Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- גְּמָ׳ נֵימָא אִית לֵיהּ לְרַבִּי מֵאִיר אִיסּוּר חָל עַל אִיסּוּר? נְהִי דְּאִיסּוּר חָל עַל אִיסּוּר לֵית לֵיהּ, אִיסּוּר כּוֹלֵל וְאִיסּוּר מוֹסִיף אִית לֵיהּ.GUEMARA Disons que Rabbi Méïr admet qu'un interdit s'applique sur un autre interdit déjà existant ? La Guemara répond : même s'il n'admet pas en général qu'un interdit s'applique sur un interdit, il admet qu'un interdit plus large (issour kolel) et un interdit additionnel (issour mossif) s'appliquent.
- טָהוֹר, מֵעִיקָּרָא לָא אֲסִיר אֶלָּא בְּחֵלֶב, הֲוָה לֵיהּ טָמֵא, מִיגּוֹ דַּאֲסִיר בַּחֲתִיכוֹת טְהוֹרוֹת – אִיתּוֹסַף בֵּיהּ נָמֵי אִיסּוּרָא עִילָּוֵי חֵלֶב.Ainsi : celui qui était pur n'était au départ interdit de manger ce morceau que par l'interdit du 'helev (graisse interdite). Lorsqu'il est devenu impur, puisqu'il est devenu interdit de manger même les morceaux purs des sacrifices, un interdit s'est ajouté aussi sur le 'helev (c'est un interdit plus large, qui s'applique donc).
- וְחֵלֶב מֵעִיקָּרָא לָא אֲסִיר אֶלָּא בַּאֲכִילָה, אַקְדְּשֵׁיהּ, מִיגּוֹ דְּאִיתּוֹסַף בֵּיהּ אִיסּוּרָא דַּהֲנָאָה – אִיתּוֹסַף בֵּיהּ לְגַבֵּי חֵלֶב.Et le 'helev n'était au départ interdit qu'à la consommation. Quand on a consacré l'animal, puisque s'y est ajouté l'interdit d'en tirer profit, il (l'interdit de mé'ila) s'est ajouté aussi à l'égard du 'helev (c'est un interdit additionnel).
- וְאַכַּתִּי לְהֶדְיוֹט הוּא דַּאֲסִיר אֲבָל לְגָבוֹהַּ שְׁרֵי, הֲוָה לֵיהּ נוֹתָר, מִיגּוֹ דְּאִיתּוֹסַף אִיסּוּרָא לְגַבֵּי גָּבוֹהַּ – אִיתּוֹסַף בֵּיהּ לְגַבֵּי הֶדְיוֹט. חָל עֲלֵיהּ יוֹם הַכִּפּוּרִים, מִיגּוֹ דְּאִיתּוֹסַף בֵּיהּ אִיסּוּר לְגַבֵּי חוּלִּין – אִיתּוֹסַף בֵּיהּ לְגַבֵּי גָבוֹהַּ.Et encore, le 'helev consacré n'est interdit qu'au profane, mais pour le Très-Haut (l'autel) il est permis. Lorsqu'il est devenu notar (reste au-delà du temps permis), puisqu'un interdit s'est ajouté à l'égard du Très-Haut (on ne peut plus l'offrir), l'interdit de notar s'est ajouté aussi à l'égard du profane. Quand Yom Kippour s'est appliqué sur lui, puisqu'un interdit s'est ajouté à l'égard des aliments profanes, il s'est ajouté aussi à l'égard de ce qui est consacré au Très-Haut.
- וְנִתְנֵי: חָמֵשׁ חַטָּאוֹת, וְנוֹקְמַהּ כְּגוֹן דַּאֲכַל כְּזַיִת פִּיגּוּל! בַּחֲדָא בְּהֵמָה קָמַיְירֵי, בִּשְׁתֵּי בְּהֵמוֹת לָא קָמַיְירֵי, וְנוֹתָר וּפִיגּוּל בַּחֲדָא בְּהֵמָה לָא מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ.La Guemara objecte : qu'elle enseigne donc : cinq 'hatat (sacrifices expiatoires), et interprétons-la comme le cas où il a mangé un volume d'olive de pigoul (sacrifice offert avec l'intention de le consommer hors de son temps) ! La Guemara répond : elle parle d'un seul animal, elle ne parle pas de deux animaux ; or notar et pigoul dans un seul animal, tu ne le trouves pas : dès qu'un sacrifice est pigoul, il ne peut plus être offert ni mangé, et l'interdit de notar ne s'y applique pas.
