Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- על איזה מיני פת מברכין. ובו יז סעיפים:
היו לפניו חתיכות של פת ופת שלם הכל ממין אחד מברך על השלם אפי' הוא פת קיבר (פי' לחם שאינו נקי) וקטן והחתיכות פת נקיה וגדול' אבל אם השלם שעורים והחתיכות מחטים אפי' היא קטנה מניח הפרוסה תחת השלימה ובוצע משתיהן יחד: הגה וכל זה כשרוצה לאכול משניהם אבל אם אינו רוצה לאכול אלא מאחד יבצע עליו ואין לחוש לשני אע"פ שחשוב או חביב עליו (תרומת הדשן סי' ל"ב):Sur quelles sortes de pain récite-t-on la bénédiction. Il contient 17 séifim.
S'il y avait devant soi des morceaux de pain et un pain entier, tous d'une même espèce de céréale, on récite la bénédiction sur le pain entier, même s'il s'agit de pain grossier (kibar) Haga (Rema) : (explication : du pain qui n'est pas de farine fine), et petit, et que les morceaux sont de pain fin et grands. Mais si le pain entier est d'orge et les morceaux de blé, même si le morceau est petit, on place le morceau sous le pain entier et on rompt des deux ensemble. Haga (Rema) : Tout cela, lorsqu'on veut manger des deux ; mais si l'on ne veut manger que de l'un, on rompt sur celui-là, et il n'y a pas lieu de se soucier du second, même s'il est plus important ou plus apprécié (Teroumat HaDéchen, siman 32).séif 1
- אם ב' שלמות ממין אחד אחת גדולה ואחת קטנה מברך על הגדולה אם יש לאדם שני חצאי לחם ואין לו לחם שלם יחברם יחד בעץ או בשום דבר שלא יהא נראה ודינו כדין שלם ואפי' בשבת יכול לחברם:S'il y a deux pains entiers d'une même espèce, l'un grand et l'autre petit, on récite la bénédiction sur le grand. Si l'on a deux moitiés de pain et pas de pain entier, on les assemblera avec un bâtonnet ou quelque chose de semblable, de sorte que la jointure ne soit pas visible, et il a le statut d'un pain entier ; et même le Chabbat, on peut les assembler.
séif 2
- שני גלוסקאות הדבקים יחד שנאפו ונחתך מן האחת והשניה נשארה שלימה טוב להפריד החתיכה מהשלימ' כדי שתהא נראית שלימה ממה שיניחנה דבוק בה אע"פ שנראית יותר גדולה: הגה ולא יבצע ממנה במקום שהיתה דבוקה בחבירתה ששם נראית כפרוסה רק יבצע ממקום השלם שבה: [מהרי"ל]:Deux petits pains (glousskaot) collés ensemble, qui ont été cuits ainsi, et dont on a coupé un morceau de l'un, tandis que le second est resté entier : il vaut mieux séparer le pain entamé du pain entier, afin que celui-ci paraisse entier, que de le laisser collé à lui, même si ainsi il paraît plus grand. Haga (Rema) : Et on ne rompra pas le pain entier à l'endroit où il était collé à son voisin, car là il paraît comme un morceau, mais on le rompra à un endroit intact [Maharil].
séif 3
- פת שעורין ופת כוסמים יברך על של שעורים כיון שהוא ממין ז' אף על פי שהכוסמין יפים פת נקיה ופת קיבר מברך על הנקיה ואם שתיהן נקיות וזו לבנה יותר מזו מברך על הלבנה יותר:Pain d'orge et pain d'épeautre : on récite la bénédiction sur celui d'orge, puisqu'il fait partie des sept espèces (Deutéronome 8, 8), même si le pain d'épeautre est plus beau. Pain fin et pain grossier : on récite la bénédiction sur le pain fin ; et s'ils sont tous deux fins, mais que l'un est plus blanc que l'autre, on récite la bénédiction sur le plus blanc.
