Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בַּת חוֹרִין אִי אֶפְשָׁר, שֶׁכְּבָר חֶצְיוֹ עֶבֶד. יִבָּטֵל? וַהֲלֹא לֹא נִבְרָא הָעוֹלָם אֶלָּא לִפְרִיָּה וּרְבִיָּה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֹא תוֹהוּ בְרָאָהּ לָשֶׁבֶת יְצָרָהּ״! אֶלָּא מִפְּנֵי תִּיקּוּן הָעוֹלָם – כּוֹפִין אֶת רַבּוֹ וְעוֹשֶׂה אוֹתוֹ בֶּן חוֹרִין, וְכוֹתֵב שְׁטָר עַל חֲצִי דָמָיו. וְחָזְרוּ בֵּית הִלֵּל לְהוֹרוֹת כְּדִבְרֵי בֵּית שַׁמַּאי.épouser une femme libre lui est impossible, car il est déjà à moitié esclave. Qu'il reste inactif et ne se marie pas ? Or le monde n'a été créé que pour la procréation, comme il est dit : « Il ne l'a pas créée pour être un désert, Il l'a formée pour être habitée » (Isaïe 45, 18) ! Aussi, pour le bon ordre du monde, on contraint son maître, et celui-ci en fait un homme libre, et l'esclave écrit un billet de créance pour la moitié de sa valeur. Et Beit Hillel sont revenus enseigner selon les paroles de Beit Chamaï.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: הַמְשַׁחְרֵר חֲצִי עַבְדּוֹ, רַבִּי אוֹמֵר: קָנָה, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: לֹא קָנָה.GUEMARA. Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : celui qui affranchit la moitié de son esclave : Rabbi (Yehouda HaNassi) dit : l'esclave a acquis cette moitié de lui-même, et les Sages disent : il n'a pas acquis.
- אָמַר רַבָּה: מַחְלוֹקֶת בִּשְׁטָר – דְּרַבִּי סָבַר: ״וְהׇפְדֵּה לֹא נִפְדָּתָה אוֹ חוּפְשָׁה לֹא נִתַּן לָהּ״ –Rabba a dit : la machlokèt (divergence d'opinions) porte seulement sur l'affranchissement par un acte, car Rabbi pense : il est écrit au sujet de la servante destinée à un esclave hébreu, avec laquelle un homme a eu une union : « et qui n'a pas été pleinement rachetée, ou à qui la liberté n'a pas été donnée » (Lévitique 19, 20). Ce verset évoque deux modes de libération : le rachat par l'argent et l'affranchissement par un acte.
- מַקִּישׁ שְׁטָר לְכֶסֶף, מָה כֶּסֶף – בֵּין כּוּלּוֹ בֵּין חֶצְיוֹ, אַף שְׁטָר נָמֵי – בֵּין כּוּלּוֹ בֵּין חֶצְיוֹ;Le verset rapproche ainsi l'acte de l'argent : de même que l'argent libère soit tout l'esclave soit sa moitié, de même l'acte aussi libère soit tout l'esclave soit sa moitié.
- וְרַבָּנַן גָּמְרִי ״לָהּ״–״לָהּ״ מֵאִשָּׁה – מָה אִשָּׁה חֶצְיָהּ לֹא, אַף עֶבֶד נָמֵי חֶצְיוֹ לֹא; אֲבָל בְּכֶסֶף – דִּבְרֵי הַכֹּל קָנָה, פְּדוּיָה וְאֵינָהּ פְּדוּיָה.Et les Rabbanan apprennent, par guezéra chava (analogie textuelle), « lah » (« à elle », Lévitique 19, 20) de « lah » (Deutéronome 24, 1) à propos de la femme divorcée : de même que la femme, pas la moitié d'elle ne peut être répudiée, de même l'esclave aussi, pas la moitié de lui ne peut être affranchie par un acte. Mais par l'argent, de l'avis de tous il acquiert : la servante est rachetée et non rachetée, c'est-à-dire partiellement.
- לֵימָא בְּהָא קָמִיפַּלְגִי – דְּמָר סָבַר: הֶקֵּישָׁא עֲדִיף, וּמָר סָבַר: גְּזֵרָה שָׁוָה עֲדִיפָא?La Guemara propose : disons qu'ils divergent sur ceci : car un Maître, Rabbi, pense : le hékech (rapprochement de deux sujets dans un même verset) l'emporte, et l'autre Maître, les Rabbanan, pense : la guezéra chava l'emporte ?
