Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲבָל בִּגְדֵי עֲשִׁירִים לַעֲנִיִּים — לָא.mais les vêtements des riches pour les pauvres, non : on ne suit pas pour les pauvres la mesure des riches ; de même, on ne devrait pas suivre pour tous l'usage des Perses.
- וְכִי תֵּימָא: הָכָא לְחוּמְרָא וְהָכָא לְחוּמְרָא, וְהָתַנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: מְעָרְבִין לְחוֹלֶה וּלְזָקֵן כְּדֵי מְזוֹנוֹ. וּלְרַעַבְתָן, בִּסְעוּדָה בֵּינוֹנִית שֶׁל כׇּל אָדָם. קַשְׁיָא.Et si tu dis : Ici c'est pour être strict, et là c'est pour être strict (on suit à chaque fois l'avis le plus rigoureux), n'a-t-il pas été enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Chimon ben Elazar dit : On fait un érouv (dépôt de nourriture qui établit une résidence de Chabbat) pour un malade et pour un vieillard avec ce qui suffit à sa nourriture, et pour un glouton, avec un repas moyen de tout homme. On voit donc qu'on est indulgent. C'est une difficulté.
- וּמִי אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר הָכִי? וְהָתַנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: עוֹג מֶלֶךְ הַבָּשָׁן — פִּיתְחוֹ כִּמְלוֹאוֹ!Et Rabbi Chimon ben Elazar a-t-il vraiment dit cela ? N'a-t-il pas été enseigné : Rabbi Chimon ben Elazar dit : Og, roi du Bachan, son ouverture doit être à sa pleine mesure ! (Pour qu'une ouverture protège les autres de l'impureté du mort, il faut qu'il puisse y passer ; on suit donc la mesure de chacun.)
- וְאַבָּיֵי: הָתָם הֵיכִי לֶיעְבֵּיד, הַדּוֹמֵי נְהַדְּמֵיהּ [וְנַפְּקֵיהּ]?!Et Abayé ? Il répondra : Là-bas, que faire ? Le découper en morceaux [et le sortir] ?! On est bien obligé de suivre sa taille ; mais pour l'érouv, on suit l'usage général.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: פְּלִיגִי רַבָּנַן עֲלֵיהּ דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר, אוֹ לָא? תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: עוֹג מֶלֶךְ הַבָּשָׁן פִּיתְחוֹ בְּאַרְבָּעָה.Ils ont posé la question : Les Rabbanan divergent-ils de Rabbi Chimon ben Elazar, ou non ? Viens et entends (une preuve), car Rabba bar bar 'Hana a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : Og, roi du Bachan, son ouverture est de quatre palmes.
- הָתָם דְּאִיכָּא פְּתָחִים קְטַנִּים טוּבָא, וְאִיכָּא חַד דְּהָוֵי אַרְבָּעָה, דְּוַדַּאי כִּי קָא מְרַוַּח — בְּהָהוּא קָא מְרַוַּח.Là-bas, il s'agit d'un cas où il y a de nombreuses petites ouvertures, et il y en a une qui fait quatre palmes : il est certain que lorsqu'on élargira, c'est celle-là qu'on élargira.
- אָמַר רַב חִיָּיא בַּר רַב אָשֵׁי אָמַר רַב: מְעָרְבִין בְּבָשָׂר חַי. אָמַר רַב שִׁימִי בַּר חִיָּיא: מְעָרְבִין בְּבֵיצִים חַיּוֹת. וְכַמָּה? אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: אַחַת. סִינַי אָמַר: שְׁתַּיִם.Rav 'Hiya bar Rav Achi a dit que Rav a dit : On fait un érouv avec de la viande crue. Rav Chimi bar 'Hiya a dit : On fait un érouv avec des œufs crus. Et combien ? Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : Un. Sinaï (surnom de Rav Yossef) a dit : Deux.
- הַנּוֹדֵר מִן הַמָּזוֹן, מוּתָּר בַּמַּיִם כּוּ׳. מֶלַח וּמַיִם הוּא דְּלָא אִיקְּרִי מָזוֹן, הָא כׇּל מִילֵּי אִיקְּרִי מָזוֹן. לֵימָא תֶּיהְוֵי תְּיוּבְתָּא דְּרַב וּשְׁמוּאֵל. דְּרַב וּשְׁמוּאֵל דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: אֵין מְבָרְכִין ״בּוֹרֵא מִינֵי מְזוֹנוֹת״ אֶלָּא עַל חֲמֵשֶׁת הַמִּינִין בִּלְבַד.« Celui qui fait vœu de s'interdire la nourriture a droit à l'eau, etc. » : Ce sont le sel et l'eau qui ne s'appellent pas nourriture ; donc tout le reste s'appelle nourriture. Disons que c'est une réfutation de Rav et Chmouel, car Rav et Chmouel ont dit tous deux : On ne récite « qui crée les espèces de nourritures » que sur les cinq espèces de céréales seulement.