séif 4
- פת עכו"ם נקיה ופת קיבר של ישראל אם אינו נזהר מפת עכו"ם מברך על איזה מהם שירצה ואם הוא נזהר מפת עכו"ם מסלק פת נקי של עכו"ם מעל השלחן עד לאחר ברכת המוציא ואם ב"ה אינו נזהר מפת עכו"ם ואין דעתו לאכול כל הסעודה רק פת עכו"ם כי היא נקיה אבל בני ביתו יאכלו מפת שאינו נקי של ישראל ושתי הלחם מונחים על השלחן צריך לבצוע על פת נקיה של עכו"ם הואיל והוא הבוצע ואין דעתו לאכול אלא מאותו פת ואם בעל הבית נזהר מפת עכו"ם וישראל שאינו נזהר בכך מיסב עמו על השלחן כיון דמצוה מוטלת על בעל הבית יבצע מן היפה של עכו"ם וכיון שהותר לבצוע הותר לכל הסעודה: הגה ודוקא שחביב עליו אותו פת אבל אם אינו חביב עליו בלא איסור פת של עכו"ם אינו צריך להקדימו: (תרומת הדשן סימן ל"ב):Pain fin d'un non-Juif et pain grossier d'un Juif : si l'on n'est pas strict à éviter le pain des non-Juifs (pat akoum), on récite la bénédiction sur celui qu'on veut ; et si l'on est strict à éviter le pain des non-Juifs, on retire le pain fin du non-Juif de la table jusqu'après la bénédiction HaMotsi. Et si le maître de maison n'est pas strict à éviter le pain des non-Juifs et n'a l'intention de manger, de tout le repas, que du pain du non-Juif, parce qu'il est fin, tandis que les gens de sa maison mangeront du pain non fin du Juif, et que les deux pains sont posés sur la table, il faut rompre sur le pain fin du non-Juif, puisque c'est lui qui rompt et qu'il n'a l'intention de manger que de ce pain-là. Et si le maître de maison est strict à éviter le pain des non-Juifs, et qu'un Juif qui n'est pas strict à ce sujet est attablé avec lui, puisque la mitsva de rompre incombe au maître de maison, il rompra le beau pain du non-Juif ; et puisqu'il lui a été permis de rompre sur ce pain, il lui est permis d'en manger pendant tout le repas. Haga (Rema) : Et seulement si ce pain lui est plus apprécié ; mais s'il ne lui est pas plus apprécié, même indépendamment de l'interdit du pain des non-Juifs, il n'a pas besoin de lui donner la priorité (Teroumat HaDéchen, siman 32).
séif 5
- פת הבאה בכיסנין מברך עליו בורא מיני מזונות ולאחריו ברכה מעין שלש ואם אכל ממנו שיעור שאחרים רגילים לקבוע עליו אע"פ שהוא לא שבע ממנו מברך עליו המוציא וברכת המזון ואם מתחלה היה בדעתו לאכול ממנו מעט וברך בורא מיני מזונות ואחר כך אכל שיעור שאחרי' קובעי' עליו יברך עליו ברכת המזון אע"פ שלא ברך המוציא תחלה ואם אכל שיעור שאחרים אין קובעים עליו אע"פ שהוא קובע עליו אינו מברך אלא בורא מיני מזונות וברכה אחת מעין שלשה דבטלה דעתו אצל כל אדם:Sur le pat habaa bekhissanin (pâtisserie, voir séif suivant), on récite avant la bénédiction « Boré minei mezonot », et après la bénédiction méèn chaloch (bénédiction résumant les trois de la bénédiction après le repas). Et si l'on en a mangé une quantité sur laquelle d'autres ont l'habitude de faire un repas fixe (likboa), même si soi-même on n'en est pas rassasié, on récite sur elle HaMotsi et le Birkat HaMazon (bénédiction après le repas). Et si, au début, on avait l'intention d'en manger peu et qu'on a récité Boré minei mezonot, puis qu'on en a mangé une quantité sur laquelle d'autres font un repas fixe, on récitera sur elle le Birkat HaMazon, même si l'on n'a pas récité HaMotsi au début. Et si l'on a mangé une quantité sur laquelle d'autres ne font pas de repas fixe, même si soi-même on en fait un repas fixe, on ne récite que Boré minei mezonot et la bénédiction unique méèn chaloch, car son intention personnelle est annulée face à celle de tout le monde.
