Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דין המתפיס בצדקה. ובו י"ג סעיפים:
המתפיס בצדקה הרי זה כמתפיס בנדר כיצד היה סלע של צדקה מונח לפניו ואמר על אחר הרי זה כזה (הרי זה) צדקה: הגה אל יאמר אדם סלע זה להקדש אלא לצדקה (מרדכי ריש פ"ק דעבודת כוכבים וב"י ס"ס רנ"ט בשם הג"א שם וכל בו) ומ"מ אם אמר להקדש סתם כוונתו לצדקה לעניים (ב"י בשם הרמב"ן ותשו' רשב"א סי' תשס"ב) מיהו אם אמר שכוונתו להקדש ממש אין לו תקנה ליהנות ממנו וצריך לשאול לחכם ומתירין לו בחרטה כשאר נדר (הגהות אשיר"י שם):Loi de celui qui associe un objet à la tsedaka (matfis). Il contient 13 séifim.
Celui qui associe un objet à la tsedaka est comme celui qui associe un objet à un vœu. Comment ? Si un séla de tsedaka était posé devant lui et qu'il a dit d'un autre : « Celui-ci est comme celui-là » (Haga (Rema) : « celui-ci est »), il devient tsedaka.
Haga (Rema) : Qu'une personne ne dise pas : « Ce séla est pour le hekdech (bien consacré au Temple) », mais qu'elle dise : « pour la tsedaka » (Mordekhaï, début du premier chapitre d'Avoda Zara ; Beit Yossef, fin du siman 259, au nom des Hagahot Acheri, ibid. ; et Kol Bo). Néanmoins, s'il a dit « pour le hekdech » sans précision, son intention est de le donner à la tsedaka pour les pauvres (Beit Yossef au nom du Ramban, et Responsa du Rachba, siman 762). Toutefois, s'il a dit que son intention était de le donner au hekdech proprement dit, il n'a aucun moyen d'en tirer profit ; il doit consulter un sage, et on lui permet d'annuler son vœu par le regret ('harata), comme pour tout autre vœu (Hagahot Acheri, ibid.).séif 1
- המפריש סלע ואמר הרי זה צדקה ואמר על אחר וזה גם השני צדקה (ואם רצה לומר על סלע זה והוציא בשפתיו על אחר הוי טעות ואינו כלום) (שם בהגהות אשיר"י):Celui qui prélève un séla et dit : « Celui-ci est de la tsedaka », puis dit d'un autre : « Et celui-ci aussi », le second aussi est de la tsedaka. (Haga (Rema) : Et s'il voulait dire cela de ce séla-ci et qu'il l'a prononcé de ses lèvres à propos d'un autre, c'est une erreur, et cela n'a aucune valeur) (ibid., dans les Hagahot Acheri).
séif 2
- הנודר צדקה ואינו יודע כמה נדר מרבה ליתן עד שיאמר לא לכל כך נתכוונתי:Celui qui fait vœu de tsedaka et ne sait pas combien il a voué doit donner davantage, jusqu'à ce qu'il dise : « Ce n'est pas à tant que je pensais. »
séif 3
- האומר תנו ק' ק' זוז או ספר תורה לבית הכנסת יתנו לבית הכנסת שהוא רגיל בעיר שהוא דר שם: הגה ואם רגיל בשתים יתן לשתיהם (טור) האומר ליתן שמן למאור יתן לבית הכנסת ולא לבית המדרש (ב"י בשם תשובת הרמב"ן סימן רס"ח):Celui qui dit : « Donnez cent zouz (ou : cent zouz) ou un Séfer Torah à la synagogue », on les donnera à la synagogue qu'il fréquente habituellement, dans la ville où il habite.
