Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- היתר אשת איש שמת בעלה ואומרת גרשתני ודיני הערוה ודין נשאת באיסור ובטעות. ובו נח סעיפים:
אשת איש בכלל עריות היא ואין קדושין תופסין בה בד"א בודאי אשת איש אבל אם היא ספק מקודשת או ספק מגורשת קדושין תופסין בה מספק וצריכה גט משניהם וה"ה לפסולי גיטין מדרבנן שאם בא אחר וקידשה שצריכה גט משניהם מהראשון דרבנן ומהשני מדאורייתא:La permission de se remarier pour une femme mariée dont le mari est mort, ou qui dit : « Tu m'as répudiée » ; les lois de l'erva, et la loi de celle qui s'est remariée de manière interdite ou par erreur. Il contient cinquante-huit séifim :
La femme mariée fait partie des arayot (unions prohibées), et les kidouchin (consécration) n'ont pas de prise sur elle. De quoi parle-t-on ? D'une femme certainement mariée ; mais si elle est douteusement consacrée ou douteusement divorcée, les kidouchin d'un autre ont prise sur elle par doute, et elle a besoin d'un get de chacun des deux. Et il en va de même pour les femmes répudiées par des guittin invalides d'ordre rabbinique : si un autre est venu et l'a consacrée, elle a besoin d'un get de chacun des deux, du premier d'ordre rabbinique et du second de la Torah.séif 1
- אשת איש שפשטה ידה וקבלה קדושין בפני בעלה הרי זו מקודשת לשני האשה שאמרה לבעלה בפניו גרשתני נאמנת חזקה אין אשה מעיזה פניה בפני בעלה: הגה י"א דוקא לענין שקידושין תופסין בה נאמנת וצריכה גט אבל אינה נאמנת להנשא לאחר (הר"ן פ"ב דכתובות בשי"א) או ליטול כתובתה (הגהות מיימוני פ"ב דגירושין) (וי"ח וס"ל דלכל דבר נאמנת) (רמב"ם) (וי"א עוד דבזמן הזה דנפישי חוצפא ופריצותא אינה נאמנת אלא לחומרא דאיתרע חזקה דאינה מעיזה) ב"י בשם א"ח: אבל אם קידשה אחר שלא בפני בעלה אין קדושין תופסין בה עד שתביא ראייה שנתגרשה קודם שתקבל הקידושין שכל שלא בפניו מעיזה וכתב הרא"ש דכל שהוא בעיר שנתקדשה לאחר מיקרי בפניו (ויש חולקין וס"ל דבעינן בפני בעלה ממש) (מהרי"ק שורש ע"ב וריב"ש סימן קכ"ז) והא דאמרינן דאין אשה מעיזה פניה בפני בעלה לומר גרשתני ה"מ היכא דליכא דמסייע לה אבל היכא דאיכא דמסייע לה מעיזה ומעיזה ואם נשאת לאחר שלא בפני בעלה אע"פ שכשבא בעלה אומרת לו בפניו גרשתני אינה נאמנת דכיון שכבר נשאת מעיזה ומעיזה שלא תעשה עצמה זונה ויש מי שאומר שאפי' לא נשאת עדיין לאחר אלא נתקדשה לו שלא בפני בעלה ואח"כ בא בעלה ואומרת לו בפניו גרשתני אינה נאמנת וי"א שאם היה קטטה ביניהם או שתובעת כתובתה אינה נאמנת לומר גרשתני אפי' בפניו י"א במקום שנאמנת להינשא גובאת ג"כ כתובתה (מהרי"ק שורש ע"ב וריב"ש סי' קכ"ז) וי"א דאינה נאמנת לענין ממון כלל ונתבאר לעיל:Une femme mariée qui a tendu la main et a accepté des kidouchin en présence de son mari, la voici consacrée au second, car la femme qui a dit à son mari en sa présence : « Tu m'as répudiée » est crue ; il y a une présomption ('hazaka) qu'une femme n'a pas l'audace de mentir effrontément en présence de son mari. Haga (Rema) : Certains disent qu'elle est crue précisément pour ce qui est que les kidouchin ont prise sur elle, et elle a besoin d'un get du second ; mais elle n'est pas crue pour se marier à un autre (le Ran, chapitre 2 de Ketoubot, au nom de « certains disent »), ni pour percevoir sa ketouba (Hagahot Maïmoniyot, chapitre 2 des lois du divorce) (et certains contestent et pensent qu'elle est crue pour toute chose) (le Rambam) (et certains disent encore qu'à notre époque, où l'insolence et la licence se sont multipliées, elle n'est crue que pour la rigueur, car la présomption qu'elle n'ose pas a été affaiblie) (Beit Yossef au nom des Or'hot 'Hayim). Mais si un autre l'a consacrée hors de la présence de son mari, les kidouchin n'ont pas de prise sur elle, jusqu'à ce qu'elle apporte la preuve qu'elle a été répudiée avant d'accepter les kidouchin, car tant que ce n'est pas en sa présence, elle a l'audace de mentir. Et le Roch a écrit que tant que le mari est dans la ville où elle a été consacrée à un autre, cela s'appelle « en sa présence » Haga (Rema) : (et certains contestent et pensent qu'il faut que ce soit réellement en présence de son mari) (Maharik, chorech 72, et Rivach, siman 127). Et ce que nous disons, qu'une femme n'a pas l'audace de dire en présence de son mari : « Tu m'as répudiée », cela s'applique là où il n'y a personne qui la soutienne ; mais là où il y a quelqu'un qui la soutient, elle a assurément l'audace. Et si elle s'est mariée à un autre hors de la présence de son mari, même si, lorsque son mari arrive, elle lui dit en sa présence : « Tu m'as répudiée », elle n'est pas crue, car puisqu'elle s'est déjà mariée, elle a assurément l'audace de mentir, afin de ne pas faire d'elle-même une débauchée. Et il y a un avis selon lequel, même si elle ne s'est pas encore mariée à un autre mais seulement consacrée à lui hors de la présence de son mari, et qu'ensuite son mari arrive et qu'elle lui dit en sa présence : « Tu m'as répudiée », elle n'est pas crue. Et certains disent que s'il y avait une querelle entre eux, ou qu'elle réclame sa ketouba, elle n'est pas crue pour dire : « Tu m'as répudiée », même en sa présence. Haga (Rema) : Certains disent que là où elle est crue pour se remarier, elle perçoit aussi sa ketouba (Maharik, chorech 72, et Rivach, siman 127) ; et certains disent qu'elle n'est pas crue du tout en matière d'argent, et cela a été expliqué plus haut.
séif 2
- אשה שהלך בעלה למדינת הים והעידו עליו שמת אפי' עד א' אפילו העד עבד או שפחה או אשה או קרוב מותרת ואפי' עד מפי עד או אשה מפי אשה או עבד או שפחה או קרוב כשרים לעדות זה ופסולי עדות אם פסולים מדרבנן כשרים לעדות זה אבל פסולי עדות דאורייתא פסולים ואם מסיחים לפי תומם כשרים וכן כותי או ישראל מומר לעבודת אלילים ולכל התורה כלה אם הוא מסיח לפי תומו נאמן: הגה לא בא עד בדרכים הנזכרים רק יצא קול הברה בעיר שמת אין משיאין את אשתו (ת"ה סי' רכ"ב ובתשובת הרמב"ן סי' פ'):Une femme dont le mari est parti outre-mer, et dont on a témoigné qu'il était mort, même un seul témoin, même si le témoin est un esclave, une servante, une femme ou un parent, elle est permise pour se remarier. Et même un témoin rapportant les propos d'un témoin, ou une femme rapportant les propos d'une femme, ou un esclave, une servante ou un parent, sont aptes pour ce témoignage. Et ceux qui sont inaptes au témoignage, s'ils sont inaptes d'ordre rabbinique, sont aptes pour ce témoignage ; mais ceux qui sont inaptes au témoignage de la Torah sont inaptes ; et s'ils parlent en toute naïveté (mesia'h lefi toumo, sans intention de témoigner), ils sont aptes. De même, un non-juif, ou un Juif apostat pour l'idolâtrie et pour toute la Torah, s'il parle en toute naïveté, il est cru. Haga (Rema) : Si aucun témoin n'est venu selon les modalités mentionnées, mais qu'il s'est seulement répandu une rumeur dans la ville qu'il est mort, on ne remarie pas sa femme (Teroumat HaDéchen, siman 222, et dans les responsa du Ramban, siman 80).
séif 3
- הכל נאמנים להעיד לה עדות זו חוץ מה' נשים שחזקתן שונאות זו את זו שאין מעידות במיתת בעלה שמא יתכוונו לאסרה עליו ועדיין הוא קיים ואלו הן חמותה אפי' אינה עתה חמותה רק אם יבמה (טור) ובת חמותה וצרתה ויבמתה ובת בעלה וכן היא לא תעיד להם (טור):Tous sont crus pour lui apporter ce témoignage, sauf cinq femmes, dont la présomption est qu'elles se haïssent l'une l'autre, qui ne témoignent pas de la mort de son mari, de peur qu'elles n'aient l'intention de la rendre interdite à lui alors qu'il est encore en vie. Les voici : sa belle-mère — même si ce n'est pas maintenant sa belle-mère, mais seulement la mère de son yavam (beau-frère du lévirat) (Tour) —, la fille de sa belle-mère, sa co-épouse (tsara), sa belle-sœur (yevimta, femme du frère de son mari) et la fille de son mari. Haga (Rema) : Et de même, elle ne témoignera pas pour elles (Tour).
