Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מי חייב בפדיון בכור ומתי ראוי לפדיון וכל דיניו. ובו ל"א סעיפים:
מצות עשה לפדות כל איש מישראל בנו שהוא בכור לאמו הישראלית בה' סלעים שהם ק"כ מעים שהם שלשים דרהמים כסף מזוקק: (וע"ל סי' רצ"ד כמה היא המעה וי"א שה' סלעים הם בערך שני זהובים רייני"ש שהם ב' זהובים פולניש) (פסקי מהרא"י סי' מ"ח):Qui est obligé au rachat du premier-né, quand il est apte au rachat, et toutes ses lois. Il contient 31 séifim.
C'est un commandement positif de racheter – tout homme d'Israël doit racheter son fils qui est premier-né de sa mère israélite, pour cinq sela'im (pièces d'argent), qui font cent vingt ma'ot, qui font trente dirhams d'argent raffiné. Haga (Rema) : (Et voir plus haut, siman 294, combien vaut la ma'a. Et certains disent que les cinq sela'im valent environ deux florins rhénans, qui font deux florins polonais) (Pessakim du Maharaï, siman 48).séif 1
- אין האשה חייבת לפדות את בנה (ל' רמב"ם פ' י"א מהלכות בכורים ד"ב):La femme n'est pas obligée de racheter son fils (formulation du Rambam, chapitre 11 des Lois des prémices, halakha 2).
séif 2
- אלו החמשה סלעים נותנן לכהן בכסף או בשוה כסף מכל דבר שירצה חוץ מקרקעות ועבדים ושטרות ואם פדהו בהם אינו פדוי:Ces cinq sela'im, il les donne au Cohen en argent ou en valeur d'argent, en toute chose qu'il voudra, sauf des terrains, des esclaves et des titres de créance ; et s'il l'a racheté avec ceux-ci, il n'est pas racheté.
séif 3
- כתב לכהן שהוא חייב לו חמשה סלעים בשביל פדיון בנו חייב ליתנם לו ובנו אינו פדוי (טור בשם ה"ג) אמר לכהן שנותן לו לפדות את בנו אסור לחזור בו מיהו אם חזר הוי חזרה (מרדכי ס"פ כל הגט) (ועיין לעיל סי' רס"ד):S'il a écrit au Cohen qu'il lui doit cinq sela'im pour le rachat de son fils, il est obligé de les lui donner, mais son fils n'est pas racheté (Tour, au nom des Halakhot Guedolot). Haga (Rema) : S'il a dit au Cohen qu'il les lui donne pour racheter son fils, il lui est interdit de se rétracter ; toutefois, s'il s'est rétracté, la rétractation est valable (Mordekhaï, fin du chapitre Kol haguet) (et voir plus haut, siman 264).
séif 4
- נתן לו כלי שאינו שוה בשוק חמשה סלעים וקבלו הכהן בחמשה סלעים הרי בנוי פדוי (רמב"ם שם) והוא שישוה חמשה סלעים לשום אדם:S'il lui a donné un objet qui ne vaut pas au marché cinq sela'im, et que le Cohen l'a accepté pour cinq sela'im, son fils est racheté (Rambam, ibid.), à condition qu'il vaille cinq sela'im pour quelqu'un.
séif 5
- נתן לו כלי בפדיון בנו סתם אם הוא שוה ה' סלעים אע"פ שלא שמו אותו בתחלה בנו פדוי: הגה ואם אינו שוה אין בנו פדוי (טור) ואם הכהן רוצה להחזיק בכלי א"צ להחזיר לו והוא ישלים לו עד ה' סלעים (מהרי"ל):S'il lui a donné un objet pour le rachat de son fils sans précision (sans en fixer la valeur), s'il vaut cinq sela'im, bien qu'on ne l'ait pas estimé au départ, son fils est racheté. Haga (Rema) : Et s'il ne les vaut pas, son fils n'est pas racheté (Tour). Et si le Cohen veut garder l'objet, il n'a pas besoin de le lui rendre, et lui (le père) lui complétera jusqu'à cinq sela'im (Maharil).