- אַלְּמָה לָא? מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ כְּגוֹן שֶׁהֶעֱלָה אֵבֶר פִּיגּוּל לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ, דְּפָקַע פִּיגּוּלֵיהּ מִינֵּיהּ וְהָוֵה לֵיהּ נוֹתָר,Pourquoi pas ? Tu le trouves dans le cas où l'on a fait monter sur l'autel un membre de pigoul, car son pigoul en est alors annulé et il devient notar quand son temps est passé,
- וְכִדְאָמַר עוּלָּא: קוֹמֶץ פִּיגּוּל שֶׁהֶעֱלָה לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ – פָּקַע פִּיגּוּלוֹ מִמֶּנּוּ וְהָוֵה לֵיהּ נוֹתָר. בְּאֵבֶר אֶחָד קָא מַיְירֵי, בִּשְׁנֵי אֵבָרִים לָא קָמַיְירֵי, וְנוֹתָר וּפִיגּוּל בְּחַד אֵבֶר לָא מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ.et c'est comme l'a dit Oula : une poignée (kometz, prélevée sur une offrande végétale) de pigoul qu'on a fait monter sur l'autel : son pigoul en est annulé et elle devient notar. (On serait donc passible de notar pour ce membre et de pigoul pour le reste de l'animal.) La Guemara répond : elle parle d'un seul membre, elle ne parle pas de deux membres ; or notar et pigoul dans un seul membre, tu ne le trouves pas.
- אַלְּמָה לָא? מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ כְּגוֹן שֶׁהֶעֱלָה אֵבֶר פִּיגּוּל לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ, דְּפַלְגֵיהּ אַנְּחֵיהּ עַל גַּבֵּי מִזְבֵּחַ, וּפַלְגֵיהּ מֵאַבָּרַאי דְּמִזְבֵּחַ, דְּהָהוּא דְּמִזְבֵּחַ פָּקַע פִּיגּוּל וַהֲוָה לֵיהּ נוֹתָר, וְכִדְאָמַר עוּלָּא: קוֹמֶץ פִּיגּוּל שֶׁהֶעֱלָה עַל הַמִּזְבֵּחַ – פָּקַע פִּיגּוּלוֹ מִמֶּנּוּ וְהָוֵי לֵיהּ נוֹתָר!Pourquoi pas ? Tu le trouves dans le cas où l'on a fait monter un membre de pigoul sur l'autel, en en posant la moitié sur l'autel et la moitié hors de l'autel : pour la partie sur l'autel, le pigoul est annulé et elle devient notar, comme l'a dit Oula : une poignée de pigoul qu'on a fait monter sur l'autel : son pigoul en est annulé et elle devient notar ! (Tandis que l'autre moitié reste pigoul.)
- אֲמַר לֵיהּ: לָא, אִי רוּבָּא דְּמִזְבֵּחַ – שִׁדְיֵיהּ לַמִּזְבֵּחַ, רוּבָּא דְּבָרַאי – שִׁדְיֵיהּ לְבָרַאי.Le Sage interrogé lui dit : non ! On ne peut annuler le pigoul d'une partie seulement du membre : si la majorité est sur l'autel, jette-le tout entier sur l'autel ; si la majorité est dehors, jette-le tout entier dehors.
