Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- קופה ותמחוי היאך נגבים ומתחלקים. ובו ו' סעיפים:
כל עיר שיש בה ישראל חייבים להעמיד מהם גבאי צדקה אנשים ידועים ונאמנים שיהיו מחזרים לגבות מכל אחד מה שהוא ראוי ליתן ודבר הקצוב עליו והם מחלקים המעות מערב שבת לערב שבת ונותנים לכל עני מה שיספיק לו לשבעה ימים וזו היא הנקראת קופה וכן מעמידים גבאים שלוקחים בכל יום ויום מכל חצר וחצר פת ומיני מאכל או פירות או מעות ממי שמתנדב לפי שעה ומחלקין את הגבוי לערב בין העניים ונותנים ממנו לכל עני פרנסת יומו וזהו הנקרא תמחוי מעולם לא ראינו ולא שמענו קהל מישראל שאין להם קופה של צדקה אבל תמחוי יש מקומות שלא נהגו בו: הגה ולכן מי שיש לו מזון שבעה ימים לא יקח מן הקופה ומי שיש לו מזון יום אחד לא יקח מן התמחוי כמו שנתבאר לעיל סי' רנ"ג וצריכים הגבאים שיהיו נאמנים וחכמים וידקדקו על העניים שלא יהיו רמאים וכל שהגבאי אינו נאמן אסור ליתן צדקה על ידו (הכל בטור):La caisse (kouppa) et le tam'houï : comment ils sont collectés et distribués. Il contient 6 séifim.
Toute ville où il y a des Juifs est tenue d'établir parmi eux des administrateurs de la tsedaka, des hommes connus et dignes de confiance, qui feront le tour pour collecter de chacun ce qu'il convient qu'il donne et la somme fixée à sa charge ; et ils distribuent l'argent d'une veille de Chabbat à l'autre, et donnent à chaque pauvre ce qui lui suffit pour sept jours ; c'est ce qu'on appelle la kouppa. Et de même on établit des administrateurs qui prennent chaque jour, de chaque cour, du pain et des aliments, ou des fruits, ou de l'argent, de quiconque fait un don pour le moment, et ils distribuent ce qui a été collecté le soir entre les pauvres, et en donnent à chaque pauvre la subsistance de sa journée ; c'est ce qu'on appelle le tam'houï. Jamais nous n'avons vu ni entendu parler d'une communauté d'Israël qui n'ait pas de caisse de tsedaka ; mais le tam'houï, il y a des endroits où l'on n'en a pas l'usage. Haga (Rema) : C'est pourquoi celui qui a de la nourriture pour sept jours ne prendra pas de la kouppa, et celui qui a de la nourriture pour un jour ne prendra pas du tam'houï, ainsi qu'il a été expliqué plus haut, siman 253. Et il faut que les administrateurs soient dignes de confiance et sages, et qu'ils examinent soigneusement les pauvres pour qu'ils ne soient pas des imposteurs ; et chaque fois que l'administrateur n'est pas digne de confiance, il est interdit de donner la tsedaka par son intermédiaire (tout cela dans le Tour).séif 1
- בתענית מחלקים מזונות לעניים וכל תענית שאכלו העם ולנו ולא חלקו צדקה לעניים הרי אלו כשופכי דמים במה דברים אמורים בשלא נתנו להם הפת והפירות אבל אם אחרו המעות או החטים אינם כשופכי דמים:Lors d'un jeûne (public), on distribue des vivres aux pauvres ; et tout jeûne où les gens ont mangé (à la fin du jeûne) et sont allés dormir sans avoir distribué de tsedaka aux pauvres, ils sont comme des gens qui versent le sang. De quoi parle-t-on ? Lorsqu'on ne leur a pas donné le pain et les fruits ; mais si l'on a seulement retardé le don de l'argent ou du blé, ils ne sont pas comme des gens qui versent le sang.
séif 2
- הקופה אינה נגבית בפחות משנים שאין עושים שררה על הצבור בממון בפחות משנים אבל לאחר שנגבית אחד נאמן עליה להיות גזבר וכן יכולים למנות שני אחים להיות גזברים ואינה מתחלקת אלא בשלשה לפי שהיא כדיני ממונות לעיין על כל עני ועני כמה ראוי ליתן לו ותמחוי כמו שמתחלק בשלשה כך אינו נגבה אלא בשלשה לפי שאינו דבר קצוב וצריכים לעיין על כל אחד ואחד כמה ראוי שיתן:La kouppa n'est pas collectée par moins de deux personnes, car on n'exerce pas d'autorité sur la collectivité en matière d'argent par moins de deux ; mais une fois collectée, un seul est digne de confiance pour en être le trésorier ; et de même on peut nommer deux frères comme trésoriers. Et elle n'est distribuée que par trois, parce que c'est comme un procès d'argent (dinei memonot) : il faut examiner pour chaque pauvre combien il convient de lui donner. Et le tam'houï, de même qu'il est distribué par trois, il n'est collecté que par trois, parce que ce n'est pas une somme fixée, et il faut examiner pour chacun combien il convient qu'il donne.