séif 6
- נתן ה' סלעים אפילו לעשרה כהנים בין בבת אחת בין בזה אחר זה בנו פדוי:S'il a donné cinq sela'im, même à dix Cohanim, que ce soit en une fois ou l'un après l'autre, son fils est racheté.
séif 7
- אם רצה הכהן להחזיר לו הפדיון רשאי (ל' רמב"ם שם ד"ח) אבל לא יתן הוא לכהן ע"מ שיחזיר לו ואם עשה כן והחזיר לו (ודעת הכהן היתה מתחלה שלא לקבלה על מנת להחזיר) (כך משמע בב"י) אין בנו פדוי עד שיגמור בלבו ליתן לו מתנה גמורה ואם רצה הכהן אח"כ להחזיר יחזיר ולא יהא הכהן רגיל להחזיר לכל שלא להפסיד לשאר כהנים שמתוך כך לא יתנו הכל פדיוני בכוריהם אלא לו אבל לעניים רשאי להחזיר בכל פעם וכל שכן שמזה הטעם לא יקבלם על מנת להחזיר ומ"מ אם עבר וקבלם ופירש שנותן לו על מנת להחזיר הבן פדוי דמתנה על מנת להחזיר שמה מתנה (ודוקא שאמר ע"מ להחזיר אבל אי אמר הא לך ה' סלעים ותחזירם לי לא הוי מתנה ואין בנו פדוי) (רשב"א סי' קצ"ח ותשנ"ט):Si le Cohen veut lui rendre le rachat, il en a le droit (formulation du Rambam, ibid., halakha 8), mais lui (le père) ne doit pas donner au Cohen à condition qu'il le lui rende ; et s'il a fait ainsi et qu'il (le Cohen) le lui a rendu – (et l'intention du Cohen était dès le départ de ne pas le recevoir à condition de le rendre) (c'est ce qui ressort du Beit Yossef) – son fils n'est pas racheté, tant qu'il n'a pas résolu dans son cœur de le lui donner en don complet. Et si le Cohen veut ensuite le lui rendre, qu'il le rende ; mais que le Cohen ne prenne pas l'habitude de rendre à tous, afin de ne pas faire perdre les autres Cohanim, car de ce fait tous ne donneraient leurs rachats de premiers-nés qu'à lui ; mais aux pauvres, il a le droit de rendre chaque fois. Et à plus forte raison, pour cette raison, il ne doit pas les recevoir à condition de les rendre. Toutefois, s'il a transgressé et les a reçus, et que (le père) a précisé qu'il les lui donne à condition qu'il les rende, le fils est racheté, car un don fait à condition d'être rendu s'appelle un don. Haga (Rema) : (Et cela uniquement s'il a dit « à condition de les rendre » ; mais s'il a dit : « Voici pour toi cinq sela'im, et rends-les-moi », ce n'est pas un don, et son fils n'est pas racheté) (Rachba, siman 198 et 759).
séif 8
- הפריש חמשה סלעים לפדיון בנו ונאבדו חייב באחריותן עד שיבואו ליד כהן:S'il a mis de côté cinq sela'im pour le rachat de son fils et qu'ils se sont perdus, il en est responsable jusqu'à ce qu'ils parviennent dans la main du Cohen.
