Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- חֲתוּכָה נָמֵי לִישַׁדַּר לֵיהּ, דְּהָא לָא אָתוּ לְמִזְבַּן מִינֵּיהּ! אֶלָּא בִּמְקוֹם שֶׁמַּכְרִיזִין, שְׁלֵימָה נָמֵי לָא לִישַׁדַּר לֵיהּ, דְּחָתֵיךְ לֵיהּ וּמְזַבֵּין לֵיהּ.alors qu'on lui envoie aussi une cuisse coupée, car des Juifs ne viendront pas lui acheter de viande ! Mais alors, si c'est dans un endroit où l'on annonce la vente d'une tréfa (bête atteinte d'une lésion mortelle), qu'on ne lui envoie pas non plus une cuisse entière, car il la coupera et la vendra à un Juif, qui pensera que le nerf a été retiré !
- אִי בָּעֵית אֵימָא – בִּמְקוֹם שֶׁמַּכְרִיזִין, וְאִי בָּעֵית אֵימָא – בִּמְקוֹם שֶׁאֵין מַכְרִיזִין.Si tu veux, dis qu'il s'agit d'un endroit où l'on annonce ; et si tu veux, dis qu'il s'agit d'un endroit où l'on n'annonce pas.
- אִיבָּעֵית אֵימָא בִּמְקוֹם שֶׁמַּכְרִיזִין – חִיתּוּכָא דְּגוֹי מִידָּע יְדִיעַ.Si tu veux, dis un endroit où l'on annonce : on n'a pas à craindre qu'il la coupe, car la coupe du non-Juif est reconnaissable.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא בִּמְקוֹם שֶׁאֵין מַכְרִיזִין – גְּזֵירָה שֶׁמָּא יִתְּנֶנָּה לוֹ בִּפְנֵי יִשְׂרָאֵל אַחֵר.Et si tu veux, dis un endroit où l'on n'annonce pas : une cuisse coupée reste interdite par décret, de peur qu'il ne la lui donne devant un autre Juif, qui la lui achèterait en la croyant cachère.
- וְאִי בָּעֵית אֵימָא, מִשּׁוּם דְּקָא גָנֵיב לֵיהּ לְדַעְתֵּיהּ, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: אָסוּר לִגְנוֹב דַּעַת הַבְרִיּוֹת, וַאֲפִילּוּ דַּעְתּוֹ שֶׁל גּוֹי.Et si tu veux, dis qu'on ne peut lui envoyer une cuisse coupée parce qu'il le trompe : le non-Juif croit qu'on s'est donné la peine d'en retirer le nerf pour lui offrir une viande qu'on aurait pu manger soi-même. Car Chmouel a dit : il est interdit de tromper les créatures, même un non-Juif.
- וְהָא דִּשְׁמוּאֵל, לָאו בְּפֵירוּשׁ אִיתְּמַר, אֶלָּא מִכְּלָלָא אִיתְּמַר. דִּשְׁמוּאֵל הֲוָה קָא עָבַר בְּמַבָּרָא, אֲמַר לֵיהּ לְשַׁמָּעֵיהּ: ״פַּיְּיסֵיהּ לְמַבּוֹרֹיָה״, פַּיְּיסֵיהּ, וְאִיקְּפַד.Et cette règle de Chmouel n'a pas été dite explicitement, mais a été dite par déduction. Car Chmouel traversait un fleuve sur un bac. Il a dit à son serviteur : « Dédommage le passeur. » Il l'a dédommagé, et Chmouel s'est fâché.
- מַאי טַעְמָא אִיקְּפַד? אָמַר אַבָּיֵי: תַּרְנְגוֹלֶת טְרֵפָה הֲוַאי, וְיַהֲבַהּ נִיהֲלֵיהּ בְּמָר דִּשְׁחוּטָה. רָבָא אָמַר: אַנְפָּקָא אֲמַר לֵיהּ (לאשקויי) [לְאַשְׁקוֹיֵיהּ], וְאַשְׁקְיֵיהּ חַמְרָא מְזִיגָא.Pourquoi s'est-il fâché ? Abayé a dit : c'était une poule tréfa, et il la lui a donnée comme si elle était abattue rituellement. Rava a dit : il lui avait dit de le faire boire dans un anpaka (coupe d'un quart de log, réservée au vin pur), et il lui a fait boire du vin coupé d'eau.
- וְכִי מִכְּלָלָא מַאי? לְמַאן דְּאָמַר טְרֵפָה הֲוַאי, אֲמַר לֵיהּ: אַמַּאי תְּשַׁהֵא אִיסּוּרָא?Et si c'est par déduction, qu'est-ce que cela change ? C'est que la déduction n'est pas certaine : selon celui qui dit que c'était une tréfa, il (Chmouel) lui a dit : pourquoi as-tu gardé un interdit chez toi ?
