Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 490 →- (א) שור או כשב - דמיירי שם מעניני כל המועדים וגם של פסח:(1) Un bœuf ou un mouton – car il y est question des sujets de toutes les fêtes, y compris de Pessa'h.
séif katan 1
- (ב) עד סוף הענין - דהיינו עד וידבר משה את מועדי ה' וגו'. וכתבו הספרים דטוב לעשות ביום ב' בסעודה איזה דבר לזכר סעודת אסתר שביום ההוא נתלה המן:(2) Jusqu'à la fin du sujet – c'est-à-dire jusqu'à « Moché exposa les fêtes de Hachem, etc. » (Lévitique 23, 44). Les livres ont écrit qu'il est bien de faire, le deuxième jour, au repas, quelque chose en souvenir du festin d'Esther, car c'est ce jour-là qu'Haman fut pendu.
séif katan 2
- (ג) אין מחזירין אותו - דדוקא בתפלה דלא סגי דלא יתפלל וכיון שלא התפלל כראוי יחזור [דהיינו אם נזכר לאחר שעקר רגליו חוזר לראש ואם עד שלא סיים תפלתו חוזר לרצה] משא"כ בברכת המזון בחול המועד דאי בעי לא אכיל דבר המחייב לבהמ"ז שיאכל בשר ופירות ע"כ אין מחזירין אותו בכל גווני ועיין לעיל בסימן קפ"ח ס"ז ובמ"ב ובה"ל שם:(3) On ne fait pas recommencer – car c'est seulement pour la prière, dont on ne peut se dispenser, que, puisqu'on n'a pas prié comme il convient, on recommence (c'est-à-dire que si l'on s'en est souvenu après avoir déplacé ses pieds, on recommence au début ; et si c'est avant d'avoir achevé sa prière, on revient à Retsé). Il n'en va pas ainsi du Birkat HaMazone à 'Hol HaMoed, car on pourrait, si on le voulait, ne pas manger d'aliment qui oblige au Birkat HaMazone, mais manger de la viande et des fruits ; c'est pourquoi on ne fait recommencer dans aucun cas. Voir plus haut, siman 188, séif 7, ainsi que la Michna Beroura et le Biour Halakha là-bas.
séif katan 3
- (ד) אומר והקרבתם עולה וגו' - ר"ל שלא יאמר ובחודש הראשון דכבר עבר:(4) On dit « Vous offrirez un holocauste, etc. » – c'est-à-dire qu'on ne dira pas « Et au premier mois » (Nombres 28, 16), car il est déjà passé.
séif katan 4
- (ה) ובחולו של מועד וכו' - ש"מ דח"ה לא מקרי יו"ט וא"ל בחוש"מ בבהמ"ז הרחמן הוא ינחילנו יום שכולו טוב. וביו"ט שחל להיות בשבת כתב הא"ר שיאמר הרחמן על כל אחד בפני עצמו:(5) Et à 'Hol HaMoed, etc. – déduis-en que 'Hol HaMoed n'est pas appelé Yom Tov ; et l'on ne dit pas à 'Hol HaMoed, dans le Birkat HaMazone, « Le Miséricordieux, qu'Il nous fasse hériter un jour entièrement bon ». Et pour un Yom Tov tombant le Chabbat, l'Eliya Rabba a écrit qu'on dira un « Le Miséricordieux » pour chacun séparément.
séif katan 5
- (ו) ואנו אין נוהגין לומר - וכתבו האחרונים דמנהגנו לומר מקרא קודש בין ביו"ט ובין בחוש"מ ואין אומרים את יו"ט אפילו ביו"ט:(6) Et nous, nous n'avons pas l'usage de dire – les A'haronim ont écrit que notre usage est de dire « convocation sainte » aussi bien à Yom Tov qu'à 'Hol HaMoed, et l'on ne dit pas « ce jour de fête », même à Yom Tov.
séif katan 6
- (ז) קורין ההלל בדילוג וכו' - מפני שביום שבעה של פסח נטבעו המצרים אמר הקב"ה מעשי ידי טובעין בים ואתם אומרים שירה לפני וכיון שבז' אין אומרים אותו ע"כ בחוה"מ ג"כ אין אומרים אותו שלא יהיה עדיף מיו"ט אחרון:(7) On lit le Hallel avec omission, etc. – parce que le septième jour de Pessa'h les Égyptiens furent noyés, et le Saint, béni soit-Il, a dit : « Les œuvres de Mes mains se noient dans la mer, et vous diriez un cantique devant Moi ? » Et puisque le septième jour on ne le dit pas (en entier), on ne le dit pas non plus à 'Hol HaMoed, afin qu'il ne soit pas mieux traité que le dernier Yom Tov.