- לָא; דְּכוּלֵּי עָלְמָא גְּזֵירָה שָׁוָה עֲדִיפָא, וְשָׁאנֵי הָכָא דְּאִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְאִשָּׁה שֶׁכֵּן אֵינָהּ יוֹצְאָה בְּכֶסֶף, תֹּאמַר בְּעֶבֶד שֶׁיּוֹצֵא בְּכֶסֶף.Elle rejette : non ; tous admettent que la guezéra chava l'emporte, mais ici c'est différent, car on peut la réfuter : que dire de la femme, qui ne sort pas par l'argent ? Le diras-tu de l'esclave, qui sort par l'argent ? Vu cette différence, Rabbi préfère apprendre du hékech.
- וְרַב יוֹסֵף אָמַר: מַחְלוֹקֶת בְּכֶסֶף – דְּרַבִּי סָבַר: ״וְהׇפְדֵּה לֹא נִפְדָּתָה״ – פְּדוּיָה וְאֵינָהּ פְּדוּיָה; וְרַבָּנַן סָבְרִי: דִּבְּרָה תּוֹרָה כִּלְשׁוֹן בְּנֵי אָדָם; אֲבָל בִּשְׁטָר – דִּבְרֵי הַכֹּל לֹא קָנָה.Et Rav Yosef a dit : la machlokèt porte sur la libération par l'argent, car Rabbi pense : « vehofdé lo nifdata » enseigne qu'elle est rachetée et non rachetée, partiellement ; et les Rabbanan pensent : la Torah a parlé selon le langage des hommes, et la répétition du verbe n'enseigne rien. Mais par un acte, de l'avis de tous il n'acquiert pas.
- מֵיתִיבִי: הַמְשַׁחְרֵר חֲצִי עַבְדּוֹ בִּשְׁטָר, רַבִּי אוֹמֵר: קָנָה, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: לֹא קָנָה. תְּיוּבְתָּא דְּרַב יוֹסֵף! תְּיוּבְתָּא.On a objecté d'une baraïta : celui qui affranchit la moitié de son esclave par un acte : Rabbi dit : il a acquis, et les Sages disent : il n'a pas acquis. C'est une teyouvta (réfutation définitive) de Rav Yosef ! En effet, c'est une teyouvta.
- (נֵימָא) בִּשְׁטָר הוּא דִּפְלִיגִי, אֲבָל בְּכֶסֶף לָא פְּלִיגִי; לֵימָא תֶּיהְוֵי תְּיוּבְתָּא דְּרַב יוֹסֵף בְּתַרְתֵּי!La Guemara propose : (disons que) c'est sur l'acte qu'ils divergent, mais sur l'argent ils ne divergent pas ; disons donc que c'est une teyouvta de Rav Yosef sur deux points !
- אָמַר לְךָ רַב יוֹסֵף: פְּלִיגִי בִּשְׁטָר, וְהוּא הַדִּין בְּכֶסֶף. וְהָא דְּקָא מִיפַּלְגִי בִּשְׁטָר – לְהוֹדִיעֲךָ כֹּחוֹ דְּרַבִּי.Elle rejette : Rav Yosef te dirait : ils divergent sur l'acte, et il en va de même pour l'argent. Et s'ils divergent expressément sur l'acte, c'est pour te faire connaître la portée de l'opinion de Rabbi, qui admet la libération partielle même par un acte.
- וְלִיפְלְגֻי בְּכֶסֶף, וּלְהוֹדִיעֲךָ כֹּחָן דְּרַבָּנַן! כֹּחַ דְּהֶיתֵּירָא עֲדִיף לֵיהּ.Et qu'ils divergent sur l'argent, pour te faire connaître la portée de l'opinion des Rabbanan ! La Guemara répond : la portée de l'indulgence lui importe davantage, au Tanna (Sage de l'époque de la Michna).
