Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- זָקֵן שָׁאנֵי, דְּיָדַע לְאַקְנוֹיֵי.Un vieillard érudit est différent, car il sait transférer la propriété de l'acte ; on ne peut donc pas en déduire le cas d'une femme, qui n'y pense pas forcément.
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: מֵהָכָא – עָרֵב הַיּוֹצֵא לְאַחַר חִיתּוּם שְׁטָרוֹת, גּוֹבֶה מִנְּכָסִים בְּנֵי חוֹרִין!Mais Rava a dit : on le prouve d'ici : un garant qui apparaît après la signature des actes, c'est-à-dire qui s'est engagé après que l'acte de prêt a été signé : le créancier recouvre seulement sur ses biens libres, et non sur ceux qu'il a vendus. Or, pour que cet engagement ait effet, l'acte a dû être transféré au garant avant qu'il le signe : on sait donc transférer un document.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: מַאי קוּשְׁיָא? דִּלְמָא גַּבְרָא שָׁאנֵי, דְּיָדַע לְאַקְנוֹיֵי! אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי: מֵהָכָא – אִשָּׁה כּוֹתֶבֶת אֶת גִּיטָּהּ, וְהָאִישׁ כּוֹתֵב אֶת שׁוֹבָרוֹ, שֶׁאֵין קִיּוּם הַגֵּט אֶלָּא בְּחוֹתְמָיו.Rav Achi a dit : quelle est la difficulté ? Peut-être un homme est-il différent, car il sait transférer un document, à la différence d'une femme ! Mais Rav Achi a dit : on le prouve d'ici, de la Michna (enseignement des Tannaïm, plus loin, 22b) : une femme écrit son get (acte de divorce) et l'homme écrit son reçu de paiement de la ketouba (contrat de mariage), car la validation du get ne se fait que par ses signataires. On voit par là qu'une femme sait transférer à son mari l'acte qu'il lui remettra ensuite.
- אָמַר רָבָא: כָּתַב לָהּ גֵּט, וּנְתָנוֹ בְּיַד עַבְדּוֹ, וְכָתַב לָהּ שְׁטַר מַתָּנָה עָלָיו – קְנָאַתְהוּ, וּמִתְגָּרֶשֶׁת בּוֹ.Rava a dit : si le mari lui a écrit un get, l'a placé dans la main de son esclave et lui a écrit un acte de donation portant sur lui, l'esclave, elle l'a acquis par cet acte, et elle est divorcée par lui, le get qu'il tient : l'esclave est en effet comme une cour qui lui appartient, et elle reçoit ainsi en même temps le get et ce qui le contient.
- וְאַמַּאי? חָצֵר מְהַלֶּכֶת הִיא, וְחָצֵר מְהַלֶּכֶת לֹא קָנָה! וְכִי תֵּימָא בְּעוֹמֵד, וְהָאָמַר רָבָא: כׇּל שֶׁאִילּוּ מְהַלֵּךְ לֹא קָנָה, עוֹמֵד וְיוֹשֵׁב לֹא קָנָה! וְהִלְכְתָא – בְּכָפוּת.Mais pourquoi acquiert-elle le get ? L'esclave est une cour mobile, et une cour mobile n'acquiert pas ! Et si tu dis qu'il s'agit d'un esclave qui se tient debout, Rava n'a-t-il pas dit : tout ce qui, en marchant, n'acquiert pas, n'acquiert pas non plus debout ou assis ? Et la halakha (règle) de Rava s'applique à un esclave ligoté, qui ne peut se déplacer.
- וְאָמַר רָבָא: כָּתַב לָהּ גֵּט וּנְתָנוֹ בַּחֲצֵרוֹ, וְכָתַב לָהּ שְׁטַר מַתָּנָה עָלָיו – קְנָאַתְהוּ, וּמִתְגָּרֶשֶׁת בּוֹ.Et Rava a dit : si le mari lui a écrit un get, l'a placé dans sa cour et lui a écrit un acte de donation portant sur elle, la cour, elle l'a acquise, et elle est divorcée par lui, le get qui s'y trouve.