séif 3
- התמחוי נגבה בכל יום והקופה מערב שבת לערב שבת התמחוי לעניי עולם והקופה לעניי אותה העיר בלבד רשאים בני העיר לעשות קופה תמחוי ותמחוי קופה ולשנותם לכל מה שירצו מצרכי צבור ואע"פ שלא התנו כן בשעה שגבו ואם היה במדינה חכם גדול שהכל גובים על דעתו והוא יחלק לעניים כפי מה שיראה ה"ז יכול לשנותו לכל מה שיראה לו מצרכי צבור: הגה וה"ה לגבאי הממונה מבני העיר (מהרי"ק שורש ה') וה"ה ביחיד שהתנדב צדקה ונתנה לגבאי (ב"י בשם הר"ן ומהר"ם ורא"ש ומהרי"ק) אבל אם מינה בעצמו גבאים אין בני העיר יכולים לשנותה דלא על דעתם התנדב וכן אם פירש הנותן ואמר שיתנו לעניי העיר או לעני פלוני אין להם לשנות אפילו לת"ת (כן משמע במהרי"ו סי' כ"ו) בני העיר שמינו גבאי ונתפרדה החבילה ונפרדו זה מזה ועדיין מעות צדקה ביד הגבאי אם היה רשות ביד הגבאי בתחילה לעשות מה שירצה גם עתה יעשה מה שירצה ואם בתחילה הוצרך לימלך בבני העיר גם עכשיו יעשה כן ואם א"א לו לימלך או שאינן יכולין להשוות דעתם יעשה הגבאי מה שירצה ובלבד שיעשה בו דבר מצוה (מהרי"ק שורש קכ"ג) וע"ל סימן רנ"ט סעיף ב':Le tam'houï est collecté chaque jour, et la kouppa d'une veille de Chabbat à l'autre. Le tam'houï est pour les pauvres de partout, et la kouppa pour les pauvres de cette ville seulement. Les gens de la ville ont le droit de faire de l'argent de la kouppa celui du tam'houï, et du tam'houï celui de la kouppa, et de les affecter à tout ce qu'ils veulent parmi les besoins de la collectivité, bien qu'ils ne l'aient pas stipulé au moment de la collecte. Et s'il y avait dans la région un grand sage selon l'avis duquel tous collectent, et qui distribue aux pauvres comme il le juge bon, il peut l'affecter à tout ce qui lui paraît bon parmi les besoins de la collectivité. Haga (Rema) : Et il en est de même de l'administrateur nommé par les gens de la ville (Maharik, racine 5). Et il en est de même d'un particulier qui a fait don d'une tsedaka et l'a remise à l'administrateur (Beit Yossef au nom du Ran, du Maharam, du Roch et du Maharik). Mais s'il a lui-même désigné des administrateurs, les gens de la ville ne peuvent pas en changer l'affectation, car ce n'est pas selon leur intention qu'il a fait le don. Et de même, si le donateur a précisé qu'on la donne aux pauvres de la ville ou à tel pauvre, ils ne doivent pas en changer l'affectation, même pour l'étude de la Torah (c'est ce qui ressort du Mahari Weil, siman 26). Des gens de la ville qui ont nommé un administrateur, puis le groupe s'est dissous et ils se sont séparés les uns des autres, alors que l'argent de la tsedaka est encore entre les mains de l'administrateur : si l'administrateur avait au départ le droit de faire ce qu'il voulait, maintenant aussi il fera ce qu'il veut ; et si au départ il devait consulter les gens de la ville, maintenant aussi il fera ainsi ; et s'il ne peut pas les consulter, ou qu'ils ne peuvent pas se mettre d'accord, l'administrateur fera ce qu'il veut, pourvu qu'il en fasse une chose de mitsva (Maharik, racine 123). Et voir plus loin, siman 259, séif 2.
