Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ הוֹרוּ בֵּית דִּין לַעֲבוֹר עַל אַחַת מִכׇּל מִצְוֹת הָאֲמוּרוֹת בַּתּוֹרָה, וְהָלַךְ הַיָּחִיד וְעָשָׂה שׁוֹגֵג עַל פִּיהֶם, בֵּין שֶׁעָשׂוּ וְעָשָׂה עִמָּהֶן, בֵּין שֶׁעָשׂוּ וְעָשָׂה אַחֲרֵיהֶן, בֵּין שֶׁלֹּא עָשׂוּ וְעָשָׂה – פָּטוּר, מִפְּנֵי שֶׁתָּלָה בְּבֵית דִּין.MICHNA : Si un tribunal a décidé par erreur de transgresser l'un de tous les commandements énoncés dans la Torah, et que l'individu est allé et a agi par inadvertance sur leur parole, que les juges aient agi et qu'il ait agi avec eux, qu'ils aient agi et qu'il ait agi après eux, ou qu'ils n'aient pas agi et qu'il ait agi seul, il est patour (exempt) du sacrifice, parce qu'il s'en est remis au tribunal.
- הוֹרוּ בֵּית דִּין, וְיָדַע אֶחָד מֵהֶן שֶׁטָּעוּ, אוֹ תַּלְמִיד וְהוּא רָאוּי לְהוֹרָאָה, וְהָלַךְ וְעָשָׂה עַל פִּיהֶן – בֵּין שֶׁעָשׂוּ וְעָשָׂה עִמָּהֶן, בֵּין שֶׁעָשׂוּ וְעָשָׂה אַחֲרֵיהֶן, בֵּין שֶׁלֹּא עָשׂוּ וְעָשָׂה – הֲרֵי זֶה חַיָּיב, מִפְּנֵי שֶׁלֹּא תָּלָה בְּבֵית דִּין. זֶה הַכְּלָל: הַתּוֹלֶה בְּעַצְמוֹ חַיָּיב, וְהַתּוֹלֶה בְּבֵית דִּין – פָּטוּר.Si le tribunal a décidé, et que l'un d'eux a su qu'ils se sont trompés, ou un disciple apte à trancher, et qu'il est allé et a agi sur leur parole, qu'ils aient agi et qu'il ait agi avec eux, qu'ils aient agi et qu'il ait agi après eux, ou qu'ils n'aient pas agi et qu'il ait agi seul, celui-ci est 'hayav (passible) d'un sacrifice, parce qu'il ne s'en est pas remis au tribunal. Voici la règle : celui qui s'en remet à lui-même est passible, et celui qui s'en remet au tribunal est exempt.
- גְּמָ׳ אָמַר שְׁמוּאֵל: לְעוֹלָם אֵין בֵּית דִּין חַיָּיבִין עַד שֶׁיֹּאמְרוּ לָהֶם ״מוּתָּרִין אַתֶּם״. רַב דִּימִי מִנְּהַרְדְּעָא אָמַר: עַד שֶׁיֹּאמְרוּ לָהֶם ״מוּתָּרִין אַתֶּם לַעֲשׂוֹת״. מַאי טַעְמָא? לְפִי שֶׁלֹּא נִגְמְרָה הוֹרָאָה.GUEMARA : Chmouel a dit : le tribunal n'est jamais passible d'un sacrifice tant que ses juges ne leur ont pas dit : « Vous êtes autorisés. » Rav Dimi de Nehardéa a dit : tant qu'ils ne leur ont pas dit : « Vous êtes autorisés à agir. » Quelle en est la raison ? Parce que la décision n'est pas achevée avec le seul mot « autorisés ».
- אָמַר אַבָּיֵי, אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא: חָזַר לְעִירוֹ שָׁנָה וְלִימֵּד כְּדֶרֶךְ שֶׁלִּימֵּד – פָּטוּר, הוֹרָה לַעֲשׂוֹת – חַיָּיב.Abayé a dit : nous aussi, nous l'avons appris dans une Michna (Sanhédrin 86b), à propos du zakèn mamré (Sage rebelle) : s'il est retourné dans sa ville, a enseigné et a instruit comme il instruisait auparavant, il est exempt ; s'il a tranché pour l'action, il est passible de mort.