séif 6
- פת הבא בכיסנין יש מפרשים פת שעשוי כמין כיסים שממלאים אותם דבש או סוקר ואגוזים ושקדים ותבלין והם הנקראי' רושקלאיי"ש דיאלחש"ו וי"א שהיא עיסה שעירב בה דבש או שמן או חלב או מיני תבלין ואפאה והוא שיהי' טעם תערובת המי פירות או התבלין ניכר בעיסה: [וי"א שזה נקרא פת גמור אא"כ יש בהם הרבה תבלין או דבש כמיני מתוקה שקורין לעקו"ך שכמעט הדבש והתבלין הם עיקר וכן נוהגים]: [רש"י וערוך וכן יש לפרש דעת רמב"ם] וי"מ שהוא פת בין מתובלת בין שאינה מתובלת שעושים אותם כעבים יבשים וכוססין אותם והם הנקראים בישקוני"ש והלכה כדברי כלם שלכל אלו הדברים נותנים להם דינים שאמרנו בפת הבאה בכסנין:Le pat habaa bekhissanin : certains expliquent que c'est un pain fait en forme de poches (kissim) qu'on remplit de miel ou de sucre, de noix, d'amandes et d'épices, et ce sont ceux qu'on appelle en langue vernaculaire « rochkalaïch dialhachou » (sorte de chaussons fourrés). Et certains disent que c'est une pâte dans laquelle on a mélangé du miel, de l'huile, du lait ou des épices, puis qu'on a cuite, à condition que le goût du mélange de jus de fruits ou d'épices soit perceptible dans la pâte. Haga (Rema) : [Et certains disent que cela s'appelle du pain à part entière, à moins qu'il n'y ait beaucoup d'épices ou de miel, comme les sortes de douceurs qu'on appelle « lekoukh » (pain d'épices), où le miel et les épices sont presque l'essentiel ; et tel est l'usage] [Rachi et le Aroukh, et c'est ainsi qu'on peut expliquer l'avis du Rambam]. Et certains expliquent que c'est un pain, assaisonné ou non, qu'on fait comme des galettes sèches et qu'on croque, et ce sont ceux qu'on appelle « bichkonich » (biscuits). Et la halakha est conforme à tous ces avis : à toutes ces choses, on applique les règles que nous avons énoncées pour le pat habaa bekhissanin.
séif 7
- לחמניו' אותן שבלילתן עבה שקורי' אובליא"ש לחם גמור הוא ומברך עליו המוציא וברכת המזון ואותן שבלילתן רכה ודקין מאוד שקורין ניבלא"ש מברך עליהם בורא מיני מזונות וברכה אחת מעין שלש ואם קבע סעודתו עליהם מברך המוציא וברכת המזון ואי אכיל להו בתוך הסעודה שלא מחמת הסעודה טעונים ברכה לפניהם ולא לאחריהם אבל אותם רקיקי' דקי' שנותנים מרקחת עליהם הם טפילים לגבי המרקחת וברכת המרקחת פוטרתן:Les galettes dont la pâte est épaisse, qu'on appelle « oublich » (sorte d'oublies), sont du pain à part entière, et on récite sur elles HaMotsi et le Birkat HaMazon. Et celles dont la pâte est liquide et qui sont très fines, qu'on appelle « niblach » (sorte de gaufrettes), on récite sur elles Boré minei mezonot et la bénédiction unique méèn chaloch ; et si l'on en a fait un repas fixe, on récite HaMotsi et le Birkat HaMazon. Et si on les mange pendant le repas, non pour les besoins du repas, elles requièrent une bénédiction avant, mais pas après. Mais les fines galettes sur lesquelles on pose de la confiture sont accessoires par rapport à la confiture, et la bénédiction de la confiture les acquitte.
