Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בִּזְמַן שֶׁהַיּוֹבֵל נוֹהֵג, רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: מֵבִיא וְקוֹרֵא. רֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: מֵבִיא וְאֵינוֹ קוֹרֵא.à l'époque où le Yovel (jubilé) est en vigueur, où toute vente de terre ne vaut que pour les fruits puisque la terre revient à son propriétaire au Yovel, Rabbi Yo'hanan a dit : l'acheteur apporte les bikkourim (prémices offertes au Temple) et récite la déclaration. Rech Lakich a dit : Il apporte et ne récite pas.
- רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר מֵבִיא וְקוֹרֵא – קִנְיַן פֵּירוֹת כְּקִנְיַן הַגּוּף דָּמֵי. רֵישׁ לָקִישׁ אָמַר מֵבִיא וְאֵינוֹ קוֹרֵא – קִנְיַן פֵּירוֹת לָאו כְּקִנְיַן הַגּוּף דָּמֵי.Rabbi Yo'hanan a dit qu'il apporte et récite parce que l'acquisition des fruits est semblable à l'acquisition du fonds. Rech Lakich a dit qu'il apporte et ne récite pas parce que l'acquisition des fruits n'est pas semblable à l'acquisition du fonds.
- וּצְרִיכָא. דְּאִי אִיתְּמַר בְּהָהִיא, בְּהָהִיא קָאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ, דְּכִי קָא נָחֵית – אַדַּעְתָּא דְפֵירָא קָא נָחֵית; אֲבָל בְּהָךְ – דְּאַדַּעְתָּא דְגוּפֵיהּ קָא נָחֵית, אֵימָא מוֹדֵי לֵיהּ לְרַבִּי יוֹחָנָן.Et il est nécessaire d'énoncer leur machlokèt (divergence d'opinions) dans les deux cas. Car si cela avait été dit dans ce cas-là, celui qui acquiert expressément les fruits, on aurait pensé que c'est dans ce cas-là que Rech Lakich parle, car lorsqu'il descend sur le champ, c'est en vue des fruits qu'il descend ; mais dans ce cas-ci, de la vente à l'époque du Yovel, où c'est en vue du fonds lui-même qu'il descend, dis qu'il admet l'avis de Rabbi Yo'hanan.
- וְאִי אִיתְּמַר בְּהָא, בְּהָא קָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, אֲבָל בְּהָךְ אֵימָא מוֹדֵי לֵיהּ לְרֵישׁ לָקִישׁ; צְרִיכָא.Et si cela avait été dit dans ce cas-ci, on aurait pensé que c'est dans ce cas-ci que Rabbi Yo'hanan parle, mais dans ce cas-là, dis qu'il admet l'avis de Rech Lakich. Il est donc nécessaire d'énoncer les deux.
- תָּא שְׁמַע: הַקּוֹנֶה אִילָן וְקַרְקָעוֹ – מֵבִיא וְקוֹרֵא! הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – בִּזְמַן שֶׁאֵין הַיּוֹבֵל נוֹהֵג.Viens et entends une preuve de la Michna (enseignement des Tannaïm, Sages de l'époque de la Michna ; Bikkourim 1, 11) : Celui qui acquiert un arbre et son terrain apporte et récite, bien qu'il doive rendre la terre au Yovel, ce qui contredit Rech Lakich ! De quoi s'agit-il ici ? De l'époque où le Yovel n'est pas en vigueur, où l'acquisition est définitive.
- תָּא שְׁמַע: הַקּוֹנֶה שְׁנֵי אִילָנוֹת בְּתוֹךְ שָׂדֵהוּ שֶׁל חֲבֵירוֹ – מֵבִיא וְאֵינוֹ קוֹרֵא. הָא שְׁלֹשָׁה – מֵבִיא וְקוֹרֵא! הָכָא נָמֵי בִּזְמַן שֶׁאֵין הַיּוֹבֵל נוֹהֵג.Viens et entends (Bikkourim 1, 6) : Celui qui acquiert deux arbres dans le champ de son prochain apporte et ne récite pas, car il n'a pas acquis la terre. Mais s'il en acquiert trois, il apporte et récite, bien que la terre revienne au Yovel ! Ici aussi, il s'agit de l'époque où le Yovel n'est pas en vigueur.
