Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מי ראוי לדון והפסולים מחמת שנאה וקורבה. ובו יב סעיפים:
ב"ד של ג' שהיה אחד מהם גר ה"ז פסול לדון לישראל אא"כ היתה אמו (או אביו) (מרדכי בשם תוס' פ"ב מ"ח) מישראל וגר דן את חבירו הגר אע"פ שאין אמו מישראל (וע' בי"ד סי' רס"ט):Qui est apte à juger, et ceux qui sont inaptes à cause de la haine ou de la parenté. Il comporte 12 séifim :
Un tribunal de trois juges dont l'un était un converti (guer) est inapte à juger un Juif de naissance (Israël), à moins que sa mère (ou son père) (Mordekhaï, au nom des Tossafot, chapitre Mitsvat 'Halitsa) ne soit issue d'Israël. Et un converti juge son compagnon converti, même si sa mère n'est pas issue d'Israël (et voir dans le Yoré Déa, siman 269).séif 1
- ממזר ואפי' שלשתן ממזרים הרי אלו כשרים לדון לכל וכן אם היה כל אחד מהם סומא באחת מעיניו כשר אבל הסומא בשתי עיניו פסול:Un mamzer (enfant né d'une union interdite), et même si tous les trois sont des mamzerim, ils sont aptes à juger tout le monde. Et de même, si chacun d'eux était aveugle d'un de ses yeux, il est apte ; mais celui qui est aveugle des deux yeux est inapte.
séif 2
- וי"א שאינו ראוי לדון אלא מבן י"ח ומעלה והביא שתי שערות וי"א דמבן י"ג ומעלה כשר ואפילו לא הביא שתי שערות:Et certains disent qu'on n'est apte à juger qu'à partir de dix-huit ans, et à condition d'avoir produit deux poils (signe de puberté). Et certains disent qu'à partir de treize ans on est apte, même si l'on n'a pas produit deux poils.
séif 3
- אשה פסולה לדון:Une femme est inapte à juger.
séif 4
- יש אומרים דשתויי יין מותרים לדון דיני ממונות אין עד נעשה דיין ודוקא עד שמעיד כגון אם העיד א' מהדיינים בפני חבריו על מעשה שראה אינו יכול להצטרף עמהם לדון על אותו מעשה אבל אם אינו מעיד כגון שהג' דיינים ראו המעשה אפי' כוונו ראייתן בתורת עדות אם ראוהו ביום נעשים דיינים ודנים על המעשה ההוא אבל אם ראוהו בלילה אין דנין ע"פ עצמן אבל בעדות אחרים דנין ואם הוזמנו להעיד אף בעדות אחרים אין דנין וי"א שאף בהוזמנו להעיד דנים בעדות אחרים (וכל זה בדין דאורייתא אבל בדבר דרבנן עד נעשה דיין) (תוס' פ"ב דכתובות ונ"י שם ופ' אד"מ):Certains disent que des juges ayant bu du vin ont le droit de juger les procès d'argent. Un témoin ne devient pas juge (dans la même affaire) ; et cela ne vaut que pour un témoin qui témoigne, par exemple si l'un des juges a témoigné devant ses collègues sur un fait qu'il a vu : il ne peut pas se joindre à eux pour juger ce même fait. Mais s'il ne témoigne pas, par exemple si les trois juges ont vu le fait, même s'ils ont dirigé leur regard en vue d'un témoignage : s'ils l'ont vu de jour, ils deviennent juges et jugent ce fait ; mais s'ils l'ont vu la nuit (où l'on ne juge pas), ils ne jugent pas sur la base de leur propre témoignage ; mais sur le témoignage d'autres témoins, ils jugent. Et s'ils ont été convoqués pour témoigner, même sur le témoignage d'autres témoins, ils ne jugent pas. Et certains disent que même s'ils ont été convoqués pour témoigner, ils jugent sur le témoignage d'autres témoins (et tout cela pour un procès relevant de la Torah ; mais dans une matière d'ordre rabbinique, un témoin devient juge) (Tossafot, chapitre 2 de Ketoubot, et Nimouké Yossef là-bas, et chapitre E'had Diné Mamonot).