séif 4
- כבר אמרנו שהעד שאמר שמעתי שמת פלוני אפי' שמע מאשה ששמעה מעבד ה"ז כשר לעדות אשה ומשיאין על פיו: הגה ואפי' לא אמר ממי שמע אלא אמר סתם ששמע כשר ולא חיישינן שמא הראשון פסול היה אבל אם אמר העד או האשה או העבד מת פלוני ואני ראיתיו שמת שואלים אותו היאך ראית ובמה ידעת אם העיד בדבר ברור נאמן ואם העיד בדברים שרובן למיתה אין משיאין את אשתו שאין מעידים על האדם שמת אלא כשראוהו שמת ודאי ואין בו ספק: הגה שמע קול מקוננות שהזכירוהו בין המתים וספדוהו אותו משיאין אשתו (כ"כ המ"מ בשם התוספתא) ולכן יש למחות בנשים שלא לספוד אדם על פי אומדנות המוכיחות שמת ולא יספידו אותו עד שיודעין שמת וכן אשתו אסורה להספידו או ללבוש שחורים כל זמן שאין כאן עדות שהוא כראוי להשיאה (ס"ה וכ"כ הריב"ש סי' תק"ח) וכן אין לשום ב"ד ליתן שטר עדות לאשה מה שהעידו עדים לפניהם אם אין באותו עדות כדאי להתירה אם לא שכתבו בפי' הטעם שלא התירו אותה על עדות זו דחיישינן לקלקולא מב"ד שאינן מומחים (שם בתשובת הריב"ש):Nous avons déjà dit que le témoin qui a dit : « J'ai entendu que Untel est mort », même s'il l'a entendu d'une femme qui l'a entendu d'un esclave, celui-ci est apte pour le témoignage concernant une femme, et l'on la remarie sur sa parole. Haga (Rema) : Et même s'il n'a pas dit de qui il l'a entendu, mais a dit simplement qu'il l'a entendu, il est apte, et l'on ne craint pas que le premier ait été inapte. Mais si le témoin, ou la femme, ou l'esclave a dit : « Untel est mort, et je l'ai vu mourir », on l'interroge : « Comment l'as-tu vu, et comment l'as-tu su ? » S'il a témoigné d'une chose claire, il est cru ; et s'il a témoigné de circonstances qui conduisent le plus souvent à la mort, on ne remarie pas sa femme, car on ne témoigne qu'un homme est mort que lorsqu'on l'a vu mourir de façon certaine, sans aucun doute. Haga (Rema) : S'il a entendu la voix de pleureuses qui l'ont mentionné parmi les morts et ont prononcé son éloge funèbre, on remarie sa femme (ainsi l'a écrit le Maguid Michné au nom de la Tossefta). C'est pourquoi il faut empêcher les femmes de prononcer l'éloge funèbre d'un homme sur la base d'estimations montrant qu'il est mort ; qu'elles ne fassent pas son éloge avant de savoir qu'il est mort. De même, il est interdit à sa femme de prononcer son éloge ou de porter le noir tant qu'il n'y a pas un témoignage suffisant pour la remarier (selon le raisonnement, et ainsi l'a écrit le Rivach, siman 508). De même, aucun tribunal ne doit donner à une femme un acte écrit de ce que des témoins ont témoigné devant lui, si ce témoignage n'est pas suffisant pour la permettre, à moins d'y écrire explicitement la raison pour laquelle ils ne l'ont pas permise sur ce témoignage, car on craint une erreur de la part d'un tribunal non expert (là-bas, dans les responsa du Rivach).
séif 5
- בשעת הגזירה מתירים נשים ע"פ בעלי תשובה: הגה שמעידים מה שראו בעת צרה אע"פ שהמירו דתן מכח אונס (תשובת הרא"ש כלל נ"ד) ריקים המומרים ופוחזין שחזרו בתשובה אך לא בתשובה גמורה אין לסמוך על עדותן רק במסיחין לפי תומן (מהר"י בכתביו סימן ר"ך) או בידוע שהעידו בלא רמיה ועקול (שם סימן רכ"ד) והכל לפי ענין העד ולפי ראות עיני הדיין:En temps de persécution, on permet aux femmes de se remarier sur la foi de repentis Haga (Rema) : qui témoignent de ce qu'ils ont vu en temps de détresse, bien qu'ils aient renié leur religion sous la contrainte (responsa du Roch, kelal 54). Des vauriens apostats et des écervelés qui se sont repentis, mais pas d'un repentir complet, on ne se fie pas à leur témoignage, sauf s'ils parlent en toute naïveté (le Maharaï dans ses écrits, siman 220), ou s'il est notoire qu'ils ont témoigné sans tromperie ni détour (là-bas, siman 224) ; et tout dépend de la nature du témoin et de l'appréciation du juge.
séif 6
- בא אחד ואמר הרגתיו תנשא דאין אדם משים עצמו רשע ופלגינן דבוריה וה"ה לכותי שאמר מסיח לפי תומו הרגתי את פלוני שמשיאין את אשתו:Si quelqu'un est venu et a dit : « Je l'ai tué », elle se remariera, car un homme ne se rend pas lui-même méchant (on ne l'écoute pas pour s'incriminer), et nous divisons sa déclaration (on le croit que le mari est mort, sans le croire qu'il l'a tué). Et il en va de même pour un non-juif qui a dit, en parlant en toute naïveté : « J'ai tué Untel », on remarie sa femme.
séif 7
- אם עד א' אמר לאשה בינו לבינה מת בעליך אינה צריכה שוב לעדותו אלא באה לב"ד ואומרת מת בעלי אבל אם בא העד שאמרה בשמו מת ואמר שלא אמר מת לא מהימנ': הגה ואין הב"ד צריכין לשלוח אחריו אע"פ שהוא בעירו אלא סומכין אעד מפי עד לכתחילה (תשו' מהרי"ו סי' ט'):Si un seul témoin a dit à la femme, entre lui et elle : « Ton mari est mort », elle n'a plus besoin de son témoignage, mais elle vient au tribunal et dit : « Mon mari est mort ». Mais si le témoin au nom duquel elle a dit qu'il était mort vient et dit qu'il n'a pas dit qu'il était mort, elle n'est pas crue. Haga (Rema) : Et le tribunal n'a pas besoin d'envoyer le chercher, même s'il est dans sa ville, mais on se fie lekhat'hila à un témoin rapportant les propos d'un témoin (responsa du Mahariv, siman 9).
séif 8
- עד אומר מת ועד אומר נהרג אע"פ שהן מכחישים זה את זה הואיל וזה וזה מודים שאינו קיים הרי זו תנשא:Un témoin dit : « Il est mort », et un témoin dit : « Il a été tué » : bien qu'ils se contredisent l'un l'autre, puisque l'un et l'autre reconnaissent qu'il n'est plus en vie, elle se remariera.
séif 9
- שמעו קול שאומר איש פלוני מת והלכו ולא מצאו שם אדם משיאין את אשתו ואם שמעו קול זה בשדה או בבור או בחורבה אין משיאין על פי אותו קול דחיישינן שמא שד הוא כיון שיצא הקול ממקום שהשדים מצויים שם:Si l'on a entendu une voix qui disait : « Untel est mort », et qu'on est allé voir sans trouver personne là, on remarie sa femme. Mais si l'on a entendu cette voix dans un champ, dans une citerne ou dans une ruine, on ne remarie pas sur la foi de cette voix, car on craint que ce ne soit un démon, puisque la voix est sortie d'un endroit où les démons se trouvent.
séif 10
- מצאו כתוב בשטר מת איש פלוני בן פלוני או נהרג תנשא אשתו אפי' אינו מקויים ולהרמב"ם צריך שידעו שהוא כתב ישראל: הגה וכן ראוי להחמיר ואפי' אם יודעים שהיא כתב ישראל אם י"ל שכתב כן משום שיצא קול שמת כגון שטבע במים שאין להם סוף וכדומה אין מתירין על הכתב שחוששין שכתב כן מפני הקול שיצא (תה"ד סי' ר"מ):Si l'on a trouvé écrit dans un document : « Untel fils d'Untel est mort » ou « a été tué », sa femme se remariera, même s'il n'est pas authentifié ; et selon le Rambam, il faut que l'on sache que c'est une écriture juive. Haga (Rema) : Et il convient d'être rigoureux ainsi. Et même si l'on sait que c'est une écriture juive, s'il y a lieu de dire qu'il a écrit cela parce qu'une rumeur s'était répandue qu'il était mort, par exemple s'il s'est noyé dans des eaux sans fin (dont on ne voit pas les rives) et autres cas semblables, on ne permet pas sur la foi de l'écrit, car on craint qu'il l'ait écrit à cause de la rumeur qui s'était répandue (Teroumat HaDéchen, siman 240).
séif 11
- מי שנשתתק ובדקו אותו כדרך שבודקין לגיטין ונמצאת דעתו מכוונת וכתב שמת פב"פ סומכין על כתיבתו ותנשא אשתו:Celui qui est devenu muet, qu'on l'a examiné comme on examine pour les guittin, qu'on a trouvé son esprit clair, et qu'il a écrit qu'Untel fils d'Untel est mort, on se fie à son écrit, et sa femme (de l'homme décédé) se remariera.
séif 12
- זה שאמרנו שעד מפי עד כשר בעדות אשה בד"א ששמע מפי בן דעת שמת פלוני כגון עבד או שפחה אבל אם שמע מפי שוטה או קטן אינו מעיד ואין סומכין על דבריהם שמע מהתינוקות שאומרים עכשיו באנו מהספד פלוני כך וכך ספדנים היו שם ופלוני החכם ופלוני עלו אחר מטתו כך וכך עשו במטתו ה"ז מעיד מפיהם על פי הדברים האלו וכיוצא בהם ומשיאין את אשתו: הגה ודוקא לאלתר כגון שאומרים עכשיו באנו מהספד פלוני כו' אבל אם אינו לאלתר לא מהני עדותן כלל (א"ז ומהרי"ו סי' מ"ה ופסקי מהרא"י סי' ר"כ) ואפילו הגדילו אח"כ אינן יכולין להעיד מה שראו בקטנותן (שם בא"ז):Ce que nous avons dit, qu'un témoin rapportant les propos d'un témoin est apte pour le témoignage concernant une femme, de quoi parle-t-on ? Lorsqu'il a entendu d'une personne douée de discernement qu'Untel est mort, par exemple un esclave ou une servante ; mais s'il l'a entendu d'un aliéné ou d'un mineur, il ne témoigne pas, et l'on ne se fie pas à leurs paroles. S'il a entendu des enfants qui disaient : « Nous revenons à l'instant de l'éloge funèbre d'Untel ; tels et tels orateurs y étaient, Untel le Sage et Untel ont suivi son cercueil, on a fait ceci et cela à son cercueil », celui-là témoigne en leur nom sur la base de ces paroles et d'autres semblables, et l'on remarie sa femme. Haga (Rema) : Et précisément si c'est sur-le-champ, par exemple lorsqu'ils disent : « Nous revenons à l'instant de l'éloge funèbre d'Untel », etc. ; mais si ce n'est pas sur-le-champ, leur témoignage n'est d'aucune utilité (Or Zaroua, Mahariv, siman 45, et Pessakim du Maharaï, siman 220). Et même s'ils ont grandi ensuite, ils ne peuvent pas témoigner de ce qu'ils ont vu dans leur enfance (là-bas, dans l'Or Zaroua).