Haga (Rema) : Et s'il fréquente habituellement deux synagogues, il donnera aux deux (Tour). Celui qui dit qu'il donnera de l'huile pour l'éclairage la donnera à la synagogue et non à la maison d'étude (Beit Yossef au nom des Responsa du Ramban, siman 268).séif 4
- האומר תנו ק' ק' זוז לעניים יתנו לעניי אותה העיר שהוא דר בה: הגה ועיין לעיל סימן רנ"א סעיף ה' וכל זה מן הסתם אבל במקום שיודעים כוונתו שלא כיוון לעניי אותה העיר לבד כגון במקומות שדרך עשירים ליתן לצדקה הרבה בשעת מיתתן ודרך לחלוק אותן הצדקות לכל עניים הולכים אחר זה ואפילו נדר סתם הולכים אחר המנהג ויחלקו יורשיהם הצדקה לכל עניים הטובים בעיניהם אפילו אינם בעירם ואפילו היתה אותה צדקה מונחת ומופקדת ביד אחר יתנו אותה ליורשים ויודיעום שכך נדר (מרדכי פ"ק דב"ב) המחייב עצמו בקנס לצדקה ועבר צריך ליתנם לעניים שבעיר ולא יוכל לומר שיתנם לעניים אחרים ויוכל הגבאי לתבעו דמקרי ממון שיש לו תובעים (מרדכי פרק בני העיר בשם מהר"ם) אבל מי שהקדיש ממון הרבה ומינה עליהם יורשיו לחלקו כפי הטוב בעיניהם אפי' לעניי עיר אחרת מקרי ממון שאין לו תובעים ואין גבאי העיר יכולין לכוף אותן ולתבען שיקיימו צוואת המת ואע"ג דעוברים וגוזלים העניים מכל מקום מקרי ממון שאין לו תובעים הואיל ויכולין לחלק לכל מי שירצה (ב"י בסי' רנ"ט בשם תשובת הרשב"א) ואפילו היו האפוטרופסים שנים ומת אחד מהן אין הקהל יכולין למנות אחר אלא הנשאר יעשה מה שירצה וכמו שצוה הנותן (שם ושם) ועיין בח"ה סי' ש"א ואפי' בצדקה של בני עיר אין אדם יכול לתבוע צדקה אלא אם כן יש לו הרשאה מן הגבאי או טובי העיר המקדיש מנה לצדקה ואין לו לשלם מסדרין לו כמו לשאר בעל חוב (ב"י בשם ס"ה שער א'):Celui qui dit : « Donnez cent zouz aux pauvres », on les donnera aux pauvres de la ville où il habite.
Haga (Rema) : Voir plus haut, siman 251, séif 5. Et tout cela s'applique sans précision ; mais là où l'on connaît son intention, qu'il ne visait pas seulement les pauvres de cette ville, par exemple dans les endroits où les riches ont l'habitude de donner beaucoup à la tsedaka au moment de leur mort, et où l'usage est de distribuer ces tsedakot à tous les pauvres, on suit cela. Et même s'il a fait un vœu sans précision, on suit l'usage, et ses héritiers distribueront la tsedaka à tous les pauvres qui leur semblent bons, même s'ils ne sont pas de leur ville. Et même si cette tsedaka était déposée et confiée entre les mains d'un autre, on la donnera aux héritiers, et on les informera qu'il a fait un tel vœu (Mordekhaï, premier chapitre de Baba Batra). Celui qui s'oblige à une amende pour la tsedaka s'il fait telle chose, et qui a transgressé, doit la donner aux pauvres de la ville, et il ne peut pas dire qu'il la donnera à d'autres pauvres ; et l'administrateur peut la lui réclamer, car on l'appelle « un argent qui a des réclamants » (Mordekhaï, chapitre Bnei HaIr, au nom du Maharam). Mais celui qui a consacré beaucoup d'argent et a nommé sur lui ses héritiers pour le distribuer selon ce qui leur semble bon, même aux pauvres d'une autre ville, on l'appelle « un argent qui n'a pas de réclamants », et les administrateurs de la ville ne peuvent pas les contraindre ni leur réclamer d'exécuter le testament du défunt ; et bien qu'ils transgressent et volent les pauvres, néanmoins on l'appelle « un argent qui n'a pas de réclamants », puisqu'ils peuvent le distribuer à qui ils veulent (Beit Yossef, siman 259, au nom des Responsa du Rachba). Et même si les tuteurs (apotropsim) étaient deux et que l'un d'eux est mort, la communauté ne peut pas en nommer un autre ; mais celui qui reste fera ce qu'il veut, et comme l'a ordonné le donateur (ibid. et ibid.) ; voir 'Hochen Michpat, siman 301. Et même pour la tsedaka des habitants de la ville, une personne ne peut réclamer la tsedaka que si elle a une procuration de l'administrateur ou des notables de la ville. Celui qui consacre une mané à la tsedaka et n'a pas de quoi payer, on lui fait un arrangement (on lui laisse le nécessaire) comme pour tout autre créancier (Beit Yossef au nom du Sefer HaTerouma, porte 1).séif 5
- הנודר צדקה אינו יכול לחזור בו אלא א"כ נשאל לחכם והתיר לו ואם הגיע ליד הגבאי אינו יכול להשאל עליו:Celui qui fait vœu de tsedaka ne peut pas se rétracter, à moins de consulter un sage qui le lui permette (en annulant le vœu). Et si l'argent est parvenu entre les mains de l'administrateur, il ne peut pas en demander l'annulation.
