Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הנודר ואינו יודע מה נדר ודין אמירה לגבוה (ודין אם מותר לשנות צדקה והנהגת הגבאי עם הצדקה או הממונה עליה). ובו ו' סעיפים:
האומר סלע זו לצדקה או שאומר הרי עלי סלע לצדקה והפרישו עד שלא בא ליד הגבאי יכול לשנותו בין ללוותו לעצמו בין להלוותו לחבירו ויפרע אחר תחתיו: הגה וכן אם הקדיש כלים יכול למכרם לפני ג' בקיאים בשומא ונותן דמיהם לצדקה (ב"י בשם הגהות מרדכי דכתובות) : משבא ליד גבאי אסור ללוותו בין לו בין לאחר בין לגבאי ואם היה הנאה לעניים בעיכוב המעות ביד הגבאי כדי לעשות לאחרים ליתן הרי גבאי מותר ללוותם ולפרעם: הגה דאין הצדקה כהקדש ומותר ליהנות ממנה (טור) ואין נושאין ונותנין בצדקה העומדת לחלק לעניים כי אם כסף בכסף וכיוצא בו שמא יבאו עניים ולא יהיה להם מעות לחלק אבל צדקה שאינה עומדת לחלק רק הקרן יהא קיים ויאכלו הפירות שרי (ב"י בשם סה"ת שער מ"ו והגהות מיימוני) וכן נוהגין:Celui qui fait un vœu et ne sait pas ce qu'il a voué, et loi de la déclaration faite au Très-Haut (et loi déterminant s'il est permis de changer l'affectation de la tsedaka, et conduite de l'administrateur ou du préposé envers la tsedaka). Il contient 6 séifim.
Celui qui dit : « Ce séla est pour la tsedaka », ou qui dit : « Je m'engage à donner un séla pour la tsedaka », et l'a prélevé, tant qu'il n'est pas parvenu entre les mains de l'administrateur, il peut le changer d'usage, soit en l'empruntant pour lui-même, soit en le prêtant à son prochain, et il en remboursera un autre à sa place.
Haga (Rema) : De même, s'il a consacré des objets, il peut les vendre devant trois personnes expertes en estimation, et il donne leur valeur à la tsedaka (Beit Yossef au nom des Hagahot Mordekhaï sur Ketoubot).
Dès qu'il est parvenu entre les mains de l'administrateur, il est interdit de l'emprunter, que ce soit pour lui, pour un autre ou pour l'administrateur. Mais s'il y avait un avantage pour les pauvres à garder l'argent entre les mains de l'administrateur, pour inciter les autres à donner en le voyant, l'administrateur a le droit de l'emprunter et de le rembourser.
Haga (Rema) : Car la tsedaka n'est pas comme le hekdech (bien consacré), et il est permis d'en tirer profit (Tour). On ne fait pas commerce avec la tsedaka destinée à être distribuée aux pauvres, sauf à échanger de l'argent contre de l'argent et des opérations semblables, de peur que des pauvres ne viennent et qu'il n'y ait pas d'argent à leur distribuer ; mais une tsedaka qui n'est pas destinée à être distribuée, dont seul le capital doit être conservé et dont les pauvres consommeront les revenus, c'est permis (Beit Yossef au nom du Sefer HaTerouma, porte 46, et des Hagahot Maïmoniyot). Et tel est l'usage.séif 1
- צדקות שהתנדבו לצורך בית הכנסת או לצורך בית עלמין יכולין בני העיר לשנותם לצורך בית המדרש או ת"ת אפילו אם הבעלים מעכבים אבל לא מתלמוד תורה לצורך בית הכנסת: הגה ודוקא בדאיכא למיחש שלא יהיה להם ספוק לתלמוד תורה אבל במקום שבני העיר מספקים לתלמוד תורה ואם יוציאו אלו המעות לצורך ב"ה יתנו מעות אחרים לתלמוד תורה כשיצטרכו מותר (מהרי"ק שורש קכ"ח) ואפי' אם הוא במקום שאסור לשנות אם אינן צריכים לדבר שנדר כגון שהקדיש קרקע לבנות עליה בהמ"ד ואין יכולין לבנות מיד אין המתנדב יכול לחזור בו אלא יהיה עומד כך עד שיבנו עליה (מרדכי פ' בני העיר) וכל זה במקום שאין מנהג ידוע בעיר אבל במקום שנוהגים שהגבאי או בני העיר משנים לכל מה שירצו או אפי' במקום שנוהגים שאדם משים איזה דבר בבית הכנסת כגון ספר תורה או כלי כסף וכדומה וכשירצה חוזר ולוקחו וכשיורד מנכסיו מוכרו לאחרים הולכים אחר המנהג דכל המקדיש אדעתא דמנהג הוא מקדיש ולב ב"ד מתנה על זה ובלבד שיהיה מנהג קבוע (כן משמע מהב"י ממהרי"ק שורש קס"'א) ומ"מ אם התנה המקדיש בפירוש שלא ישנו הקדשו ולא יהא כח בזה פשיטא שאסור לשנותו וע"ל סי' רנ"ו סעיף ד':Des tsedakot que l'on a offertes pour les besoins de la synagogue ou pour les besoins du cimetière, les habitants de la ville peuvent les changer d'affectation pour les besoins de la maison d'étude ou de l'étude de la Torah (Talmud Torah), même si les propriétaires s'y opposent ; mais pas de ce qui est destiné à l'étude de la Torah pour les besoins de la synagogue.