séif 13
- כבר אמרנו שהכותי שהסיח לפי תומו משיאין על פיו כיצד היה מסיח לפי תומו ואמר אוי לפלוני שמת כמה היה נאה וכמה טובה עשה עמי או שהיה מסיח ואומר כשהייתי בא בדרך ונפל פלוני שהיה מהלך עמנו ומת ותמהנו לדבר זה כיצד מת פתאום וכיוצא בדברים אלו שהם מראים שאין כוונתו להעיד ה"ז נאמן וישראל ששמע מכותי המסיח לפי תומו מעיד ששמע ממנו ותנשא אשתו על פיו: הגה וכן אם אמר פלוני מת במסיח לפי תומו אע"פ שלא אמר דברים אחרים מיקרי שפיר מסל"ת (ריב"ש סי' שע"ז) ויש מחמירים (ב"י בשם הר"ן) בד"א בשלא היה שם אמתלאה אבל אם היה אמתלאה בשיחת הכותי שמא נתכוין לד"א כמו שאמר לאחד עשה לי כך וכך שלא אהרוג אותך כדרך שהרגתי לפלוני אין זה מסיח לפי תומו שכוונתו להטיל אימה ע"ז: הגה וכן במקום שיש לחוש לשקרא שלמדוהו לומר כך אין סומכין עליו (ר"י נתיב כ"ג) וכן אם שמע מערכאות של כותים שאמרו הרגנו פלוני אינם נאמנים שהם מחזיקים ידי עצמם בכזב וכן כל כיוצא בדברים אלו: הגה וי"א דכל ערכאות אינם נאמנים אפילו אומרים שנהרג בדין שלא על ידם (טור בשם הרא"ש) וכ"ז דוקא בערכאות אבל שאר כותים משיחים לפי תומם ואומרים שנדון בערכאות של כותים נאמנים (פסקי מהרא"י סי' ל"ד):Nous avons déjà dit que le non-juif qui a parlé en toute naïveté, on remarie la femme sur sa parole. Comment ? S'il parlait en toute naïveté et a dit : « Hélas pour Untel qui est mort, comme il était beau, et que de bien il m'a fait ! », ou s'il parlait et disait : « Quand je venais en chemin, Untel, qui marchait avec nous, est tombé et est mort, et nous nous sommes étonnés de cela, comment il est mort subitement », et autres paroles semblables, qui montrent que son intention n'est pas de témoigner, celui-là est cru. Et un Juif qui a entendu d'un non-juif parlant en toute naïveté témoigne qu'il l'a entendu de lui, et sa femme se remariera sur sa parole. Haga (Rema) : Et de même, s'il a dit « Untel est mort » en parlant en toute naïveté, bien qu'il n'ait pas dit d'autres paroles, cela s'appelle bien « parler en toute naïveté » (Rivach, siman 377) ; et certains sont rigoureux (Beit Yossef au nom du Ran). De quoi parle-t-on ? Lorsqu'il n'y avait pas de prétexte (amatla) ; mais s'il y avait un prétexte dans la conversation du non-juif, qu'il visait peut-être autre chose, comme s'il a dit à quelqu'un : « Fais-moi ceci et cela, afin que je ne te tue pas comme j'ai tué Untel », ce n'est pas parler en toute naïveté, car son intention est d'inspirer la crainte à celui-ci. Haga (Rema) : Et de même, là où il y a lieu de craindre un mensonge, qu'on lui ait appris à dire cela, on ne se fie pas à lui (Rabbénou Yerou'ham, netiv 23). De même, s'il a entendu des tribunaux non juifs qui ont dit : « Nous avons tué Untel », ils ne sont pas crus, car ils se renforcent eux-mêmes par le mensonge ; et de même pour tout ce qui est semblable. Haga (Rema) : Et certains disent qu'aucun tribunal n'est cru, même s'ils disent qu'il a été tué par jugement, sans que ce soit par eux (Tour au nom du Roch). Et tout cela, précisément pour les tribunaux ; mais d'autres non-juifs qui parlent en toute naïveté et disent qu'il a été jugé par les tribunaux non juifs sont crus (Pessakim du Maharaï, siman 34).
séif 14
- כותי שהסיח לפי תומו תחלה אע"פ ששאלו אותו אח"כ ובדקוהו עד שיפרש כל המאורע ה"ז נאמן ומשיאין על פיו: הגה אבל שאלו אותו תחלה איה חברינו ואמר להם שמת אין זה מיקרי מסל"ת ודוקא ששאלו אותו הכותי עצמו אבל שאלו כותי אחר (פסקי מהרא"י סי' קס"א) או שחפשו בעיר אחר יהודי ויצא הקול בזה ובא כותי ומסל"ת שמת (תשו' מוהר"מ הל' נשים) אע"פ שהיה אצל הכותי ששאלו מיקרי מסל"ת היו מדברים ביחד מן היהודי ובא להם כותי ואמר להם במה אתם מדברים ואמרו לו מן היהודי אם הוא חי או מת והגיד להם שהוא מת לא מיקרי מסל"ת (בתשובת הריב"ש) היה ספק אם מסל"ת או לא אין משיאין אשתו דספיקא דאורייתא לחומרא וכן בכל מקום דאיכא פלוגתא בדינין אלו אזלינן לחומרא (ג"ז שם) י"א הא דאמרינן דאם שאלו את הכותי תחלה לא מיקרי מסל"ת היינו דוקא אם שואלו ישראל אבל אם שואלים כותים אותו ומגיד מיקרי מסל"ת ובלבד ששאלו אותו שלא בפני ישראל (ת"ה סי' רל"ט) ואם שאלו ישראל והכותי הגיד שמת והגיד אומדנות המוכיחות אע"פ שאינו מקרי מסל"ת ואסורה לינשא מ"מ אם עברה ונשאת ע"פ חכם שהתירהו לא תצא אם יש ראיות ואומדנות שמת (פסקי מהרא"י סי' קל"ט):Un non-juif qui a d'abord parlé en toute naïveté, même si on l'a interrogé ensuite et qu'on l'a examiné jusqu'à ce qu'il explique tout l'événement, celui-là est cru, et l'on remarie la femme sur sa parole. Haga (Rema) : Mais si on l'a d'abord interrogé : « Où est notre compagnon ? », et qu'il leur a dit qu'il était mort, cela ne s'appelle pas parler en toute naïveté. Et précisément lorsqu'on a interrogé le non-juif lui-même ; mais si l'on a interrogé un autre non-juif (Pessakim du Maharaï, siman 161), ou si l'on a cherché dans la ville un Juif et que la rumeur s'en est répandue, et qu'un non-juif est venu et a dit, en parlant en toute naïveté, qu'il était mort (responsa du Maharam, lois des femmes), même s'il était près du non-juif qu'on a interrogé, cela s'appelle parler en toute naïveté. S'ils parlaient ensemble du Juif, qu'un non-juif est venu vers eux et leur a dit : « De quoi parlez-vous ? », qu'ils lui ont dit : « Du Juif, s'il est vivant ou mort », et qu'il leur a raconté qu'il était mort, cela ne s'appelle pas parler en toute naïveté (dans les responsa du Rivach). S'il y avait un doute s'il parlait en toute naïveté ou non, on ne remarie pas sa femme, car un doute portant sur la Torah se tranche dans le sens de la rigueur ; et de même, partout où il y a une divergence dans ces lois, on va dans le sens de la rigueur (tout cela, là-bas aussi). Certains disent que ce que nous disons, que si l'on a d'abord interrogé le non-juif cela ne s'appelle pas parler en toute naïveté, c'est précisément si c'est un Juif qui l'interroge ; mais si ce sont des non-juifs qui l'interrogent et qu'il raconte, cela s'appelle parler en toute naïveté, pourvu qu'on l'ait interrogé hors de la présence d'un Juif (Teroumat HaDéchen, siman 239). Et si un Juif l'a interrogé, et que le non-juif a raconté qu'il était mort et a rapporté des estimations probantes, bien que cela ne s'appelle pas parler en toute naïveté et qu'il lui soit interdit de se remarier, néanmoins, si elle a transgressé et s'est remariée sur la foi d'un Sage qui le lui a permis, elle ne sortira pas (de son nouveau mariage) s'il y a des preuves et des estimations qu'il est mort (Pessakim du Maharaï, siman 139).
séif 15
- כותי מסיח לפי תומו מפי כותי מסיח לפי תומו משיאין על פיו: הגה ואפילו לא העיד בפירוש שהכותי הראשון מסל"ת אזלינן מספיקא לקולא ואמרינן דודאי מסיח ל"ת (מהרי"ק שורש קכ"א) ויש חולקין בזה (תשובת הר"ן):Un non-juif parlant en toute naïveté qui rapporte les propos d'un non-juif parlant en toute naïveté, on remarie la femme sur sa parole. Haga (Rema) : Et même s'il n'a pas témoigné explicitement que le premier non-juif parlait en toute naïveté, on va, dans le doute, dans le sens de l'allègement, et l'on dit qu'il parlait certainement en toute naïveté (Maharik, chorech 121) ; et certains contestent cela (responsa du Ran).
séif 16
- יצא כותי וישראל מעמנו למקום אחר ובא הכותי ואמר איש שיצא מכאן עמי מת משיאין את אשתו אע"פ שאין הכותי יודע אותו האיש וי"א שצריך שיאמר קברתיו: הגה ודוקא בכהאי גוונא שאינו מזכיר שם המת ואינו מכירו אבל אם מכירו לא בעינן קברתיו במסיח ל"ת (המ"מ לדעת הרמב"ם וכ"כ מהרא"י בפסקיו סי' רכ"ג וב"י בשם תשובת הר"ן והריב"ש) וכן פשט המנהג אפילו במקום די"א דבעינן קברתיו לאו דוקא קברתיו אלא כל שאומר דבר שמשמעותו שודאי מת ולא אמר בדדמי מהני (ב"י בשם תשו' הר"ן והריב"ש) וכן אם יצאו י' בני אדם כאחד ממקום למקום והם אסורים בקולר או נושאים גמלים וכיוצא בדברים אלו והסיח הכותי לפי תומו ואמר שעשרה אנשים שיצאו ממקום פלוני למקום פלוני והם נושאים כך וכך מתו כלם משיאים נשותיהם וי"א שצריך שיאמר קברנום:Si un non-juif et un Juif sont sortis de chez nous vers un autre endroit, et que le non-juif est venu et a dit : « L'homme qui est sorti d'ici avec moi est mort », on remarie sa femme, bien que le non-juif ne connaisse pas cet homme ; et certains disent qu'il faut qu'il dise : « Je l'ai enterré ». Haga (Rema) : Et précisément dans un cas comme celui-ci, où il ne mentionne pas le nom du mort et ne le connaît pas ; mais s'il le connaît, on n'exige pas « je l'ai enterré » lorsqu'il parle en toute naïveté (le Maguid Michné selon l'opinion du Rambam, et ainsi l'a écrit le Maharaï dans ses Pessakim, siman 223, et le Beit Yossef au nom des responsa du Ran et du Rivach), et tel est l'usage répandu. Et même là où certains disent qu'il faut « je l'ai enterré », ce n'est pas précisément « je l'ai enterré », mais tout ce qu'il dit dont le sens est qu'il est mort de façon certaine, et non qu'il a seulement supposé (baddamé), est efficace (Beit Yossef au nom des responsa du Ran et du Rivach). De même, si dix hommes sont sortis ensemble d'un endroit vers un autre, qu'ils étaient attachés à un carcan, ou qu'ils conduisaient des chameaux, et autres choses semblables, et que le non-juif a dit en parlant en toute naïveté que dix hommes, sortis de tel endroit vers tel endroit et portant ceci et cela, sont tous morts, on remarie leurs femmes ; et certains disent qu'il faut qu'il dise : « Nous les avons enterrés ».
