Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- נשבע על דבר שאין בו ממש או לבטל המצוה. ובו י"ז סעיפים:
דין השבועה כדין הנדר לכל דבר בין לענין שצריך שיוציא בשפתיו בין לענין שנתכוין לומר פת חטים ואמר פת שעורים או פת סתם בין שהולכין בה אחר לשון בני אדם בין לענין הקמתה וביטולה בין לענין תנאי וי"א שכשם שנדרי זרוזין והבאי ואונסים ושגגות מותרים הוא הדין לענין שבועה והוא שכשנשבע שבועת הבאי לא יהא מעמיד דבריו לומר שודאי ראה באותו דרך כיוצאי מצרים דאם כן אסור הוא וי"א דשבועות הבאי בכל גוונא אסורות ומדברי הרמב"ם נראה דשבועות זירוזין אסורות וגם בשאר שבועות נראה מדבריו שאף על פי שפטור מקרבן איסורא מיהא איכא: הגה יהודי שגנב לעובד כוכבים וחייבוהו לישבע במעמד שאר היהודים ויודעים שנשבע לשקר יכופוהו שיתפשר עם העובד כוכבים ולא ישבע לשקר אפי' אם היה אנוס על השבועה הואיל ויש חילול השם בשבועתו (תשובת מהר"מ והגהות אשיר"י ריש פ' שבועת העדות) ואם היה אנוס וליכא חילול השם בדבר מבטל השבועה בלבו הואיל והוא אנוס בשבועה כדלעיל סי' רל"ב. (ד"ע) :Celui qui jure sur une chose sans substance, ou pour annuler une mitsva. Il comporte 17 séifim :
La loi du serment est comme la loi du vœu (néder) en toute chose : aussi bien quant au fait qu'il faut l'exprimer de ses lèvres ; que pour le cas où il avait l'intention de dire « pain de blé » et a dit « pain d'orge » ou « pain » sans précision ; que pour le fait qu'on suit en cela le langage des gens ; que quant à sa confirmation et son annulation (par le père ou le mari) ; que quant aux conditions. Et certains disent que, de même que les vœux d'incitation (zerouzin), d'exagération (havaï), de contrainte (onassim) et d'erreur (chegagot) sont permis, il en va de même pour le serment ; à condition que, lorsqu'il a juré un serment d'exagération, il ne maintienne pas ses paroles en disant qu'il a certainement vu sur ce chemin autant de gens que ceux qui sont sortis d'Égypte, car dans ce cas c'est interdit. Et certains disent que les serments d'exagération sont interdits dans tous les cas. Et des paroles du Rambam il ressort que les serments d'incitation sont interdits ; et pour les autres serments aussi (de contrainte et d'erreur), il ressort de ses paroles que, bien qu'il soit exempt de sacrifice, il y a du moins un interdit. Haga (Rema) : Un Juif qui a volé un idolâtre, et on l'a condamné à jurer en présence d'autres Juifs, et ils savent qu'il jurera mensongèrement : on le contraint à transiger avec l'idolâtre et à ne pas jurer mensongèrement, même s'il était contraint au serment, puisqu'il y a une profanation du Nom ('hiloul Hachem) dans son serment (Responsa du Maharam et Hagahot Acheri, début du chapitre Chevouat HaÉdout). Et s'il était contraint et qu'il n'y a pas de profanation du Nom dans l'affaire, il annule le serment dans son cœur, puisqu'il est contraint au serment, comme plus haut (siman 232) (opinion personnelle du Rema).séif 1
- תקיעת כף דינה כדין שאר שבועות ויש לה התרה (ולכתחלה לא יתירה רק במקום שמתירין שבועה) (טור והתוס' בשם ר"ת מחמירים בת"כ יותר משבועות) (וע"ל סימן ר"ג ור"ל) והני מילי כשהיא דרך שבועה אבל כשהיא כדרך הסוחרים שתוקעים כפם זה לזה לקיים המקח אין לה דין שבועה כלל: הגה הגביה ידו ואמר אני תוקע כפי לשמים או לצורי צריך התרה (במרדכי פ"ג דשבועות ותשובת ר"י ותשובת מיימ') . הנותן תקיעת כף לחבירו ותלה בדעתו יכול למחול לו ואם לא תלה בדעתו רק עשאו דרך שבועה לא יוכל למחול לו ובעי התרה. (גם זה שם):La poignée de main (teki'at kaf) a la loi des autres serments, et elle peut être annulée (mais lekhat'hila on ne l'annule que là où l'on annulerait un serment) (le Tour, et les Tossefot au nom de Rabbénou Tam, sont plus rigoureux pour la poignée de main que pour les serments) (et voir plus haut, siman 203 et 230). Et cela vaut quand elle est faite en guise de serment ; mais quand elle est faite à la manière des commerçants, qui se tapent dans la main l'un l'autre pour conclure la vente, elle n'a pas du tout la loi d'un serment. Haga (Rema) : S'il a levé la main et a dit : « Je tape ma main vers le Ciel » ou « vers mon Rocher », il faut une annulation (Mordekhaï, chapitre 3 de Chevouot ; Responsa du Ri ; Responsa Maïmoniyot). Celui qui donne une poignée de main à son prochain et l'a fait dépendre de l'accord de celui-ci, celui-ci peut l'en dispenser ; et s'il ne l'a pas fait dépendre de son accord mais l'a faite en guise de serment, il ne peut pas l'en dispenser et il faut une annulation (cela aussi, là-bas).