- וְהַשְׁתָּא דְּאָמַר רַב חִסְדָּא: מַחְלוֹקֶת בְּיּוֹבֵל שֵׁנִי, אֲבָל בְּיּוֹבֵל רִאשׁוֹן – דִּבְרֵי הַכֹּל מֵבִיא וְקוֹרֵא, דְּאַכַּתִּי לָא סְמַךְ דַּעְתַּיְיהוּ; לָא קַשְׁיָא: הָא בְּיוֹבֵל רִאשׁוֹן, הָא בְּיוֹבֵל שֵׁנִי.Et maintenant que Rav 'Hisda a dit : La machlokèt porte sur le deuxième Yovel, lorsqu'on s'était déjà habitué à rendre les terres, mais pour le premier Yovel, tout le monde dit qu'il apporte et récite, car ils ne s'y fiaient pas encore, il n'est plus besoin de ces réponses : Ce n'est pas difficile : ceci, les Michnayot, parle du premier Yovel, cela, l'avis de Rech Lakich, parle du deuxième Yovel.
- לֵימָא כְּתַנָּאֵי: מִנַּיִן לַלּוֹקֵחַ שָׂדֶה מֵאָבִיו, וְהִקְדִּישָׁהּ, וְאַחַר כָּךְ מֵת אָבִיו – מִנַּיִין שֶׁתְּהֵא לְפָנָיו כִּשְׂדֵה אֲחוּזָּה?Disons que c'est comme une divergence de Tannaïm. Un champ d'héritage (sedé a'houza) consacré, non racheté et vendu par le trésorier du Temple, revient aux Cohanim au Yovel ; un champ acheté consacré revient au vendeur d'origine. Il a été enseigné : D'où savons-nous, pour celui qui achète un champ à son père, le consacre, et qu'ensuite son père meurt, d'où savons-nous qu'il sera pour lui comme un champ d'héritage ?
- תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אִם אֶת שְׂדֵה מִקְנָתוֹ אֲשֶׁר לֹא מִשְּׂדֵה אֲחוּזָּתוֹ״ – שָׂדֶה שֶׁאֵינָהּ רְאוּיָה לִהְיוֹת שְׂדֵה אֲחוּזָּה, יָצְתָה זוֹ שֶׁרְאוּיָה לִהְיוֹת שְׂדֵה אֲחוּזָּה, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי שִׁמְעוֹן.Le verset enseigne : « Si un champ de son acquisition, qui n'est pas du champ de son héritage » (Lévitique 27, 22) : la règle du champ acheté vise un champ qui n'est pas apte à être un champ d'héritage ; est exclu celui-ci, qui est apte à être un champ d'héritage. Ce sont les paroles de Rabbi Yehouda et de Rabbi Chimon.
- רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: מִנַּיִין לַלּוֹקֵחַ שָׂדֶה מֵאָבִיו וּמֵת אָבִיו וְאַחַר כָּךְ הִקְדִּישָׁהּ, מִנַּיִין שֶׁתְּהֵא לְפָנָיו כִּשְׂדֵה אֲחוּזָּה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אִם אֶת שְׂדֵה מִקְנָתוֹ אֲשֶׁר לֹא מִשְּׂדֵה אֲחוּזָּתוֹ״ – שָׂדֶה שֶׁאֵינָהּ שְׂדֵה אֲחוּזָּה, יָצְתָה זוֹ שֶׁהִיא שְׂדֵה אֲחוּזָּה. וְאִילּוּ לְרַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי שִׁמְעוֹן, מֵת אָבִיו וְאַחַר כָּךְ הִקְדִּישָׁהּ – לָא צְרִיכָא קְרָא.Rabbi Méïr dit : D'où savons-nous, pour celui qui achète un champ à son père, que son père meurt, et qu'ensuite il le consacre, d'où savons-nous qu'il sera pour lui comme un champ d'héritage ? Le verset enseigne : « Si un champ de son acquisition, qui n'est pas du champ de son héritage » : un champ qui n'est pas un champ d'héritage ; est exclu celui-ci, qui est un champ d'héritage. Tandis que pour Rabbi Yehouda et Rabbi Chimon, si son père est mort et qu'ensuite il l'a consacré, il n'est pas besoin d'un verset.
- מַאי, לָאו בְּהָא קָמִיפַּלְגִי? דְּרַבִּי מֵאִיר סָבַר: קִנְיַן פֵּירוֹת כְּקִנְיַן הַגּוּף דָּמֵי, וּבְהָא – בְּמִיתַת אָבִיו הוּא דְּלָא יָרֵית וְלָא מִידֵּי, וְהִלְכָּךְ מֵת אָבִיו וְאַחַר כָּךְ הִקְדִּישָׁהּ – צְרִיךְ קְרָא;N'est-ce pas sur ceci qu'ils divergent ? Rabbi Méïr pense : L'acquisition des fruits est semblable à l'acquisition du fonds, et dans ce cas, à la mort de son père, il n'hérite de rien, le champ étant déjà pleinement à lui ; c'est pourquoi, si son père est mort et qu'ensuite il l'a consacré, il faut un verset pour lui donner le statut de champ d'héritage.
- רַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי שִׁמְעוֹן סָבְרִי: קִנְיַן פֵּירוֹת לָאו כְּקִנְיַן הַגּוּף דָּמֵי, וּבְהָא – בְּמִיתַת אָבִיו הַשְׁתָּא הוּא דְּקָא יָרֵית, וְהִלְכָּךְ מֵת אָבִיו וְאַחַר כָּךְ הִקְדִּישָׁהּ – לָא צְרִיכָא קְרָא; וְכִי אִיצְטְרִיךְ קְרָא – לְהִקְדִּישָׁהּ וְאַחַר כָּךְ מֵת אָבִיו הוּא דְּאִיצְטְרִיךְ.Rabbi Yehouda et Rabbi Chimon pensent : L'acquisition des fruits n'est pas semblable à l'acquisition du fonds, et dans ce cas, à la mort de son père, c'est maintenant qu'il hérite du fonds ; c'est pourquoi, si son père est mort et qu'ensuite il l'a consacré, il n'est pas besoin d'un verset ; et s'il a fallu un verset, c'est pour le cas où il l'a consacré et où son père est mort ensuite qu'il a fallu.
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: לְעוֹלָם אֵימָא לָךְ, בְּעָלְמָא קָסָבְרִי רַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי שִׁמְעוֹן קִנְיַן פֵּירוֹת כְּקִנְיַן הַגּוּף דָּמֵי. וְהָכָא, רַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי שִׁמְעוֹן קְרָא אַשְׁכַּחוּ וּדְרוּשׁ – לִכְתּוֹב רַחֲמָנָא ״אִם אֶת שְׂדֵה מִקְנָתוֹ אֲשֶׁר לֹא אֲחוּזָּתוֹ״; מַאי ״מִשְּׂדֵה אֲחוּזָּתוֹ״? שָׂדֶה שֶׁאֵינָהּ רְאוּיָה לִהְיוֹת שְׂדֵה אֲחוּזָּה – יָצְתָה זוֹ, שֶׁרְאוּיָה לִהְיוֹת שְׂדֵה אֲחוּזָּה.Rav Na'hman bar Its'hak a dit : En réalité, je te dirai qu'en général Rabbi Yehouda et Rabbi Chimon pensent que l'acquisition des fruits est semblable à l'acquisition du fonds. Et ici, Rabbi Yehouda et Rabbi Chimon ont trouvé un verset et l'ont exposé : que le Miséricordieux écrive : « Si un champ de son acquisition, qui n'est pas son héritage » ; pourquoi : « du champ de son héritage » ? Pour enseigner : un champ qui n'est pas apte à être un champ d'héritage ; est exclu celui-ci, qui est apte à être un champ d'héritage.
- אָמַר רַב יוֹסֵף: אִי לָאו דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן קִנְיַן פֵּירוֹת כְּקִנְיַן הַגּוּף דָּמֵי, לֹא מָצָא יָדָיו וְרַגְלָיו בְּבֵית הַמִּדְרָשׁ. דְּאָמַר רַבִּי אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הָאַחִין שֶׁחָלְקוּ – לָקוֹחוֹת הֵן, וּמַחְזִירִין זֶה לָזֶה בְּיוֹבֵל;Rav Yossef a dit : Si Rabbi Yo'hanan n'avait pas dit que l'acquisition des fruits est semblable à l'acquisition du fonds, il n'aurait trouvé ni ses mains ni ses pieds dans la maison d'étude, car ses propos se seraient contredits. Car Rabbi Assi a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Les frères qui ont partagé un héritage sont des acheteurs l'un de l'autre, et ils se rendent les parts l'un à l'autre au Yovel.
- וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ לָאו כְּקִנְיַן הַגּוּף דָּמֵי, לָא מַשְׁכַּחַתְּ דְּמַיְיתֵי בִּיכּוּרִים אֶלָּא חַד בַּר חַד עַד יְהוֹשֻׁעַ בִּן נוּן!Et s'il te venait à l'esprit que ce n'est pas semblable à l'acquisition du fonds, tu ne trouverais personne qui apporte les bikkourim en récitant, sauf un fils unique de fils unique, jusqu'à Yehochoua bin Noun ! Dans tout autre cas, les enfants n'auraient acquis que les fruits.
- אָמַר רָבָא: קְרָא וּמַתְנִיתָא מְסַיְּיעִי לֵיהּ לְרֵישׁ לָקִישׁ. קְרָא –Rava a dit : Un verset et une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) soutiennent Rech Lakich. Un verset :
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