séif katan 7
- (ח) משך תורא - והם סימני ראשי פרשיות דהיינו יום ראשון משכו וקחו וגו' יום ב' שור או כשב יום ג' קדש לי כל בכור יום ד' אם כסף תלוה יום ה' פסל לך יום ו' במדברא דהיינו וידבר וגו' במדבר סיני ויעשו בני ישראל את הפסח ביום ז' פ' בשלח ביום ח' בוכרא כל הבכור אשר יולד וגו':(8) Mechokh, Toura – ce sont les signes des débuts des sections, à savoir : le premier jour, « Entraînez et prenez, etc. » (Exode 12, 21) ; le deuxième jour, « Un bœuf ou un mouton » (Lévitique 22, 27) ; le troisième jour, « Consacre-Moi tout premier-né » (Exode 13, 1) ; le quatrième jour, « Si tu prêtes de l'argent » (Exode 22, 24) ; le cinquième jour, « Taille-toi » (Exode 34, 1) ; le sixième jour, Bemadbera, c'est-à-dire « Hachem parla, etc., dans le désert de Sinaï » et « que les Bnei Israël fassent le Pessa'h » (Nombres 9, 1) ; le septième jour, la section Bechala'h (Exode 13, 17) ; le huitième jour, Boukhra : « Tout premier-né qui naîtra, etc. » (Deutéronome 15, 19).
séif katan 8
- (ט) קורא וכו' - מפני שכתוב בו מעניני דשבת:(9) On lit, etc. – parce qu'il y est écrit des sujets relatifs au Chabbat.
séif katan 9
- (י) קורין הרביעי - קאי על חול המועד ואין אומרים קדיש עד אחר שקרא הרביעי שנשלם מנין הקרואים משא"כ בשבת ויו"ט ויוה"כ נשלם מנין הקרואים קודם שקורא מפטיר וע"כ אומרים תיכף קדיש:(10) On lit pour le quatrième – cela se rapporte à 'Hol HaMoed. Et l'on ne dit pas le Kaddich avant d'avoir lu pour le quatrième, avec qui le nombre des appelés est complet ; il n'en va pas ainsi le Chabbat, à Yom Tov et à Yom Kippour, où le nombre des appelés est complet avant qu'on ne lise le maftir : c'est pourquoi on dit aussitôt le Kaddich.
séif katan 10
- (יא) בליל יו"ט האחרון - בין בז' בין בח':(11) La nuit du dernier Yom Tov – aussi bien le septième que le huitième jour.
séif katan 11
- (יב) מקדשין על היין - ר"ל בבהכ"נ וכונתו דאף דבב' לילות הראשונים אין מקדשין בבהכ"נ והטעם לפי שאין לך עני בישראל שאין לו ד' כוסות משא"כ הכא לא שייך זה:(12) On fait le Kiddouch sur le vin – c'est-à-dire à la synagogue. Son intention est que, bien que les deux premières nuits on ne fasse pas le Kiddouch à la synagogue, la raison en étant qu'il n'y a pas de pauvre en Israël qui n'ait les quatre coupes, ici cette raison ne s'applique pas.
séif katan 12
- (יג) וא"א זמן - דהיינו שהחיינו שאינו רגל בפני עצמו כמו שמיני עצרת של החג. מילה כשחל בשביעי של פסח או בשמיני אומרים יום ליבשה נהפכו מצולים קודם גאל ישראל [ואם חל בשבת אומרים קודם שירה חדשה משום שאז נוהגין לומר הפיוט של ברח דודי קודם גאל ישראל] משא"כ בשאר יו"ט דאין אומרים יום ליבשה מחמת מילה אא"כ כשחלו בשבת [מ"א בשם הלבוש] עוד כתב דאם חל יום ז' בשבת אומרים ביוצר הפיוטים של שבת חוה"מ מפני שאז אומרים שיר השירים באותו יום והפיוטים של שבת חוה"מ מיוסדים על שה"ש ואם חל יום אחרון בשבת אומרים ביוצר הפיוטים של שבת חוה"מ ובשמו"ע מהפכין ואומרים הפיוט של יום ז':(13) Et on ne dit pas Zman – c'est-à-dire Che'he'heyanou, car ce n'est pas une fête en soi, comme l'est Chemini Atséret pour la fête de Soukkot. Lors d'une circoncision, quand elle tombe le septième jour de Pessa'h ou le huitième, on dit le poème « Le jour où les profondeurs se changèrent en terre ferme » avant « qui a délivré Israël » (et si cela tombe le Chabbat, on le dit avant « un cantique nouveau », parce qu'on a alors l'usage de dire le poème « Bera'h dodi » avant « qui a délivré Israël ») ; il n'en va pas ainsi les autres jours de Yom Tov, où l'on ne dit pas « Le jour où… en terre ferme » à cause d'une circoncision, sauf quand ils tombent le Chabbat (Maguen Avraham au nom du Levouch). Il a encore écrit que si le septième jour tombe le Chabbat, on dit dans le Yotser les poèmes du Chabbat de 'Hol HaMoed, parce qu'on dit alors le Cantique des Cantiques ce jour-là et que les poèmes du Chabbat de 'Hol HaMoed sont fondés sur le Cantique des Cantiques ; et si le dernier jour tombe le Chabbat, on dit dans le Yotser les poèmes du Chabbat de 'Hol HaMoed, et dans la Chemoné Esré (répétition de l'officiant) on inverse et l'on dit le poème du septième jour.