- תִּפְשׁוֹט דְּבָעֵי רָמֵי בַּר חָמָא: הָלְכוּ בְּאֵבָרִים אַחַר הָרוֹב אוֹ לֹא! אֶלָּא, בִּכְזַיִת אֶחָד קָמַיְירֵי, בִּשְׁנֵי זֵיתִים לָא קָא מַיְירֵי.La Guemara objecte : alors résous la question que posait Rami bar 'Hama : suit-on la majorité pour les membres ou non ? (Selon ce qui vient d'être dit, on la suit.) Plutôt, la Michna ne mentionne pas le pigoul car elle parle d'un seul volume d'olive de 'helev, elle ne parle pas de deux volumes d'olive ; or un seul volume d'olive ne peut être à la fois pigoul et notar.
- וְלָא? וְהָקָתָנֵי ״יוֹם הַכִּפּוּרִים״, וּבְיוֹם הַכִּפּוּרִים כּוֹתֶבֶת [הוּא] דְּמִחַיַּיב, וְכוֹתֶבֶת אִית בַּיהּ שְׁנֵי זֵיתִים!La Guemara demande : et elle ne parle pas de plus d'un volume d'olive ? Mais elle enseigne « Yom Kippour » ; or à Yom Kippour, on n'est passible que pour le volume d'une grosse datte (kotevet), et une grosse datte contient deux volumes d'olive !
- אָמַר רַבִּי זֵירָא: כְּגוֹן שֶׁאָכַל כּוּלְיָא בְּחֶלְבָּהּ. רַב פָּפָּא אָמַר: כְּגוֹן דְּמַלְּיֵיהּ בְּתַמְרֵי.Rabbi Zeira a dit : il s'agit du cas où il a mangé un rein avec sa graisse : le volume d'olive de graisse le rend passible des 'hatat de la Michna, et le rein complète le volume d'une grosse datte pour Yom Kippour. Rav Pappa a dit : il s'agit du cas où il l'a complété avec des dattes.
- רַב אַדָּא בַּר אַחָא מַתְנֵי ״חָמֵשׁ חַטָּאוֹת״, וּמְתָרֵיץ לַהּ: כְּגוֹן דַּאֲכַל כְּזַיִת פִּיגּוּל, וְלָא מְשַׁנֵּי כְּהָנֵי שִׁינּוּיֵי דְּקָא מְשַׁנֵּינַן.Rav Ada bar A'ha enseigne dans la Michna « cinq 'hatat », et l'explique comme le cas où il a mangé en plus un volume d'olive de pigoul d'un autre animal ; et il ne répond pas selon ces réponses que nous avons données (au nom de Rabbi Zeira et de Rav Pappa).
- וְנִתְנֵי: ״שֵׁשׁ חַטָּאוֹת״, וְנוֹקְמַהּ כְּגוֹן דַּאֲכַל כְּזַיִת דָּם! בַּחֲדָא אֲכִילָה קָא מַיְירֵי, בִּשְׁתֵּי אֲכִילוֹת לֹא קָא מַיְירֵי, וְשִׁיעֲרוּ חֲכָמִים דְּאֵין בֵּית הַבְּלִיעָה מַחֲזִיק יוֹתֵר מִשְּׁנֵי זֵיתִים.La Guemara objecte : qu'elle enseigne donc « six 'hatat », et interprétons-la comme le cas où il a aussi consommé un volume d'olive de sang ! La Guemara répond : elle parle d'une seule action de manger, elle ne parle pas de deux actions de manger ; et les Sages ont évalué que la gorge ne contient pas plus de deux volumes d'olive à la fois.
- רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר וְכוּ׳. וְנִתְנֵי: ״אִם הוֹצִיאוֹ – חַיָּיב״, מַאי טַעְמָא קָתָנֵי ״אִם הָיְתָה שַׁבָּת״? אָמַר רַפְרָם: זֹאת אוֹמֶרֶת: עֵירוּב וְהוֹצָאָה לְשַׁבָּת, וְאֵין עֵירוּב וְהוֹצָאָה לְיוֹם הַכִּפּוּרִים.La Michna a enseigné : Rabbi Méïr dit, etc. : si c'était Chabbat et qu'il l'a sorti, il est passible. La Guemara objecte : qu'elle enseigne simplement : « s'il l'a sorti, il est passible », puisqu'on parle de Yom Kippour, où le travail est aussi interdit ! Pourquoi enseigne-t-elle « si c'était Chabbat » ? Rafram a dit : cela veut dire que l'érouv (jonction des domaines pour permettre le transport) et l'interdit de transporter d'un domaine à l'autre s'appliquent pour Chabbat, mais il n'y a ni érouv ni interdit de transport pour Yom Kippour.