séif 8
- פת גמור אפי' פחות מכזית מברך עליו המוציא אבל לאחריו אינו מברך כלום כל שלא אכל כזית:Sur du pain à part entière, même moins d'un kezayit, on récite HaMotsi ; mais après, on ne récite aucune bénédiction, tant qu'on n'en a pas mangé un kezayit.
séif 9
- חביצה דהיינו פרורי לחם שנדבקים יחד ע"י מרק אם נתבשל אם יש בהם כזית אף על פי שאין בו תואר לחם מברך המוציא וברכת המזון. ואם אין בהם כזית אף על פי שנראה שיש בו תואר לחם אינו מברך אלא בורא מיני מזונות וברכה אחת מעין שלש ואם אינו מבושל אלא שהוא מחובר על ידי דבש או מרק אם יש בפרוסות כזית מברך עליו המוציא אפילו אין לו תואר לחם ואם אין בהם כזית אם יש בהם תואר לחם דהיינו שהוא ניכר וידוע שהוא לחם מברך עליו המוציא וברכת המזון ואם אין בהם תואר לחם מברך בורא מיני מזונות וברכה אחת מעין שלש ואם אינו לא מבושל ולא מחובר אלא מפורר דק דק אף על פי שאין בו כזית ולא תואר לחם מברך עליו המוציא וברכת המזון: [וע"ל סי' קפ"ד כמה שיעור אכילה לברך עליו ברכת המזון]:La 'havitsa, c'est-à-dire des miettes de pain qui se collent ensemble au moyen d'un bouillon : si elle a été cuite dans le bouillon, s'il y a dans les miettes un kezayit, même si elle n'a pas l'apparence du pain, on récite HaMotsi et le Birkat HaMazon. Et s'il n'y a pas dans les miettes un kezayit, même si elle semble avoir l'apparence du pain, on ne récite que Boré minei mezonot et la bénédiction unique méèn chaloch. Et si elle n'est pas cuite, mais seulement agglomérée au moyen de miel ou de bouillon : s'il y a dans les morceaux un kezayit, on récite HaMotsi, même si elle n'a pas l'apparence du pain ; et s'il n'y a pas dans les morceaux un kezayit, s'ils ont l'apparence du pain, c'est-à-dire qu'on reconnaît et qu'on sait que c'est du pain, on récite HaMotsi et le Birkat HaMazon ; et s'ils n'ont pas l'apparence du pain, on récite Boré minei mezonot et la bénédiction unique méèn chaloch. Et si le pain n'est ni cuit ni aggloméré, mais seulement émietté très finement, même s'il n'y a pas de morceau d'un kezayit ni l'apparence du pain, on récite HaMotsi et le Birkat HaMazon. Haga (Rema) : [Et voir plus loin, siman 184, quelle est la quantité à manger pour réciter le Birkat HaMazon.]
séif 10
- יש מי שאומר דפירורין שנותנין במי' והמים מתלבני' מחמת הפירורי' אזל ליה תוריתא [פי' כאלו אמר תואריתא כלומר תואר הלחם] דנהמא ואין מברך עליה אלא בורא מיני מזונות וברכה אחת מעין שלש:Il y a un avis selon lequel, pour des miettes qu'on met dans l'eau et que l'eau blanchit à cause des miettes, la tourita Haga (Rema) : [explication : comme s'il disait toarita, c'est-à-dire l'apparence du pain] du pain a disparu, et on ne récite sur elles que Boré minei mezonot et la bénédiction unique méèn chaloch.
séif 11
- יש מי שאומר שפת השרוי ביין [אדום] (מרדכי) אינו מברך אלא בורא מיני מזונות וברכה אחת מעין שלש ונראה שאין דבריו אמורים אלא בפירורין או בפרוסות שאין בכל אחת כזית:Il y a un avis selon lequel, sur du pain trempé dans du vin Haga (Rema) : [rouge] (Mordekhaï), on ne récite que Boré minei mezonot et la bénédiction unique méèn chaloch. Et il semble que ses paroles ne s'appliquent qu'à des miettes ou à des morceaux dont aucun n'a un kezayit.