- אָמַר רַבִּי אַבָּא, אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא: הוֹרוּ לָהּ בֵּית דִּין לְהִנָּשֵׂא, וְהָלְכָה וְקִלְקְלָה – חַיֶּיבֶת בְּקׇרְבָּן, שֶׁלֹּא הִתִּירוּ לָהּ אֶלָּא לְהִנָּשֵׂא.Rabbi Abba a dit : nous aussi, nous l'avons appris dans une Michna (Yevamot 87b) : si le tribunal a décidé pour une femme de se remarier, et qu'elle est allée se dévoyer dans la débauche, elle est passible d'un sacrifice, car ils ne l'ont autorisée qu'à se marier.
- אָמַר רָבִינָא, אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא: ״הוֹרוּ בֵּית דִּין לַעֲבוֹר עַל אַחַת מִכׇּל מִצְוֹת הָאֲמוּרוֹת בַּתּוֹרָה״, תּוּ לָא מִידִּי.Ravina a dit : nous aussi, nous l'avons appris dans notre Michna : « Un tribunal a décidé de transgresser l'un de tous les commandements énoncés dans la Torah » ; il n'y a rien de plus à ajouter : l'expression implique une décision d'agir.
- אִיכָּא דְאָמְרִי, אָמַר שְׁמוּאֵל: אֵין בֵּית דִּין חַיָּיבִין עַד שֶׁיֹּאמְרוּ לָהֶם ״מוּתָּרִים אַתֶּם לַעֲשׂוֹת״. רַב דִּימִי מִנְּהַרְדְּעָא אָמַר: אֲפִילּוּ ״מוּתָּרִים אַתֶּם״ – נִגְמְרָה הוֹרָאָה. אָמַר אַבָּיֵי, וְהָא לָא תְּנַן הָכִי: חָזַר לְעִירוֹ, וְשָׁנָה אוֹ לִימֵּד כְּדֶרֶךְ שֶׁלִּימֵּד – פָּטוּר, הוֹרָה לַעֲשׂוֹת – חַיָּיב.Certains disent la version inverse : Chmouel a dit : le tribunal n'est passible que s'ils leur ont dit : « Vous êtes autorisés à agir. » Rav Dimi de Nehardéa a dit : même avec « Vous êtes autorisés », la décision est achevée. Abayé a dit : mais n'avons-nous pas appris autrement : s'il est retourné dans sa ville, a enseigné ou a instruit comme il instruisait, il est exempt ; s'il a tranché pour l'action, il est passible.
- אָמַר רַבִּי אַבָּא, וְהָא לָא תְּנַן הָכִי: הוֹרוּ לָהּ בֵּית דִּין לְהִנָּשֵׂא, וְהָלְכָה וְקִלְקְלָה – חַיֶּיבֶת בְּקׇרְבָּן, שֶׁלֹּא הִתִּירוּ לָהּ אֶלָּא לְהִנָּשֵׂא.Rabbi Abba a dit : mais n'avons-nous pas appris autrement : si le tribunal a décidé pour une femme de se remarier, et qu'elle est allée se dévoyer, elle est passible d'un sacrifice, car ils ne l'ont autorisée qu'à se marier.
- אָמַר רָבִינָא, וְהָא לָא תְּנַן הָכִי: הוֹרוּ בֵּית דִּין לַעֲבוֹר עַל אַחַת מִכׇּל מִצְוֹת הָאֲמוּרוֹת בַּתּוֹרָה, תּוּ לָא מִידִּי.Ravina a dit : mais n'avons-nous pas appris autrement : « Un tribunal a décidé de transgresser l'un de tous les commandements énoncés dans la Torah » ; il n'y a rien de plus.
- וְהָלַךְ הַיָּחִיד וְעָשָׂה שׁוֹגֵג עַל פִּיהֶם. וְנִיתְנֵי: ״וְעָשָׂה עַל פִּיהֶם״, ״שׁוֹגֵג״ לְמָה לִי? אָמַר רָבָא: ״שׁוֹגֵג״ – לְאֵתוֹיֵי הוֹרוּ בֵּית דִּין שֶׁחֵלֶב מוּתָּר, וְנִתְחַלֵּף לוֹ חֵלֶב בְּשׁוּמָּן, וַאֲכָלוֹ – פָּטוּר. ״עַל פִּיהֶם״ – עַל פִּיהֶם מַמָּשׁ,La Michna a enseigné : « et l'individu est allé et a agi par inadvertance sur leur parole ». Qu'on enseigne donc : « et il a agi sur leur parole » ; pourquoi ai-je besoin de « par inadvertance » ? Rava a dit : « par inadvertance » vient inclure le cas où le tribunal a décidé que le 'helev (graisse interdite) est permis, et où le 'helev s'est confondu pour lui avec du chouman (graisse permise) et il l'a mangé : il est exempt. « Sur leur parole » : réellement sur leur parole.
- וְאִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רָבָא: ״שׁוֹגֵג״ – עַל פִּיהֶם הוּא דְּפָטוּר, אֲבָל נִתְחַלֵּף לוֹ חֵלֶב בְּשׁוּמָּן וַאֲכָלוֹ – חַיָּיב.Et certains disent : Rava a dit : c'est un seul cas : c'est quand il a agi « par inadvertance sur leur parole » qu'il est exempt ; mais si le 'helev s'est confondu pour lui avec du chouman et qu'il l'a mangé, il est passible.
- מִילְּתָא דִּפְשִׁיטָא לֵיהּ לְרָבָא קָמִיבַּעְיָא לֵיהּ לְרָמִי בַּר חָמָא, דִּבְעַי רָמֵי בַּר חָמָא: הוֹרוּ בֵּית דִּין שֶׁחֵלֶב מוּתָּר, וְנִתְחַלֵּף לוֹ בְּשׁוּמָּן וַאֲכָלוֹ, מַהוּ?Ce qui est évident pour Rava est une question pour Rami bar 'Hama, car Rami bar 'Hama a demandé : si le tribunal a décidé que le 'helev est permis, qu'il s'est confondu pour lui avec du chouman et qu'il l'a mangé, qu'en est-il ?
- אָמַר רָבָא, תָּא שְׁמַע: הָלַךְ יָחִיד וְעָשָׂה שׁוֹגֵג עַל פִּיהֶם כּוּ׳. שׁוֹגֵג עַל פִּיהֶם לְמָה לִי? לָאו לְאֵתוֹיֵי הוֹרוּ בֵּית דִּין שֶׁחֵלֶב מוּתָּר, וְנִתְחַלֵּף לוֹ חֵלֶב בְּשׁוּמָּן וַאֲכָלוֹ – פָּטוּר. דִּלְמָא שׁוֹגֵג עַל פִּיהֶם הוּא דְּפָטוּר, אֲבָל נִתְחַלֵּף לוֹ חֵלֶב בְּשׁוּמָּן וַאֲכָלוֹ – חַיָּיב.Rava a dit : viens et entends : « l'individu est allé et a agi par inadvertance sur leur parole, etc. » Pourquoi ai-je besoin de « par inadvertance sur leur parole » ? N'est-ce pas pour inclure le cas où le tribunal a décidé que le 'helev est permis, que le 'helev s'est confondu pour lui avec du chouman et qu'il l'a mangé : il est exempt ? La Guemara réfute : peut-être est-ce quand il a agi par inadvertance sur leur parole qu'il est exempt, mais si le 'helev s'est confondu pour lui avec du chouman et qu'il l'a mangé, il est passible.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רָבָא, תָּא שְׁמַע: הָלַךְ יָחִיד וְעָשָׂה שׁוֹגֵג עַל פִּיהֶם. מַאי לָאו, שׁוֹגֵג עַל פִּיהֶם הוּא דְּפָטוּר, אֲבָל נִתְחַלֵּף לוֹ חֵלֶב בְּשׁוּמָּן וַאֲכָלוֹ – חַיָּיב. דִּלְמָא: אוֹ שׁוֹגֵג, אוֹ עַל פִּיהֶם.Certains disent : Rava a dit : viens et entends : « l'individu est allé et a agi par inadvertance sur leur parole ». N'est-ce pas ceci : c'est quand il a agi par inadvertance sur leur parole qu'il est exempt, mais si le 'helev s'est confondu pour lui avec du chouman et qu'il l'a mangé, il est passible ? La Guemara réfute : peut-être faut-il lire : soit par inadvertance, soit sur leur parole.