séif 17
- בא אחד ואמר לנו אמרו ב"ד או אנשים כשתלך למקום פלוני אמור להם שמת יצחק בן מיכאל ובא השליח ואמר לנו והשליח אינו יודע מי הוא הואיל ואנו יודעים פלוני הידוע בשם זה הרי אשתו מותרת וא"א שמא יצחק בן מיכאל אחר הוא שמת והוא שלא הוחזקו שם ב' יצחק בן מיכאל או כשהוחזקו ב' וידוע שאחד קיים: הגה וי"א דכל זה דוקא שהזכיר העד שם עירו אבל אם לא הזכיר שם עירו אע"פ שיודעין שנאבד אחד לא מהני אע"פ שהזכיר שמו (תשו' הריב"ש ותשובת הר"ן ומהרי"ק שורש קפ"ד) ויש מקילין וי"א דבמקום שמזכיר שמו לבד בעינן שיזכיר עירו אבל אם מזכיר שמו ושם אביו לא בעינן שיזכיר שם עירו (הרא"ש כלל נ"א וכ"כ מהרי"ק שורש קע"ו) ובמקום שיש אומדנות והוכחות שזה הוא יש להקל ולסמוך אמאן דאמר דלא בעינן שיזכיר שם עירו (מהרי"ק שורש קפ"ד ותשובת הרא"ש):Si quelqu'un est venu et nous a dit : « Le tribunal, ou des gens, m'ont dit : Quand tu iras à tel endroit, dis-leur qu'Its'hak fils de Mikhaël est mort », et que le messager est venu et nous l'a dit, sans que le messager sache qui il est, puisque nous connaissons Untel connu sous ce nom, sa femme est permise ; et l'on ne dit pas : peut-être est-ce un autre Its'hak fils de Mikhaël qui est mort. Et cela à condition qu'on n'ait pas établi là l'existence de deux Its'hak fils de Mikhaël, ou, lorsqu'on en a établi deux, qu'on sache que l'un est en vie. Haga (Rema) : Et certains disent que tout cela vaut précisément si le témoin a mentionné le nom de sa ville ; mais s'il n'a pas mentionné le nom de sa ville, bien qu'on sache qu'un homme a disparu, ce n'est pas efficace, même s'il a mentionné son nom (responsa du Rivach, responsa du Ran et Maharik, chorech 184) ; et certains sont indulgents. Et certains disent que là où il mentionne seulement son nom, il faut qu'il mentionne sa ville ; mais s'il mentionne son nom et le nom de son père, il n'est pas nécessaire qu'il mentionne le nom de sa ville (le Roch, kelal 51, et ainsi l'a écrit le Maharik, chorech 176). Et là où il y a des estimations et des preuves que c'est bien lui, il faut être indulgent et s'appuyer sur celui qui dit qu'il n'est pas nécessaire qu'il mentionne le nom de sa ville (Maharik, chorech 184, et responsa du Roch).
séif 18
- ישראל שאמר מת איש יהודי עמנו במקום פלוני כך וכך צורתו וכך היו סימניו אין אומרים באומד הדעת פלוני הוא עד שיעיד העד שהוא פלוני ויכיר שמו ושם עירו אבל אם אמר אחד יצא עמנו מעיר פלוני ומת מחפשין באותה העיר אם לא יצא משם אלא הוא תנשא אשתו. וה"ה בכותי המסיח לפי תומו (ד"ע וכן משמע בתשובת רמב"ם שהביא הב"י):Un Juif qui a dit : « Un homme juif est mort avec nous à tel endroit ; telle était son apparence, et tels étaient ses signes », on ne dit pas, par estimation : c'est Untel, jusqu'à ce que le témoin témoigne que c'est Untel et qu'il connaisse son nom et le nom de sa ville. Mais s'il a dit : « Quelqu'un est sorti avec nous de telle ville et est mort », on cherche dans cette ville ; si personne n'en est sorti sinon lui, sa femme se remariera. Haga (Rema) : Et il en va de même pour un non-juif parlant en toute naïveté (selon mon propre avis, et c'est ce qui ressort aussi de la responsa du Rambam que rapporte le Beit Yossef).
séif 19
- מי שהיה מערער על אשה לומר שהיא זקוקה ליבם ואחר כך הוא בעצמו העיד בפני ב"ד ששמע שמת זה זמן רב סומכין עליו כיון שהדברים הראשונים לא היו בפני בית דין:Celui qui contestait le statut d'une femme, en disant qu'elle est liée au yavam (beau-frère du lévirat), et qu'ensuite lui-même a témoigné devant le tribunal qu'il a entendu que le mari était mort depuis longtemps, on se fie à lui, puisque ses premières paroles n'ont pas été dites devant le tribunal.
séif 20
- אין בודקין עידי נשים בדרישה וחקירה ואפי' אם הוכחשו בבדיקה כשרים ואסור לדרוש ולחקור הרבה (תשובת הרמב"ם) אם לא במקום שיש לחוש לערמה אז צריך דרישה וחקירה (מהרי"ו סימן ק"נ):On n'examine pas les témoins concernant des femmes (pour leur permettre de se remarier) par l'enquête et l'interrogatoire (dericha va'hakira), et même s'ils ont été contredits lors de l'examen, ils sont aptes ; et il est interdit d'enquêter et d'interroger beaucoup (responsa du Rambam), sauf là où il y a lieu de craindre une ruse ; alors il faut l'enquête et l'interrogatoire (Mahariv, siman 150).
séif 21
- כשמסתכלין בצורתו כדי להכירו כדי להעיד עליו בודקין אותו ורואין אותו אפי' בלילה לאור הנר או לאור הלבנה:Lorsqu'on regarde son apparence (du défunt) afin de le reconnaître pour témoigner à son sujet, on l'examine et on le regarde même la nuit, à la lumière d'une bougie ou à la lumière de la lune.
séif 22
- ראו אחד עומד מרחוק ואמר שהוא פלוני בן פלוני או פלוני ממקום פלוני והרי נשכו נחש והרי הוא מת והלכו ומצאוהו שנשתנה ולא הכירוהו הרי אלו משיאין את אשתו:Si l'on a vu quelqu'un se tenir au loin, qu'il a dit qu'il était Untel fils d'Untel, ou Untel de tel endroit, et voici qu'un serpent l'a mordu et voici qu'il est mort, et qu'on est allé vers lui et qu'on l'a trouvé altéré, sans le reconnaître, on remarie sa femme.
séif 23
- מצאוהו הרוג או מת אם פדחתו וחוטמו ופרצוף פניו קיימים והכירוהו בהם שהוא פלוני מעידין עליו ואם ניטל א' מאלו אע"פ שיש להם סימנים מובהקים ביותר בכליו אינם כלום דחיישינן לשאלה אפילו היה להם סימנים בגופו ואפי' שומא אין מעידין עליו אבל היו להם בגופו סימנים מובהקים ביותר מעידין עליו: הגה כגון שהיה לו יתר או חסר או שינוי באחד מאיבריו אבל קטן או ארוך או חיור וסומק לא הוי סי' מובהק (תשו' הרא"ש כלל נ"א) ואפי' ק' סימנים שאינן מובהקים) אינם כלום ואפי' להצטרף לשאר אומדנות המוכיחות אינו כלום (פסקי מהר"י סימן קס"א ורכ"ד) גבשושית גדולה על חוטמו או שחוטמו עקומה הרבה או כדומה לזה הוי סימן מובהק אבל מעט עקומה לא (שם סימן רל"ד) וה"ה לרושם שבגופו או באחד מאיבריו אבל שינים גדולים אע"פ שגדולים הרבה לא הוי סימן מובהק (סי' קס"א בפסקי מהרא"י) וכל סימן המהני בישראל המעיד ה"ה בכותי המסיח לפי תומו. בתשובת מוהר"ם בהל' נשים ומוהר"ם פאדווה (סימן ב' ול"ו):Si on l'a trouvé tué ou mort, si son front, son nez et les traits de son visage sont intacts et qu'on l'a reconnu par eux comme étant Untel, on témoigne à son sujet. Et si l'un de ceux-ci a été enlevé, même s'il y a des signes très distinctifs dans ses vêtements, ils ne valent rien, car on craint un emprunt (qu'il ait porté des vêtements empruntés). Même s'il y avait des signes sur son corps, et même un grain de beauté, on ne témoigne pas à son sujet ; mais s'il y avait sur son corps des signes très distinctifs, on témoigne à son sujet. Haga (Rema) : Par exemple, s'il avait un membre en plus, ou en moins, ou une anomalie à l'un de ses membres ; mais être petit ou grand, blanc ou rougeaud n'est pas un signe distinctif (responsa du Roch, kelal 51). Et même cent signes non distinctifs ne valent rien, et même pour s'adjoindre à d'autres estimations probantes, cela ne vaut rien (Pessakim du Maharaï, simanim 161 et 224). Une grosse bosse sur son nez, ou un nez très tordu, ou chose semblable, est un signe distinctif ; mais un peu tordu, non (là-bas, siman 234). Et de même pour une marque sur son corps ou sur l'un de ses membres. Mais de grandes dents, même très grandes, ne sont pas un signe distinctif (siman 161 dans les Pessakim du Maharaï). Et tout signe qui est efficace pour un Juif qui témoigne l'est aussi pour un non-juif parlant en toute naïveté (dans les responsa du Maharam, lois des femmes, et du Maharam de Padoue, simanim 2 et 36).
séif 24
- כתב ר"ת דהא דאין מעידין עליו אא"כ פדחתו וחוטמו ופרצוף פניו קיימים דוקא כשאין שם אלא הראש אבל אם כל גופו שלם אפי' אין שם פרצוף ופדחת וחוטם יכולין להכירו בטביעות עין וחלקו עליו האחרונים:Rabbénou Tam a écrit que ce qu'on ne témoigne à son sujet que si son front, son nez et les traits de son visage sont intacts, c'est précisément lorsqu'il n'y a là que la tête ; mais si tout son corps est entier, même s'il n'y a ni traits du visage, ni front, ni nez, on peut le reconnaître par la reconnaissance visuelle globale (teviout ayin) ; et les A'haronim l'ont contesté.