séif 12
- אפילו דבר שבלילתו (פירוש לישת הקמח במים) עבה אם בשלו או טגנו אין מברך עליה המוציא אפי' שיש עליה תוריתא דנהמא ואפי' נתחייב' בחלה דברכת המוציא אינו הולך אלא אחר שעת אפייה ויש חולקין ואומרי' דכל שתחל' העיסה עבה ואפי' ריככה אח"כ במים ועשאה סופגנין [פי' עיסה שלשוה ועשאה כמין ספוג] ובשלה במים או טיגנה בשמן מברך עליהם המוציא ונהגו להקל וירא שמים יצא ידי שניה' ולא יאכל אלא ע"י שיברך על לחם אחר תחל': הגה כל זה לא מיירי אלא בדאית ביה לאחר אפייה תואר לחם [ל' הטור והפוסקים] אבל אי לית ביה תואר לחם כגון לאקשי"ן שקורין בל"א ורימזלי"ך לכ"ע אין מברכין עליהם המוציא ולא ג' ברכו' דלא מיקרי לחם אבל פשטיד"א וקרעפליך מקרי תואר לחם (מרדכי פ' כל שעה) ואין לאכלם אא"כ בירך על שאר הפת תחלה וכל זה לא מיירי אלא בעיסה שאין בה שמן ודבש וכיוצא בו אלא שמטוגן בהם אבל אם נילוש בהם כבר נתבאר דינו אצל פת הבא' בכסנין:Même une chose dont la belila Haga (Rema) : (explication : le pétrissage de la farine avec l'eau) est épaisse, si on l'a cuite dans l'eau ou frite, on ne récite pas sur elle HaMotsi, même si elle a l'apparence du pain, et même si la pâte a été soumise à l'obligation de la 'hala (prélèvement sur la pâte), car la bénédiction HaMotsi ne dépend que du moment de la cuisson. Et certains contestent et disent que tout ce dont la pâte était épaisse au début, même si on l'a ensuite amollie avec de l'eau et qu'on en a fait des soufganin Haga (Rema) : [explication : une pâte pétrie dont on a fait une sorte d'éponge] et qu'on l'a cuite dans l'eau ou frite dans l'huile, on récite sur elles HaMotsi ; Haga (Rema) : on a l'usage d'être indulgent. Et celui qui craint le Ciel s'acquittera selon les deux avis et n'en mangera qu'après avoir récité d'abord la bénédiction sur un autre pain. Haga (Rema) : Tout cela ne concerne que ce qui a, après cuisson, l'apparence du pain [formulation du Tour et des décisionnaires] ; mais si cela n'a pas l'apparence du pain, comme les « lakchin » (nouilles), appelées en allemand « rimzlikh », de l'avis de tous on ne récite pas sur eux HaMotsi ni les trois bénédictions (le Birkat HaMazon), car cela ne s'appelle pas du pain. Mais la « pachtida » (tourte) et les « kreplekh » (raviolis) sont considérés comme ayant l'apparence du pain (Mordekhaï, chapitre Kol chaa), et on ne doit les manger qu'après avoir d'abord récité la bénédiction sur un autre pain. Et tout cela ne concerne qu'une pâte qui ne contient pas d'huile, de miel ou autres, mais qui est seulement frite dans ceux-ci ; mais si elle a été pétrie avec eux, sa règle a déjà été expliquée à propos du pat habaa bekhissanin (plus haut, séif 7).