- לְמַאן דְּאָמַר אַנְפָּקָא אֲמַר לֵיהּ לְאַשְׁקוֹיֵי, אַנְפָּקָא חַיָּיא מַשְׁמַע.Selon celui qui dit qu'il lui avait dit de le faire boire dans un anpaka : Chmouel voulait dire du vin pur, car anpaka signifie du vin pur, et il s'est fâché seulement parce que son ordre n'a pas été exécuté.
- תַּנְיָא, הָיָה רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: אַל יְסַרְהֵב אָדָם לַחֲבֵירוֹ לִסְעוֹד אֶצְלוֹ, וְיוֹדֵעַ בּוֹ שֶׁאֵינוֹ סוֹעֵד, וְלֹא יַרְבֶּה לוֹ בְּתִקְרוֹבֶת, וְיוֹדֵעַ בּוֹ שֶׁאֵינוֹ מְקַבֵּל.Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Méïr disait : qu'une personne ne presse pas son prochain de manger chez elle, sachant qu'il ne mangera pas ; et qu'elle ne lui offre pas beaucoup de cadeaux, sachant qu'il ne les acceptera pas.
- וְלֹא יִפְתַּח לוֹ חָבִיּוֹת הַמְּכוּרוֹת לְחֶנְוָנִי, אֶלָּא אִם כֵּן הוֹדִיעוֹ. וְלֹא יֹאמַר לוֹ סוֹךְ שֶׁמֶן מִפַּךְ רֵיקָן. וְאִם בִּשְׁבִיל כְּבוֹדוֹ – מוּתָּר.Et qu'elle n'ouvre pas pour lui des tonneaux vendus à un épicier, à moins de l'en avoir informé. Et qu'elle ne lui dise pas : « Oins-toi d'huile », avec une fiole vide. Mais si c'est pour lui faire honneur, c'est permis.
- אִינִי? וְהָא עוּלָּא אִיקְּלַע לְבֵי רַב יְהוּדָה, פָּתַח לוֹ חָבִיּוֹת הַמְּכוּרוֹת לַחֶנְוָנִי! אוֹדוֹעֵי אוֹדְעֵיהּ, וְאִיבָּעֵית אֵימָא: שָׁאנֵי עוּלָּא דְּחַבִּיב לֵיהּ לְרַב יְהוּדָה, דִּבְלָאו הָכִי נָמֵי (פַּתּוֹחֵי) מִפְתָּח [הֲוָה פָּתַח] לֵיהּ.Est-ce vrai ? Mais voici qu'Oula est arrivé chez Rav Yehouda, et il a ouvert pour lui des tonneaux vendus à l'épicier ! Réponse : il l'en avait informé. Et si tu veux, dis : Oula est différent, car il était cher à Rav Yehouda, si bien que même sans cela, il aurait ouvert un tonneau pour lui.
- תָּנוּ רַבָּנַן: לֹא יֵלֵךְ אָדָם לְבֵית הָאֵבֶל, וּבְיָדוֹ לָגִין הַמִּתְקַשְׁקֵשׁ. וְלֹא יְמַלְּאֶנּוּ מַיִם, מִפְּנֵי שֶׁמַּתְעֵהוּ. וְאִם יֵשׁ שָׁם חֶבֶר עִיר – מוּתָּר.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : qu'une personne n'aille pas à la maison d'un endeuillé avec en main une cruche où un fond de vin ballotte ; et qu'elle ne la remplisse pas d'eau, parce qu'elle l'induit en erreur. Mais s'il y a là une assemblée de la ville, c'est permis.
- תָּנוּ רַבָּנַן: לֹא יִמְכּוֹר אָדָם לַחֲבֵירוֹ סַנְדָּל שֶׁל מֵתָה בִּכְלַל שֶׁל חַיָּה שְׁחוּטָה, מִפְּנֵי שְׁנֵי דְבָרִים: אֶחָד – מִפְּנֵי שֶׁמַּתְעֵהוּ, וְאֶחָד – מִפְּנֵי הַסַּכָּנָה.Nos Maîtres ont enseigné : qu'une personne ne vende pas à son prochain une sandale faite du cuir d'une bête morte d'elle-même comme celle d'une bête saine abattue, pour deux raisons : l'une, parce qu'elle l'induit en erreur ; et l'autre, à cause du danger.
- וְלֹא יְשַׁגֵּר אָדָם לַחֲבֵירוֹ חָבִית שֶׁל יַיִן וְשֶׁמֶן צָף עַל פִּיהָ. וּמַעֲשֶׂה בְּאֶחָד שֶׁשִּׁיגֵּר לַחֲבֵירוֹ חָבִית שֶׁל יַיִן וְשֶׁמֶן צָף עַל פִּיהָ, וְהָלַךְ וְזִימֵּן עָלֶיהָ אוֹרְחִין, וְנִכְנְסוּ, מְצָאָהּ שֶׁהִיא שֶׁל יַיִן, וְחָנַק אֶת עַצְמוֹ.Et qu'une personne n'envoie pas à son prochain un tonneau de vin avec de l'huile flottant à son ouverture. Il arriva qu'un homme envoya à son prochain un tonneau de vin avec de l'huile flottant à son ouverture ; celui-ci alla inviter des hôtes à cette occasion ; ils entrèrent, il constata que c'était du vin, et il s'étrangla.