séif 25
- אין מעידין עליו אא"כ מצאוהו תוך ג' ימים אחר הריגתו או אחר מיתתו אבל אחר שלשה אין מעידין עליו מפני שפרצוף פניו משתנה בד"א בזמן שהוא ביבשה אבל אם טבע במים והשליכוהו המים ליבשה אפי' אחר כמה ימים אם הכירוהו מעידין עליו שאינו משתנה במים אלא אחר זמן מרובה והוא שיראוהו מיד כשהעלוהו מן המים וגם שלא יהיה בו מכה אבל אם שהה אחר שהושלך מן המים אין מעידין עליו אפילו תוך ג' (ב"י בשם הרמב"ן והרשב"א) וכן אם היה בו מכה אין מעידין עליו לפי שהמים מקלקלים המכה ונופח ומשתנה: הגה ספק אם נשתהה או לא אזלינן לחומרא ואפי' אם נשאת תצא (ריב"ש סי' ש"פ) וכ"ז להעיד עליו בטביעות עין אבל על ידי סימנים מובהקים אפילו אשתהי מתירין אשתו (טור וב"י):On ne témoigne à son sujet que si on l'a trouvé dans les trois jours suivant son meurtre ou sa mort ; mais après trois jours, on ne témoigne pas à son sujet, parce que les traits de son visage s'altèrent. De quoi parle-t-on ? Lorsqu'il est sur la terre ferme ; mais s'il s'est noyé dans l'eau et que l'eau l'a rejeté sur la terre ferme, même après plusieurs jours, si on l'a reconnu, on témoigne à son sujet, car il ne s'altère dans l'eau qu'après longtemps. Et cela à condition qu'on le voie aussitôt qu'on l'a sorti de l'eau, et aussi qu'il n'ait pas de blessure ; mais s'il est resté un moment après avoir été rejeté de l'eau, on ne témoigne pas à son sujet Haga (Rema) : même dans les trois jours (Beit Yossef au nom du Ramban et du Rachba). De même, s'il avait une blessure, on ne témoigne pas à son sujet, car l'eau abîme la blessure, il gonfle et s'altère. Haga (Rema) : S'il y a un doute s'il est resté (hors de l'eau) ou non, on va dans le sens de la rigueur, et même si elle s'est remariée, elle sortira (de ce mariage) (Rivach, siman 380). Et tout cela, pour témoigner à son sujet par reconnaissance visuelle ; mais par des signes distinctifs, même s'il est resté, on permet sa femme (Tour et Beit Yossef).
séif 26
- מצאוהו הרוג ומכירין אותו בטביעות עין ואין יודעין מתי נהרג י"א שתולין שנהרג תוך ג' ימים ומעידין עליו ויש אוסרין ומיהו אם יצא קול איש פלוני מת או נהרג ואחר ג' ימים מצאוהו מת והכירוהו אשתו מותרת לדברי הכל:Si on l'a trouvé tué, qu'on le reconnaît par reconnaissance visuelle, et qu'on ne sait pas quand il a été tué, certains disent qu'on présume qu'il a été tué dans les trois jours, et l'on témoigne à son sujet ; et certains interdisent. Toutefois, si la rumeur s'est répandue qu'Untel est mort ou a été tué, et qu'après trois jours on l'a trouvé mort et qu'on l'a reconnu, sa femme est permise de l'avis de tous.
séif 27
- י"א בשם ר"ת דהא דאין מעידין עליו אלא עד ג' ימים ה"מ כשהוא חבול בפניו אבל אם אינו חבול בפניו מעידין עליו אפי' אחר כמה ימים ע"י טביעות עין של גופו וצורתו ואפילו נפל למים ואינו מחוור בעיני האחרונים: הגה ויש מחלקים דכל מי שהיה אצלו כשנטבע במים אע"פ שהיה שלם אינו מעיד עליו אבל מי שלא ראה טביעתו ואומר שמכירו ע"י טביעות עין והוא שלם מעיד עליו (טור ותה"ד סימן ר"ה בשם האשיר"י):Certains disent au nom de Rabbénou Tam que ce qu'on ne témoigne à son sujet que jusqu'à trois jours, cela s'applique lorsqu'il est blessé au visage ; mais s'il n'est pas blessé au visage, on témoigne à son sujet même après plusieurs jours, par la reconnaissance visuelle de son corps et de son aspect Haga (Rema) : et même s'il est tombé à l'eau. Et cela n'est pas clair aux yeux des A'haronim. Haga (Rema) : Et certains distinguent : quiconque était près de lui lorsqu'il s'est noyé dans l'eau, même s'il est resté entier, ne témoigne pas à son sujet ; mais celui qui n'a pas vu sa noyade et dit qu'il le reconnaît par reconnaissance visuelle, et qu'il est entier, témoigne à son sujet (Tour, et Teroumat HaDéchen, siman 205, au nom de l'Achéri).
séif 28
- אין מעידין על האדם שמת אלא כשראוהו כשמת ודאי ואין בו ספק כיצד ראוהו שנפל לגוב אריות ונמרים וכיוצא בהם אין מעידים עליו שמא לא היו רעבים ולא אכלוהו אבל אם נפל לחפירת נחשים ועקרבים מעידין עליו מפני שע"י שדוחקן כשעומד עליהם מזיקין אותו:On ne témoigne qu'un homme est mort que lorsqu'on l'a vu mourir de façon certaine, sans aucun doute. Comment ? Si on l'a vu tomber dans une fosse aux lions, aux léopards et autres semblables, on ne témoigne pas à son sujet, peut-être n'avaient-ils pas faim et ne l'ont-ils pas mangé. Mais s'il est tombé dans une fosse de serpents et de scorpions, on témoigne à son sujet, car du fait qu'il les écrase en se tenant sur eux, ils le blessent.
séif 29
- נפל לתוך כבשן האש או לתוך יורה רותחת מליאה יין או שמן או מים או ששחטו בו שני סימנים או רובן אפילו עמד וברח מעידין עליו שמת שודאי סופו למות וכן כל כיוצא בו מדברים שא"א שיחיה אלא ימות מיד בזמן קרוב הרי אלו מעידין עליו:S'il est tombé dans une fournaise ardente, ou dans un chaudron bouillant rempli de vin, d'huile ou d'eau, ou si on lui a tranché les deux signes (la trachée et l'œsophage) ou la majeure partie de ceux-ci, même s'il s'est relevé et s'est enfui, on témoigne à son sujet qu'il est mort, car sa fin est certainement de mourir. Et de même, dans tous les cas semblables, où il est impossible qu'il vive mais où il mourra bientôt, on témoigne à son sujet.
séif 30
- ראוהו צלוב והעוף אוכל בו אע"פ שדקרוהו או ירו בו חצים אין מעידין עליו שמת ואם ראו העוף אוכל במקום שהנפש יוצאה בנטילתו כגון מוחו או לבו או בני מעיו הרי זה מעיד עליו שמת:Si on l'a vu crucifié, et l'oiseau de proie mangeant de lui, même si on l'a transpercé ou qu'on lui a tiré des flèches, on ne témoigne pas à son sujet qu'il est mort. Mais si l'on a vu l'oiseau manger à un endroit dont l'ablation fait sortir l'âme, comme son cerveau, son cœur ou ses entrailles, celui-là témoigne à son sujet qu'il est mort.
séif 31
- ראוהו שנפל לים אפילו טבע בים הגדול אין מעידין עליו שמת שמא יצא ממקום אחר. ואם נפל למים מכונסים כגון בור או מערה שעומד ורואה כל סביביו ושהה כדי שתצא נפשו ולא עלה מעיד עליו שמת ומשיאין את אשתו וכן אם קשרוהו ברגליו ושלשלוהו אל הים ולא עלה בידם אלא רגלו מארכובה ולמעלה משיאין את אשתו לאחר י"ב חודש שטריפה אינה חיה י"ב חודש אבל אם נפל לים והשליכו מצודה והעלו רגל א' מארכובה ולמעלה וכיוצא בזה אין משיאין את אשתו שאני אומר רגל של אחר הוא ומיהו אם היה בו סימן מובהק ביותר ברגלו סומכין עליו לומר שהוא של האיש שנפל (וי"א דאפי' בסי' מובהק בבגדיו מהני כאן הואיל וראוהו נטבע בבגדים אלו) (מהר"ם פדוואה סי' ל"ו):Si on l'a vu tomber dans la mer, même s'il a sombré dans la Grande Mer, on ne témoigne pas à son sujet qu'il est mort, peut-être est-il sorti par un autre endroit. Mais s'il est tombé dans des eaux circonscrites, comme une citerne ou une grotte, où l'on se tient et l'on voit tout autour, et qu'on a attendu le temps que son âme sorte sans qu'il remonte, on témoigne à son sujet qu'il est mort, et l'on remarie sa femme. De même, si on l'a attaché par les pieds et descendu dans la mer, et qu'on n'a remonté que sa jambe à partir du genou et au-dessus, on remarie sa femme au bout de douze mois, car un tarèf (blessé mortellement) ne vit pas douze mois. Mais s'il est tombé dans la mer, qu'on a jeté un filet et qu'on a remonté une jambe à partir du genou et au-dessus, et autres cas semblables, on ne remarie pas sa femme, car je dis que c'est la jambe d'un autre. Toutefois, s'il y avait un signe très distinctif sur sa jambe, on s'y fie pour dire qu'elle est celle de l'homme qui est tombé Haga (Rema) : (et certains disent que même un signe distinctif sur ses vêtements est efficace ici, puisqu'on l'a vu sombrer avec ces vêtements) (Maharam de Padoue, siman 36).
séif 32
- עד אחד אמר שראיתי שמת במלחמה או במפולת או שנטבע בים הגדול ומת וכיוצא בדברים אלו שרובם למיתה אם אמר קברתיו נאמן ותנשא על פיו ואם לא אמר קברתיו לא תנשא ואם נשאת לא תצא:Un seul témoin a dit : « J'ai vu qu'il est mort à la guerre », ou « dans un effondrement », ou « qu'il a sombré dans la Grande Mer et est mort », et autres circonstances semblables qui conduisent le plus souvent à la mort : s'il a dit « je l'ai enterré », il est cru, et elle se remariera sur sa parole ; et s'il n'a pas dit « je l'ai enterré », elle ne se remariera pas, et si elle s'est remariée, elle ne sortira pas (de ce mariage).