- מִמַּאי? דִּלְמָא יֵשׁ עֵירוּב וְהוֹצָאָה לְיוֹם הַכִּפּוּרִים, וְהָכִי קָתָנֵי: אִם הָיְתָה שַׁבָּת וְהוֹצִיאוֹ – חַיָּיב אַף מִשּׁוּם שַׁבָּת וְיוֹם הַכִּפּוּרִים!La Guemara demande : d'où le tires-tu ? Peut-être y a-t-il érouv et interdit de transport pour Yom Kippour, et voici ce qu'elle enseigne : si c'était Chabbat et qu'il l'a sorti, il est passible aussi bien au titre de Chabbat que de Yom Kippour !
- אֶלָּא אִי אִיתְּמַר דְּרַפְרָם עַל הָדָא אִיתְּמַר, דְּתַנְיָא: ״וְשִׁלַּח בְּיַד אִישׁ עִתִּי״, ״אִישׁ״ – לְהַכְשִׁיר אֶת הַזָּר. ״עִתִּי״ – אֲפִילּוּ בְּטוּמְאָה וַאֲפִילּוּ בְּשַׁבָּת, ״עִתִּי״ – בִּמְזוּמָּן.Plutôt, si la parole de Rafram a été dite, elle a été dite sur ceci, comme il a été enseigné (dans une baraïta) : « Et il l'enverra par l'intermédiaire d'un homme désigné (iti) » (Lévitique 16, 21) : « homme » – pour rendre apte un non-Cohen (zar) ; « désigné » – le bouc est envoyé en son temps, même si l'homme est impur et même si Kippour tombe Chabbat ; « désigné » – par quelqu'un de préparé (désigné dès la veille).
- קָתָנֵי: ״עִתִּי״ – אֲפִילּוּ בְּשַׁבָּת, אָמַר רַפְרָם: זֹאת אוֹמֶרֶת עֵירוּב וְהוֹצָאָה לְשַׁבָּת, וְאֵין עֵירוּב וְהוֹצָאָה לְיוֹם הַכִּפּוּרִים.Elle enseigne : « désigné » – même Chabbat. Rafram a dit : cela veut dire que l'érouv et l'interdit de transport s'appliquent pour Chabbat, mais il n'y a ni érouv ni interdit de transport pour Yom Kippour.
- מִמַּאי? שָׁאנֵי שָׂעִיר הַמִּשְׁתַּלֵּחַ, דְּהֶכְשֵׁירוֹ בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים בְּכָךְ! אֶלָּא דְּרַפְרָם בְּרוּתָא הִיא.La Guemara objecte : d'où le tire-t-il ? Le bouc émissaire est différent, car sa validité à Yom Kippour consiste en cela ! (Même si le transport était interdit à Kippour, la Torah a ordonné de l'envoyer ce jour-là.) Plutôt, ce qu'on rapporte de Rafram est une erreur (berouta) : cela n'a pas été dit.
- מַתְנִי׳ יֵשׁ בָּא בִּיאָה אַחַת וְחַיָּיב עָלֶיהָ שֵׁשׁ חַטָּאוֹת, כֵּיצַד? הַבָּא עַל בִּתּוֹ חַיָּיב עָלֶיהָ מִשּׁוּם בִּתּוֹ, וַאֲחוֹתוֹ, אֵשֶׁת אָחִיו, וְאֵשֶׁת אֲחִי אָבִיו, וְאֵשֶׁת אִישׁ, וְנִדָּה.MICHNA Il arrive qu'on ait une seule relation et qu'on soit passible pour elle de six 'hatat. Comment ? Celui qui a une relation avec sa fille est passible pour elle au titre de sa fille, de sa sœur, de la femme de son frère, de la femme du frère de son père, d'une femme mariée et d'une nida (femme en période de menstruation).
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