séif 13
- חלוט [פי' כמין פת חולטין אותו ברותחין] שאחר כך אפאו בתנור פת גמור הוא ומברך עליו המוציא: הגה וכן דבר שבלילתו רכה שאפאו בתנור בלא משקה דינו כפת ומברך עליו המוצי' ושלש ברכות וכן אם אפאו באלפס בלא משקה [והרא"ש והר"ן פ' כל שעה ורמב"ם פ"ו מהלכות חלה ושאלתות וטור] ומעט משקה שמושחין בו האלפס שלא ישרוף העיסה לא מקרי משקה [הגהות מיי' פ"ג מהל' ברכות] אבל דבר שבלילתו רכה וטגנו במשקה לכ"ע לאו לחם הוא [תו' והרא"ש ור"ן והר"י פ' כיצד מברכין]:Le 'halout Haga (Rema) : [explication : une sorte de pain qu'on ébouillante dans de l'eau bouillante] qu'on a ensuite cuit au four est du pain à part entière, et on récite sur lui HaMotsi. Haga (Rema) : De même, une chose dont la pâte est liquide, qu'on a cuite au four sans liquide, a le statut du pain, et on récite sur elle HaMotsi et les trois bénédictions ; de même si on l'a cuite dans une poêle sans liquide [le Roch et le Ran, chapitre Kol chaa ; le Rambam, chapitre 6 des lois de la 'hala ; les Cheïltot et le Tour]. Et le peu de liquide dont on enduit la poêle pour que la pâte ne brûle pas ne s'appelle pas un liquide [Hagahot Maïmoniyot, chapitre 3 des lois des bénédictions]. Mais une chose dont la pâte est liquide et qu'on a frite dans un liquide, de l'avis de tous, n'est pas du pain [Tossefot, le Roch, le Ran et le Ri, chapitre Kétsad mevarekhin].
séif 14
- טרוקנין דהיינו שעושי' גומא בכירה ונותנים בה קמח ומים מעורבין בה ונאפה שם מברך עליו בורא מיני מזונות וברכה אחת מעין שלש ואם קבע סעודתו עליו מברך המוציא וברכת המזון אבל טרית"א דהיינו שלוקחין קמח ומים ומערבי' אותם ושופכי' על הכירה והוא מתפשט ונאפה אין עליו תורת לחם כלל ואין מברכי' עליו אלא בורא מיני מזונות וברכה אחת מעין שלש ואפי' קבע סעודתו עליו:Les troknin, c'est-à-dire qu'on fait un creux dans le fourneau, qu'on y met de la farine et de l'eau mélangées et que cela y cuit : on récite sur eux Boré minei mezonot et la bénédiction unique méèn chaloch ; et si l'on en a fait un repas fixe, on récite HaMotsi et le Birkat HaMazon. Mais la « trita », c'est-à-dire qu'on prend de la farine et de l'eau, qu'on les mélange et qu'on les verse sur le fourneau, où cela s'étale et cuit, n'a pas du tout le statut de pain, et on ne récite sur elle que Boré minei mezonot et la bénédiction unique méèn chaloch, même si l'on en a fait un repas fixe.
séif 15
- נהמא דהנדקא והוא לחם שאופין בשפוד ומושחין אותו בשמן או במי בצי' וכן לחם העשוי לכותח שאין אופין אותו בתנור אלא בחמה מברך עליו בורא מיני מזונות:Le nahama dehendeka, qui est un pain qu'on cuit sur une broche et qu'on enduit d'huile ou d'eau d'œufs ; et de même le pain fait pour le koutah' (sauce à base de lait aigre), qu'on ne cuit pas au four mais au soleil : on récite sur eux Boré minei mezonot.
séif 16
- פשטיד"ה הנאפת בתנור בבשר או בדגים או בגבינה מברך עליה המוציא וברכת המזון: הגה ודוקא שאפאו בתנור בלא משקה אבל אפאו במחבת במשקה אין לברך עליו ואין לאכלו רק תוך הסעודה כמו שנתבא' [דעת עצמו וכ"כ ש"ל]:Sur la « pachtida » (tourte) cuite au four avec de la viande, du poisson ou du fromage, on récite HaMotsi et le Birkat HaMazon. Haga (Rema) : Et seulement si on l'a cuite au four sans liquide ; mais si on l'a cuite dans une poêle avec du liquide, on ne récite pas HaMotsi sur elle, et on ne doit la manger que pendant le repas, comme cela a été expliqué (plus haut, séif 13) [avis personnel du Rema, et c'est aussi ce qu'a écrit le Chibolé HaLéket].
séif 17