- וְלָא אוֹתְבִינֵּיהּ חֲדָא זִימְנָא? לֵימָא תֶּיהְוֵי תְּיוּבְתַּיְיהוּ נָמֵי מֵהָא!Et ne les a-t-on pas déjà réfutés une fois ? Disons qu'il y a une réfutation aussi à partir d'ici.
- אָמַר רַב הוּנָא: בְּאוֹמֵר ״כׇּל הַזָּן עָלַי״. מַיִם וּמֶלַח הוּא דְּלָא זָיְינִי, הָא כׇּל מִילֵּי זָיְינִי.Rav Houna a dit : La Michna parle de celui qui dit : « Tout ce qui nourrit m'est interdit ». Ce sont l'eau et le sel qui ne nourrissent pas ; mais tout le reste nourrit.
- וְהָאָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה: כִּי הֲוָה אָזֵילְנָא בָּתְרֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן לְמֵיכַל פֵּירֵי דְּגִינּוֹסַר, כִּי הֲוֵינַן בֵּי מְאָה — הֲוָה מְנַקְּטִינַן לְכׇל חַד וְחַד עַשְׂרָה עַשְׂרָה. כִּי הֲוֵינַן בֵּי עַשְׂרָה — הֲוָה מְנַקְּטִינַן לְכׇל חַד וְחַד מְאָה מְאָה. וְכׇל מְאָה מִינַּיְיהוּ (לָא) הֲוֵי מַחֲזִיק לְהוּ צַנָּא בַּת תְּלָתָא סָאוֵי, וַהֲוָה אָכֵיל לְהוּ לְכוּלְּהוֹן, וְאָמַר: שְׁבוּעָתָא דְּלָא טְעִים לִי זִיּוּנָא! אֵימָא: ״מְזוֹנָא״.Mais Rabba bar bar 'Hana n'a-t-il pas dit : Quand je suivais Rabbi Yo'hanan pour manger des fruits de Guinossar, lorsque nous étions cent, on nous en remettait à chacun dix ; lorsque nous étions dix, on nous en remettait à chacun cent. Et chaque centaine d'entre eux, un panier de trois séa ne pouvait les contenir ; et il les mangeait tous, et il disait : Je jure que je n'ai rien goûté de nourrissant ! On voit donc que les fruits ne nourrissent pas ! Dis : « de la nourriture » (mezona, un aliment qui rassasie).
- אָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל כִּכָּר זוֹ״ — מְעָרְבִין לוֹ בָּהּ. ״כִּכָּר זוֹ עָלַי״ — אֵין מְעָרְבִין לוֹ בָּהּ.Rav Houna a dit que Rav a dit : Si quelqu'un a dit : « Je jure que je ne mangerai pas ce pain », on lui fait un érouv avec lui. « Ce pain m'est interdit », on ne lui fait pas d'érouv avec lui.
- מֵיתִיבִי: הַנּוֹדֵר מִן הַכִּכָּר — מְעָרְבִין לוֹ בָּהּ. מַאי לָאו, דְּאָמַר ״עָלַי״? לָא, דְּאָמַר ״זוֹ״.On a objecté : Celui qui fait vœu de s'interdire le pain, on lui fait un érouv avec lui. N'est-ce pas dans le cas où il a dit « m'est interdit » ? Non, où il a dit « celui-ci ».
- הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא, דְּקָתָנֵי סֵיפָא: אֵימָתַי, בִּזְמַן שֶׁאָמַר ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אֶטְעָמֶנָּה״.Cela aussi est logique, car on enseigne dans la dernière partie : Quand cela ? Lorsqu'il a dit : « Je jure que je n'y goûterai pas. »
- אֲבָל אָמַר ״עָלַי״, מַאי? הָכִי נָמֵי דְּאֵין מְעָרְבִין לוֹ בָּהּ? אִי הָכִי, אַדְּתָנֵי ״כִּכָּר זוֹ הֶקְדֵּשׁ״ אֵין מְעָרְבִין לוֹ בָּהּ, לְפִי שֶׁאֵין מְעָרְבִין בַּהֶקְדֵּשׁוֹת — לִיפְלוֹג וְלִיתְנֵי בְּדִידַהּ: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים, דְּאָמַר ״זוֹ״, אֲבָל אָמַר ״עָלַי״ — אֵין מְעָרְבִין לוֹ בָּהּ!Mais s'il a dit « m'est interdit », qu'en est-il ? Se pourrait-il qu'on ne lui fasse pas d'érouv avec lui ? S'il en est ainsi, au lieu d'enseigner : « Ce pain est hekdèch (consacré) », on ne lui fait pas d'érouv avec lui, car on ne fait pas d'érouv avec des choses consacrées, qu'il distingue et enseigne dans le cas même : En quel cas ces paroles ont-elles été dites ? Lorsqu'il a dit « celui-ci » ; mais s'il a dit « m'est interdit », on ne lui fait pas d'érouv avec lui !
