Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲמַר לְהוּ לְרַבִּי דּוֹסְתַּאי בַּר רַבִּי יַנַּאי וּלְרַבִּי יוֹסֵי בַּר כֵּיפַר: בַּהֲדֵי דְּאָתֵיתוּ, אַתְיוּהּ נִיהֲלִי. אֲזוּל, יַהֲבֵיהּ נִיהֲלֵיהּ. אָמְרִי לְהוּ: נִקְנֵי מִינַּיְיכוּ; אָמְרִי לְהוּ: לָא. אָמְרִי לְהוּ: אַהְדְּרֵיהּ נִיהֲלַן.Rabbi A'haï a dit à Rabbi Dostaï bar Rabbi Yannaï et à Rabbi Yossé bar Kéifar : Quand vous viendrez de Néhardéa, apportez-le-moi, ce vase. Ils y allèrent, et on le leur donna. Ceux qui le détenaient leur dirent : Faisons un acte d'acquisition avec vous, pour que vous en répondiez jusqu'à votre arrivée. Ils leur dirent : Non. Ils leur dirent : Alors, rendez-le-nous.
- רַבִּי דּוֹסְתַּאי בְּרַבִּי יַנַּאי אֲמַר לְהוּ: אִין; רַבִּי יוֹסֵי בַּר כֵּיפַר אֲמַר לְהוּ: לָא. הֲווֹ קָא מְצַעֲרוּ לֵיהּ, אֲמַר לֵיהּ: חֲזִי מָר הֵיכִי קָא עָבֵיד! אֲמַר לְהוּ: טָב רְמוֹ לֵיהּ.Rabbi Dostaï, fils de Rabbi Yannaï, leur dit : Oui, je le rends. Rabbi Yossé bar Kéifar leur dit : Non, vous n'avez pas le droit de vous rétracter. Ils se mirent à le tourmenter. Il lui dit, à Rabbi Dostaï : Vois, Maître, comment ils agissent ! Rabbi Dostaï leur dit : Frappez-le bien.
- כִּי אֲתוֹ לְגַבֵּיהּ, אֲמַר לֵיהּ: חֲזִי מָר, לָא מִיסָּתְיֵיהּ דְּלָא סַיְּיעַן, אֶלָּא אֲמַר לְהוּ נָמֵי ״טָב רְמוֹ לֵיהּ״! אֲמַר לֵיהּ: אַמַּאי תֶּיעְבֵּד הָכִי?Quand ils vinrent auprès de lui, de Rabbi A'haï, Rabbi Yossé bar Kéifar lui dit : Vois, Maître : non content de ne pas m'avoir aidé, il leur a même dit : « Frappez-le bien » ! Il lui dit, à Rabbi Dostaï : Pourquoi as-tu agi ainsi ?
- אֲמַר לֵיהּ: אוֹתָן בְּנֵי אָדָם – הֵן אַמָּה, וְכוֹבָעָן אַמָּהּ, וּמְדַבְּרִין מֵחֶצְיֵיהֶן, וּשְׁמוֹתֵיהֶן מְבוֹהָלִין: ׳אַרְדָּא׳ וְ׳אַרְטָא׳ וּ׳פִילֵי בְּרֵישׁ׳; אוֹמְרִין ״כְּפוֹתוּ״ – כּוֹפְתִין; אוֹמְרִין ״הֲרוֹגוּ״ – הוֹרְגִין; אִילּוּ הָרְגוּ אֶת דּוֹסְתַּאי, מִי נָתַן לְיַנַּאי אַבָּא בַּר כְּמוֹתִי.Il lui dit : Ces hommes sont hauts d'une coudée, leur bonnet est d'une coudée, ils parlent du milieu du corps et leurs noms sont effrayants : Arda, Arta et Pilé Bérèch. S'ils disent : « Ligotez ! », on ligote ; s'ils disent : « Tuez ! », on tue. S'ils avaient tué Dostaï, qui aurait donné à Yannaï, mon père, un fils comme moi ?
- אֲמַר לֵיהּ: בְּנֵי אָדָם הַלָּלוּ קְרוֹבִים לַמַּלְכוּת הֵן? אָמַר לֵיהּ: הֵן. יֵשׁ לָהֶן סוּסִים וּפְרָדִים שֶׁרָצִים אַחֲרֵיהֶן? אֲמַר לֵיהּ: הֵן. אֲמַר לֵיהּ: אִי הָכִי, שַׁפִּיר עֲבַדְתְּ.Il lui dit : Ces hommes sont-ils proches du pouvoir ? Il lui dit : Oui. — Ont-ils des chevaux et des mulets qui courent derrière eux ? Il lui dit : Oui. Il lui dit : S'il en est ainsi, tu as bien fait.