- בִּפְלוּגְתָּא: הוֹרוּ בֵּית דִּין שֶׁחֵלֶב מוּתָּר, וְנִתְחַלֵּף לוֹ חֵלֶב בְּשׁוּמָּן וַאֲכָלוֹ – רַב אָמַר: פָּטוּר, וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: חַיָּיב. מֵיתִיבִי: ״מֵעַם הָאָרֶץ בַּעֲשֹׂתָהּ״, פְּרָט לִמְשׁוּמָּד.C'est dans une machlokèt (divergence d'opinions) : si le tribunal a décidé que le 'helev est permis, que le 'helev s'est confondu pour lui avec du chouman et qu'il l'a mangé : Rav a dit : il est exempt, et Rabbi Yo'hanan a dit : il est passible. On a objecté à Rabbi Yo'hanan : « du peuple du pays, en le faisant » (Lévitique 4, 27), ce qui exclut l'apostat.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹסֵי אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן: אֵינוֹ צָרִיךְ, הֲרֵי הוּא אוֹמֵר: ״אֲשֶׁר לֹא תֵעָשֶׂינָה בִּשְׁגָגָה וְאָשֵׁם אוֹ הוֹדַע״ – הַשָּׁב מִידִיעָתוֹ, מֵבִיא קׇרְבָּן עַל שִׁגְגָתוֹ. לֹא שָׁב מִידִיעָתוֹ – אֵינוֹ מֵבִיא קׇרְבָּן עַל שִׁגְגָתוֹ.Rabbi Chimon ben Yossé dit au nom de Rabbi Chimon : ce n'est pas nécessaire, car il est dit : « qui ne doivent pas se faire, par inadvertance, et il s'est rendu coupable ; ou s'il lui est connu » (Lévitique 4, 27-28) : celui qui revient en vertu de sa connaissance apporte un sacrifice pour son inadvertance ; celui qui ne reviendrait pas en vertu de sa connaissance n'apporte pas de sacrifice pour son inadvertance.
- וְאִם אִיתָא, הָא לֹא שָׁב מִידִיעָתוֹ הוּא.Et s'il en est ainsi, celui-ci n'est-il pas quelqu'un qui ne reviendrait pas en vertu de sa connaissance, s'appuyant sur le tribunal ? Comment Rabbi Yo'hanan peut-il le dire passible ?
- אָמַר רַב פָּפָּא, קָסָבַר רַבִּי יוֹחָנָן: כֵּיוָן דְּכִי מִתְיְדַע לְהוּ לְבֵי דִינָא, הָדְרִי בְּהוּ, וְהוּא נָמֵי הָדַר בֵּיהּ – שָׁב מִידִיעָתוֹ קָרֵינַן בֵּיהּ, וְחַיָּיב.Rav Pappa a dit : Rabbi Yo'hanan estime : puisque, lorsque cela sera connu du tribunal, ils reviendront sur leur décision, et que lui aussi reviendra, nous l'appelons « celui qui revient en vertu de sa connaissance », et il est passible.
- אָמַר רָבָא: מוֹדֶה רַב שֶׁאֵינוֹ מַשְׁלִים לְרוֹב צִבּוּר, מַאי טַעְמָא? אָמַר קְרָא: ״בִּשְׁגָגָה״ – עַד שֶׁיְּהוּ כּוּלָּן בִּשְׁגָגָה אֶחָת.Rava a dit : Rav admet qu'il ne complète pas la majorité de la communauté pour rendre le tribunal passible. Quelle en est la raison ? Le verset dit : « par inadvertance » (Nombres 15, 26) : il faut qu'ils soient tous dans une seule et même inadvertance.
- בֵּין שֶׁעָשׂוּ וְעָשָׂה עִמָּהֶן כּוּ׳. לְמָה לֵיהּ לְמִיתְנָא כׇּל הָנֵי? בִּשְׁלָמָא רֵישָׁא – לֹא זוֹ אַף זוֹ קָתָנֵי. אֶלָּא סֵיפָא דִּלְחִיּוּבָא, אִיפְּכָא מִיבְּעֵי לֵיהּ!La Michna a enseigné : « qu'ils aient agi et qu'il ait agi avec eux, etc. » Pourquoi lui fallait-il enseigner tous ces cas ? On comprend pour la première partie : elle enseigne selon le style « non seulement ceci, mais aussi cela ». Mais la dernière partie, qui concerne la culpabilité, il aurait dû l'enseigner à l'inverse !
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