séif 9
- בשעה שנותן הפדיון לכהן מברך אקב"ו על פדיון הבן וחוזר ומברך שהחיינו ואח"כ נותן הפדיון לכהן ואם פודה עצמו מברך אשר קדשנו במצותיו וצונו לפדות הבכור ומברך שהחיינו. (רמב"ם שם ד"ה) : הגה וי"א דאף הפודה עצמו מברך על פדיון הבכור וכן נוהגין (טור וריב"ש סי' קל"א) וע"ל סי' רס"ה י"א דמייתי ליה לבכור קמיה כהן ומודיע ליה שהוא בכור פטר רחם והכהן שואל אותו במאי בעית טפי בבנך בכורך או חמש סלעים דמחייבת לפדות בהן והאב אומר בבני בכורי והילך ה' סלעים בפדיונו ובהדי שנותן לו המעות מברך ברכות הנזכרות (טור ורא"ש בשם הגאונים) וכן נוהגין במדינות אלו אם האב אצל הבן אבל אם אינו אצלו פודה אותו בלאו הכי אלא אומר לכהן שיש לו בכור לפדותו והוא אומר במאי בעית טפי וכו' (כן הוא בהגהת מרדכי ס"פ האשה וכ"כ הב"י בשם סמ"ק) ואם האב היה רוצה להניח הבן לכהן אינו יוצא רק צריך לפדותו (פסקי מהרא"י סי' קל"ה) ויש שכתבו שנהגו לעשות סעודה בשעת הפדיון (שם בהגהות מרדכי ומהרי"ל ות"ה סי' רס"ט) ואם יין בעיר מברך הכהן על היין מיד אחר הפדיון (מהרי"ל) וכן נוהגין עכשיו כדי לפרסומי מלתא ואין נוהגין לברך שהשמחה במעונו (אבודרהם) ואין האב יכול לפדות על ידי שליח וגם אין ב"ד פודין אותו בלא האב (ריב"ש סי' קל"א):Au moment où il donne le rachat au Cohen, il récite : « Béni sois-Tu… qui nous as sanctifiés par Ses commandements et nous as ordonné le rachat du fils » (al pidyon haben), puis il récite la bénédiction Chéhé'hiyanou (« qui nous as fait vivre »), et ensuite il donne le rachat au Cohen. Et s'il se rachète lui-même, il récite : « qui nous as sanctifiés par Ses commandements et nous as ordonné de racheter le premier-né » (lifdot habekhor), et il récite Chéhé'hiyanou (Rambam, ibid., halakha 5). Haga (Rema) : Et certains disent que même celui qui se rachète lui-même récite « al pidyon habekhor » (sur le rachat du premier-né), et tel est l'usage (Tour et Rivach, siman 131) ; et voir plus haut, siman 265. Certains disent qu'on amène le premier-né devant le Cohen et qu'on lui fait savoir que c'est un premier-né qui a ouvert la matrice ; et le Cohen lui demande : « Que préfères-tu : ton fils premier-né, ou les cinq sela'im avec lesquels tu es obligé de le racheter ? » Et le père dit : « Mon fils premier-né, et voici pour toi cinq sela'im pour son rachat. » Et au moment où il lui donne l'argent, il récite les bénédictions mentionnées (Tour et Roch, au nom des Gueonim). Et tel est l'usage dans ces pays-ci, si le père est auprès du fils ; mais s'il n'est pas auprès de lui, il le rachète sans cela, et dit seulement au Cohen qu'il a un premier-né à racheter, et celui-ci dit : « Que préfères-tu… », etc. (ainsi dans les Hagahot Mordekhaï, fin du chapitre Haïcha, et c'est ce qu'a écrit le Beit Yossef au nom du Semak). Et si le père voulait laisser le fils au Cohen, il ne s'acquitte pas (de son obligation), mais il doit le racheter (Pessakim du Maharaï, siman 135). Et certains ont écrit qu'on a l'usage de faire un repas au moment du rachat (ibid., dans les Hagahot Mordekhaï, Maharil et Teroumat HaDéchen, siman 269). Et s'il y a du vin dans la ville, le Cohen récite la bénédiction sur le vin aussitôt après le rachat (Maharil), et tel est l'usage maintenant, afin de publier la chose. Et on n'a pas l'usage de dire « chéhassim'ha bimono » (« en la demeure de qui est la joie ») (Aboudarham). Et le père ne peut pas racheter par l'intermédiaire d'un mandataire, et le tribunal non plus ne le rachète pas sans le père (Rivach, siman 131).