séif 4
- מי שישב במדינה ל' יום היו כופין אותו ליתן צדקה לקופה עם בני המדינה. ישב שם ג' חדשים היו כופין אותו ליתן [לתמחוי. ישב שם ו' חדשים היו כופין אותו ליתן] צדקה בכסות שמכסים בה עניי העיר. ישב שם ט' חדשים היו כופין אותו ליתן צדקה לקבורה שקוברים בה את העניים ועושים להם כל צרכי קבורה במה דברים אמורים בבא לגור ואומר שאינו רוצה להשתקע אבל אם בא לעיר כדי להשתקע היו כופין אותו מיד (וכן בני עיר חדשה היו כופין זה את זה מיד (מהרי"ק שורש י"ז) וי"א דבזמן הזה משערים לכל בשלשים יום) (סמ"ק וכל בו):Celui qui a séjourné dans une ville trente jours, on le contraignait à donner la tsedaka pour la kouppa avec les gens de la ville ; s'il y a séjourné trois mois, on le contraignait à donner pour le tam'houï ; s'il y a séjourné six mois, on le contraignait à donner la tsedaka pour les vêtements dont on vêt les pauvres de la ville ; s'il y a séjourné neuf mois, on le contraignait à donner la tsedaka pour l'inhumation, par laquelle on enterre les pauvres et on leur fournit tous les besoins de l'inhumation. De quoi parle-t-on ? De celui qui vient résider et dit qu'il ne veut pas s'y fixer ; mais s'il est venu dans la ville pour s'y fixer, on le contraignait aussitôt. (Et de même les gens d'une ville nouvelle se contraignaient mutuellement aussitôt (Maharik, racine 17). Et certains disent que de nos jours, on fixe pour tout la mesure à trente jours) (Smak et Kol Bo).
séif 5
- מי שהלך בסחורה ופסקו עליו אנשי העיר שהלך שם צדקה הרי זה נותן לעניי אותה העיר ואם היו רבים ופסקו עליהם צדקה נותנים וכשבאים מביאים אותה עמהם ומפרנסים בה עניי עירם: הגה והא דצריכין ליתן מפני החשד לכן חוזרים ולוקחים מהם ומביאים לעירן (מרדכי פ' בני העיר) ודוקא בצדקה שלא היו נותנין אלו נשארו בעירן ולכן איכא חשדא אבל לצדקה שאף בעירן היו נותנין אין צריכין ליתן כלל דודאי יתנוה בעירן (מרדכי פ"ק דב"ב) מי שיש לו מעות אחרים למחצית שכר או בדרך אחר ונותנין מעשר מן הריוח צריך ליתן הריוח לבעליו והוא יתננו למי שירצה אם לא שיש תקנה בעיר ליתן מכל מה שמרויח אפי' עם מעות אחרים (מרדכי פ' הגוזל בתרא תשו' ה"ר טוביה ובהגהת מרדכי פ"ק דב"ב) . ואם יש שם חבר עיר יתנו לחבר עיר והוא מחלקה כפי שיראה לו:Celui qui est parti faire du commerce, et à qui les gens de la ville où il est allé ont imposé une tsedaka, il la donne aux pauvres de cette ville. Et s'ils étaient nombreux et qu'on leur a imposé une tsedaka, ils la donnent, et quand ils s'en vont (chez eux), ils la rapportent avec eux et entretiennent avec elle les pauvres de leur ville. Haga (Rema) : Et s'ils doivent la donner, c'est à cause du soupçon (qu'on ne pense qu'ils se dérobent) ; c'est pourquoi on la leur reprend ensuite et ils la rapportent dans leur ville (Mordekhaï, chapitre Bnei HaIr). Et cela ne vaut que pour une tsedaka qu'ils n'auraient pas donnée s'ils étaient restés dans leur ville, et c'est pourquoi il y a un soupçon ; mais pour une tsedaka qu'ils auraient donnée même dans leur ville, ils n'ont pas du tout à la donner, car certainement ils la donneront dans leur ville (Mordekhaï, chapitre 1 de Baba Batra). Celui qui détient l'argent d'autrui pour un partage de moitié des bénéfices, ou d'une autre manière, et là où l'on donne la dîme des bénéfices, il doit donner la part du bénéfice à son propriétaire, et celui-ci la donnera à qui il voudra ; à moins qu'il n'y ait un règlement dans la ville de donner la dîme de tout ce qu'on gagne, même avec l'argent d'autrui (Mordekhaï, chapitre HaGozel Batra, réponse de Rabbi Toviya, et Hagahot Mordekhaï, chapitre 1 de Baba Batra). Et s'il y a là un 'haver ir (sage chargé des affaires de la communauté), on la donnera au 'haver ir, et il la distribuera comme il le jugera bon.
séif 6