- וּצְרִיכָא; דְּאִי אַשְׁמְעִינַן עֶבֶד, הֲוָה אָמֵינָא: דַּוְקָא עֶבֶד, אֲבָל חָצֵר – לִיגְזַר, מִשּׁוּם חֲצֵרָהּ הַבָּאָה לְאַחַר מִכָּאן;Et cela est nécessaire d'enseigner les deux cas : car s'il nous avait appris seulement le cas de l'esclave, j'aurais dit : cela vaut précisément pour un esclave, mais pour une cour, on devrait décréter l'invalidité à cause de sa cour qui lui vient par la suite, le cas où un get a été placé dans la cour d'un tiers et où celle-ci devient ensuite la sienne, sans que le mari la lui ait donnée ;
- וְאִי אַשְׁמְעִינַן חָצֵר, הֲוָה אָמֵינָא דַּוְקָא חָצֵר, אֲבָל עֶבֶד – לִיגְזַר כָּפוּת אַטּוּ שֶׁאֵינוֹ כָּפוּת; קָא מַשְׁמַע לַן.et s'il nous avait appris seulement le cas de la cour, j'aurais dit : cela vaut précisément pour une cour, mais pour un esclave, on devrait décréter l'invalidité dans le cas de l'esclave ligoté, à cause de celui qui n'est pas ligoté ; il nous l'apprend donc dans les deux cas.
- אָמַר אַבָּיֵי: מִכְּדֵי חָצֵר מֵהֵיכָא אִיתְרַבַּי? מִ״יָּדָהּ״;Abayé a dit : contre Rava : or, d'où la cour a-t-elle été incluse parmi les moyens de remettre le get ? Du mot « sa main » (Deutéronome 24, 1) ;
- מַה יָדָהּ דְּאִיתַהּ בֵּין מִדַּעְתַּהּ וּבֵין בְּעַל כּוּרְחַהּ, אַף חֲצֵרָהּ דְּאִיתַהּ בֵּין מִדַּעְתַּהּ וּבֵין בְּעַל כּוּרְחַהּ; וְהָא מַתָּנָה – מִדַּעְתַּהּ אִיתַהּ, בְּעַל כּוּרְחַהּ לֵיתַהּ!de même que sa main reçoit le get aussi bien avec son accord que contre son gré, de même sa cour doit être telle qu'elle le reçoive aussi bien avec son accord que contre son gré ; or, cette donation, elle ne s'acquiert qu'avec son accord, et non contre son gré ! Une cour ainsi donnée ne devrait donc pas permettre de la divorcer.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב שִׁימִי בַּר אָשֵׁי: וְהָא שְׁלִיחוּת לְקַבָּלָה, דְּמִדַּעְתַּהּ אִיתַהּ בְּעַל כּוּרְחַהּ לֵיתַהּ, וְקָא הָוֵי שָׁלִיחַ לְִקַבָּלָה!Rav Chimi bar Achi a objecté : mais voici la délégation pour recevoir le get, qui n'existe qu'avec son accord et non contre son gré, et pourtant il devient un délégué pour recevoir ! La comparaison avec sa main n'est donc pas absolue.
- וְאַבָּיֵי – אַטּוּ שְׁלִיחוּת מִ״יָּדָהּ״ אִיתְרַבַּי?! מִ״וְּשִׁלַּח וְשִׁלְּחָהּ״ אִיתְרַבַּי!Et Abayé répond : est-ce à dire que la délégation a été incluse par « sa main » ? Elle a été incluse par la différence entre « vechila'h » (et il renverra) et « vechile'hah » (et il la renverra) (Deutéronome 24, 1) ! Elle a donc une source propre, sans les limites de « sa main ».
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: שְׁלִיחוּת לְקַבָּלָה נָמֵי אַשְׁכְּחַן בְּעַל כּוּרְחַהּ, שֶׁכֵּן אָב מְקַבֵּל גֵּט לְבִתּוֹ קְטַנָּה בְּעַל כּוֹרְחָהּ.Et si tu veux, dis : nous trouvons également une délégation pour recevoir contre son gré, car un père reçoit le get pour sa fille mineure contre son gré à elle. La délégation est donc bien comparable à sa main, et l'objection d'Abayé subsiste.
- עַל הֶעָלֶה שֶׁל זַיִת וְכוּ׳: בִּשְׁלָמָא יָד דְּעֶבֶדLa Michna a enseigné : sur la feuille d'olivier, etc. : on peut écrire le get sur une feuille d'olivier, sur la corne d'une vache ou sur la main d'un esclave, à condition de lui donner ensuite la vache ou l'esclave. Cela se comprend pour la main d'un esclave :
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