séif 5
- מי שתובעין אותו לדון לפני דיין שקטן ממנו אין הדיין יכול לכופו לילך לפניו אלא מכנפי מאן דאיכא התם מחכימי ומעיינים בינייהו:Celui que l'on assigne à être jugé devant un juge qui est moins grand que lui (en sagesse) : le juge ne peut pas le contraindre à aller devant lui ; mais on rassemble ceux des Sages qui se trouvent là, et ils examinent l'affaire entre eux.
séif 6
- אסור לאדם לדון למי שהוא אוהבו אע"פ שאינו שושבינו ולא ריעו אשר כנפשו ולא למי ששונאו אע"פ שאינו אויב לו ולא מבקש רעתו אלא צריך שיהיו השני בעלי הדינים שוים בעיני הדיינים ובלבם ואם לא היה מכיר את שום אחד מהם ולא את מעשיו אין לך דיין צדיק כמוהו: הגה ומיהו אם דנו דיניהם דין (הגהות אשר"י ריש סנהדרין) וי"א דבשונאו ממש דהיינו שלא דבר עמו שלשה ימים מתוך איבה או אוהבו ממש דהיינו שושבינו וריעו באלו אין דיניהם דין (טור) וי"א דכל שאינו אוהבו או שונאו ממש מותר לדונו ואינו אלא מדת חסידות להחמיר שלא לדונו ולכן מותר להיות דיין כשזה בורר לו א' וזה בורר לו א' (ע"ל ר"ס י"ג) כי כל א' בורר לו אוהבו וכ"ש שהרב יכול להיות דיין לתלמידו (מהרי"ק שורש ט"ז) ואפי' ב"ד הפסול לדון משום אהבה ושנאה יכול להושיב דיינים אחרים כשרים שידונו (פסקי מהר"י סי' רנ"ח ומהרי"ק שורש כ"א) מי שאומר על הדיין שהוא שונאו או אוהב בעל דינו אינו נאמן וצריך ראיה לדבריו (טור) המנדה חבירו משום שזלזל בכבודו יכול לדונו אח"כ מאחר שאינו שונאו וע' לקמן סי' ל"ג סעיף ו':Il est interdit à une personne de juger celui qui est son ami, même s'il n'est pas son garçon d'honneur (chouchbin) ni son compagnon qui lui est comme lui-même, ni celui qu'il hait, même s'il n'est pas son ennemi et ne cherche pas à lui nuire ; mais il faut que les deux parties soient égales aux yeux des juges et dans leur cœur. Et s'il ne connaissait aucun d'eux ni ses actes, il n'y a pas de juge aussi juste que lui. Haga (Rema) : Toutefois, s'ils ont jugé, leur jugement est un jugement valable (Hagahot Achéri, début de Sanhédrin). Et certains disent que pour celui qu'il hait vraiment, c'est-à-dire qu'il ne lui a pas parlé pendant trois jours par inimitié, ou son ami véritable, c'est-à-dire son garçon d'honneur et son compagnon : dans ces cas, leur jugement n'est pas un jugement valable (Tour). Et certains disent que tout juge qui n'est pas vraiment son ami ou son ennemi a le droit de le juger, et ce n'est qu'une mesure de piété (midat 'hassidout) d'être rigoureux et de ne pas le juger. C'est pourquoi il est permis d'être juge lorsque celui-ci se choisit un juge et celui-là se choisit un juge (voir plus loin, début du siman 13), car chacun se choisit quelqu'un qui est son ami ; et à plus forte raison, le maître peut être juge pour son élève (Maharik, racine 16). Et même un tribunal inapte à juger à cause d'amitié ou de haine peut faire siéger d'autres juges aptes qui jugeront (Pessakim du Maharaï, siman 258, et Maharik, racine 21). Celui qui dit d'un juge qu'il le hait ou qu'il aime la partie adverse n'est pas cru, et il doit apporter une preuve à ses dires (Tour). Celui qui met au ban son prochain parce que celui-ci a porté atteinte à son honneur peut le juger ensuite, puisqu'il ne le hait pas. Et voir plus loin, siman 33, séif 6.
séif 7
- שני ת"ח השונאים זה את זה אסורים לישב בדין יחד שמפני השנאה שביניהם דעת כל אחד מהם לסתור דברי חבירו:Deux érudits (talmidé 'hakhamim) qui se haïssent l'un l'autre ont l'interdiction de siéger en jugement ensemble, car à cause de la haine qui est entre eux, l'intention de chacun d'eux sera de contredire les paroles de son collègue.
