Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִי הֲוָה פָּיְיסַתְּ מִינַּאי, מִי לָא סְפַיִי לָךְ מִשּׁוֹר שֶׁל פַּטָּם דַּעֲבַדִי אֶתְמוֹל? אֲמַר לֵיהּ: אֲכַלִי מִשׁוּפְרֵי שׁוּפְרֵי. אֲמַר לֵיהּ: מְנָלָךְ? אֲמַר לֵיהּ: דִּזְבַן פְּלוֹנִי גּוֹי וּסְפָא לִי. אֲמַר לֵיהּ: תְּרֵי עֲבַדִי, וְהָהוּא טְרֵפָה הֲוָה.Si tu avais fait la paix avec moi hier, ne t'aurais-je pas donné à manger du bœuf gras que j'ai préparé hier ? L'autre lui dit : J'en ai tout de même mangé des meilleurs morceaux. Il lui dit : D'où cela te vient-il ? Il lui dit : Un tel, un non-Juif, en a acheté et m'en a donné à manger. Il lui dit : J'en ai préparé deux, et celui-là était une térefa (bête atteinte d'une lésion mortelle), et c'est pourquoi je l'ai vendu à un non-Juif.
- אָמַר רַבִּי: בִּשְׁבִיל שׁוֹטֶה זֶה שֶׁעָשָׂה שֶׁלֹּא כַּהוֹגֶן, אָנוּ נֶאֱסוֹר כׇּל הַמָּקוֹלִין?!Rabbi (Yehouda HaNassi) a dit en apprenant cela : À cause de cet insensé qui a agi de façon inconvenante, en vendant une térefa à un non-Juif sans le faire savoir, interdirions-nous toutes les boucheries de la ville ?
- רַבִּי לְטַעְמֵיהּ, דַּאֲמַר: מָקוֹלִין וְטַבָּחֵי יִשְׂרָאֵל, בָּשָׂר הַנִּמְצָא בְּיַד גּוֹי – מוּתָּר.Rabbi suit sa propre opinion, car il a dit : Là où il y a des boucheries et des bouchers juifs, la viande qui se trouve entre les mains d'un non-Juif est permise ; il n'y a pas à craindre une térefa, car le boucher juif ne la lui aurait pas vendue pour la revendre à la boucherie.
- אִיכָּא דְאָמְרִי, אָמַר רַבִּי: מִפְּנֵי שׁוֹטֶה זֶה דְּאִיכַּוַּון לְצַעוֹרֵיהּ לְחַבְרֵיהּ, אָנוּ נֶאֱסוֹר כָּל הַמָּקוֹלִין?!Certains disent que Rabbi a dit : À cause de cet insensé qui a voulu faire souffrir son compagnon, interdirions-nous toutes les boucheries ? Ce boucher a sans doute menti en affirmant que cette viande était térefa.
- טַעְמָא דְּאִיכַּוַּון לְצַעוֹרֵיהּ לְחַבְרֵיהּ, הָא לָאו הָכִי, אָסוּר. וְהָתַנְיָא: רַבִּי אוֹמֵר: מָקוֹלִין וְטַבָּחֵי יִשְׂרָאֵל, בָּשָׂר הַנִּמְצָא בְּיַד גּוֹי מוּתָּר! שָׁאנֵי הָכָא, דְּאִיתַּחְזַק אִיסּוּרָא.La Guemara en déduit : La raison de cette permission est qu'il a voulu faire souffrir son compagnon ; s'il n'en était pas ainsi, la viande serait interdite. Mais il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi dit : Là où il y a des boucheries et des bouchers juifs, la viande qui se trouve entre les mains d'un non-Juif est permise ! Elle répond : Ici, c'est différent, car l'interdit a été établi : puisqu'on sait qu'un boucher juif a vendu une térefa à un non-Juif, il faut craindre que ce ne soit pas un cas isolé.
- אָמַר רַב: בָּשָׂר, כֵּיוָן שֶׁנִּתְעַלֵּם מִן הָעַיִן – אָסוּר. מֵיתִיבִי: רַבִּי אוֹמֵר: מָקוֹלִין וְטַבָּחֵי יִשְׂרָאֵל, בָּשָׂר הַנִּמְצָא בְּיַד גּוֹי – מוּתָּר. נִמְצָא בְּיַד גּוֹי – שָׁאנֵי.Rav a dit : La viande, dès lors qu'elle a échappé à la vue, est interdite, car il faut craindre qu'elle n'ait été échangée contre une viande interdite. On a objecté d'après la baraïta : Rabbi dit : Là où il y a des boucheries et des bouchers juifs, la viande qui se trouve entre les mains d'un non-Juif est permise. La Guemara répond : Lorsqu'elle se trouve entre les mains d'un non-Juif, c'est différent, car elle n'est pas restée sans surveillance.