séif 6
- אין אדם מקדיש דבר שאינו ברשותו כיצד היה לו פקדון ביד אחר וכפר בו זה שהוא אצלו אין הבעלים יכולין להקדישו אבל אם לא כפר בו הרי הוא ברשות בעליו בכל מקום שהוא בד"א במטלטלין אבל קרקע שגזלה אחד וכפר בה אם יכול להוציאה בדיינים הרי זה יכול להקדישה ואע"פ שעדיין לא הוציאה שהקרקע עצמה הרי היא ברשות בעליה הגוזל את חבירו ולא נתייאשו הבעלים שניהם אינם יכולים להקדישו זה לפי שאינו שלו וזה לפי שאינו ברשותו וכן כל כיוצא בזה: הגה אם יש לו משכון ביד חבירו מה שהוא נגד הלואתו אינו יכול להקדיש והמותר יכול להקדיש (מרדכי פ' המוכר) וי"א דאפילו המותר אינו יכול להקדיש (תא"ו ני"ט) המקדיש שטר חוב צריך כתיבה ומסירה כמו בהדיוט (ב"י סי' רנ"ט בשם תשובת הרשב"א):Une personne ne consacre pas une chose qui n'est pas en sa possession. Comment ? S'il avait un dépôt chez un autre et que celui chez qui il se trouve l'a nié, les propriétaires ne peuvent pas le consacrer ; mais s'il ne l'a pas nié, il est en la possession de son propriétaire où qu'il se trouve. Dans quel cas cela est-il dit ? Pour des biens meubles ; mais un terrain que quelqu'un a volé et qu'il nie détenir, si le propriétaire peut le récupérer par les juges, il peut le consacrer, bien qu'il ne l'ait pas encore récupéré, car le terrain lui-même est en la possession de son propriétaire. Celui qui vole son prochain sans que le propriétaire ait renoncé (yéoush), aucun des deux ne peut consacrer l'objet : celui-ci parce qu'il ne lui appartient pas, et celui-là parce qu'il n'est pas en sa possession. Et de même pour tout cas semblable.
Haga (Rema) : S'il a un gage entre les mains de son prochain, ce qui correspond à son prêt, il ne peut pas le consacrer, et le surplus, il peut le consacrer (Mordekhaï, chapitre HaMokher). Et certains disent que même le surplus, il ne peut pas le consacrer (Toledot Adam veHava, chemin 19). Celui qui consacre une reconnaissance de dette doit procéder par écrit et remise du document, comme pour un simple particulier (Beit Yossef, siman 259, au nom des Responsa du Rachba).séif 7
- אם יש לו חוב על אחד ואומר יהיה להקדש או לצדקה אינו כלום אבל אם אמר חוב שיש לי על פלוני כשיבא לידי אקדישנו או אתננו לצדקה חייב להשלים דבריו להקדישו וליתנו כשיבא לידו ואפי' האומר חוב שיש לי ביד פלוני יהיה לצדקה אם אמר כן בפני ב"ח ובפני הגבאי או בפני טובי העיר (או אדם חשוב שבעיר) (ב"י בשם ר"י) זכה בו הגבאי מדין מעמד שלשתם והרי הוא צדקה ואינו יכול לחזור בו ואסור לשנותו:S'il a une créance sur quelqu'un et dit : « Qu'elle soit au hekdech » ou « à la tsedaka », cela n'a aucune valeur. Mais s'il a dit : « La créance que j'ai sur untel, quand elle me parviendra, je la consacrerai » ou « je la donnerai à la tsedaka », il est obligé d'accomplir sa parole, de la consacrer et de la donner quand elle lui parviendra. Et même celui qui dit : « La créance que j'ai sur untel sera pour la tsedaka », s'il l'a dit en présence du débiteur et en présence de l'administrateur, ou en présence des notables de la ville (Haga (Rema) : ou d'une personne importante de la ville) (Beit Yossef au nom du Ri), l'administrateur l'acquiert en vertu de la loi de « la présence des trois » (maamad chlochtan), et c'est de la tsedaka ; il ne peut pas se rétracter, et il est interdit de la changer d'affectation.