séif 33
- וכן האשה שהעיד לה אחד שטבע בעלה במים שאין להם סוף ולא עלה ואבד זכרו ונשתכח שמו הרי זו לא תנשא על עדות זו כמו שנתבאר (ואפילו התירוה ב"ד ולא נשאת לא תנשא) (ריב"ש סי' שע"ט) ואם נשאת לא תצא: הגה ודוקא שנשאת ע"פ חכם או בטעות שסברה שהיא מותרת אבל אם נשאת בעבריינות תצא (תשו' מהר"ם הביא מרדכי סוף יבמות) וכ"ז דוקא במי שהעידו עליו שטבע ממש במים שאין להם סוף אבל מי שהעידו עליו שהיה בספינה שנשברה בים או כדומה לזה או אפי' שטבע רק לא העידו ששהה במים כדי שתצא נפשו תצא ואפילו העיד סתמא שטבע חוששין שמא קרא לדברים כאלו טביעה שכן דרך העולם לקרא לדברים אלו טביעה ותצא אלא א"כ העיד בפירוש שנטבע ממש ושהה כדי שתצא נפשו (ב"י בשם תשו' הרמב"ן סימן קכ"ח) ואפי' היה הכותי שהסיח ל"ת ואמר טבע פלוני ונשאת על פיו הרי זו לא תצא וחכם שהורה להשיאה לכתחילה (במים שאין להם סוף) מנדין אותו:De même, la femme pour laquelle un témoin a témoigné que son mari avait sombré dans des eaux sans fin et n'était pas remonté, que son souvenir s'est perdu et que son nom a été oublié, celle-ci ne se remariera pas sur ce témoignage, comme cela a été expliqué Haga (Rema) : (et même si le tribunal l'a permise et qu'elle ne s'est pas encore remariée, elle ne se remariera pas) (Rivach, siman 379) ; et si elle s'est remariée, elle ne sortira pas. Haga (Rema) : Et précisément si elle s'est remariée sur la foi d'un Sage, ou par erreur, pensant qu'elle était permise ; mais si elle s'est remariée par transgression, elle sortira (responsa du Maharam, rapportée par le Mordekhaï à la fin de Yevamot). Et tout cela, précisément pour celui dont on a témoigné qu'il a réellement sombré dans des eaux sans fin ; mais celui dont on a témoigné qu'il était sur un navire qui s'est brisé en mer, ou chose semblable, ou même qu'il a sombré, mais sans témoigner qu'il est resté dans l'eau le temps que son âme sorte, elle sortira. Et même s'il a témoigné simplement qu'il a sombré, on craint qu'il ait appelé « sombrer » des choses comme celles-là, car c'est l'usage des gens d'appeler ces choses « sombrer », et elle sortira, à moins qu'il ait témoigné explicitement qu'il a réellement sombré et qu'il est resté le temps que son âme sorte (Beit Yossef au nom des responsa du Ramban, siman 128). Et même si c'était le non-juif qui a parlé en toute naïveté et a dit : « Untel a sombré », et qu'elle s'est remariée sur sa parole, celle-ci ne sortira pas. Et le Sage qui a enseigné de la remarier lekhat'hila Haga (Rema) : (dans des eaux sans fin), on le met au ban (nidouï).
séif 34
- יש מי שאומר שאם נפל למים שאין להם סוף גובה כתובתה (אע"פ שאסורה לינשא):Il y a un avis selon lequel, s'il est tombé dans des eaux sans fin, elle perçoit sa ketouba Haga (Rema) : (bien qu'il lui soit interdit de se remarier).
séif 35
- עיר שהקיפוה כרכום וספינה המטורפת בים והיוצא לידון הרי הן בחזקת חיים לפיכך אין מעידין על אחד מאלו שמת להתיר את אשתו ואפילו מי שהוא בעיר שכבשה כרכום וספינה שטבעה בים והיוצא ליהרג אין מעידין שהם בספק חיים ונותנין עליהן חומרי מתים וחומרי חיים:Une ville qu'une armée de siège (karkom) a encerclée, un navire ballotté en mer, et celui qui sort pour être jugé (par un tribunal non juif), ceux-là sont présumés vivants ; c'est pourquoi on ne témoigne pas que l'un d'eux est mort pour permettre sa femme. Et même celui qui est dans une ville qu'une armée de siège a conquise, un navire qui a sombré en mer, et celui qui sort pour être exécuté, on ne témoigne pas à leur sujet, car ils sont dans le doute d'être vivants, et on leur applique les rigueurs des morts et les rigueurs des vivants.
séif 36
- בא עד אחד והעיד שמת בעלה והתירוה לינשא על פיו ואח"כ בא עד אחד והכחיש את הראשון ואמר לא מת הרי זו לא תצא מהיתירה ותנשא שעד א' נאמן בעדות אשה כשני עדים בשאר עדיות ואין דבריו של אחד במקום ב' מיהו משום לזות שפתים לא תנשא (טור) אבל אם בא השני קודם שהתירוה הרי זו לא תנשא ואם נשאת תצא מפני שהוא ספק ואם נשאת לעד שהעיד לה והיא אומרת ברי לי שמת הרי זו לא תצא וי"א תצא ואם באו ב' ואמרו לא מת אע"פ שנשאת תצא לדברי הכל: הגה ודוקא שהיא שותקת אבל אם היא גם כן אומרת מת הוי ליה כתרי ותרי אם העדים הם נשים אבל הבעל שנשאה אינו נאמן על עצמו (נ"י פ' האשה קמא) בד"א כשהיה האחד שנשאת על פיו כמו שנים שבאו והכחישו אותו כגון שנשאת על פי איש ובאו שנים ואמרו לא מת או שנשאת ע"פ אשה או ע"פ עצמו ובאו ב' נשים או שני פסולים של דבריהם ואמרו לא מת אבל עד כשר אומר מת ונשים רבות אומרות לא מת או פסולים אומרים לא מת ה"ז כמחצה על מחצה: הגה ודוקא שבאו ביחד קודם שהתירוה ע"פ עד א' הראשון אבל אם התירוה ע"פ עד הכשר ואחר כך באו הפסולים לא תצא מהתירה הראשון (טור) ואם נשאת לאחד מעדי' והיא אומרת ברי לי שמת הרי זו לא תצא: הגה וכותים המסיחים לפי תומם דינן כשאר פסולי עדות (מרדכי פרק האשה בתרא) וכל שאינו מסיח לפי תומו אינו נאמן לא לאסור ולא להתיר:Si un seul témoin est venu et a témoigné que son mari est mort, qu'on l'a permise de se remarier sur sa parole, et qu'ensuite un autre témoin est venu, a contredit le premier et a dit : « Il n'est pas mort », celle-ci ne sort pas de sa permission, et elle se remariera, car un seul témoin est cru dans le témoignage concernant une femme comme deux témoins dans les autres témoignages, et les paroles d'un seul ne valent rien face à deux Haga (Rema) : toutefois, à cause des médisances, elle ne se remariera pas (Tour). Mais si le second est venu avant qu'on l'ait permise, celle-ci ne se remariera pas, et si elle s'est remariée, elle sortira, parce que c'est un doute. Et si elle s'est mariée au témoin qui a témoigné pour elle, et qu'elle dit : « Je suis certaine qu'il est mort », celle-ci ne sortira pas ; et certains disent qu'elle sortira. Et si deux témoins sont venus et ont dit : « Il n'est pas mort », bien qu'elle se soit remariée, elle sortira de l'avis de tous. Haga (Rema) : Et précisément lorsqu'elle se tait ; mais si elle aussi dit « il est mort », c'est comme deux contre deux, si les témoins sont des femmes ; mais le mari qui l'a épousée n'est pas cru pour lui-même (Nimouké Yossef, chapitre « HaIcha » premier). De quoi parle-t-on ? Lorsque le témoin unique sur la parole duquel elle s'est remariée valait autant que les deux qui sont venus le contredire ; par exemple, si elle s'est remariée sur la parole d'un homme et que deux hommes sont venus dire : « Il n'est pas mort », ou si elle s'est remariée sur la parole d'une femme, ou sur sa propre parole, et que deux femmes, ou deux personnes inaptes d'ordre rabbinique, sont venues dire : « Il n'est pas mort ». Mais si un témoin apte dit « il est mort », et que de nombreuses femmes disent « il n'est pas mort », ou que des inaptes disent « il n'est pas mort », c'est comme moitié-moitié. Haga (Rema) : Et précisément s'ils sont venus ensemble, avant qu'on l'ait permise sur la parole du premier témoin unique ; mais si on l'a permise sur la parole du témoin apte et qu'ensuite les inaptes sont venus, elle ne sort pas de sa première permission (Tour). Et si elle s'est mariée à l'un de ses témoins, et qu'elle dit : « Je suis certaine qu'il est mort », celle-ci ne sortira pas. Haga (Rema) : Et les non-juifs parlant en toute naïveté ont la loi des autres inaptes au témoignage (Mordekhaï, chapitre « HaIcha » dernier) ; et tout non-juif qui ne parle pas en toute naïveté n'est cru ni pour interdire ni pour permettre.
séif 37
- אשה אומרת מת או היא שאמרה מת בעלי ואחר כך בא עד כשר ואמר לא מת הרי זו לא תנשא ואם נשאת תצא וי"א שאם אשה אחרת או היא שאמרה מת והתירוה לינשא על פיה ואח"כ בא עד כשר ואמר לא מת לא תצא מהיתירה אבל אם באו תחלה שתי נשים והתירוה לינשא על פיהן ואחר כך בא עד אחד לא תצא מהתירה לכ"ע (כ"כ הב"י בשם מ"מ):Si une femme dit « il est mort », ou si c'est elle-même qui a dit « mon mari est mort », et qu'ensuite un témoin apte est venu et a dit « il n'est pas mort », celle-ci ne se remariera pas, et si elle s'est remariée, elle sortira. Et certains disent que si une autre femme, ou elle-même, a dit « il est mort », qu'on l'a permise de se remarier sur sa parole, et qu'ensuite un témoin apte est venu et a dit « il n'est pas mort », elle ne sort pas de sa permission Haga (Rema) : mais si deux femmes sont d'abord venues, qu'on l'a permise de se remarier sur leur parole, et qu'ensuite un seul témoin est venu, elle ne sort pas de sa permission de l'avis de tous (ainsi l'a écrit le Beit Yossef au nom du Maguid Michné).
séif 38
- הנשאת ע"פ עד אחד לא תנשא אלא ברשות בית דין ואם נשאת שלא בהוראת ב"ד י"א שלא תצא אפילו בא עד אחד ואמר לא מת והב"ד צריכין להיות ג' וכשירים ולא קרובים זה לזה ולא לעדים:Celle qui se remarie sur la foi d'un seul témoin ne se remariera qu'avec l'autorisation du tribunal ; et si elle s'est remariée sans décision du tribunal, certains disent qu'elle ne sortira pas, même si un seul témoin est venu et a dit : « Il n'est pas mort » Haga (Rema) : et le tribunal doit être de trois juges, aptes, ni parents entre eux, ni parents des témoins.
séif 39
- אשה אומרת לא מת ושתי נשים אומרות מת הרי זו תנשא וכן אם אמרו י' נשים לא מת וי"א נשים אומרות מת ה"ז תנשא שאין אומרים שנים כמאה אלא בעדים כשרים אבל בפסולים הלך אחר הרוב בין להקל בין להחמיר:Si une femme dit « il n'est pas mort », et que deux femmes disent « il est mort », celle-ci se remariera. De même, si dix femmes ont dit « il n'est pas mort », et que onze femmes disent « il est mort », celle-ci se remariera, car on ne dit « deux sont comme cent » que pour des témoins aptes ; mais pour des inaptes, suis la majorité, que ce soit pour l'allègement ou pour la rigueur.
séif 40
- אם שנים מעידים ששמעו (כל אחד) מפי אחד שמת פלוני ועד א' מעיד ששמע מפי א' שהוא חי מותרת:Si deux témoins témoignent avoir entendu (chacun) de la bouche de quelqu'un qu'Untel est mort, et qu'un seul témoin témoigne avoir entendu de la bouche de quelqu'un qu'il est vivant, elle est permise.