- ״הוֹלֵךְ מָנֶה לִפְלוֹנִי״, וְהָלַךְ וּבִקְּשׁוֹ וְלֹא מְצָאוֹ – תָּנֵי חֲדָא: יַחְזְרוּ לַמְשַׁלֵּחַ; וְתַנְיָא אִידַּךְ: לְיוֹרְשֵׁי מִי שֶׁנִּשְׁתַּלְחוּ לוֹ.Si quelqu'un a dit à son mandataire : « Porte un mané (cent dinars) à untel », et qu'il est allé le chercher et ne l'a pas trouvé, car il était mort, il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique hors de la Michna) : Ils retourneront à l'envoyeur ; et il a été enseigné dans une autre : Aux héritiers de celui à qui ils ont été envoyés.
- לֵימָא בְּהָא קָמִיפַּלְגִי – דְּמָר סָבַר: ״הוֹלֵךְ״ כִּ״זְכִי״, וּמָר סָבַר: ״הוֹלֵךְ״ לָאו כִּ״זְכִי״?Dirons-nous qu'ils divergent sur ceci : l'un pense que « porte » équivaut à « acquiers », et le mandataire a acquis pour le destinataire, dont héritent ses héritiers ; et l'autre pense que « porte » n'équivaut pas à « acquiers » ?
- אָמַר רַבִּי אַבָּא בַּר מֶמֶל: דְּכוּלֵּי עָלְמָא ״הוֹלֵךְ״ לָאו כִּ״זְכִי״; וְלָא קַשְׁיָא – הָא בְּבָרִיא, הָא בִּשְׁכִיב מְרַע.Rabbi Abba bar Mémel a dit : Tout le monde admet que « porte » n'équivaut pas à « acquiers », et ce n'est pas difficile : celle-ci, qui dit de rendre à l'envoyeur, traite d'un homme bien portant, dont le don n'est acquis qu'à la réception ; celle-là, qui dit de donner aux héritiers, traite d'un moribond, dont le don est acquis aussitôt.
- רַב זְבִיד אָמַר: הָא וְהָא בִּשְׁכִיב מְרַע; הָא – דְּאִיתֵיהּ לִמְקַבֵּל בִּשְׁעַת מַתַּן מָעוֹת, הָא – דְּלֵיתֵיהּ לִמְקַבֵּל בִּשְׁעַת מַתַּן מָעוֹת.Rav Zevid a dit : L'une et l'autre traitent d'un moribond : celle-ci, qui parle des héritiers, traite du cas où le destinataire était en vie au moment de la remise de l'argent ; celle-là, qui parle de l'envoyeur, du cas où le destinataire n'était plus en vie au moment de la remise de l'argent.
- רַב פָּפָּא אָמַר: הָא וְהָא בְּבָרִיא; הָא – דְּמִית מְקַבֵּל בְּחַיֵּי נוֹתֵן, הָא – דְּמִית נוֹתֵן בְּחַיֵּי מְקַבֵּל.Rav Pappa a dit : L'une et l'autre traitent d'un homme bien portant, mort par la suite : celle-ci, qui dit de rendre à l'envoyeur, traite du cas où le destinataire est mort du vivant du donateur ; celle-là, qui parle des héritiers, du cas où le donateur est mort du vivant du destinataire, et c'est alors une mitsva (commandement) d'accomplir sa volonté.
- לֵימָא ״הוֹלֵךְ״ כִּ״זְכִי״ תַּנָּאֵי הִיא? דְּתַנְיָא: ״הוֹלֵךְ מָנֶה לִפְלוֹנִי״, וְהָלַךְ וּבִקְּשׁוֹ וְלֹא מְצָאוֹ, יַחְזְרוּ לַמְשַׁלֵּחַ. מֵת מְשַׁלֵּחַ – רַבִּי נָתָן וְרַבִּי יַעֲקֹב אָמְרוּ: יַחְזְרוּ לְיוֹרְשֵׁי מְשַׁלֵּחַ, וְיֵשׁ אוֹמְרִים: לְיוֹרְשֵׁי מִי שֶׁנִּשְׁתַּלְחוּ לוֹ.Dirons-nous que la question de savoir si « porte » équivaut à « acquiers » est une divergence de Tannaïm (Sages de la Michna) ? Car il a été enseigné (dans une baraïta) : « Porte un mané à untel », et il est allé le chercher et ne l'a pas trouvé, ils retourneront à l'envoyeur. Si l'envoyeur est mort, Rabbi Natan et Rabbi Yaakov ont dit : Ils retourneront aux héritiers de l'envoyeur ; et certains disent : Aux héritiers de celui à qui ils ont été envoyés.
- רַבִּי יְהוּדָה הַנָּשִׂיא אָמַר מִשּׁוּם רַבִּי יַעֲקֹב, שֶׁאָמַר מִשּׁוּם רַבִּי מֵאִיר: מִצְוָה לְקַיֵּים דִּבְרֵי הַמֵּת. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: יַחְלוֹקוּ. וְכָאן אָמְרוּ: כֹּל מַה שֶּׁיִּרְצֶה שָׁלִיחַ – יַעֲשֶׂה. אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן הַנָּשִׂיא: עַל יָדִי הָיָה מַעֲשֶׂה, וְאָמְרוּ: יַחְזְרוּ לְיוֹרְשֵׁי מְשַׁלֵּחַ.Rabbi Yehouda HaNassi a dit au nom de Rabbi Yaakov, qui l'a dit au nom de Rabbi Méïr : C'est une mitsva d'accomplir les paroles du défunt. Et les Sages disent : Ils partageront. Et ici, à Babylone, ils ont dit : Tout ce que voudra le mandataire, il le fera. Rabbi Chimon HaNassi a dit : Le cas s'est présenté à moi, et ils ont dit : Ils retourneront aux héritiers de l'envoyeur.