séif 2
- שבועה חלה על דבר שאין בו ממש כגון שנשבע שלא יישן או שלא ידבר: הגה נידוי יש לו דין שבועה (ב"י ס"ס ר"ו בשם ילמדנו) וי"א דדנין לחומרא שחל על כל דבר שחל עליו השבועה ועל כל דבר שחל עליו הנדר. (שם בשם רשב"ץ):Le serment prend effet sur une chose sans substance, par exemple s'il a juré qu'il ne dormira pas ou qu'il ne parlera pas. Haga (Rema) : L'excommunication (nidouï) a la loi d'un serment (Beit Yossef à la fin du siman 206, au nom du Yelamdénou). Et certains disent qu'on juge avec rigueur, qu'elle prend effet sur toute chose sur laquelle le serment prend effet, et sur toute chose sur laquelle le vœu prend effet (là-bas, au nom du Rachbats).
séif 3
- שבועה אינה חלה על דבר מצוה בין שהוציאה בלשון שבועה שאמר שבועה שלא אשב בסוכה בין שהוציאה בלשון נדר שאמר ישיבת סוכה עלי בשבועה: הגה ודוקא בנשבע על המצוה לחוד אבל אם נשבע עליה בכולל חלה גם כן על דבר מצוה וכמו שנתבאר לעיל סימן רל"ו וסימן רל"ח:Le serment ne prend pas effet sur une chose de mitsva, qu'il l'ait exprimé en termes de serment, en disant « Serment que je ne m'assiérai pas dans la soukka », ou qu'il l'ait exprimé en termes de vœu, en disant « L'assise dans la soukka est sur moi par serment ». Haga (Rema) : Et cela seulement quand il a juré sur la mitsva seule ; mais s'il a juré sur elle de manière englobante (kolel), il prend effet aussi sur la chose de mitsva, comme il a été expliqué plus haut, siman 236 et siman 238.
séif 4
- מלמד שנשבע שאם לא יפרעוהו תוך ו' שבועות יבטל הילדים מלמודם עד שיפרעוהו השבועה חלה דמצוה לאו עליה רמיא אלא על אבות הנערים:Un maître d'école (melamed) qui a juré que, si on ne le paie pas dans les six semaines, il interrompra l'étude des enfants jusqu'à ce qu'on le paie : le serment prend effet, car la mitsva d'enseigner ne repose pas sur lui, mais sur les pères des enfants.
séif 5
- הנשבע על דבר מצוה דרבנן כגון שלא להדליק נר של חנוכה או שלא לקרוא המגילה השבועה חלה וכן אם נשבע לקיים מצוה דרבנן חייב משום שבועה אם מבטלה והוא הדין לדבר שהוא מדרש חכמים שאינו מפורש בתורה במה דברים אמורים בנשבע שלא לעשות מצוה דרבנן או לעשות אבל אם נשבע לעבור על מצות לא תעשה אפילו היא דרבנן לא חלה עליו שבועה.Celui qui jure sur une mitsva d'ordre rabbinique, par exemple de ne pas allumer la lumière de 'Hanouka ou de ne pas lire la Meguila, le serment prend effet. De même, s'il a juré d'accomplir une mitsva d'ordre rabbinique, il est passible au titre du serment s'il l'annule. Et il en va de même pour une chose qui provient de l'interprétation des Sages et n'est pas explicite dans la Torah. De quoi parle-t-on ? Quand il a juré de ne pas faire une mitsva d'ordre rabbinique ou de la faire ; mais s'il a juré de transgresser un commandement négatif, même d'ordre rabbinique, le serment ne prend pas effet sur lui.