Haga (Rema) : Et cela uniquement lorsqu'il y a lieu de craindre qu'il n'y ait pas assez pour l'étude de la Torah ; mais là où les habitants de la ville pourvoient à l'étude de la Torah, et que, s'ils dépensent cet argent pour les besoins de la synagogue, ils donneront un autre argent pour l'étude de la Torah quand il le faudra, c'est permis (Maharik, racine 128). Et même là où il est interdit de changer l'affectation, s'ils n'ont pas encore besoin de la chose pour laquelle il a fait un vœu, par exemple s'il a consacré un terrain pour y construire une maison d'étude et qu'on ne peut pas construire immédiatement, le donateur ne peut pas se rétracter ; mais le terrain restera ainsi jusqu'à ce qu'on y construise (Mordekhaï, chapitre Bnei HaIr). Et tout cela s'applique là où il n'y a pas d'usage connu dans la ville ; mais là où l'usage est que l'administrateur ou les habitants de la ville changent l'affectation pour tout ce qu'ils veulent, ou même là où l'usage est qu'une personne place un objet à la synagogue, par exemple un Séfer Torah ou un objet d'argent et autres choses semblables, et que lorsqu'elle le veut, elle le reprend, et quand elle déchoit de ses biens, elle le vend à d'autres, on suit l'usage ; car quiconque consacre, consacre en fonction de l'usage, et « le cœur du tribunal stipule » cela (le tribunal pose implicitement cette condition) ; pourvu que ce soit un usage établi (c'est ce qui ressort du Beit Yossef, d'après le Maharik, racine 161). Néanmoins, si celui qui consacre a stipulé explicitement qu'on ne changerait pas sa consécration et qu'on n'en aurait pas le pouvoir, il est évident qu'il est interdit de la changer. Voir plus haut, siman 256, séif 4.séif 2
- ישראל שהתנדב נר או מנורה לביהכ"נ אם נשתקע שם בעליה מעליה שאינה נקראת על שמו יכולים הצבור לשנותה אפי' לדבר הרשות (ואפילו אם מוחה המתנדב) (מהרי"ק שורש קכ"ג קכ"ד ובשם רשב"א ותשו' רא"ש) ואם לא נשתקע שם בעליה מעליה אין יכולים לשנותו לדבר הרשות אבל לדבר מצוה יכולים לשנותו ואם היה המתנדב עובד כוכבים אסור לשנותה אפי' לדבר מצוה כל זמן שלא נשתקע שם בעליה מעליה (וכל זמן ששם בעליה חקוק על הכלים שנתן לא נשתקע שם בעליה) (ירושלמי פ' בני העיר):Un Juif qui a offert une lampe ou un chandelier à la synagogue, si le nom de son propriétaire s'en est effacé, au point qu'il n'est plus appelé de son nom, la communauté peut le changer d'affectation, même pour une chose profane (Haga (Rema) : et même si le donateur proteste) (Maharik, racines 123 et 124, et au nom du Rachba, et Responsa du Roch). Et si le nom de son propriétaire ne s'en est pas effacé, ils ne peuvent pas le changer pour une chose profane, mais pour une mitsva ils peuvent le changer. Et si le donateur était un idolâtre, il est interdit de le changer, même pour une mitsva, tant que le nom de son propriétaire ne s'en est pas effacé. (Haga (Rema) : Et tant que le nom de son propriétaire est gravé sur les objets qu'il a donnés, le nom de son propriétaire ne s'en est pas effacé) (Yerouchalmi, chapitre Bnei HaIr).
séif 3
- עובד כוכבים שהתנדב מנורה או דבר אחר לבית הכנסת מקבלים ממנו והוא שיאמר בדעת ישראל הפרשתי אותה ואם לא אמר כן טעון גניזה (ועיין לעיל סי' רנ"ד):Un idolâtre qui a offert un chandelier ou une autre chose à la synagogue, on l'accepte de lui, à condition qu'il dise : « Je l'ai prélevé selon l'intention d'un Juif. » Et s'il n'a pas dit cela, il doit être mis en réserve (guenaza). (Haga (Rema) : Voir plus haut, siman 254.)