séif 10
- אין הבכור ראוי לפדיון עד שיעברו עליו שלשים יום ואחר שלשים יום יפדנו מיד שלא ישהה המצוה ואם חל יום ל"א להיות בשבת אין פודין אותו בשבת אלא ימתין עד יום א' (י"א דאין לעשות פדיון הבן בחול המועד (במהרי"ו בשם ספר המצות מצור"ך) ויש מתירין) (תוספות פ"ק דמ"ק) וכן עיקר:Le premier-né n'est pas apte au rachat avant que trente jours ne soient passés sur lui ; et après trente jours, il doit le racheter aussitôt, afin de ne pas différer la mitsva. Et si le trente et unième jour tombe un Chabbat, on ne le rachète pas le Chabbat, mais on attend jusqu'au dimanche. Haga (Rema) : (Certains disent qu'on ne doit pas faire le rachat du fils pendant 'Hol HaMoèd (les jours intermédiaires de la fête) (Mahari Weil, au nom du Sefer Hamitsvot Katan) ; et certains le permettent) (Tossefot, premier chapitre de Mo'èd Katan), et c'est l'essentiel (l'avis retenu).
séif 11
- מת הבן בתוך שלשים ואפי' ביום שלשים וכן אם נעשה טריפה קודם שעברו עליו שלשים יום אינו חייב בפדיון ואפילו הקדים ונתן לכהן הפדיון יחזירנו לו: (מת לאחר שלשים חייב לפדותו (טור) ולברך על הפדיון אבל לא יברך שהחיינו) (ד"ע וכן הוא במהרי"ק סוף שורש מ"ט):Si le fils meurt dans les trente jours, et même le trentième jour, et de même s'il est devenu tréfa (atteint d'une lésion mortelle) avant que trente jours ne soient passés sur lui, il (le père) n'est pas obligé au rachat ; et même s'il a devancé et donné le rachat au Cohen, celui-ci doit le lui rendre. Haga (Rema) : (S'il est mort après trente jours, il est obligé de le racheter (Tour) et de réciter la bénédiction sur le rachat, mais il ne récite pas Chéhé'hiyanou) (Darkhei Moché, et ainsi dans le Maharik, fin du chorech 49).
séif 12
- מי שפדה בנו בתוך שלשים יום אם אמר ליה מעכשיו אין בנו פדוי ואם א"ל לאחר שלשים יום בנו פדוי ואע"פ שאין המעות קיימים לאחר ל' יום: הגה וי"א דאם אין המעות קיימים או שהחזירן לאב תוך ל' אפילו בדיעבד אין בנו פדוי (מהרא"י בת"ה סי' רס"ד ובכתביו סימן רל"ד) וטוב להחמיר לחזור לפדותו : מי שהוא ספק אם הוא חייב בפדיון פטור שהמוציא מחבירו עליו הראיה:Celui qui a racheté son fils dans les trente jours : s'il lui a dit (au Cohen) « à partir de maintenant », son fils n'est pas racheté ; et s'il lui a dit « après trente jours », son fils est racheté, même si l'argent n'existe plus après trente jours. Haga (Rema) : Et certains disent que si l'argent n'existe plus, ou s'il (le Cohen) l'a rendu au père dans les trente jours, même bediavad (a posteriori), son fils n'est pas racheté (Maharaï, dans Teroumat HaDéchen, siman 264, et dans ses Ketavim, siman 234), et il est bon d'être rigoureux et de le racheter de nouveau. Celui dont il est douteux qu'il soit obligé au rachat est exempt, car c'est à celui qui réclame à son prochain d'apporter la preuve.
séif 13
- מת האב בתוך שלשים יום הרי הבן בחזקת שלא נפדה עד שיביא ראיה שפדאו אביו ואם מת האב לאחר שלשים יום בחזקת שנפדה עד שיודיעוהו שצוה בשעת מיתה ואמר שלא נפדה:Si le père est mort dans les trente jours, le fils est présumé ne pas avoir été racheté, jusqu'à ce qu'il apporte la preuve que son père l'a racheté. Et si le père est mort après trente jours, il est présumé avoir été racheté, jusqu'à ce qu'on lui fasse savoir (que le père) a ordonné au moment de sa mort et a dit qu'il n'avait pas été racheté.