séif 6
- הנשבע לחלוץ ליבמתו אין זה נשבע לבטל את המצוה דבדידיה תלה רחמנא אי ניחא ליה ליבם אי ניחא ליה לחלוץ: הגה י"א שהנשבע שלא לגלות לחבירו דבר שיצילנו מן ההפסד הוה נשבע לבטל מצוה ואינו חל (ב"י בשם הרא"ש כלל י"א) ומ"מ נראה לי דיש להתירה תחלה ואח"כ יגלה לו דלא עדיף ממה שהוא מדרש חכמים. קריאת התורה בצבור אינו אלא מדרבנן ושבועה או נדר חל עליו (ב"י בשם רשב"ץ):Celui qui jure de faire la 'halitsa (déchaussement libérant la veuve) à sa belle-sœur, ce n'est pas jurer d'annuler la mitsva du lévirat, car le Miséricordieux a fait dépendre cela de lui : s'il lui convient de faire le lévirat ou s'il lui convient de faire la 'halitsa. Haga (Rema) : Certains disent que celui qui jure de ne pas révéler à son prochain une chose qui le sauverait d'une perte, c'est jurer d'annuler une mitsva, et le serment ne prend pas effet (Beit Yossef au nom du Roch, règle 11). Néanmoins, il me semble qu'il faut d'abord l'annuler, puis le lui révéler, car cela ne vaut pas mieux que ce qui provient de l'interprétation des Sages. La lecture de la Torah en public n'est que d'ordre rabbinique, et un serment ou un vœu prend effet sur elle (Beit Yossef au nom du Rachbats).
séif 7
- אם נשבע לדור במקום שנשא אשה אע"פ שע"י כך הוא מתבטל מכיבוד אב ואם לא הוי נשבע לבטל את המצוה כיון שלא היו נותנין לו אשה עד שישבע כן: הגה וכל שכן אם נשא אשה זקנה ונשבע לה שלא ישא אשה אחרת אע"פ שלא קיים פריה ורביה דחלה השבועה שהרי כלל בזה דברים שהשבועה חלה בהם על נשים שלא יוכל לקיים מצות פריה ורביה והוי כנשבע על דעת חבירו (ב"י סימן רכ"ח ורל"ב וריב"ש ורשב"ץ) (ועיין לעיל סי' רכ"ח דינו):S'il a juré d'habiter à l'endroit où il a épousé une femme, bien que de ce fait il soit empêché d'honorer son père et sa mère, ce n'est pas jurer d'annuler la mitsva, puisqu'on ne lui aurait pas donné la femme tant qu'il n'aurait pas juré ainsi. Haga (Rema) : Et à plus forte raison, s'il a épousé une femme âgée et lui a juré de ne pas épouser une autre femme, bien qu'il n'ait pas accompli la mitsva de croître et multiplier, le serment prend effet ; car il a englobé en cela des choses sur lesquelles le serment prend effet, concernant des femmes au moyen desquelles il ne pourrait pas accomplir la mitsva de croître et multiplier ; et c'est comme celui qui jure selon l'avis de son prochain (Beit Yossef, siman 228 et 232 ; Rivach et Rachbats) (et voir plus haut, siman 228, sa loi).
séif 8
- מתפיס בשבועה כגון שנשבע שלא יאכל ככר זה ואמר על אחר יהא כמוהו אף על פי שפטור ממלקות ומקרבן על הככר המותפס איסורא מיהא איכא:Celui qui « accroche » (matpis) à un serment, par exemple s'il a juré de ne pas manger ce pain et a dit à propos d'un autre : « Qu'il soit comme lui », bien qu'il soit exempt de flagellation et de sacrifice pour le pain accroché, il y a du moins un interdit.
séif 9
- שמע חבירו שנשבע ואמר אני כמותך הרי הוא אסור:S'il a entendu son prochain jurer et a dit : « Je suis comme toi », il est interdit (comme lui).
séif 10
- שבועה שהוציאה בלשון נדר כגון שאמר אכילת ככר זה עלי שבועה אסור:Un serment qu'il a exprimé en termes de vœu, par exemple s'il a dit : « Manger ce pain est sur moi par serment », c'est interdit.
séif 11
- אמר הריני נזיר הריני נזיר חלו שניהם וצריך לנהוג שתי נזירות:S'il a dit : « Me voici nazir (naziréen), me voici nazir », les deux prennent effet, et il doit observer deux naziréats.
séif 12
- אין שבועה חלה על שבועה שאם אמר שבועה שלא אוכל ככר זו שבועה שלא אוכל ככר זו אין השניה חלה אבל אם נשאל על הראשונה חלה השניה:Un serment ne prend pas effet sur un serment : si l'on a dit « Serment que je ne mangerai pas ce pain », « Serment que je ne mangerai pas ce pain », le second ne prend pas effet ; mais s'il a demandé l'annulation du premier, le second prend effet.
