת וְעַל הַלֵּידָה שֶׁלְּאַחַר מְלֹאת? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״זֹאת״.Dis plutôt ainsi : on pourrait penser qu'elle apporte une seule offrande pour un accouchement survenu avant l'achèvement de la période de purification et pour un accouchement survenu après l'achèvement ; le verset dit : « Telle », pour l'exclure.
- הִפִּילָה בְּתוֹךְ שְׁמוֹנִים כּוּ׳. כְּשֶׁתִּמְּצֵי לוֹמַר לְדִבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה – וָלָד רִאשׁוֹן גּוֹרֵם וּמִוָּלָד רִאשׁוֹן מוֹנָה. לְדִבְרֵי חֲכָמִים – וָלָד שֵׁנִי גּוֹרֵם וּמִוָּלָד שֵׁנִי מוֹנָה.La Michna a enseigné : si elle a fait une fausse couche dans les quatre-vingts jours, etc. Quand tu examineras, tu trouveras qu'il faut dire : selon Rabbi Yehouda, c'est le premier enfant qui cause l'offrande, et à partir du premier enfant qu'elle compte la période ; selon les Sages, c'est le second enfant qui cause l'offrande, et à partir du second enfant qu'elle compte.
- כְּשֶׁתִּמְצֵי לוֹמַר? פְּשִׁיטָא, הָכִי אִיתָא! מַפֶּלֶת תְּאוֹמִים אִיצְטְרִיךְ לֵיהּ, סָלְקָא דַעְתָּךְ אָמֵינָא בְּמַפֶּלֶת תְּאוֹמִים מוֹדֶה רַבִּי יְהוּדָה לְרַבָּנַן, קָא מַשְׁמַע לַן.« Quand tu examineras, tu trouveras » ? C'est évident, il en est ainsi explicitement ! C'est au sujet de la femme qui fait une fausse couche de jumeaux que cela était nécessaire : il te serait venu à l'esprit de dire que pour celle qui fait une fausse couche de jumeaux, Rabbi Yehouda reconnaît l'opinion des Sages, puisque leur conception était simultanée ; il nous enseigne donc qu'il diverge même dans ce cas.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ:Ils ont posé la question :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.