séif 14
- עבר האב ולא פדה את בנו כשיגדיל חייב לפדות עצמו (ויש מי שכתב דכותבין לו על טס של כסף שאינו נפדה ותולין לו בצוארו כדי שידע לפדות עצמו כשיגדיל) (מהרי"ל) היה הוא לפדות ובנו לפדות יפדה עצמו תחלה ואח"כ יפדה את בנו ואם אין לו אלא כדי פדיון אחד יפדה עצמו:Si le père a transgressé et n'a pas racheté son fils, quand celui-ci grandira, il est obligé de se racheter lui-même. Haga (Rema) : (Et il y a un avis selon lequel on écrit pour lui sur une plaque d'argent qu'il n'est pas racheté, et on la lui suspend au cou, afin qu'il sache se racheter lui-même quand il grandira) (Maharil). S'il doit, lui, être racheté, et son fils être racheté, il se rachète d'abord lui-même et ensuite il rachète son fils ; et s'il n'a de quoi faire qu'un seul rachat, il se rachète lui-même.
séif 15
- אם אין לו נכסים בני חורין כדי פדיון אין הכהן גובה מהמשועבדים אע"פ שקדם חוב הפדיון לחוב הבעל חוב:S'il n'a pas de biens libres (non hypothéqués) suffisants pour le rachat, le Cohen ne recouvre pas sur les biens hypothéqués (vendus à des tiers), bien que la dette du rachat ait précédé la dette du créancier.
séif 16
- אין פדיון הבכור תלוי אלא בפטר רחם שאם אינו בכור לאם אע"פ שהוא בכור לאב אינו חייב בפדיון ואם יש לו כמה נשים ויש לו בכור מכל אחת ואחת חייב לפדות את כולם:Le rachat du premier-né ne dépend que de l'enfant qui est « celui qui ouvre la matrice » (pétèr ré'hem) : s'il n'est pas premier-né de sa mère, bien qu'il soit premier-né de son père, il n'est pas obligé au rachat. Et s'il (le père) a plusieurs femmes et qu'il a un premier-né de chacune d'elles, il est obligé de les racheter tous.
séif 17
- כהנים ולוים פטורים מפדיון הבן ואפי' כהנת ולויה נשואה לישראל אין הבן חייב בפדיון שאין הדבר תלוי באב אלא באם שנאמר פטר רחם בישראל ואם נתעברה מעובד כוכבים בן הלויה פטור מפדיון ובן הכהנת חייב בפדיון שהרי נתחללה אמו מן הכהונה בבעילת העובד כוכבים: הגה ואם היא אומרת שמישראל נתעברה והישראל מכחישה ואומר שמעובד כוכבים נתעברה הבן פטור מן הפדיון (ת"ה סימן רס"ד):Les Cohanim et les Léviim sont exempts du rachat du fils ; et même une femme fille de Cohen ou fille de Lévi mariée à un Israël (non-Cohen, non-Lévi), le fils n'est pas obligé au rachat, car la chose ne dépend pas du père mais de la mère, comme il est dit : « ouvrant la matrice parmi les Bnei Israël » (Exode 13, 2). Et si elle est tombée enceinte d'un idolâtre, le fils de la fille de Lévi est exempt du rachat, et le fils de la fille de Cohen est obligé au rachat, car sa mère a été profanée (exclue) de la prêtrise par la relation avec l'idolâtre. Haga (Rema) : Et si elle dit qu'elle est tombée enceinte d'un Israël, et que l'Israël la dément et dit qu'elle est tombée enceinte d'un idolâtre, le fils est exempt du rachat (Teroumat HaDéchen, siman 264).
séif 18
- כהן שנולד לו בן חלל מת האב בתוך שלשים יום חייב הבן לפדות את עצמו שלא זכה האב בפדיונו ואם מת האב לאחר שלשים יום כבר זכה האב בפדיונו וירשו בנו ממנו הלכך יפריש הפדיון ויעכבנו לעצמו:Un Cohen à qui est né un fils 'halal (profané, inapte à la prêtrise) : si le père est mort dans les trente jours, le fils est obligé de se racheter lui-même, car le père n'avait pas acquis son rachat (pour lui-même, en tant que Cohen). Et si le père est mort après trente jours, le père avait déjà acquis son rachat, et son fils en a hérité de lui ; c'est pourquoi il met de côté la somme du rachat et la garde pour lui-même.