séif 13
- אמר שבועה שלא אוכל בשר עשרים יום וחזר ואמר שבועה שלא אוכל בשר כ"ב יום יש מי שאומר שאסור בבשר שנים וארבעים יום ואינו נראה לי אלא אינו אסור בבשר אלא כ"ב יום: הגה ודוקא במוסיף בנדר שני על נדר ראשון אבל אם אמר ב' פעמים עשרים יום ודאי לא כוון לימים הראשונים דאם כן נדרו למה לי ואסור בבשר מ' יום (כן דקדק מסוגית הגמרא פ"ב דנדרים) ואפילו אם מוסיף על נדרו י"א דאין עולים לו ימים הראשונים רק אם נדר ב' הנדרים ביום אחד (סברת התוספות פ' הריני נזיר ומרדכי סוף הל' אבלות) אבל אם כבר התחיל למנות עשרים יום הראשונים ואח"כ נדר כ"ב יום אין מנין הראשון עולה לו כלל ואסור בבשר מ"ב יום וראוי לחוש לזה וע"ל סוף סימן רי"ז עוד מזה:S'il a dit : « Serment que je ne mangerai pas de viande pendant vingt jours », puis a dit de nouveau : « Serment que je ne mangerai pas de viande pendant 22 jours », il y a un avis selon lequel la viande lui est interdite pendant quarante-deux jours ; mais cela ne me semble pas juste ; la viande ne lui est interdite que pendant 22 jours. Haga (Rema) : Et cela seulement quand il ajoute par le second vœu sur le premier ; mais s'il a dit deux fois « vingt jours », il n'a certainement pas visé les premiers jours, car alors à quoi bon son vœu (le second) ? Et la viande lui est interdite quarante jours (c'est ce qu'il a déduit de la discussion de la Guemara, chapitre 2 de Nedarim). Et même s'il ajoute à son vœu, certains disent que les premiers jours ne lui comptent que s'il a prononcé les deux vœux le même jour (opinion des Tossefot, chapitre Harei Ani Nazir, et du Mordekhaï, à la fin des lois du deuil) ; mais s'il avait déjà commencé à compter les vingt premiers jours et qu'ensuite il a fait vœu de 22 jours, le premier compte ne lui est pas du tout pris en compte, et la viande lui est interdite 42 jours. Et il convient de tenir compte de cela. Et voir plus haut, à la fin du siman 217, encore à ce sujet.
séif 14
- יש מי שאומר שאם אמר קונם ככר זו עלי וחזר ואמר קונם ככר זו עלי אינו חייב אלא אחת:Il y a un avis selon lequel, s'il a dit : « Ce pain m'est konam », puis a dit de nouveau : « Ce pain m'est konam », il n'est passible qu'une fois.
séif 15
- כיון שנדרי שגגות מותרים אם נשבע שלא אוכל ככר זו אם פלוני אמר דבר זה ונמצא שאמרו מותר בככר וכן אם תלה ככר באחר שאמר שבועה שלא אוכל ככר זו אם אוכל זו ושכח ואכלה לא חלה עליו השבועה ויכול לאכול של תנאי תחילה ולא חיישינן שישכח ויאכל האיסור אחר כך אבל של איסור אסור לאכול שמא ישכח ויאכל של תנאי ואם אכל של תנאי תחלה בשוגג מותר בשניה ואם אכלה במזיד חייב על השניה:Puisque les vœux d'erreur sont permis, s'il a juré « que je ne mangerai pas ce pain si untel a dit telle chose », et il s'avère qu'il l'a dite (et qu'il le croyait en jurant, de sorte qu'il ne voulait pas réellement s'interdire), le pain lui est permis. De même, s'il a fait dépendre un pain d'un autre, en disant : « Serment que je ne mangerai pas ce pain-ci si je mange celui-là », et qu'il a oublié son serment et a mangé celui-là, le serment ne prend pas effet sur lui. Et il peut manger d'abord le pain de la condition, et on ne craint pas qu'il oublie et mange ensuite l'interdit ; mais le pain de l'interdit, il lui est interdit de le manger d'abord, de peur qu'il n'oublie et ne mange ensuite celui de la condition. Et s'il a mangé d'abord celui de la condition par inadvertance, le second lui est permis ; et s'il l'a mangé délibérément, il est passible pour le second.
séif 16
- אם תלאן זו בזו שאמר לא אוכל זו אם אוכל זו ולא אוכל זו אם אוכל זו אסור לאכול כל אחת מהן דחיישינן שמא יאכל השניה ואם אכל האחת אם נזכר לשבועתו בשעה שאכלה אסור בשניה לא נזכר לשבועתו מותר בשניה :S'il les a fait dépendre l'un de l'autre, en disant « que je ne mangerai pas celui-ci si je mange celui-là » et « que je ne mangerai pas celui-là si je mange celui-ci », il lui est interdit de manger chacun d'eux, car on craint qu'il ne mange le second. Et s'il a mangé l'un : s'il se souvenait de son serment au moment où il l'a mangé, le second lui est interdit ; s'il ne se souvenait pas de son serment, le second lui est permis.
séif 17