- אָמַר לְךָ רַב הוּנָא: אֶלָּא מַאי, כֹּל הֵיכָא דְּאָמַר ״עָלַי״ מְעָרְבִין? קַשְׁיָא רֵישָׁא?Rav Houna te dira : Mais alors quoi, partout où il a dit « m'est interdit », on fait un érouv ? La première partie serait une difficulté !
- חַסּוֹרֵי מִיחַסְּרָא, וְהָכִי קָתָנֵי: הַנּוֹדֵר מִן הַכִּכָּר מְעָרְבִין לוֹ בָּהּ, וַאֲפִילּוּ אָמַר ״עָלַי״ — נַעֲשָׂה כְּאוֹמֵר: שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אֶטְעָמֶנָּה.Il manque quelque chose et voici ce qu'on enseigne : Celui qui fait vœu de s'interdire le pain, on lui fait un érouv avec lui ; et même s'il a dit « m'est interdit », il est considéré comme celui qui dit : « Je jure que je n'y goûterai pas. »
- מִכׇּל מָקוֹם קַשְׁיָא לְרַב הוּנָא! הוּא דְּאָמַר כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר. דְּתַנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל כִּכָּר זוֹ״ — מְעָרְבִין לוֹ בָּהּ. ״כִּכָּר זוֹ עָלַי״ — אֵין מְעָרְבִין לוֹ בָּהּ.En tout cas, c'est une difficulté pour Rav Houna ! Il a parlé selon Rabbi Eliézer, car il a été enseigné : Rabbi Eliézer dit : « Je jure que je ne mangerai pas ce pain », on lui fait un érouv avec lui. « Ce pain m'est interdit », on ne lui fait pas d'érouv avec lui.
- וּמִי אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר הָכִי? וְהָתַנְיָא, זֶה הַכְּלָל: אָדָם אוֹסֵר עַצְמוֹ בְּאוֹכֶל — מְעָרְבִין לוֹ בָּהּ. אוֹכֶל הַנֶּאְסָר לוֹ לְאָדָם — אֵין מְעָרְבִין לוֹ בָּהּ. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: ״כִּכָּר זוֹ עָלַי״ — מְעָרְבִין לוֹ בָּהּ. ״כִּכָּר זוֹ הֶקְדֵּשׁ״ — אֵין מְעָרְבִין לוֹ בָּהּ, לְפִי שֶׁאֵין מְעָרְבִין לוֹ בַּהֶקְדֵּשׁוֹת!Et Rabbi Eliézer a-t-il vraiment dit cela ? N'a-t-il pas été enseigné : Voici la règle : Un homme qui s'interdit un aliment, on lui fait un érouv avec lui. Un aliment interdit à un homme, on ne lui fait pas d'érouv avec lui. Rabbi Eliézer dit : « Ce pain m'est interdit », on lui fait un érouv avec lui. « Ce pain est hekdèch », on ne lui fait pas d'érouv avec lui, car on ne lui fait pas d'érouv avec des choses consacrées !
- תְּרֵי תַנָּאֵי וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר.Ce sont deux Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) selon l'opinion de Rabbi Eliézer.
- מְעָרְבִין לַנָּזִיר בְּיַיִן כּוּ׳. מַתְנִיתִין דְּלָא כְּבֵית שַׁמַּאי. דְּתַנְיָא, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: אֵין מְעָרְבִין לַנָּזִיר בְּיַיִן וּלְיִשְׂרָאֵל בִּתְרוּמָה, בֵּית הִלֵּל אוֹמְרִים: מְעָרְבִין לַנָּזִיר בְּיַיִן וּלְיִשְׂרָאֵל בִּתְרוּמָה. אָמְרוּ לָהֶן בֵּית הִלֵּל לְבֵית שַׁמַּאי: אִי אַתֶּם מוֹדִים« On fait un érouv pour le naziréen avec du vin, etc. » : Notre Michna n'est pas conforme à Beit Chamaï, car il a été enseigné : Beit Chamaï disent : On ne fait pas d'érouv pour le naziréen avec du vin ni pour l'Israélite avec de la terouma (prélèvement donné au Cohen). Beit Hillel disent : On fait un érouv pour le naziréen avec du vin et pour l'Israélite avec de la terouma. Beit Hillel ont dit à Beit Chamaï : N'admettez-vous pas
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