séif 41
- ב' עדים אומרים מת וב' אומרים לא מת הרי זו לא תנשא ואם נשאת תצא מפני שהוא ספק ואם נשאת לאחד מעידיה והיא אומרת ברי לי שמת הרי זו לא תצא אין מוציאין אשה מבעלה אם יצא קול שבעלה הראשון חי (רבינו ירוחם):Si deux témoins disent « il est mort » et deux disent « il n'est pas mort », celle-ci ne se remariera pas, et si elle s'est remariée, elle sortira, parce que c'est un doute. Et si elle s'est mariée à l'un de ses témoins, et qu'elle dit : « Je suis certaine qu'il est mort », celle-ci ne sortira pas Haga (Rema) : on ne fait pas sortir une femme de chez son mari si une rumeur s'est répandue que son premier mari est vivant (Rabbénou Yerou'ham).
séif 42
- האשה עצמה נאמנת לומר שמת בעלה ותנשא או תתייבם על פיה ונותנין לה עיקר כתובתה אם תתייבם נכנס היבם לנחלה על פיה (ואפילו אשה שהיא שוטה נאמנת) (תא"ו נכ"ג) ובלבד שיודעת בטיב נשואין ואלמנות (שם בשם הרמ"ה) בד"א כשבאה לב"ד ואמרה מת בעלי התירוני ולא הזכירה שם כתובה מתירין אותה לינשא ומשביעין אותה ונותנים לה כתובתה אבל אם באה ואמרה מת בעלי תנו לי כתובתי אף לינשא אין מתירין אותה שעל עסקי הכתובה באה והרי זו בחזקת שלא מת ואין דעתה לינשא אלא ליטול כתובת' מחיים בלבד וי"א דאפי' יש לה עד שמת לא מהני בכה"ג (נ"י בשם הריטב"א):La femme elle-même est crue pour dire que son mari est mort, et elle se remariera ou contractera le lévirat (yiboum) sur sa parole ; on lui donne le principal de sa ketouba, et si elle contracte le lévirat, le yavam entre en possession de l'héritage sur sa parole Haga (Rema) : (et même une femme aliénée est crue) (Toledot Adam veHava, netiv 23), pourvu qu'elle connaisse la nature du mariage et du veuvage (là-bas, au nom du Rama). De quoi parle-t-on ? Lorsqu'elle vient au tribunal et dit : « Mon mari est mort, permettez-moi de me remarier », sans mentionner la ketouba : on la permet de se remarier, on lui fait prêter serment et on lui donne sa ketouba. Mais si elle vient et dit : « Mon mari est mort, donnez-moi ma ketouba », on ne la permet même pas de se remarier, car c'est pour l'affaire de la ketouba qu'elle est venue ; celle-ci est donc présumée dire qu'il n'est pas mort, et elle n'a pas l'intention de se remarier, mais seulement de percevoir sa ketouba du vivant de son mari uniquement Haga (Rema) : et certains disent que même si elle a un témoin qu'il est mort, cela n'est pas efficace dans un tel cas (Nimouké Yossef au nom du Ritba).
séif 43
- באה ואמרה מת בעלי התירוני לינשא ותנו לי את כתובתי מתירים אותה לינשא ונותנים לה כתובתה מפני שעיקר דבריה על עסקי הנשואין באה אבל אם באה ואמרה תנו לי כתובתי והתירוני לינשא מתירין אותה ואין נותנים לה כתובה ואם תפסה אין מוציאין מידה ויש מי שאומר דבין בזו ובין בזו אין מתירין אותה כיון שהזכירה כתובה:Si elle vient et dit : « Mon mari est mort, permettez-moi de me remarier, et donnez-moi ma ketouba », on la permet de se remarier et on lui donne sa ketouba, parce que le principal de ses paroles porte sur l'affaire du mariage. Mais si elle vient et dit : « Donnez-moi ma ketouba et permettez-moi de me remarier », on la permet de se remarier, mais on ne lui donne pas la ketouba ; et si elle s'en est saisie, on ne la lui retire pas. Et il y a un avis selon lequel, dans l'un comme dans l'autre cas, on ne la permet pas, puisqu'elle a mentionné la ketouba.
séif 44
- מי שיש לו שתי נשים ובאה אחת מהן ואמרה מת בעלי הרי זו תנשא ע"פ עצמה וצרתה אסורה שאין צרה נאמנת להעיד לחברתה ואפי' נשאת זו תחלה אין אומרים אלו לא מת בעלה לא היתה אוסרת עצמה עליו שמא משנאתה בצרתה רוצה היא שיאסרו שתיהן עליו:Celui qui a deux femmes, et que l'une d'elles est venue et a dit : « Mon mari est mort », celle-ci se remariera sur sa propre parole, mais sa co-épouse est interdite, car une co-épouse n'est pas crue pour témoigner en faveur de l'autre. Et même si celle-ci s'est remariée la première, on ne dit pas : si son mari n'était pas mort, elle ne se serait pas rendue interdite à lui ; car peut-être, par haine de sa co-épouse, veut-elle que toutes deux soient interdites à lui.
séif 45
- זאת אומרת מת בעלי וצרתה מכחישה ואומרת לא מת הרי זו תנשא כשם שאינה מעידה לה להתירה כך אינה יכולה להעיד לה לאוסרה:Celle-ci dit : « Mon mari est mort », et sa co-épouse la contredit et dit : « Il n'est pas mort » : celle-ci se remariera ; de même que la co-épouse ne témoigne pas en sa faveur pour la permettre, de même elle ne peut pas témoigner contre elle pour l'interdire.
séif 46
- זאת אומרת מת וצרתה אומרת נהרג הואיל ושתיהן אומרות שאינו קיים הרי אלו ינשאו:Celle-ci dit : « Il est mort », et sa co-épouse dit : « Il a été tué » : puisque toutes deux disent qu'il n'est plus en vie, celles-ci se remarieront.
séif 47
- בד"א שהאשה נאמנת לומר מת בעלי כשיש שלום בינו לבינה ושלום בעולם אבל אם יש קטטה בינו לבינה כגון שאמרה גרשתני בפני פלוני ופלוני ובאו אותן העדים והכחישוה או שהמיר בעלה והניחה עגונה (הגהות אלפסי) ואח"כ הלכה היא ובעלה למדינה אחרת ובאה ואמרה מת בעלי אינה נאמנת ואפי' אמרה קברתיו (ב"י בשם הג"מ פי"ג מהל' גירושין) אע"פ ששלום בעולם ואפי' בא עד אחד והעיד לה שמת בעלה לא תנשא שמא היא שכרה אותו ואם נשאת לא תצא שהרי יש לה עד וכן אם היתה מלחמה בעולם ובאה ואמרה מת בעלי במלחמה אינה נאמנת אע"פ שיש שלום בינו לבינה תסמוך דעתה על דברים שרובן למיתה ותאמר מת כגון שנהרגו הראשונים ואחרונים שהיה בעלה באמצען שהרי היא אומרת מאחר שנהרגו אלו ואלו נהרג הוא בכללן לפיכך אינה נאמנת אפי' אומרת קברתיו וי"א שאם אמרה קברתיו נאמנת ואם אמרה מת על מטתו נאמנת לדברי הכל: הגה וה"ה כל שאומרת שמת או נהרג רחוק מן המלחמה מהימנא דלא שייך לומר בדדמי אלא באומרת שמת או נהרג במלחמה ממש אבל שלא במלחמה אפי' הלך שם סמוך למערכת המלחמה לקנות שלל נאמנת (במרדכי פ' האשה בתרא בשם ראבי"ה):De quoi parle-t-on, lorsque nous disons que la femme est crue pour dire « mon mari est mort » ? Lorsqu'il y a la paix entre lui et elle, et la paix dans le monde. Mais s'il y a une querelle entre lui et elle, par exemple si elle a dit : « Tu m'as répudiée en présence d'Untel et d'Untel », que ces témoins sont venus et l'ont contredite Haga (Rema) : ou si son mari a apostasié et l'a laissée agouna (liée, sans pouvoir se remarier) (Hagahot Alfassi), et qu'ensuite elle et son mari sont partis dans un autre pays, et qu'elle est venue et a dit : « Mon mari est mort », elle n'est pas crue Haga (Rema) : même si elle a dit « je l'ai enterré » (Beit Yossef au nom des Hagahot Maïmoniyot, chapitre 13 des lois du divorce), bien qu'il y ait la paix dans le monde. Et même si un seul témoin est venu et a témoigné pour elle que son mari est mort, elle ne se remariera pas, de peur qu'elle ne l'ait soudoyé ; mais si elle s'est remariée, elle ne sortira pas, puisqu'elle a un témoin. De même, s'il y avait une guerre dans le monde, et qu'elle est venue et a dit : « Mon mari est mort à la guerre », elle n'est pas crue, même s'il y a la paix entre lui et elle, car on craint qu'elle ne s'appuie sur des circonstances qui conduisent le plus souvent à la mort et ne dise « il est mort » ; par exemple, si ceux de devant et ceux de derrière, entre lesquels se trouvait son mari, ont été tués, elle se dit : puisque ceux-ci et ceux-là ont été tués, il a été tué avec eux. C'est pourquoi elle n'est pas crue, même si elle dit « je l'ai enterré ». Et certains disent que si elle a dit « je l'ai enterré », elle est crue ; et si elle a dit « il est mort dans son lit », elle est crue de l'avis de tous. Haga (Rema) : Et de même, chaque fois qu'elle dit qu'il est mort ou a été tué loin de la guerre, elle est crue, car on ne peut dire qu'elle a seulement supposé (baddamé) que lorsqu'elle dit qu'il est mort ou a été tué à la guerre même ; mais hors de la guerre, même s'il est allé là, près du front de la bataille, pour acheter du butin, elle est crue (dans le Mordekhaï, chapitre « HaIcha » dernier, au nom du Ravia).
séif 48
- לא הוחזקה מלחמה בעולם ובאה ואמרה מלחמה היתה במקום פלוני ומת במלחמה לא תנשא לכתחלה ואם נשאת לא תצא וי"א דאפי' נישאת תצא (טור בשם הרא"ש):S'il n'a pas été établi qu'il y avait une guerre dans le monde, et qu'elle est venue et a dit : « Il y a eu une guerre à tel endroit et il est mort à la guerre », elle ne se remariera pas lekhat'hila ; et si elle s'est remariée, elle ne sortira pas Haga (Rema) : et certains disent que même si elle s'est remariée, elle sortira (Tour au nom du Roch).