- וְאֵין הָאוֹרְחִין רַשָּׁאִין לִיתֵּן מִמַּה שֶּׁלִּפְנֵיהֶם לִבְנוֹ וּלְבִתּוֹ שֶׁל בַּעַל הַבַּיִת, אֶלָּא אִם כֵּן נָטְלוּ רְשׁוּת מִבַּעַל הַבַּיִת.Et les hôtes n'ont pas le droit de donner de ce qui est devant eux au fils ou à la fille du maître de maison, à moins d'en avoir reçu la permission du maître de maison.
- וּמַעֲשֶׂה בְּאֶחָד שֶׁזִּמֵּן שְׁלֹשָׁה אוֹרְחִין בִּשְׁנֵי בַצּוֹרֶת, וְלֹא הָיָה לוֹ לְהַנִּיחַ לִפְנֵיהֶם אֶלָּא כְּשָׁלֹשׁ בֵּיצִים. בָּא בְּנוֹ שֶׁל בַּעַל הַבַּיִת, נָטַל אֶחָד מֵהֶן חֶלְקוֹ וּנְתָנוֹ לוֹ, וְכֵן שֵׁנִי, וְכֵן שְׁלִישִׁי. בָּא אָבִיו שֶׁל תִּינוֹק, מְצָאוֹ שֶׁעוֹזֵק אֶחָד בְּפִיו וּשְׁתַּיִם בְּיָדוֹ, חֲבָטוֹ בַּקַּרְקַע וָמֵת. כֵּיוָן שֶׁרָאֲתָה אִמּוֹ, עָלְתָה לַגָּג וְנָפְלָה וָמֵתָה, אַף הוּא עָלָה לַגָּג וְנָפַל וָמֵת.Il arriva qu'un homme invita trois hôtes dans des années de famine, et il n'avait à poser devant eux que l'équivalent de trois œufs. Le fils du maître de maison arriva ; l'un d'eux prit sa part et la lui donna, et de même le deuxième, et de même le troisième. Le père de l'enfant arriva, le trouva en serrant un dans sa bouche et deux dans sa main, le jeta à terre, et il mourut. Quand sa mère vit cela, elle monta sur le toit, tomba et mourut ; lui aussi monta sur le toit, tomba et mourut.
- אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב: עַל דָּבָר זֶה נֶהֶרְגוּ שָׁלֹשׁ נְפָשׁוֹת מִיִּשְׂרָאֵל. מַאי קָמַשְׁמַע לַן? דְּכוּלַּהּ רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב הִיא.Rabbi Eliézer ben Yaakov a dit : à cause de cette affaire, trois âmes d'Israël ont été tuées. Que nous enseigne-t-il ? Que tout l'ensemble est de Rabbi Eliézer ben Yaakov.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הַשּׁוֹלֵחַ יָרֵךְ לַחֲבֵירוֹ, שְׁלֵימָה – אֵינוֹ צָרִיךְ שֶׁיִּטּוֹל הֵימֶנָּה גִּיד הַנָּשֶׁה. חֲתוּכָה – צָרִיךְ לִיטּוֹל הֵימֶנָּה גִּיד הַנָּשֶׁה. וּבְגוֹי, בֵּין חֲתוּכָה וּבֵין שְׁלֵימָה – אֵין צָרִיךְ לִיטּוֹל הֵימֶנָּה גִּיד הַנָּשֶׁה.Nos Maîtres ont enseigné : celui qui envoie une cuisse à son prochain : entière, il n'a pas besoin d'en retirer le nerf sciatique ; coupée, il doit en retirer le nerf sciatique. Et pour un non-Juif, qu'elle soit coupée ou entière, il n'a pas besoin d'en retirer le nerf sciatique.
- וּמִפְּנֵי שְׁנֵי דְבָרִים אָמְרוּ אֵין מוֹכְרִין נְבֵילוֹת וּטְרֵפוֹת לְגוֹי: אֶחָד – מִפְּנֵי שֶׁמַּתְעֵהוּ, וְאֶחָד – שֶׁמָּא יַחְזוֹר וְיִמְכְּרֶנָּה לְיִשְׂרָאֵל אַחֵר.Et c'est pour deux raisons qu'ils ont dit qu'on ne vend pas de névélot (bêtes non abattues rituellement) ni de tréfot à un non-Juif : l'une, parce qu'on l'induit en erreur ; et l'autre, de peur qu'il ne la revende à un autre Juif.
- וְלֹא יֹאמַר אָדָם לְגוֹי ״קַח לִי בְּדִינָר זֶה בָּשָׂר״, מִפְּנֵי שְׁנֵי דְבָרִים:Et qu'une personne ne dise pas à un non-Juif : « Achète-moi de la viande avec ce dinar », pour deux raisons :
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