- מַאי, לָאו בְּהָא קָמִיפַּלְגִי – דְּתַנָּא קַמָּא סָבַר: ״הוֹלֵךְ״ לָאו כִּ״זְכִי״; וְרַבִּי נָתָן וְרַבִּי יַעֲקֹב נָמֵי – ״הוֹלֵךְ״ לָאו כִּ״זְכִי״, וְאַף עַל גַּב דְּמִית, לָא אָמְרִינַן ״מִצְוָה לְקַיֵּים דִּבְרֵי הַמֵּת״; וְיֵשׁ אוֹמְרִים – ״הוֹלֵךְ״ כִּ״זְכִי״;N'est-ce pas qu'ils divergent sur ceci : le premier Tanna pense que « porte » n'équivaut pas à « acquiers » ; Rabbi Natan et Rabbi Yaakov aussi pensent que « porte » n'équivaut pas à « acquiers », et bien qu'il soit mort, nous ne disons pas : « C'est une mitsva d'accomplir les paroles du défunt » ; et « certains disent » : « porte » équivaut à « acquiers » ;
- רַבִּי יְהוּדָה הַנָּשִׂיא אָמַר מִשּׁוּם רַבִּי יַעֲקֹב שֶׁאָמַר מִשּׁוּם רַבִּי מֵאִיר – ״הוֹלֵךְ״ לָאו כִּ״זְכִי״, מִיהוּ, הֵיכָא דְּמִית, אָמְרִינַן מִצְוָה לְקַיֵּים דִּבְרֵי הַמֵּת;Rabbi Yehouda HaNassi, qui a parlé au nom de Rabbi Yaakov, qui l'a dit au nom de Rabbi Méïr, pense que « porte » n'équivaut pas à « acquiers » ; toutefois, là où il est mort, nous disons : « C'est une mitsva d'accomplir les paroles du défunt » ;
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: יַחְלוֹקוּ – מְסַפְּקָא לְהוּ; וְכָאן אָמְרוּ – שׁוּדָא עָדִיף; וְרַבִּי שִׁמְעוֹן הַנָּשִׂיא – מַעֲשֶׂה אֲתָא לְאַשְׁמוֹעִינַן.Et les Sages disent : « Ils partageront » : ils sont dans le doute ; et « ici ils ont dit » : la discrétion du mandataire est préférable au partage ; et Rabbi Chimon HaNassi est venu nous rapporter un fait survenu.
- לָא, בְּבָרִיא דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי; וְהָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – בִּשְׁכִיב מְרַע, וּבִפְלוּגְתָּא דְּרַבִּי אֶלְעָזָר וְרַבָּנַן קָמִיפַּלְגִי.Non : pour un homme bien portant, tout le monde est d'accord que « porte » n'équivaut pas à « acquiers » ; et ici, de quoi traitons-nous ? D'un moribond, et ils divergent selon la divergence entre Rabbi Elazar et les Sages.
- דִּתְנַן: הַמְחַלֵּק נְכָסָיו עַל פִּיו, רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: אֶחָד בָּרִיא וְאֶחָד מְסוּכָּן; נְכָסִים שֶׁיֵּשׁ לָהֶן אַחְרָיוּת – נִקְנִין בְּכֶסֶף וּבִשְׁטָר וּבַחֲזָקָה, וְשֶׁאֵין לָהֶן אַחְרָיוּת – אֵין נִקְנִין אֶלָּא בִּמְשִׁיכָה. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵלּוּ וָאֵלּוּ נִקְנִין בַּאֲמִירָה.Car nous avons appris (dans la Michna, Bava Batra 156a) : Celui qui partage ses biens oralement : Rabbi Elazar dit : Qu'il soit bien portant ou en danger de mort, les biens qui offrent une garantie, à savoir les immeubles, s'acquièrent par l'argent, par l'acte et par la prise de possession ; et ceux qui n'offrent pas de garantie, les meubles, ne s'acquièrent que par la traction. Et les Sages disent : Les uns et les autres s'acquièrent par la parole s'il s'agit d'un moribond.
- אָמְרוּ לוֹ: מַעֲשֶׂה בְּאִמָּן שֶׁל בְּנֵי רוֹכֵל שֶׁהָיְתָה חוֹלָה, וְאָמְרָה: ״תִּינָּתֵןIls lui dirent : Il advint que la mère des fils de Rokhel, qui était malade, dit : « Qu'on donne
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