séif 49
- בא עד א' ואמר ראיתיו שמת במלחמה או במפולת אם אמר קברתיו תנשא על פיו ואם לא אמר קברתיו לא תנשא ואם נשאת לא תצא: הגה אבל ב' אפי' לא אמרו קברנוהו נאמנים (ג"ז טור בשם הרא"ש) וי"א אפי' בעד א' אפי' אמר מת או נהרג וראיתיו אחר כך והכרתיו היטב בטביעות עין וראיתיו שמת נאמן דהוי כאלו אמר קברתיו (ב"י בשם המרדכי פ' האשה) וכותי המסיח לפי תומו ואמר שמת במלחמה צריך ג"כ שיאמר קברתיו (ב"י בשם הר"ן פרק האשה וכן משמע באש"רי ובתו') ויש מקילין בזה (מרדכי בשם רבי שמחה ור' נתן וראבי"ה):Si un seul témoin est venu et a dit : « Je l'ai vu mourir à la guerre », ou « dans un effondrement » : s'il a dit « je l'ai enterré », elle se remariera sur sa parole ; et s'il n'a pas dit « je l'ai enterré », elle ne se remariera pas, et si elle s'est remariée, elle ne sortira pas. Haga (Rema) : Mais deux témoins, même s'ils n'ont pas dit « nous l'avons enterré », sont crus (cela aussi, Tour au nom du Roch). Et certains disent que même un seul témoin, même s'il a dit : « Il est mort », ou « il a été tué, et je l'ai vu ensuite, je l'ai bien reconnu par reconnaissance visuelle, et j'ai vu qu'il était mort », est cru, car c'est comme s'il avait dit « je l'ai enterré » (Beit Yossef au nom du Mordekhaï, chapitre « HaIcha »). Et un non-juif parlant en toute naïveté qui a dit qu'il est mort à la guerre doit lui aussi dire « je l'ai enterré » (Beit Yossef au nom du Ran, chapitre « HaIcha », et c'est ce qui ressort aussi de l'Achéri et des Tossefot) ; et certains sont indulgents en cela (Mordekhaï au nom de Rabbi Sim'ha, de Rabbi Natan et du Ravia).
séif 50
- האשה שאמרה מת בעלי תחת המפולת אינה נאמנת וכן אם היה שילוח נחשים ועקרבים ואמרה נשכו נחש או עקרב ומת אינה נאמנת שמא תסמוך דעתה על רוב אנשים שמתו כך בנשיכה: (ולכן דינם כמלחמה וצריכה שתאמר מת על מטתו או שתאמר קברתיו. ב"י בשם המ"מ):La femme qui a dit : « Mon mari est mort sous l'effondrement », n'est pas crue. De même, s'il y avait une invasion de serpents et de scorpions, et qu'elle a dit : « Un serpent ou un scorpion l'a mordu et il est mort », elle n'est pas crue, car on craint qu'elle ne s'appuie sur la majorité des gens qui sont morts ainsi par morsure Haga (Rema) : (c'est pourquoi leur loi est comme celle de la guerre, et il faut qu'elle dise « il est mort dans son lit » ou qu'elle dise « je l'ai enterré » ; Beit Yossef au nom du Maguid Michné).
séif 51
- אמרה עישנו עליו בית או מערה הוא מת ואני נצלתי אינה נאמנת כשם שנעשה לה נס כך נעשה לו:Si elle a dit : « On a enfumé sur nous une maison ou une grotte ; il est mort et moi j'ai été sauvée », elle n'est pas crue : de même qu'un miracle lui a été fait, de même il a pu en être fait un pour lui.
séif 52
- היתה שנת רעבון ואמרה מת בעלי אינה נאמנת (אפילו אמרה מת על מטתו) (טור) מת וקברתיו נאמנת (אמרה מת בצמא הוי כאלו אמרה מת ברעב) (ב"י):Si c'était une année de famine et qu'elle a dit : « Mon mari est mort », elle n'est pas crue Haga (Rema) : (même si elle a dit « il est mort dans son lit ») (Tour) ; « il est mort et je l'ai enterré », elle est crue Haga (Rema) : (si elle a dit « il est mort de soif », c'est comme si elle avait dit « il est mort de faim ») (Beit Yossef).
séif 53
- אמרה נפלו עלינו כותים או לסטים הוא נהרג ואני נצלתי נאמנת שאין דרכן להרוג הנשים כדי שנא' כשם שניצלה היא כך ניצל הוא:Si elle a dit : « Des non-juifs ou des brigands sont tombés sur nous ; il a été tué et moi j'ai été sauvée », elle est crue, car ils n'ont pas l'habitude de tuer les femmes, pour que nous disions : de même qu'elle a été sauvée, de même il a été sauvé.
séif 54
- היה דבר בעולם ואמרה מת בעלי נאמנת (וי"א דאינה נאמנת) (טור ור' ירוחם):S'il y avait une épidémie dans le monde, et qu'elle a dit : « Mon mari est mort », elle est crue Haga (Rema) : (et certains disent qu'elle n'est pas crue) (Tour et Rabbi Yerou'ham).
séif 55
- האשה שהלך בעלה למדינה אחרת ובאו ואמרו לה מת בעלך ונשאת ואח"כ בא בעלה לא שנא נשאת ע"פ עד אחד או ע"פ שנים עדים (אפי' לא נבעלה) (הרא"ש והריב"ש והריטב"א ונ"י סימן תק"ח) תצא מזה ומזה וצריכה גט משניהם ואין לה כתובה משניהם (אפי' החזירה הראשון) (הגהות אלפסי) ולא פירות שאכלו מנכסי מלוג שלה אע"פ שאינם חייבים בפרקונה ודוקא שאכל השני קודם שבא הראשון אבל מה שאכל אחר שבא הראשון צריך להחזיר ואינו חייב ליתן הבלאות מנכסי צאן ברזל שלה והוא שבלו לגמרי אבל מה שיש מהם בעין נוטלתן ואם נטלה מזה או מזה כתובה או פירות צריך להחזיר ודוקא שנטלה מהשני אחר שבא הראשון אבל אם נטלה ממנו קודם שבא הראשון אינה צריכה להחזיר ושניהם אינם מטמאים לה אם הם כהנים ואינם זכאים במציאתה ובמעשה ידיה ובהפרת נדריה ונפסלה מהכהונה ומהתרומה ומהמעשר אם היא בת לוי (אבל בעלה הראשון יורשה אם מתה) (ב"י והמ"מ) מתו אחיו של זה ואחיו של זה חולצין ולא מיבמין והולד מהשני הוא ממזר מהתורה אם הולידה עד שלא גרשה הראשון אבל אם לא הולידה אלא אחר שמת ראשון או גירשה אין הולד משני אלא ממזר דרבנן ואם בא עליה (הראשון) קודם שגירש השני הולד שיוליד ממנה ממזר מדבריהם:La femme dont le mari est parti dans un autre pays, qu'on est venu lui dire : « Ton mari est mort », qu'elle s'est remariée, et qu'ensuite son mari est revenu, sans distinguer si elle s'est remariée sur la foi d'un seul témoin ou sur la foi de deux témoins Haga (Rema) : (même si elle n'a pas eu de relation) (le Roch, le Rivach, le Ritba et les Nimouké Yossef ; Rivach, siman 508) : elle sort de l'un et de l'autre, elle a besoin d'un get de chacun des deux, et elle n'a de ketouba d'aucun des deux Haga (Rema) : (même si le premier la reprend) (Hagahot Alfassi) ; ni les fruits qu'ils ont consommés de ses biens melog (biens propres de l'épouse dont le mari a l'usufruit), bien qu'ils ne soient pas tenus de la racheter (si elle est capturée). Et précisément pour ce que le second a consommé avant que le premier ne revienne ; mais ce qu'il a consommé après que le premier est revenu, il doit le restituer. Et il n'est pas tenu de donner la valeur des objets usés de ses biens tson barzel (biens apportés dont le mari garantit la valeur), à condition qu'ils soient entièrement usés ; mais ce qui en existe encore, elle le reprend. Et si elle a pris de l'un ou de l'autre une ketouba ou des fruits, elle doit restituer ; et précisément si elle a pris du second après que le premier est revenu, mais si elle a pris de lui avant que le premier ne revienne, elle n'a pas à restituer. Et aucun des deux ne se rend impur pour elle (à sa mort) s'ils sont Cohanim ; ils n'ont droit ni à ce qu'elle trouve, ni au produit de son travail, ni à l'annulation de ses vœux ; et elle est devenue inapte à la kehouna (au mariage avec un Cohen), à la terouma et au maasser (dîme) si elle est fille de Lévi Haga (Rema) : (mais son premier mari hérite d'elle si elle meurt) (Beit Yossef et Maguid Michné). Si les frères de l'un et les frères de l'autre sont morts (sans enfants, et qu'elle tombe en lévirat), ils accomplissent la 'halitsa (déchaussement) et ne contractent pas le lévirat. L'enfant du second est mamzer de la Torah, s'il l'a engendré avant que le premier ne l'ait répudiée ; mais s'il ne l'a engendré qu'après que le premier est mort ou l'a répudiée, l'enfant du second n'est mamzer que d'ordre rabbinique. Et si Haga (Rema) : (le premier) a eu une relation avec elle avant que le second ne l'ait répudiée, l'enfant qu'il engendrera d'elle est mamzer d'après leurs paroles (d'ordre rabbinique).
séif 56
- אמרו לה מת בעליך ונשאת ואח"כ אמרו לה קיים היה ומת ולד שהוליד קודם שמת ממזר מן התורה ושהוליד אח"כ אינו ממזר וי"א שהוא ממזר מדרבנן:Si on lui a dit : « Ton mari est mort », qu'elle s'est remariée, et qu'ensuite on lui a dit : « Il était encore en vie à ce moment-là et il est mort ensuite » : l'enfant qu'elle a engendré avant qu'il ne meure est mamzer de la Torah, et celui qu'elle a engendré ensuite n'est pas mamzer ; et certains disent qu'il est mamzer d'ordre rabbinique.
séif 57
- אם לא נשאת לשני אלא נתקדשה לבד ובא בעלה אינה צריכה גט מהשני ומותרת לחזור לראשון וכן מותרת לשני אם מת הראשון או גירשה: הגה אשה שנתקדשה וטעתה וסברה שלא נתקדשה ונשאת לאחר תצא מזה ומזה וכל הדרכים הנ"ל בה אבל אנסוה להנשא או שהורו לה ב"ד בטעות ונשאת על פיהם הוי כאנוסה ומותרת לבעלה הראשון (תשובת רשב"א אלף קפ"ט הובא בב"י):Si elle ne s'est pas mariée au second, mais s'est seulement consacrée à lui, et que son mari est revenu, elle n'a pas besoin de get du second, et elle est permise de revenir au premier ; de même, elle est permise au second si le premier est mort ou l'a répudiée. Haga (Rema) : Une femme qui a été consacrée, qui s'est trompée en pensant qu'elle n'avait pas été consacrée, et qui s'est mariée à un autre, sort de l'un et de l'autre, et toutes les conséquences mentionnées plus haut s'appliquent à elle. Mais si on l'a contrainte à se marier, ou si le tribunal lui a donné une décision erronée et qu'elle s'est mariée sur leur parole, c'est comme une femme contrainte, et elle est permise à son premier mari (responsa du Rachba, 1189, rapportée par le Beit Yossef).
séif 58