séif 8
- המכה את חבירו או חרפו בענין שחייב לפי תקנת העיר ה' זהובים ואמר בפני הגבאי או בפני טובי העיר איני חפץ בקנס אלא יהיה לצדקה ואחר כך פייסו עד שמחל לו אין מחילתו כלום וזכו העניים בקנס:Celui qui frappe son prochain ou l'insulte, de sorte qu'il est redevable, selon le règlement de la ville, de cinq pièces d'or, et que la victime a dit en présence de l'administrateur ou en présence des notables de la ville : « Je ne veux pas de l'amende, mais qu'elle soit pour la tsedaka », et qu'ensuite l'agresseur l'a apaisé au point qu'il lui a pardonné, son pardon n'a aucune valeur, et les pauvres ont acquis l'amende.
séif 9
- נדר לצדקה באסמכתא כגון אם אעשה דבר פלוני אתן כך וכך לצדקה ועשאו חייב ליתן:S'il a fait un vœu de tsedaka sous forme d'asmakhta (engagement conditionnel), par exemple : « Si je fais telle chose, je donnerai tant à la tsedaka », et qu'il l'a faite, il est obligé de donner.
séif 10
- איש ואשה שקבלו עליהם חרם להתגרש והעמידו קנסות על ככה לצדקה ואח"כ נתפייסו שלא להתגרש יש מי שאומר שפטורים מהקנסות (והוא הדין בשאר דברים כיוצא בזה):Un homme et une femme qui ont pris sur eux, sous peine de 'hérem (excommunication), de divorcer, et ont fixé des amendes pour la tsedaka s'ils ne le faisaient pas, et qui ensuite se sont réconciliés pour ne pas divorcer, il y a un avis selon lequel ils sont exemptés des amendes. (Haga (Rema) : Et il en est de même pour d'autres choses semblables.)
séif 11
- אמר ליתן לחבירו מתנה אם הוא עני הוי כנודר לצדקה ואסור לחזור בו:S'il a dit qu'il donnerait un cadeau à son prochain, si celui-ci est pauvre, c'est comme celui qui fait vœu de tsedaka, et il est interdit de se rétracter.
séif 12
- האומר חפץ פלוני אני נותן לצדקה בכך וכך והוא שוה יותר אינו יכול לחזור בו (דכל אמירה שיש בה רווחא לצדקה אמרי' ביה אמירתו לגבוה כמסירתו להדיוט) (ר"ן פ"ק דקדושין ובהגהות אשיר"י) אבל אם לא היה שוה יותר באותה שעה ואחר כך הוקר יכול לחזור בו כיון שלא משך ולא נתן הכסף: הגה אם חשב בלבו ליתן איזה דבר לצדקה חייב לקיים מחשבתו ואין צריך אמירה אלא דאם אמר היו כופין אותו לקיים (מרדכי פ"ק דקדושין ובפ"ק דב"ב ובהגהות ובמהרי"ק שורש קפ"ה ומה"ר פרץ ובהגהות סמ"ק ורא"ש פ"ק דתענית) וי"א דאם לא הוציא בפיו אינו כלום (הרא"ש כלל י"ג) והעיקר כסברא הראשונה (ועיין בחושן המשפט סי' רי"ב):Celui qui dit : « Tel objet, je le donne à la tsedaka en le vendant pour tant », alors qu'il vaut davantage, ne peut pas se rétracter (Haga (Rema) : car pour toute déclaration qui comporte un profit pour la tsedaka, nous disons : « la déclaration faite au Très-Haut équivaut à la remise d'un bien à un simple particulier ») (Ran, premier chapitre de Kiddouchin, et Hagahot Acheri). Mais s'il ne valait pas davantage à ce moment-là et qu'ensuite il a renchéri, il peut se rétracter, puisque la tsedaka n'a pas tiré l'objet (mechikha) et n'a pas donné l'argent.
Haga (Rema) : S'il a pensé dans son cœur donner quelque chose à la tsedaka, il est obligé d'accomplir sa pensée, et il n'a pas besoin de l'énoncer ; seulement, s'il l'a énoncé, on le contraindrait à l'accomplir (Mordekhaï, premier chapitre de Kiddouchin et premier chapitre de Baba Batra, et dans les Hagahot ; Maharik, racine 185 ; Rabbénou Perets dans les Hagahot du Semak ; et le Roch, premier chapitre de Taanit). Et certains disent que s'il ne l'a pas prononcé de sa bouche, cela n'a aucune valeur (Roch, règle 13). Et l'essentiel est selon le premier avis (voir 'Hochen Michpat, siman 212).séif 13