- תָּא שְׁמַע: ״וְהׇפְדֵּה״; יָכוֹל לַכֹּל? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לֹא נִפְדָּתָה״. אִי ״לֹא נִפְדָּתָה״, יָכוֹל לַכֹּל? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְהׇפְדֵּה״. הָא כֵּיצַד? פְּדוּיָה וְאֵינָהּ פְּדוּיָה; בְּכֶסֶף וּבְשָׁוֶה כֶּסֶף.Viens et entends une preuve : « vehofdé » (« et rachetée ») ; pourrait-on penser : pour le tout, qu'elle est entièrement rachetée ? Le verset dit : « lo nifdata » (« non rachetée »). Si « non rachetée », pourrait-on penser : pour le tout, qu'elle ne l'est pas du tout ? Le verset dit : « vehofdé ». Comment est-ce donc ? Rachetée et non rachetée, c'est-à-dire partiellement, par de l'argent ou par la valeur de l'argent.
- וְאֵין לִי אֶלָּא בְּכֶסֶף, בִּשְׁטָר מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְהׇפְדֵּה לֹא נִפְדָּתָה אוֹ חוּפְשָׁה לֹא נִתַּן לָהּ״, וּלְהַלָּן הוּא אוֹמֵר: ״וְכָתַב לָהּ סֵפֶר כְּרִיתוּת״ – מָה לְהַלָּן בִּשְׁטָר, אַף כָּאן בִּשְׁטָר.Je n'ai appris que par l'argent ; par un acte, d'où le sait-on ? Le verset dit : « et qui n'a pas été pleinement rachetée, ou à qui la liberté n'a pas été donnée », et plus loin il dit : « il lui écrira un acte de divorce » (Deutéronome 24, 1) : de même que plus loin la libération se fait par un acte, ici aussi par un acte.
- אֵין לִי אֶלָּא חֶצְיוֹ בְּכֶסֶף, אוֹ כּוּלּוֹ בִּשְׁטָר; חֶצְיוֹ בִּשְׁטָר מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְהׇפְדֵּה לֹא נִפְדָּתָה אוֹ חוּפְשָׁה לֹא נִתַּן לָהּ״ – מַקִּישׁ שְׁטָר לְכֶסֶף, מָה כֶּסֶף בֵּין כּוּלּוֹ בֵּין חֶצְיוֹ, אַף שְׁטָר נָמֵי בֵּין כּוּלּוֹ בֵּין חֶצְיוֹ.Je n'ai appris que sa moitié par l'argent, ou son entier par un acte ; sa moitié par un acte, d'où le sait-on ? Le verset dit : « et qui n'a pas été pleinement rachetée, ou à qui la liberté n'a pas été donnée » : il rapproche l'acte de l'argent : de même que l'argent libère soit son entier soit sa moitié, de même l'acte aussi libère soit son entier soit sa moitié.
- בִּשְׁלָמָא לְרַב יוֹסֵף בָּתַר דְּאִיתּוֹתַב, הָא מַנִּי – רַבִּי הִיא. אֶלָּא לְרַבָּה – רֵישָׁא דִּבְרֵי הַכֹּל, וְסֵיפָא רַבִּי?!Certes, selon Rav Yosef après qu'il a été réfuté, pour qui la machlokèt porte sur les deux modes, de qui est cette baraïta ? C'est de Rabbi. Mais selon Rabba, le début est de l'avis de tous, et la fin de Rabbi seul ?!
- אָמַר לָךְ רַבָּה: אִין, רֵישָׁא דִּבְרֵי הַכֹּל, וְסֵיפָא רַבִּי. רַב אָשֵׁי אָמַר: רַבִּי הִיא.Rabba te dirait : oui, le début est de l'avis de tous, et la fin est de Rabbi. Rav Achi a dit : c'est entièrement de Rabbi.
- אֶלָּא מַתְנִיתִין דְּקָתָנֵי: מִי שֶׁחֶצְיוֹ עֶבֶד וְחֶצְיוֹ בֶּן חוֹרִין; בִּשְׁלָמָא לְרַבָּה – מוֹקֵים לַהּ בְּכֶסֶף, וְדִבְרֵי הַכֹּל; אֶלָּא לְרַב יוֹסֵף – לֵימָא רַבִּי הִיא וְלָא רַבָּנַן?! אָמַר רָבִינָא:Mais alors notre Michna qui enseigne : celui qui est à moitié esclave et à moitié homme libre : certes, selon Rabba, il l'établit dans le cas de la libération par l'argent, et c'est de l'avis de tous ; mais selon Rav Yosef, dirons-nous que c'est de Rabbi et non des Rabbanan ?! La Guemara répond : Ravina a dit :
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