séif 19
- השפחה שנשתחררה וכותית שנתגיירה כשהן מעוברות וילדו אע"פ שהורתו שלא בקדושה הואיל ונולד בקדושה חייב שנאמר פטר רחם בישראל והרי פטרו רחם בישראל אין ידוע אם קודם שנתגיירה או אחר שנתגיירה המע"ה:La servante qui a été affranchie et la Couthéenne (non-juive) qui s'est convertie alors qu'elles étaient enceintes, et qui ont enfanté : bien que sa conception n'ait pas eu lieu dans la sainteté (de l'état juif), puisqu'il est né dans la sainteté, il est obligé (au rachat), comme il est dit : « ouvrant la matrice parmi les Bnei Israël », et voici qu'il a ouvert la matrice en Israël. Si l'on ne sait pas (s'il est né) avant qu'elle se convertisse ou après qu'elle s'est convertie, c'est à celui qui réclame à son prochain d'apporter la preuve (et le père est exempt).
séif 20
- הכותית והשפחה שילדו ואח"כ נתגיירו ונשתחררו וילדו אחר כך פטור שאין זה פטר רחם:La Couthéenne et la servante qui ont enfanté, puis se sont converties et ont été affranchies, et ont enfanté ensuite : il (ce dernier enfant) est exempt, car ce n'est pas celui qui ouvre la matrice.
séif 21
- בן ח' חדשים שהוציא ראשו והוא חי והחזירו ומת או בן ט' שהוציא ראשו אפילו אחר שמת והוחזר ואח"כ יצא אחיו וילדה ולד קיימא אינו פטר רחם שהרי נפטר בראשו של ראשון ומשתצא פדחתו פוטר הבא אחריו וכן המפלת כמין בהמה חיה ועוף שחצי פרצוף פניהם דומה לצורת אדם או סנדל או שליא או שפיר מרוקם (פי' חתיכה של בשר כצורת סנדל. ופי' שליא הכיס שהעובר מונח בתוכו. ופי' שפיר מרוקם חתיכה של בשר ויש בה צורת אדם. ערוך) או שיצא הולד מחותך איברים איברים הנולד אחר כל אחד מאלו אינו פטר רחם: (לשון טור):Un enfant de huit mois (non viable) qui a sorti sa tête vivant, puis l'a rentrée et est mort, ou un enfant de neuf mois qui a sorti sa tête, même après être mort, et a été rentré, et qu'ensuite son frère est sorti, et qu'elle a enfanté un enfant viable : il (ce dernier) n'est pas celui qui ouvre la matrice, car elle a été « ouverte » par la tête du premier ; et dès que son front (du premier) sort, il exempte celui qui vient après lui. Et de même, celle qui avorte d'une sorte d'animal domestique, d'animal sauvage ou d'oiseau dont la moitié du visage ressemble à la forme humaine, ou d'un sandal, ou d'un placenta, ou d'un chafir formé Haga (Rema) : (explication : sandal est un morceau de chair en forme de sandale ; placenta (chilya) est la poche dans laquelle repose le fœtus ; chafir meroukam est un morceau de chair qui porte une forme humaine – Aroukh), ou si l'enfant est sorti découpé en morceaux, membre par membre : celui qui naît après chacun de ceux-ci n'est pas celui qui ouvre la matrice (formulation du Tour).