séif 8
- כל הפסולים (להעיד) מחמת קורבה או מחמת עבירה פסולים לדון (וע"ל סי' ל"ג ול"ד פרטי הפסולים לענין עדות וה"ה לענין דיינות שהדיינים לא יהיו קרובים זה לזה ולא לעדים) (ר"ן פ"ב דכתובות ותשובת רשב"א סי' תש"ץ) (ע"ל סי' ל"ג סעיף י"ז):Tous ceux qui sont inaptes (à témoigner) à cause de la parenté ou à cause d'une transgression sont inaptes à juger (et voir plus loin, simanim 33 et 34, le détail des inaptitudes concernant le témoignage ; et il en est de même concernant la fonction de juge : les juges ne doivent pas être parents l'un de l'autre, ni des témoins) (Ran, chapitre 2 de Ketoubot, et responsa du Rachba, siman 790) (voir plus loin, siman 33, séif 17).
séif 9
- דיין שיודע בחבירו שהוא גזלן או רשע אין לו להצטרף עמו:Un juge qui sait de son collègue qu'il est un voleur ou un méchant ne doit pas se joindre à lui.
séif 10
- ב"ד של ג' צריך שיהיה בכל אחד מהם ז' דברים חכמה ענוה יראה שנאת ממון אהבת האמת אהבת הבריות להם בעלי שם טוב (וע"ל סי' ח' סעי' א'):Un tribunal de trois juges : il faut qu'il y ait en chacun d'eux sept choses : la sagesse, l'humilité, la crainte de D.ieu, la haine de l'argent, l'amour de la vérité, l'amour des gens envers eux, et qu'ils soient des gens de bonne réputation (et voir plus loin, siman 8, séif 1).
séif 11
- כל דבר שיש לדיין בו צד הנאה אינו יכול לדון עליו לפיכך בני העיר שנגנב ס"ת שלהם אין דנין אותו בדייני אותה העיר אא"כ יש להם ס"ת אחרת והאומר תנו מנה לעניי עירי אין דנין בדייני אותה העיר (וע"ל סי' ד' דאם חד מחזיק בשלהם עבדי דינא לנפשייהו ועיין לקמן סי' ל"ז סעיף י"ט וסעיף כ' מאלו הדינים) ולפיכך עסקי המס אין דנין בדייני אות' העיר מפני שיש להם או לקרוביהם חלק בו (ואם הוא מס פרטי כגון שאינו נוהג אלא זמן קצוב יכולין קצת מן הקהל להסתלק ושלא יהיה להם הנאה מזה ודיינין) (תשו' הרא"ש כ"ו סי' י"ח כת' דלא מהני סילוק ובכלל צ"ט כתב דמהני וצריך לחלק בין מס פרטי) ואם עשו תקנה או שיש מנהג בעיר שדייני העיר ידונו אף על ענין המסים דינם דין (ועיין לקמן ס"ס ל"ז סעיף כ"ב מזה):Toute chose dans laquelle le juge a un intérêt, il ne peut pas la juger. C'est pourquoi les habitants de la ville dont le Séfer Torah a été volé : on ne juge pas le voleur par les juges de cette ville, à moins qu'ils n'aient un autre Séfer Torah. Et pour celui qui dit : « Donnez cent pièces (un mané) aux pauvres de ma ville », on ne juge pas l'affaire par les juges de cette ville (et voir plus haut, siman 4, que si un particulier détient ce qui leur appartient, ils se font justice à eux-mêmes ; et voir plus loin, siman 37, séifim 19 et 20, au sujet de ces lois). Et c'est pourquoi, les affaires d'impôt, on ne les juge pas par les juges de cette ville, car eux ou leurs proches y ont une part (et si c'est un impôt particulier, par exemple qui n'est en vigueur que pour un temps déterminé, une partie de la communauté peut se retirer de l'impôt, de sorte qu'ils n'en aient pas d'intérêt, et ils jugent) (dans les responsa du Roch, règle 6, siman 18, il a écrit que le retrait n'est pas efficace, et dans un autre passage il a écrit qu'il est efficace ; il faut donc distinguer, pour le cas d'un impôt particulier). Et si l'on a fait une ordonnance (takana), ou qu'il y a un usage dans la ville, que les juges de la ville jugeront même les affaires d'impôts, leur jugement est un jugement valable (et voir plus loin, fin du siman 37, séif 22, à ce sujet).
séif 12