séif 4
- מי שיש בידו מעות והוא מסופק אם הם של צדקה חייב ליתן אותם לצדקה: הגה אבל מי שהקדיש דבר בלשון שמסופקים בו ומת שאין לידע כוונתו נקראו היורשים מוחזקים וההקדש שבא להוציא מהם עליו הראיה וכל זמן שאינו מביא ראיה הנכסים בחזקת היורשים (רשב"א סי' תרנ"ו ופסקי מהרא"י סי' ע"ג) ועיין בח"ה סי' ר"ן סעי' ג' :Celui qui a de l'argent entre les mains et qui doute s'il appartient à la tsedaka est obligé de le donner à la tsedaka.
Haga (Rema) : Mais celui qui a consacré une chose en des termes douteux, et qui est mort, de sorte qu'on ne peut pas connaître son intention, les héritiers sont considérés comme possesseurs, et c'est au hekdech, qui vient leur retirer le bien, d'apporter la preuve ; et tant qu'il n'apporte pas de preuve, les biens restent présumés appartenir aux héritiers (Rachba, siman 656, et Pesakim du Mahari, siman 73). Voir 'Hochen Michpat, siman 250, séif 3.séif 5
- אין לקהל לתבוע מסים וארנוניות ממעות צדקה: הגה מי שמצא כיס מלא מעות בתיבתו וכתוב עליו צדקה סמכי' אכתיבה והרי הן צדקה (הגהות מרדכי פ"ק דב"ב) וכן אם אמר אחד לבניו מעות אלו צדקה הם אם נראה להם שעשה זה כמוסר דבריו (בלשון צוואה דבריו) קיימים. ואם עשה זה שלא יקחו כלום או שלא יחזיקו אותו לעשיר אין בדבריו כלום (שם) וכן אם אמרו בחלום אלו המעות שהטמין אביך של צדקה הם אינו כלום דדברי חלומות לא מעלין ולא מורידין (שם) אבל אם אמר להם כן אחר אם הם במקום שהיה יכול ליטול אלו המעות וליתנם לצדקה נאמן במגו שהיה נותנם לצדקה ואם לאו אינו נאמן (במרדכי פ' זה בורר בשם אז"ק) השתמש בתיבה מעות הקדש וחולין זה אחר זה ומצא אחר כך מעות אזלינן בתר בתרא (הגהות מרדכי פרק ק' דב"ב) ואם השתמש בבת אחת בשתיהן אזלינן בתר רובא ואם מצאן בגומא דאיכא למימר שהיו מונחים שם זמן ארוך ולא ראה אפילו בזה אחר זה אזלינן בתר רובא (שם):La communauté n'a pas à réclamer les impôts et les taxes (arnoniyot) sur l'argent de la tsedaka.
Haga (Rema) : Celui qui a trouvé une bourse pleine d'argent dans son coffre, sur laquelle est écrit « tsedaka », on se fie à l'inscription, et c'est de la tsedaka (Hagahot Mordekhaï, premier chapitre de Baba Batra). De même, si quelqu'un a dit à ses fils : « Cet argent est de la tsedaka », s'il leur semble qu'il l'a fait comme celui qui transmet ses paroles (en manière de testament), ses paroles sont valables ; mais s'il l'a fait pour qu'ils ne prennent rien, ou pour qu'on ne le considère pas comme riche, ses paroles n'ont aucune valeur (ibid.). De même, si on leur a dit en rêve : « Cet argent qu'a caché votre père est de la tsedaka », cela n'a aucune valeur, car les paroles des rêves n'ont pas d'effet (litt. : ne font ni monter ni descendre) (ibid.). Mais si quelqu'un d'autre le leur a dit, si l'argent se trouve en un lieu où il aurait pu prendre cet argent et le donner à la tsedaka, il est cru en vertu du migo (argument : puisqu'il aurait pu) il l'aurait donné à la tsedaka ; sinon, il n'est pas cru (Mordekhaï, chapitre Zé Borer, au nom de l'Or Zaroua). S'il s'est servi d'un coffre pour de l'argent consacré et pour de l'argent profane, l'un après l'autre, et qu'il a trouvé ensuite de l'argent dedans, on suit le dernier usage (Hagahot Mordekhaï, premier chapitre de Baba Batra). Et s'il s'est servi des deux à la fois, on suit la majorité. Et s'il les a trouvés dans une cavité, où l'on peut dire qu'ils étaient posés là depuis longtemps et qu'il ne l'a pas vu, même s'il s'en est servi l'un après l'autre, on suit la majorité (ibid.).séif 6