séif 22
- בן ח' חדשים שהוציא ראשו מת והמפלת שפיר מלא דם או מלא מים או מלא גוונים והמפלת כמין דגים וחגבים שקצים ורמשים והמפלת ליום ארבעים הנולד אחר כל אלו בכור לפדיון. (וכל זמן שאין איבריו מרוקמים אין פוטר הבא אחריו ואפילו בזמן הזה סומכין על זה) (מהרי"ק שורש קמ"ג):Un enfant de huit mois qui a sorti sa tête mort, ou celle qui avorte d'un chafir (sac embryonnaire) plein de sang, ou plein d'eau, ou plein de couleurs (de matières diverses), ou celle qui avorte d'une sorte de poissons, de sauterelles, de reptiles ou de vermine, ou celle qui avorte au quarantième jour (de la grossesse) : celui qui naît après tous ceux-ci est premier-né pour le rachat. Haga (Rema) : (Et tant que ses membres ne sont pas formés, il n'exempte pas celui qui vient après lui ; et même à notre époque, on s'appuie sur cela) (Maharik, chorech 143).
séif 23
- יוצא דופן והנולד אחריו כדרכו שניהם פטורין הראשון מפני שלא יצא מהרחם והשני מפני שקדמו אחר:Celui qui sort par le flanc (né par césarienne) et celui qui naît après lui de manière naturelle sont tous deux exempts : le premier parce qu'il n'est pas sorti de la matrice, et le second parce qu'un autre l'a précédé.
séif 24
- מי שלא בכרה אשתו וילדה זכר ונקבה ואין ידוע איזה מהם יצא ראשון אין כאן לכהן כלום ילדה שני זכרים אע"פ שאין ידוע איזה מהם הבכור נותן ה' סלעים לכהן מת אחד מהם בתוך ל' יום פטור דשמא הבכור מת והמוציא מחבירו עליו הראיה:Celui dont la femme n'avait jamais enfanté, et qui a enfanté un garçon et une fille, et l'on ne sait pas lequel est sorti en premier : le Cohen n'a rien ici (le père est exempt). Si elle a enfanté deux garçons, bien qu'on ne sache pas lequel est le premier-né, il donne cinq sela'im au Cohen. Si l'un d'eux est mort dans les trente jours, il est exempt, car peut-être est-ce le premier-né qui est mort, et c'est à celui qui réclame à son prochain d'apporter la preuve.
séif 25
- מת האב קודם שפדאן בין מת תוך ל' בין מת לאחר ל' והבנים קיימין נותנין בין שניהם ה' סלעים אפי' חלקו כבר הנכסים:Si le père est mort avant de les avoir rachetés, qu'il soit mort dans les trente jours ou après trente jours, et que les fils sont en vie, ils donnent à eux deux cinq sela'im, même s'ils ont déjà partagé les biens.
séif 26
- שתי נשיו שלא בכרו וילדו שני זכרים נותן עשר סלעים לכהן מת אחד מהם בתוך ל' יום אם לכהן אחד נתן יחזיר לו ה' סלעים ואם לשני כהנים נתן אינו יכול להוציא מהם שהרי לא עיין פדיון זה על בן זה וכל אחד יאמר אני תופס בשביל החי ילדו זכר ונקבה או שני זכרים ונקבה נותן ה' סלעים לכהן ואם מת אחד מהזכרים תוך ל' יום אינו נותן לכהן כלום ילדו שתי נקבות וזכר או שני זכרים ושתי נקבות ואין ידוע איזה נולד ראשון אין כאן לכהן כלום שאני אומר נקבה נולדה תחלה ואחריה זכר. (ל' טור):Ses deux femmes, qui n'avaient jamais enfanté, ont enfanté deux garçons : il donne dix sela'im au Cohen. Si l'un d'eux est mort dans les trente jours : s'il a donné à un seul Cohen, celui-ci lui rend cinq sela'im ; et s'il a donné à deux Cohanim, il ne peut rien leur reprendre, car il n'a pas désigné tel rachat pour tel fils, et chacun dira : « Je détiens ce rachat pour le vivant. » Si elles ont enfanté un garçon et une fille, ou deux garçons et une fille, il donne cinq sela'im au Cohen (car l'une des deux a certainement enfanté un garçon premier-né) ; et si l'un des garçons est mort dans les trente jours, il ne donne rien au Cohen. Si elles ont enfanté deux filles et un garçon, ou deux garçons et deux filles, et l'on ne sait pas lequel est né le premier, le Cohen n'a rien ici, car je dis (il est possible) qu'une fille est née d'abord et un garçon après elle (formulation du Tour).