- תָּא שָׁמַע: תֵּשַׁע חֲנוּיוֹת, כּוּלָּן מוֹכְרוֹת בְּשַׂר שְׁחוּטָה, וְאַחַת מוֹכֶרֶת בְּשַׂר נְבֵלָה, וְלָקַח מֵאַחַת מֵהֶן וְאֵינוֹ יוֹדֵעַ מֵאֵיזֶה מֵהֶן לָקַח – סְפֵקוֹ אָסוּר, וּבְנִמְצָא הַלֵּךְ אַחַר הָרוֹב. הָכָא נָמֵי – בְּנִמְצָא בְּיַד גּוֹי.Viens et entends une preuve contre Rav : Si neuf boutiques vendent toutes de la viande abattue rituellement, et qu'une autre vend de la viande de nevéla (bête morte sans abattage rituel), et que l'on a acheté dans l'une d'elles sans savoir dans laquelle on a acheté, le doute est interdit ; et dans le cas d'une viande trouvée dehors, suis la majorité. On voit donc qu'une viande restée sans surveillance est permise, contrairement à l'avis de Rav. La Guemara répond : Ici aussi, il s'agit d'une viande trouvée entre les mains d'un non-Juif.
- תָּא שְׁמַע: מָצָא בָּהּ בָּשָׂר (אִם חַי) – הַלֵּךְ אַחַר רוֹב טַבָּחִים, וְאִם מְבוּשָּׁל – הַלֵּךְ אַחַר רוֹב אוֹכְלֵי בָשָׂר.Viens et entends la Michna (Makhchirin 2, 9) : Si l'on y a trouvé de la viande, dans une ville habitée par des Juifs et des non-Juifs, si elle est crue, suis la majorité des bouchers : si la plupart sont juifs, elle est permise ; et si elle est cuite, suis la majorité de ceux qui mangent de la viande, car même si la plupart des bouchers sont juifs, un non-Juif a pu la cuire. Cette Michna permet donc parfois une viande qui a échappé à la vue.
- וְכִי תֵּימָא: הָכָא נָמֵי בְּנִמְצָא בְּיַד גּוֹי, מְבוּשָּׁל הַלֵּךְ אַחַר רוֹב אוֹכְלֵי בָשָׂר? וְנֶחְזֵי: אִי דְּגוֹי נָקֵיט לֵיהּ, אִי דְּיִשְׂרָאֵל נָקֵיט לֵיהּ! הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן: בְּעוֹמֵד וְרוֹאֵהוּ.Et si tu dis qu'ici aussi, il s'agit d'une viande trouvée entre les mains d'un non-Juif, pourquoi, si elle est cuite, suivre la majorité de ceux qui mangent de la viande ? Voyons plutôt si c'est un non-Juif qui la tient ou si c'est un Juif qui la tient ! La Guemara répond : De quoi traitons-nous ici ? D'une personne qui se tient là et la regarde depuis sa chute à terre, de sorte qu'elle n'a jamais été sans surveillance ; mais ce témoin ne sait pas si c'est un Juif ou un non-Juif qui l'a laissée tomber.
- תָּא שְׁמַע: נִמְצָא בַּגְּבוּלִין, אֵבָרִים – נְבֵלוֹת, חֲתִיכוֹת – מוּתָּרוֹת. וְכִי תֵּימָא: הָכָא נָמֵי בְּעוֹמֵד וְרוֹאֵהוּ, אֵבָרִים נְבֵלוֹת – אַמַּאי?Viens et entends la Michna (Chekalim) : Une viande trouvée dans les provinces, hors de Jérusalem : si ce sont des membres entiers, ce sont des nevélot (coupées ainsi pour être jetées) ; si ce sont des morceaux, ils sont permis, car c'est ainsi qu'on découpe la viande pour la manger. Et si tu dis qu'ici aussi, il s'agit d'une personne qui se tient là et la regarde, pourquoi les membres seraient-ils des nevélot ?
- מִידֵּי הוּא טַעְמָא אֶלָּא לְרַב, הָא אִיתְּמַר עֲלַהּ: רַב אָמַר מוּתָּרוֹת מִשּׁוּם נְבֵלָה, וְלֵוִי אָמַר מוּתָּרוֹת בַּאֲכִילָה.La Guemara répond : Est-ce une raison de contester, si ce n'est selon Rav ? Or il a été dit à ce sujet : Rav a dit : les morceaux sont permis quant à l'impureté et à la flagellation de la nevéla, mais il reste interdit de les manger, puisqu'ils ont échappé à la vue ; et Lévi a dit : ils sont permis à la consommation.
- וְהָא דְּרַב, לָאו בְּפֵירוּשׁ אִתְּמַר, אֶלָּא מִכְּלָלָא אִתְּמַר. דְּרַב הֲוָה יָתֵיב אַמַּבָּרָא דְּאִישְׁתַּטְיָא, חַזְיֵיהּ לְהָהוּא גַּבְרָא דַּהֲוָה קָאEt cette parole de Rav, selon laquelle une viande qui a échappé à la vue est interdite, n'a pas été dite explicitement, mais a été dite par déduction. Car Rav était assis près du passage d'eau de l'Ichtatit, et il vit un homme qui
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