séif katan 13
- (יד) ומפטירין היתה עלי - האמורה לענין תחית המתים. והטעם כי תחית המתים יהא בניסן וגוג ומגוג בתשרי ע"כ מפטירין בניסן העצמות היבשות ובתשרי בוא גוג [טור]:(14) Et la haftara est « La main de Hachem fut sur moi » – qui traite de la résurrection des morts. La raison en est que la résurrection des morts aura lieu en Nissan, et la guerre de Gog et Magog en Tichri ; c'est pourquoi on lit en haftara en Nissan la prophétie des ossements desséchés, et en Tichri « Quand viendra Gog » (Tour).
séif katan 14
- (טו) ואין מזכירין וכו' - דבשבת שחל בחוה"מ פסח אין הפטרה באה אלא בשביל שבת בלבד שהרי אין מפטירין בנביא בשאר ימי חוה"מ לפיכך אומרים ברכת הפטרה כמו בשאר שבתות השנה:(15) Et l'on ne mentionne pas, etc. – car un Chabbat qui tombe pendant 'Hol HaMoed de Pessa'h, la haftara ne vient qu'en raison du Chabbat seul, puisqu'on ne lit pas de haftara des Prophètes les autres jours de 'Hol HaMoed. C'est pourquoi on dit la bénédiction de la haftara comme les autres Chabbatot de l'année.
séif katan 15
- (טז) ולא בחתימה - דהיינו שאינו חותם רק מקדש השבת וכתבו האחרונים דבשבת חוה"מ סוכות מסיים מקדש השבת וישראל והזמנים וכן מזכיר של סוכות באמצע הברכה כמו ביו"ט ראשון של סוכות והטעם שכל יום ויום מחוה"מ סוכות הוא כמועד בפ"ע משום דחלוקין בקרבנות המוספין:(16) Ni à la conclusion – c'est-à-dire qu'on conclut seulement par « qui sanctifie le Chabbat ». Les A'haronim ont écrit que le Chabbat de 'Hol HaMoed de Soukkot, on conclut « qui sanctifie le Chabbat, Israël et les temps », et de même on mentionne Soukkot au milieu de la bénédiction, comme au premier jour de Yom Tov de Soukkot. La raison en est que chaque jour de 'Hol HaMoed de Soukkot est comme une fête en soi, parce qu'ils diffèrent par les sacrifices additionnels.
séif katan 16
- (יז) ונוהגין לומר שה"ש וכו' - מפני שמפורש בו ענין יציאת מצרים ובסוכות קהלת מפני שהם ימי שמחה וכתיב בקהלת ולשמחה מה זו עושה ורות בשבועות דאיתא בילקוט רות מה ענין רות אצל עצרת שנקראת בזמן מתן תורה ללמדך שלא ניתנה תורה אלא ע"י יסורין ועוני וכו' ונהגו לקרותה ביום שני:(17) Et on a l'usage de dire le Cantique des Cantiques, etc. – parce qu'il y est explicitement question de la sortie d'Égypte ; et à Soukkot l'Ecclésiaste, parce que ce sont des jours de joie, et il est écrit dans l'Ecclésiaste : « Et la joie, que fait-elle ? » (Ecclésiaste 2, 2) ; et Ruth à Chavouot, car on trouve dans le Yalkout Ruth : « Quel rapport y a-t-il entre Ruth et Atséret (Chavouot), pour qu'on la lise au temps du don de la Torah ? Pour t'enseigner que la Torah n'a été donnée qu'à travers les souffrances et la pauvreté, etc. » Et on a l'usage de la lire le deuxième jour.
séif katan 17
- (יח) בשבת של חוה"מ - מפני שהפיוטים של אותו שבת מיוסדים על שה"ש וכנ"ל:(18) Le Chabbat de 'Hol HaMoed – parce que les poèmes de ce Chabbat sont fondés sur le Cantique des Cantiques, comme dit plus haut.
séif katan 18
- (יט) והעם נהגו וכו' - וכן הסכים הט"ז ומ"א הסכים עם אותן הפוסקים המצריכין לברך על כולם חוץ מקהלת והגר"א בביאורו כתב דאף על קהלת יש לברך. ולכן הנוהג לברך עכ"פ כשכתובין על קלף בודאי אין למחות בידו. יו"ט שחל בשבת אומרים במנחה ואני תפלתי וקורין בסדר השבוע:(19) Et le peuple a l'usage, etc. – c'est aussi l'avis du Taz ; le Maguen Avraham s'est rangé à l'avis des décisionnaires qui exigent de réciter la bénédiction sur toutes, sauf sur l'Ecclésiaste ; et le Gaon de Vilna a écrit dans son commentaire que même sur l'Ecclésiaste il faut réciter la bénédiction. C'est pourquoi celui qui a l'usage de réciter la bénédiction, du moins lorsqu'elles sont écrites sur parchemin, on ne doit certainement pas l'en empêcher. Un Yom Tov qui tombe le Chabbat, on dit à Min'ha « Et moi, ma prière » et on lit dans la section de la semaine.
séif katan 19