séif 27
- שתי נשיו אחת בכרה ואחת לא בכרה וילדו שני זכרים ונתערבו נותן ה' סלעים לכהן ואם מת אחד מהם בתוך ל' אין כאן לכהן כלום ואם מת האב נותנים בין שניהם ה' סלעים זכר ונקבה או שני זכרים ונקבה אין כאן לכהן כלום:Ses deux femmes, l'une ayant déjà enfanté et l'autre n'ayant jamais enfanté, ont enfanté deux garçons et ils se sont mélangés : il donne cinq sela'im au Cohen ; et si l'un d'eux est mort dans les trente jours, le Cohen n'a rien ici. Et si le père est mort, ils donnent à eux deux cinq sela'im. Si elles ont enfanté un garçon et une fille, ou deux garçons et une fille, le Cohen n'a rien ici.
séif 28
- שתי נשים של שני אנשים שלא בכרו וילדו שני זכרים ונתערבו זה נותן ה' סלעים וזה נותן ה' סלעים נתנו ואח"כ מת אחד מהבנים בתוך ל' יום אם לשני כהנים נתנו אינם יכולים להוציא מידן ואם לכהן אחד נתנו כותב אחד מהם הרשאה לחבירו וילך זה בהרשאה ויוציא מהכהן ה' סלעים ואם ילדו זכר ונקבה ואין ידוע איזו ילדה זכר ואיזו ילדה נקבה או שילדו שני זכרים ונתערבו ומת אחד מהם האבות פטורים והבן חייב לפדות את עצמו:Les deux femmes de deux hommes, qui n'avaient jamais enfanté, ont enfanté deux garçons et ils se sont mélangés : celui-ci donne cinq sela'im et celui-là donne cinq sela'im. S'ils les ont donnés, et qu'ensuite l'un des fils est mort dans les trente jours : s'ils les ont donnés à deux Cohanim, ils ne peuvent rien leur reprendre ; et s'ils les ont donnés à un seul Cohen, l'un d'eux écrit une procuration à son compagnon, et celui-ci va avec la procuration et reprend au Cohen cinq sela'im. Et si elles ont enfanté un garçon et une fille, et l'on ne sait pas laquelle a enfanté le garçon et laquelle a enfanté la fille, ou si elles ont enfanté deux garçons qui se sont mélangés et que l'un d'eux est mort, les pères sont exempts, et le fils est obligé de se racheter lui-même.
séif 29
- וכן מבכרת שלא שהתה אחר בעלה ג' חדשים ונשאה וילדה זכר ספק בן ט' לראשון או בן ז' לאחרון האבות פטורין והבן חייב לפדות את עצמו ואם ילדו שתי נקבות וזכר או שני זכרים ושתי נקבות אין כאן לכהן כלום:Et de même, une femme qui n'avait jamais enfanté, qui n'a pas attendu trois mois après (la mort ou le divorce de) son mari, s'est remariée et a enfanté un garçon dont il est douteux s'il est un enfant de neuf mois du premier mari ou de sept mois du dernier : les pères sont exempts, et le fils est obligé de se racheter lui-même. Et si elles ont enfanté deux filles et un garçon, ou deux garçons et deux filles, le Cohen n'a rien ici.
séif 30
- שתי נשים של שני אנשים אחת בכרה ואחת לא בכרה וילדו שני זכרים זה שלא בכרה אשתו נותן ה' סלעים לכהן זכר ונקבה או שני זכרים ונקבה אין כאן לכהן כלום:Les deux femmes de deux hommes, l'une ayant déjà enfanté et l'autre n'ayant jamais enfanté, ont enfanté deux garçons : celui dont la femme n'avait jamais enfanté donne cinq sela'im au Cohen. Si elles ont enfanté un garçon et une fille, ou deux garçons et une fille, le Cohen n'a rien ici.
séif 31